28 juil. 2012

News

En fait, j'ai vraiment trop envie d'écrire et d'être lue. Mais pas d'écrire sur ma vie et mon vécu. Plutôt des articles de presse, sur n'importe quoi. Ou même de mon vécu (sorties), mais sous forme journalistique. Je sais pas où faire ça, ni comment. Des idées ? Type webzine, Vice.com ou Madmoizelle (mais Mad, j'ai du mal à trouver un sujet).

Edit : J'étais pas chaude à l'idée de créer un webzine mais finalement, je pense que je vais me lancer. Soyez aware. Encore à l'état embryonnaire, je vous propose de repasser sur mon blog pour voir où ça en est, dans quelques mois.

Pour l'instant, je sais juste que ce sera destiné à un public jeune et urbain. Je m'occuperai de dossiers bimensuels sur des sujets d'actualités, sociétaux ou autres, tandis que Marc chroniquera la rubrique cinéma et mon copain la rubrique musique et/ou jeux vidéos. Le projet était en maturation dans ma tête, comme une idée flottante, et aujourd'hui Ubisoft a appelé mon copain pour qu'il bosse pour eux ! Du coup ça s'est rapidement enchaîné. On cherche évidemment des gens mais je préfère regarder dans mon entourage plutôt que de prendre des inconnus, question de confiance. Sans prétention, j'ai un cercle d'amis assez diversifié et riche, j'espère donc que le projet sera concrétisé un jour (chose tout à fait incertaine). Mais c'était juste pour vous l'annoncer :) Je vous tiens au courant. Je réactive les commentaires pour toute idée ou suggestion, sachant que je dois réfléchir à l'identité discursive, à la ligne éditoriale, au sens que doit prendre le webzine pour qu'il tienne la route.

Depuis qu'un journaliste professionnel (pas n'importe lequel : un ancien de Libé) a trouvé mon travail bon (il parait que j'ai de la conviction hinhin), le journalisme reste une sorte de fantasme ressuscité que je laisse moisir dans ma tête, effrayée par le chômage et la vie précaire (c'est pour ça que je me suis redirigée vers la communication et particulièrement ma filière, qui me permet de voir un peu le journalisme puisque je suis en médias et médiatisation). Il est certain que je n'écrirai sans doute jamais pour Le Monde, mais pourquoi pas la presse magazine en parallèle à mon "vrai" métier de communicante ?

15 juil. 2012

The end.

L'association (l'autre, la nouvelle) m'a répondu. Je suis invitée à une réunion d'info en septembre. J'espère que ça me correspondra et que les adultes ne seront pas de vieux cons.

J'ai prévu d'agencer mon emploi du temps de façon à me laisser une aprem libre, à partir de midi, pour me mater des films à la BU et bosser le concours du Celsa.

J'ai reçu mon nouveau téléphone, un smartphone Huawei sous Android. Je trouve ça trop cool mais assez oppressant et addictif, dans la mesure où on est connecté en permanence.

J'ai dormi chez Jeremy, on a regardé Pulp Fiction et Strip Tease. Complètement irréaliste, moyenâgeux et gerbant. Enfin, j'étais vraiment mal à l'aise devant cette famille cheloue, l'entremetteuse et la pauvre Roxana qui ne comprend rien à ce qui lui arrive. Les "ça t'plait ?" et "t'es jolie" me hantent littéralement. Je pense pas que ce soit de la condescendance parisienne mais franchement, l'atmosphère est vachement creepy...


Je pense que cet article sera le dernier et que je continuerai à écrire sur word ou sur un carnet. Après l'engouement, le blog mourra dans l'indifférence générale mais je l'accepte. Je suis pas du genre à me recycler dans les anges de la télé réalité, si vous voyez ce que je veux dire.

Plus de 7 ans de blogging derrière moi, quand même ! Cela dit, je continuerai à visiter les blogs qui sont dans mes liens préférés, donc je serai pas en mode missing portée disparue haha. Et je serai aussi présente sur les réseaux sociaux.

Je vous remercie pour tout, et vous êtes libre de me contacter par mail pour rien ou pour établir une correspondance, si vous êtes curieux de ce qui pourrait bien m'arriver de bien ou de nul, à condition que le racontage de vie se fasse à double sens.

Je sais pas comment clore ça donc : Salut !

12 juil. 2012

Adiooos (suite)


Il a répondu.

Toujours cette question d'humilité et d'ego.

J'essaie de réfléchir pour voir à quel moment de ma vie mon ego surdimensionné a pu me porter préjudice.

A part lors de ma déception pour ma mention au bac, je ne vois pas. C'est mon ego qui fait vivre mon ambition, et mon ambition qui me fait vivre. Comment peut-on être convaincu que l'on vaut quelque chose lorsqu'on est modeste ? Qu'est-ce qui nous tire vers l'avant ?

Je trouve ça affreusement complexant de se dire "il me reste tant de choses à apprendre" par exemple. C'est parfaitement cool et optimiste, mais me connaissant, suite à cela, je me dirais "oh mon dieu, ça veut dire que je n'ai rien appris". Les extrêmes, ouais. Du coup, j'ai pris l'habitude de me focaliser sur ce que j'avais d'acquis et m'y conforter, puis rogner doucement ce qui me reste. Question de confiance en soi, après.

Alors oui, j'ai parfois du mal à m'excuser, à reconnaître mes torts et suis souvent persuadée que j'ai raison, même si je cède aisément à une bonne argumentation et à l'intimidation. Parce qu'à côté de cet ego, je cultive aussi un certain mal être, je ne m'aime pas, je me déteste même. Et pourtant, je suis si fière, si sûre de moi. Je me demande comment ces deux aspects peuvent cohabiter...

11 juil. 2012

Adiooos

Je viens de quitter l'association.

J'avais envoyé un mail pour savoir si on était déjà en contact avec les personnes à interviewer (corps du message : une ligne). Le boss m'a répondu un pavé assez scandaleux qui soutient plus ou moins subtilement que :

- Préparer une interview sans entrer en contact avec la personne concernée, c'est "croire en ses rêves".
- Si on a une interview, c'est pas moi qui irait
Et pourquoi ??
- Je ne crois pas aux idées que soutient l'association.
- Il sait quelle vision du journalisme j'ai
Alors comme ça, il paraît que je veux interviewer que des gens connus et je crois que la vie est simple
- Il a peut être fait une erreur en voulait me DONNER MA CHANCE 
Ahem, pour info : je bosse en bénévolat
- Ce qui m'intéresse, c'est uniquement les stars.

Stupéfaite par l'idée faussée qu'il s'était fait de moi alors qu'on s'est vus que 3 fois (1 entretien de motivation et 2 réunions), j'ai préféré partir plutôt que de bosser avec des gens qui ne croient pas en moi, et qui pensent que je suis écervelée alors qu'ils sont loin d'avoir matière à juger. Question d'ego ou de dignité, l'écart est mince.

Pour moi, avant de préparer une interview (qui, dans mon cas, demande de la documentation, du temps et de la réflexion), il faut déjà contacter les personnes non ? C'est une partie intégrante d'interview et c'est logique. Dommage qu'il pense que fonctionner comme ça signifie ne pas croire à ses idées. Mais ce qui m'insupporte le plus, c'est vraiment le fait qu'il se permette de penser qu'il me connaît alors qu'il ne sait même pas écrire mon prénom correctement. Et surtout, qu'il remette en doute mes idées concernant la démocratisation culturelle. J'aimerais que les jeunes issus de milieux défavorisés comme le mien puissent ne pas se priver de déjeuner pour aller voir des expos, ne pas sortir seule à 7 ans pour aller à la bibliothèque, et qu'on leur dise d'arrêter de se retenir de pleurer face à la pression morale familiale par rapport à l'argent qu'on dépense en ces "choses inutiles" que sont les bouquins et les CD. Et en rejoignant l'association, je voulais justement faire en sorte que mon histoire ne soit plus aussi exceptionnelle que pense la plupart des personnes que je croise. 

Je lui ai bien sûr répondu, quitte à être insolente. Mais c'est tout de même d'une incroyable condescendance que de soutenir de telles choses sans même avoir discuté individuellement avec moi. Comment présenter des travaux à quelqu'un, qui, avant même que le boulot n'ai commencé, pense que vous êtes une kikoolol complètement conne qui veut être journaliste people.

Je ferais mes preuves ailleurs.

Avantages :
- Plus de temps pour le concours du Celsa
- Engagement dans une ONG possible (je viens de postuler pour ATD Quart Monde)
- Je pourrais me faire des sessions films à la BU gniaaaah (oui en fait j'ai découvert très récemment l'abondance audiovisuelle de ma fac, shame on me)

ON RELATIVISE.

8 juil. 2012

Grand mère.


Je voudrais que ma grand mère apprenne à lire. Depuis qu'elle est malade, elle ne peut plus rien faire de ce qu'elle aimait auparavant, comme cuisiner. Elle reste couchée, le plus souvent seule, sauf quand la "nounou" (vietnamienne elle aussi) vient, quelques heures par jour.

Du coup, je voudrais qu'elle en profite pour apprendre à lire, écrire et parler français, comme ça elle pourrait regarder la télévision ou lire. Autour de moi, personne n'a le temps ni les outils pédagogiques pour lui apprendre. Tout ce qu'on trouve sur le marché pour apprendre à lire est pensé et destinés aux enfants. Du fait qu'elle soit immigrée,  deux barrières se dressent : celle des lettres, et celle de la langue. Apprendre à lire pour quelqu'un qui parle déjà français, ça aurait été déjà moins compliqué.

J'ai essayé de chercher une association ou un truc du genre, mais je n'ai absolument rien trouvé, et pourtant, je suppose qu'il y a des milliers de gens, rien qu'à Paris, qui ne parlent pas français et qui ne savent pas lire, du fait de la culture de leurs pays (elle n'a jamais allée à l'école parce que non seulement c'était une fille, mais aussi parce qu'elle était orpheline dès sa naissance).

Je m'en veux de mal lui parler tous les jours, de ne jamais rien faire avec elle. Je voudrais lui témoigner mon affection en lui trouvant quelque chose pour la libérer et lui permettre de comprendre le monde avant qu'elle ne meure. Je ne sais pas comment faire.

Je ne veux plus qu'il y ai ce fossé entre ma famille et moi, constitué par la culture (livres et cinéma). Voilà pourquoi avant j'étais heureuse : avant d'aller à l'école, j'étais comme eux. Ma mère est insérée, sait lire et parler français, mais totalement hermétique à toute forme d'art hors divertissement. On vit dans deux mondes différents et je voudrais tellement que les portes du mien s'ouvrent à ma grand mère !

Je lui en ai même pas parlé. A l'heure où j'écris cet article, elle est à quelques mètres de moi et pourtant, je suis incapable de lui dire tout ça. Je me dis qu'elle ne comprendrait pas. Je lui ai déjà demandé pourquoi elle n'apprenait pas le français, elle m'a dit qu'elle était déjà trop vieille, qu'elle peut pas apprendre parce qu'elle n'est jamais allée à l'école. C'est vrai que ce sera dix fois plus dur que si ça avait été un enfant français de trois ans, mais ce n'est pas insurmontable. Elle a survécu à des choses dix mille fois plus difficiles, pourquoi sa dernière bataille ne serait-elle pas dédiée à l'analphabétisme ? 

A part des trucs bizarres qui coûtent plus de mille euros, je ne trouve rien de concluant... J'ai l'impression que c'est même pas la peine d'en parler à ma mère, elle trouverait ça stupide. Je pense qu'une fois que j'aurais trouvé quelque chose, j'en parlerais à la nounou qui est une personne extrêmement conciliante et plutôt intelligente en dépit de son mauvais goût vestimentaire, qui acceptera sûrement de l'emmener dans les centres ou des plateformes dédiées à l'apprentissage. Si quelqu'un sait où je peux me diriger, qui contacter pour trouver quelque chose, envoyez moi un mail.

6 juil. 2012

Wanderlust


Je suis allée au Wanderlust pour la première fois. A Paris, c'est le nouveau the place to be. J'ai trouvé ça à chier, prétentieux et ridicule, sociologiquement parlant. C'est vraiment tout l'absurde de la hype. Je pensais que ce serait cool, mais en fait, ce n'est qu'une grande terrasse où des gens fringués style "je suis chic et marginal" traînent entre eux. La vue sur la Seine est vachement jolie et tout mais honnêtement, je comprends pas le buzz. Probablement un vaste plan de com bien géré.

Il y avait une meuf qui se faisait enrouler par des bandes de papier blanches genre "jeune mariée" façon Lady Gaga genre on est trop des fous dans nos têtes. J'ai détesté l'atmosphère. J'ai éclaté mille fois de rire devant les attitudes des gens qui se pensaient trop frais d'être sur une terrasse, qu'il pleuve ou qu'il vente (oui, quand il pleut, ils ne vont pas dans un café, non, ils restent sur la terrasse du Wanderlust en sortant leurs parapluies). Objectivement, c'est ridicule. Bon, la musique ça allait, toujours un peu dans le flow hype mais c'était vivable. C'est vraiment un endroit que je conseille pas, à part si vous êtes fauchés et que vous voulez traîner ailleurs que sur un banc public (mais ils pécho les bouteilles et tout à l'entrée donc si vous voulez boire, vous allez devoir consommer). Je suis même pas restée 1h, ça puait trop, mais trop la hype parisienne quoi.

Allumez les projos.

C'était marrant de penser qu'il y a encore un an, j'avais pensé à bosser dans la pub.

Ca me dégoûte d'avoir voulu participer à l'uniformisation, à la massification d'existences. Créer des envies communes, des fantasmes collectifs et préfabriquer toutes ces idées dictatoriales, faire penser aux pauvres filles comme moi qu'il faut être filiforme pour être jolie, que des vacances de rêves riment avec vamos à la playa et que le canard WC c'est le rêve de toutes les chiottes. Tout ça au nom et pour la productivité, vendre des produits superficiels et nourrir la culture du no-brain. 

Ca fait quelques temps (et vous l'avez sans doute remarquer), je me sens enfermée dans la moyenne, comme si mon individualité était étouffée par toutes ces normes connues ou insoupçonnées. Comme si la subversion sonnait systématiquement négativement. Rentre dans les cadres, moins tu te fais remarquer, mieux t'existes. Entre toi et un poireau, y'a que le pouvoir d'achat qui change. Comme si aujourd'hui, on n'existait qu'à travers son argent. Le mec qui a pas de maison pourrait crever dans la gueule ouverte, c'est comme s'il n'existait pas, comme s'il n'existait pas, comme s'il N'EXISTAIT PAS. Ca veut dire que vu qu'il a pas de fric, c'est comme s'il n'était pas né, qu'il vit dans l'indifférence, comme s'il était invisible, comme s'il n'avait jamais été sur ce banc, comme s'il n'avait jamais élevé la voix pour qu'on l'entende dans le métro, comme s'il était entouré de fantômes. Tout ça pour une question d'argent. D'ARGENT. De papier, de pièces. C'est quand même une des tragédies du siècle. J'ai tellement envie de sortir de cette société de consommation, ou du moins, sortir de mes prises de conscience et ne pas m'apercevoir que je me fais baiser par le marketing. Et pourtant, cette semaine, il ne se passe pas un jour sans que je me dise "putain tanane, tu te fais quand même trop niquer par le marketing hein". Et que j'me conduise comme un âne malgré tout, parce que c'est rentré dans mes pensées inconscientes, mes images mentales, mes réflexes émotionnels. Je suis née avec et c'est ancré en moi. 

J'anticipe : vous pensez "putain demain la meuf va manger bio, devenir veg et se laisser pousser les poils des aisselles" et je m'en bats les steaks.

D'un autre côté, j'ai peur de me complaire dans une bien-pensance, de sortir des trucs tout le temps nuancés pour créer le consensus et ne pas vexer les ego de chacun. J'aime l'humanité, mais je comprends pas ton bac hôtellerie qui te destine à plier des serviettes toute ta vie, je déteste ces gros qui me demandent si j'ai mangé pour soudainement me déballer tous leurs soucis de fauteuil roulant, d'anneau gastrique, de vacances gâchées et qui profitent de la moindre occasion pour se victimiser. D'ailleurs je déteste les victimes. CQFD je me déteste moi même. Ces gens qui pensent qu'ils souffrent plus que les autres, que personne les comprend et que de toutes façons, ils sont trop complexes pour trouver de l'aide et puis que c'est toujours la faute à l'autre. C'est à chier, cette mentalité. Et c'est aussi à chier de penser que "non mais chacun s'épanouit comme il peut" pour me répondre sur le bac hôtellerie, de me répondre "non mais c'est une maladie quand même" quand j'en ai marre de l'autre qui me déballe ses soucis sans pudeur, et puis me dire "t'as trop raison" alors que toi même t'es une victime. 

Bref, comme vous pouvez le constatez, je suis en plein pétage de câble.

4 juil. 2012

"Ma vie, mon oeuvre"

J'ai désactivé les commentaires. Plusieurs raisons à cela. Je n'ai plus d'audience alors que je les laisse ou pas, je n'y verrai pas une grande différence (sauf avec Angélique dont les commentaires sont assez intéressants, mais tu pourras me répondre sur FB). De plus, je me sens un peu paumée ici.

Je sais plus ce que j'y fais ni pourquoi ni pour qui j'écris. Je crois qu'avec le temps, tenir un blog a perdu de son intérêt et ce qui est intéressant aujourd'hui, c'est les rencontres et les échanges, pas une émission de racontages de vie futile. Je n'ai plus en tête les enjeux des confidences virtuelles. Qui me lit, qui m'espionne ? Je n'en ai aucune idée. Et c'est vrai que savoir que des centaines de personnes connaissent toute ma vie depuis que j'ai 15 ans, c'est assez effrayant. Qu'est-ce qui est correct, incorrect, privé, public, intime, censé ? 

Pourquoi toutes ces personnes qui me lisent n'entrent pas en contact avec moi si ma vie les intéresse, si elles m'aiment bien, comme le feraient des futurs amis ? Après tout ça, c'est comme si j'étais une bête de foire. Regardez là, son ex sort avec une autre fille, elle s'est fait cambriolée, sa mère ne la comprend pas, sa vie est terrible, lisez-la. Une sorte de Christiane F saine (un oxymore je sais). 

Enfin voilà, ça n'a plus, ou peu de sens. Peut être que prochainement j'aurais un regain de gloire qui me fera continuer, mais pour l'instant, je pense continuer à écrire, mais sans la pression des commentaires, de l'audience. Comme ça. Et si je vous intéresse, vous n'avez qu'à écrire un mail à hellotanane@hotmail.fr parce que vous l'avez compris, ma vie n'est pas une oeuvre à commenter.

J'ai acheté du Monoi parfum des îles.

J'me sens débile à sans cesse être jalouse des filles de l'entourage de Jeremy. J'arrive pas à me débarrasser de la fille que j'aurais aimé être, de cette vision fantasmatique sans intérêt. Au lieu de me concentrer sur ce que "je possède", je me vois tout le temps comme une meuf perfectible. Bon ok en soi c'est cool de pas penser que tout est acquis, mais à côté de ça, ça devient ridicule et j'me sens tellement bête d'avoir acheté du Monoï pour bronzer sur l'herbe pendant ma pause déjeuner, de désirer ardemment un Iphone ou des trucs comme ça. GENRE comme si j'allais devenir une winneuse si j'ai la peau doré et un Iphone. Comme si c'était des facteurs d'épanouissement personnels.

Donc voilà, y'a ma jalousie qui me dicte que je serais mieux si j'étais bronzée, mince, sans cernes et riche, et y'a mon côté fuckeuse de société qui me dit que tout ça n'est qu'artifice et que je me fais littéralement baisé par la société de consommation. C'est un état des choses qui manque sans doute de nuance. Et j'en ai marre que dans ma tête, je vive de la sorte, que je ne trouve pas.. LA PAIX INTERIEURE. Comme si j'étais en permanence torturée, même en temps de bonheur, comme si justement, je pouvais pas m'échapper de cette lutte perpétuelle entre moi et moi-même. Je pensais que ça passerait avec l'âge, mais finalement, je suppose qu'il en restera toujours des soubresauts qui m'empêcheront de ne pas "me prendre la tête". Car oui, 99% des gens qui me côtoient soutiennent que je me prends beaucoup trop la tête (sondage IFOP). Je me pense pas moins bien lotie qu'un tas de gens, ni que je souffre beaucoup plus que vous, mais il est vrai que j'ai pas l'impression de croiser beaucoup de gens qui sont, je me cite, "en lutte perpétuelle" avec leur myself. 

Dans ma tête, voilà. Il y a celle que j'aimerais être, celle que je suis et celle que je pense être. Entre ce que je suis et ce que je pense être, je ne pense pas qu'il y ait tant de décalage : je suis quelqu'un qui ne connaît pas la modération, que ce soit lorsque je bois, lorsque je suis amoureuse ou lorsque je travaille. Et pourtant, il y a un fossé abyssal entre la fille fantasmée et l'état actuels des lieux. Je sais que je serais pas plus heureuse si j'étais cette fille fantasmée, si j'étais bronzée avec un Iphone. Ca n'a pas de sens. Je peux pas être aussi conne, au point de croire que des trucs aussi artificiels peuvent faire mon bonheur. J'arrive même pas à croire comment j'ai pu acheter l'huile de Monoi (que je compte malgré tout utiliser vu que il faut vraiment que je bronze). Faut que j'apprenne à vivre avec mon nokia 6700 slide, sans complexe. Comme si avoir Google Maps dans la rue pouvait faire mon bonheur. NON NON ET NON Tanane, on s'en fout de ça. Y'a des choses plus importantes.

Ah oui, comme quoi ?

Question sans réponses.

Comme si ma génération vivait dans le tout tactile, le matérialisme le plus profond. Quand on avait pas "tout ça", peut être qu'on réfléchissait plus, qu'on était moins bouffés par ces désirs crées artificiellement, nan ? Je me trouve naïve de penser ce que je soutiens en ce moment, mais je n'arrive pas à sortir de mes présupposés pour en tirer quelque chose de vraiment moins stéréotypé. Je viens de lire que les femmes qui possédaient un chat se suicidaient davantage. Je suis allergique, donc je n'en n'aurais pas, mais je crois quand même que plus tard, je vais finir comme un stéréotype. Et je sais pas si c'était fantasmé ou réel mais j'ai l'impression que j'étais davantage "unique" quand j'étais plus jeune. Alors, est-ce que c'est la société qui m'a taillé les hanches pour me mettre dans les cases prédéfinies, ou alors est-ce je n'étais que dans un ego-trip adolescent ? 

Nouvelle question sans réponses.

Je perds de mon unicité. Je deviens comme tout le monde (à moins que je ne l'ai toujours été mais qui êtes vous pour juger ?). Je ne ferai sans doute jamais rien de grand dans ma vie. Je me lèverai à la même heure chaque matin, pour faire la même chose toute la journée et sans un soupçon, je serai arrivée à la fin de ma vie. Une fourmi parmi d'autres. Le commentaire de ma prof d'anglais de troisième, "Tanane sort des sentiers battus", ne prend plus aucun sens maintenant que j'ai 19 ans. Je suis sur le chemin du retour. Le retour dans les sentiers battus. Le chemin du goulag.

3 juil. 2012

In disguise


Je sais pas pourquoi, mais parfois, je me dis que je suis trop heureuse et que j'ai le meilleur copain du monde. Et puis des fois, quelques minutes après, y'a tout qui m'éclate à la gueule et je ronge du noir. Je me dis que je rêve trop notre relation au lieu de la vivre, que j'ai 3000 reproches à lui faire comme s'il n'était pas déjà parfait dans son imperfection, comme si j'avais une vie alternative sur laquelle je fantasme, alors que je suis bien actuellement.

Je mets le compte sur les hormones, la pilule qui ne me va plus, le stress, la fatigue et tout ce qui est possible. Mais aujourd'hui, je me suis demandé si c'était pas le Truc qui revenait. Ce truc qui me donnait envie de mourir, ce truc qui me bouleversait d'une seconde à l'autre, qui me faisait me sentir bien, forte et indépendante, mais aussi merdique, insignifiante et inintéressante. Ce truc qui me renverse soudainement la tête et la raison. C'est horrible. J'espère que ce n'est pas ça, et que ça ne reviendra jamais. 

Mon copain me dit capricieuse. Je me pense plutôt lunatique. Mais c'est trop extrême. Je suis la copine la plus heureuse et il suffit d'un minuscule tout petit truc et bim c'est le torrent, et voilà, je suis malheureuse, je suis sûre qu'il me rabaisse tout le temps, qu'il raconte de la merde sur moi à ses potes, qu'il a pas oublié son ex, et bla bla bla... Rien que d'y repenser, je me fatigue moi même. Cette impression de meuf persécutée, mal aimée, qui me poursuit tout le temps. J'étais bien, et pourtant, c'est là, peut être, grouillant, guettant la moindre étincelle de trop-plein de bonheur. 

Sur mon blog, j'envisage de remettre un angle plus personnel et du côté des émotions plutôt que "vie pratique", comme il avait viré. Finalement, je ressens encore le besoin de raconter ma vie intérieure. Je ne suis pas aussi guérie que ce que je pensais.


2 juil. 2012

Shopping list

Vu que je n'ai pas de thunes pour les soldes, laissons parler l'imaginaire.

Monki. 10€
Monki. 35€
Romwe. 45,99$

Romwe. 8,99$

Forever 21. 16,40€
Forever 21. 28,75€ (la veste)
Forever 21. 26,75€ (la veste)
Leshoppingdemarion (??). 59,95€
Le Corner. 19€ 

Attention, ce sont de gros arnaqueurs. On peut trouver certains modèles chez Bird on the Wire beaucoup moins cher, comme un tricératops que j'ai en collier, acheté 30€ chez Botw et vendu 50€ au Corner. Ou encore le COLLIER Pac mac 5 euros moins cher que le BRACELET que j'ai acheté au Corner (même modèle).

Bird on the wire. 34€


Wicked Clothes. 23,99$







1 juil. 2012

Le premier jour de mes 19 ans


Je suis fatiguééééée.

La soirée était tellement bien que je me dois de faire un article. C'était vraiment cool, j'étais super émue de voir tous mes potes se rencontrer et grave s'amuser ensemble. Je pense que j'ai les meilleurs potes du monde, sérieux. 

J'ai adoré les cadeaux que j'ai reçu (je crois que c'est le meilleur cru de ma vie) :

- Un truc pour boucher le truc trou de la baignoire avec un Titanic qui coule au bout (Titanic étant mon film préféré secret)
- Un petit panier de produits genre eau micellaire bio avec des savons en forme de girafes et d'oursons. 
- Un gros bocal de bonbons, alors que je croyais que mon pote déconnait quand il a montré le bocal en mode "tiens, je t'ai pris ça", vu que je pensais qu'il le montrait comme il aurait montré un vase ou une télé
- Une boîte à rêves de mes deux meilleures amies, qui contient entre autres, une lettre pour Poudlard haha et un bracelet en argent.
- Au début, c'était un monster beat. Je me suis dit "oh putain nan, Théo a quand même pas déboursé 300€ pour un truc que je désirais pas particulièrement", et le connaissant que trop bien, j'ai ouvert le truc. Grosse feinte. Désormais, en tant qu'adoratrice de Morsay (je me lasse pas de son Message à Internet), philosophe et poète du 21ème siècle, je possède un tshirt Truands 2 la galère avec un joli "Si tu m'aimes pas, va niquer ta mère" au dos ET un maxi poster. J'allais pleurer de rire en imaginant Théo débarquer à Clignancourt en mode "Kikoo ! Euh oui je voudrais celui là en L s'il vous plait monsieur ^^". Bref, vraiment trop drôle.

Je pense que je vais le porter en mode bloggueuse mode (mais vraiment), genre second degré.

C'est mon côté edukeii par la street.
Anecdote : Je l'ai déjà vu à son stand à Clignancourt, il y est vraiment.

- Et enfin, Dieu a chuchoté à l'oreille de Jeremy qui m'a offert la montre de mes rêves, dont j'ai déjà parlé ici, la Icon Watch (&Design/Takumi) gniiiiiiih. Et comme c'est le meilleur copain du monde, il a aussi fait participé une ancienne lectrice de mon blog qui est devenue une de mes bestah confidente du net, Jessica. En fait, un autre lecteur était aussi invité (Armand) et les ayant vu organiser la surprise (ils passaient chez lui prendre un truc après avoir pris la montre), il m'a transmis les infos en mode "ouais ton mec est avec une meuf, ils rentrent dans un immeuble et c'est pas la rue de la soirée !" bah bêtement, j'ai cru qu'il me trompait VOILAVOILAVOILA. En fait non.

Bref, du coup on a pas dormi de la nuit. En petit comité, on a joué à Questions sans Scrupules (un jeu de société avec des questions hilarantes genre "Votre fille vous annonce qu'elle a une relation sentimentale avec un individu d'une autre race, l'en dissuadez-vous ?") et un jeu auquel je joue souvent avec Jeremy, qui consiste à poser des dilemmes que je n'exposerais pas pour ne pas m'enfoncer encore plus dans ma réputation de scatophile sur Formspring.

C'était vraiment trop trop trop bien !