Pendant l'arrêt du blog, il m'est arrivé un tas de trucs mais j'ai particulièrement envie d'archiver un souvenir qui date de deux mois. Une histoire d'amour. Comme ça, je pourrais me rappeler que pendant un mois, j'ai vécu une love story comme dans mon imaginaire de préado qui lisaient trop de romans pour préado (ou dans l'imaginaire de toutes les meufs qui ont trop maté The Notebook)
Il avait les cheveux noirs ondulés et un beau sourire. C'était un mauvais garçon. Moi j'le trouvais terriblement beau mais pour mon meilleur ami, c'était qu'un "BG mécheux" qui fait rêver que les collégiennes (il ne me l'a dit qu'après pour pas me vexer).
Dès la rencontre, il s'est passé un truc proche du coup de foudre. C'était comme s'il avait toujours existé dans un coin de ma tête, genre c'était un peu mon idéal de mec quand j'étais plus jeune. En plus il était fan d'Harry Potter. On se comportait comme si on se connaissait depuis des années. Je ne m'attendais pas trop à ça.
Bref, donc on s'est revus, blablabla. Et toute notre relation était digne d'une série. Et ça plaisait à la petite minette de merde que j'étais (et que je suis sans doute toujours) : il est le genre de mec à mordiller sa lèvre inférieure en souriant avant de m'embrasser fougueusement. Même la toute première fois ressemble à un film : dans une cuisine, à une soirée à laquelle je l'avais emmené. Il me fixait avec ses yeux noisettes trop beaux avant de déclarer "J'ai envie de t'embrasser". J'lui ai répondu "Bah t'as pas les couilles ?" et bim, baiser hollywoodien sur le plan de travail. Il maîtrisait vraiment l'art de faire rêver les kikoos.
C'était un mec rebelle et passionnel. Genre imdomptable, le gars. Pas tout à fait mentalement stable et sain, mais je craquais tellement pour les mecs torturés, à l'époque... Enfin bref, à force de rejouer les scènes les plus clichés qu'on peut trouver dans les séries de préados, je m'y croyais : j'allais vivre un big love de ouf à base de roulages de pelles sous la pluie, toussa.
Et puis voilà, on s'engueulait aussi tout le temps pour des histoires de jalousie. Un passionnel et une impulsive, c'est pas vraiment le bon combo mais j'y croyais quand même. On s'est mis officiellement ensemble pour de vrai étou et dès le lendemain, silence radio. Depuis, je n'ai jamais su ce qu'il a pensé, si ce qu'on a vécu était sincère et s'il joue tout le temps à ce jeu ou pas avec d'autres nanas. J'avais pleuré pour lui qu'une seule fois suite à une dispute. J'étais chez mon meilleur ami qui m'a servi un chocolat chaud et m'a fait juré que c'était la dernière fois que je pleurais pour un boloss. "Promis wallah !".
En tout cas, connard, si tu lis ces lignes un jour, sache qu'avec le recul, je me rends compte que t'es un des mecs des plus pitoyables qui soit, à te croire au dessus de tous alors que tu fous rien de ta vie. Cette image de bad boy qui encule la société, de pseudo Tyler Durden, en fait, c'est du vent. Et je pense qu'au fond, tu le sais.
Allez, je sors le petit best of de ses conneries pour le souvenir :
"A vrai dire, je me demande de plus en plus ce que tu fous avec moi. Tu as un avenir, des idées concrètes, une culture variée, de l'humour, tu es magnifique, de la conversation, un charisme, un sourire, un objectif. Ca m'a fait peur. De me dire que j'allais encore tout gâcher. "
CONGRATS DUDE !
C'est bon, c'en est fini des mecs passionnels maintenant. Un pote m'a dit que je ne pouvais pas vivre de relation saine. Que j'étais destinée à être le souffre-douleur d'un mec (bon, ça m'a énervé, j'ai trouvé ça méchant et j'me suis cassée). Mais j'espère qu'il a tort. Aujourd'hui, je suis avec un mec vraiment trop différent de ce que j'ai connu. Il est posé, calme, gentil, et SURTOUUUUT... Altruiste. J'ai jamais connu de mec altruiste. Avant lui, j'avais une espèce de peur de l'engagement, du couple, mais avec Pierre, je m'étais pas trop posée de question. Ca me fait bizarre de vivre une relation sans angoisse ni inquiétude. Il était grand temps. Je ferai peut être un article sur lui.







