31 mars 2012

Encore la fac

Je suis de plus en plus stupéfaite par les étudiants qui m'entourent, ceux qui demandent le cours des gens sur FB parce qu'ils n'avaient pas "la force de suivre", qui ne présentent aucune sensibilité artistique alors qu'ils aspirent à la médiation culturelle, ainsi que ceux qui me calculent seulement par intérêt personnel.

J'ai l'impression d'être dans un espace temps complètement trafiqué. Je vais laisser tomber mes projets de sociabilisation, pour la simple raison que même avec toute la volonté du monde, je n'arriverais pas à totalement apprécier ce type de personne, même si tout le monde n'est pas comme ça, etc... Ca ne passe juste pas, donc je vais arrêter de m'acharner et à la place, je cultiverais plutôt mon amitié potentielle avec des gens hors-fac. Je sais que dit comme ça, ça fait terriblement stratégie de conquête, mais ça fait partie de mon côté de meuf qui pense trop. Bref, même si je dis ça, le courant est passé avec une fille qui, selon moi, n'avait pas l'air fut-fut, mais qui est en réalité, est très intéressante. Tout ça pour dire qu'il y a effectivement des gens ultra sympa que j'apprécie, mais avec qui je n'arrive pas trop à dépasser le stade de "connaissance sympa".

La sociabilité est en réalité plus ou moins ancrée dans ma nature dans la mesure où je suis ultra sociable dans certaines situations, et dans d'autres, je suis une louve solitaire. Autrement dit, oui, bourrée jusqu'à la moelle, je suis la meilleure amie de tous ceux qui sont tout aussi bourré, mais qu'à certains moments, je suis la meuf la plus antipathique du monde. Ca, c'est dit, et faut que je m'y fasse. De toute façon, il est trop tard pour gérer mon image public, je suis étiquetée "L'Intello" parce que... Bah je sais même pas pourquoi en fait. Mais bon, ça va pas le faire si je débarque lundi matin en mode HEY BABY WAZZAAA. En gros, je suis résignée.

Sinon, cette semaine, j'ai envoyé mon CV à quelques boîtes.. J'ai peur de ne rien trouver (rappel : je cherche un stage rémunéré, de juin à septembre). Dans ce cas là, je m'arrangerais pour me trouver un simple job. Re-sinon, j'ai une grande nouvelle, j'ai enfin eu le courage d'appeler la banque (l'ophtalmo aussi, mais ça répond jamais). J'ai rendez vous avec ma conseillère bancaire pour me faire... UNE CARTE BLEUUUUE. Youpiiiii, les portes du shopping sur le net s'ouvrent à moi.

Edit : Hier soir un mec du premier semestre m'a invité à me payer un verre, je ne me suis pas retrouvée en situation d'angoisse sociale alors qu'on se disait juste bonjour à la fac. Je pense que c'est réellement la peur du jugement, de ne pas être aimée qui me bloque la plupart du temps, puisqu'ici, j'y suis allée en sachant qu'il  n'avait pas à priori sur moi et que j'étais en mode normale.

24 mars 2012

Autobiographie

100ème message du blog, youpi.

L'autre jour, j'ai réalisé qu'en réalité, ma vie était assez ouf quand même. Statistiquement parlant, j'aurais pu, voire du mal finir. Ce serait tout de même un peu prétentieux de ma part que d'écrire une autobiographie en plus de ce blog complètement égocentré, donc je me rabattrai sur un petit article.

Je pense que ceux qui me lisent depuis un certain temps sont déjà au courant de ma situation familiale et sociale, mais quand j'y réfléchis, même si je ne suis heureusement pas un cas rarissime dans ce genre de contexte,  je me dis que je pourrais tout de même être super fière de moi. Sauf que je ne le suis pas, parce qu'il m'a toujours semblé normal d'agir comme j'ai agis tout au long de ma vie.

Flash back (et là vous êtes censé avoir l'image d'une petite fille aux yeux EN AMANDE et non bridés, a.k.a moi).

Je suis née en juin 1993, ma grand mère et ses enfants sont arrivés en France durant la guerre du Vietnam sans mon grand père, car il s'agissait d'enfants illégitimes puisque ma grand mère était domestique, tandis qu'il était un riche couturier. Dit comme ça, ça fait un peu téléfilm de M6 où finalement le riche plaque toutes les conventions pour se marier avec la domestique, en mode Jennifer Lopez (je me rappelle plus du titre du film), mais la réalité est plus dure. A partir de ce moment, ma grand mère est devenue misandre, tout en conservant assez paradoxalement, une soumission envers les hommes, qui viendrait probablement de la culture vietnamienne.

C'est elle qui m'a élevé. Davantage que ma mère. Je ne sais plus ou je ne sais pas pourquoi, mais dans mes souvenirs, c'était elle qui me faisait à manger, elle qui s'occupait de moi quand j'étais malade et elle qui m'emmenait jouer au parc. J'essaie d'y réfléchir, je trouve bien des souvenirs avec ma mère, mais mon quotidien m'évoque surtout l'omniprésence de ma grand mère. Peut être parce que ma mère travaillait. A cette époque, elle était un truc genre secrétaire. Dans mes souvenirs, elle était heureuse. Sur les photos, elle était jolie. Ce devait être une belle époque. 

Ma vie est ainsi divisée en deux. Cette "belle époque", et aujourd'hui. Je pense que la césure s'est faite lorsque mon frère est né. J'espère qu'il ne lira jamais mon blog, car je ne veux pas qu'il pense que je fais le rapprochement entre sa naissance et un quelconque malheur, même si le fait qu'il soit né avec un handicap n'ait pas aidé ma mère à aller mieux.

Bref, retour dans le présent.

Je suis donc Tanane, 18 ans, fille d'immigrés, née d'une mère aujourd'hui employée de commerce et d'un père absent, si ce n'est décédé, élevée dans un quartier pauvre, par une grand-mère analphabète. Pourtant, je suis abonnée au Monde, je fais des études supérieures longues, j'ai eu les félicitations à tous les trimestres, j'aime la littérature, le cinéma indépendant, la philosophie et l'art, je présente un intérêt accru pour les sciences humaines et sociales et je pense avoir un minimum d'esprit critique et de réflexion sur le monde. Ma situation et ma personne ne sont évidemment pas opposées (puisque j'existe !) mais sont bel et bien décalées. La majorité des personnes ne seraient pas là à ma place. Je ne stigmatise rien ni personne, mais il est statistiquement prouvé que les enfants de classes populaires réussissent moins bien à l'école, qu'ils font moins de longues études que les fils d'enseignants. Et le fait qu'ils soient insensible à la culture, il n'y a pas besoin de statistiques, il n'y a qu'à sortir dans la rue et voir ces jeunes qui traînent dans la rue à ne rien foutre. Qu'est-ce qu'ils en ont à foutre d'aller au Louvre ? A la bibliothèque ? Ce n'est même pas une question financière étant donné que la plupart des structures sont gratuites pour les mineurs. C'est une question d'habitus, plus une question sociale qu'autre chose.

Trois choses m'ont sauvé la vie : l'école, la lecture, et internet.

La lecture a commencé lorsque je me suis inscrite à la bibliothèque de mon quartier. Pourquoi je l'ai fait ? Qu'est-ce qui m'a poussé à le faire ? Un passage en voiture. J'étais dans la voiture, ma mère conduisait, on est passé devant. J'ai demandé à ma mère si je pouvais y aller un jour, elle a dit oui. J'y suis allée toute seule, j'ai regardé les livres puis j'y suis retournée avec ma mère pour qu'on me fasse une carte. J'avais dix ans, je n'avais ni l'argent pour partir en vacances, ni internet, alors ce que je faisais pendant deux étés, c'était lire. Lire du matin au soir, dans mon lit. Je prenais trois livres et allais à la bibliothèque un jour sur deux ou tous les jours, ça dépendait de la longueur des livres. Je notais tous les livres que j'avais lu dans mon journal intime.

Je me rappelle que trop bien de ces journées que je passais à engloutir des histoires, ces nuits cachée sous ma couette avec une lampe que j'avais eu comme cadeau dans un numéro du journal de Mickey, la fois où on m'a surprise en train de lire au lieu de dormir, et qu'on m'a crié dessus parce que j'abîmais mes yeux, où j'ai pleuré et que j'disais que j'en avais rien à foutre de mes yeux. Je me rappelle du soin que je prenais à lire méthodiquement toute la bibliographie de Jacqueline Wilson, guettant les bouquins qui venaient d'être rendus ; dévorant tous les Roald Dahl sans me douter qu'il s'agissait qu'il s'agissait d'un grand écrivain de la littérature enfantine ; de la façon dont je n'arrivais pas à décrocher de Golem des frères et soeurs Murail, à en rêver la nuit et à courir à la bibliothèque prendre le tome suivant ; de mes initiations aux relations sentimentales avec Cathy Hopkins, et les aventures de Lucy, Lizzie, Tasha et J.T (c'était ma série préférée, pauvre nunuche que je suis). Voilà comment j'ai développé le goût de la lecture alors que ma mère ne possède aucun livre.

Bref, loin de Balzac et Zola, ces lectures ont fondamentalement construit la personne que je suis devenue aujourd'hui, mais vers mes douzes ans, ma vie passa à une nouvelle ère. J'avais l'habitude de passer quelques jours chez ma cousine qui deux ans de plus que moi, durant l'été, en banlieue. Je pense que mon penchant naturel à me coucher ultra tard vient d'elle. Et pleins d'autres trucs aussi, comme mon côté no-life. C'était une sorte de modèle pour moi, je la trouvais stylée. Elle avait donc internet et pas moi. Je trouvais ça tellement cool que j'ai supplié ma mère durant des mois pour avoir internet. Sans évoquer MSN ni Skyblog, je défendais ma cause en usant de l'argument scolaire. En sixième, on avait eu une évaluation écrite en sport, sur la Pétéca. Oui, la pétéca, un sport traditionnel du Brésil. On devait faire des recherches dessus et tout, mais comme je n'avais pas internet, je n'avais que la bibliothèque qui ne débordait pas d'informations dessus... Alors voilà, à l'évaluation, j'ai eu 2/20. Je fulminais en me disant "Si seulement Maman avait fait les démarches pour avoir Internet... !!!!" et en pensant au potentiel socio-discriminatoire de ce un contrôle sur la pétéca basé sur des recherches personnelles (et non un cours), sauf que dans ma tête, ça donnait plutôt "Pfff, ça se fait pas qu'il ait eu 19, ses parents sont riches...". Et oui parce qu'Internet n'était encore pas trop répandu à l'époque ! Et finalement, je l'ai eu à l'usure.

Internet m'a servi à développer mon esprit critique et à m'émanciper. Mon modèle n'était plus ma cousine, mais des "stars de Skyblog" type Pierre, Monica, Félicia (si ces prénoms vous parlent.. haha), des pseudos-emo qui m'énervaient, m'amusaient, et dont l'adolescence et la débauche me fascinaient (j'avais 13 ans). Sans m'épancher sur le côté kikoo, Internet m'a trop ouvert l'esprit. Trop de choses, trop de connaissances, trop de mondes, trop de musique. Trop de tout ! Tout débordait de partout ! Quand je venais d'avoir Internet, je trouvais ça juste dingue de taper "chatons" sur Google et de trouver des milliers d'images, de taper "pétéca" et de trouver des vidéos et des pages et des pages sur le sujet. Bref, un puit de connaissances sans fond s'était creusé. Depuis, je lis beaucoup moins et présente une addiction à l'ordinateur (je passe rarement plus de 24h sans y toucher), mais à côté, c'est comme ça que j'ai acquis un sens critique (déjà via Skyblog, en voyant toute la diversité culturelle) et une réflexion sur le monde, la vie, avec MSN où je discutais très souvent avec ma cousine qui, comme tout ado qui se respecte, me faisait partager ses questions existentielles ("Je ne vis pas, j'existe" m'aura marqué).

Quant à l'école, je sais pas quoi dire dessus. Elle m'aura tellement apporté que je pourrais écrire un bouquin entier dessus. Je sais pas comment on peut dire "nik l'école", comment on peut renier cette institution qui m'a portée jusque là où je suis. Pour moi, ça a été mon seul unique foyer intellectuel. J'y ai rencontré des gens qui m'ont tout autant aidée dans ma progression, notamment deux filles de l'école élémentaire : l'une venait d'une famille assez cultivée et qui poussait à l'apprentissage, chez qui j'avais l'habitude de squatter et même qu'ils lui faisaient des supers anniversaires trop bien (des anniversaires que je n'ai jamais eu de toute ma vie), tandis qu'avec l'autre, j'avais une relation peut être plus empathique et complice. Je me rappelle m'être roulée par terre, j'étais morte de rire parce qu'on parlait de poils de zézette. On se demandait si les blondes avaient les poils de zézettes blonds ou bruns. Oui, c'est bien d'avoir 10 ans, je sais mdrrr.

Les rencontres que l'école permettent ne se limitent pas qu'aux amis, mais concernent aussi les profs. J'ai toujours adoré mes professeurs de français. J'ai pleuré lorsque celle de 4ème a annoncé qu'elle partait à New York pour le reste de l'année (oui je suis un bébé). J'ai trop ri avec mon prof de troisième, que je considère comme l'un de mes pères spirituels. Il avait l'habitude de se moquer de mon égo surdimensionné lors de ses commentaires, sur mes devoirs. Je pense que de manière générale, mes profs ont toujours été bienveillants à mon égard. Ainsi je retrouve des commentaires comme "Elève qui sort des sentiers battus" sur mes bulletins. Ca me touche. Je trouve qu'on ne les estime jamais assez et je comprends pas comment des élèves peuvent leur manquer de respect gratuitement. Bref, je sais pas si je l'ai dit mais j'ai écrit une lettre à mon prof de philo pour le remercier. C'est quelque chose à laquelle on pense trop rarement. D'habitude, ça se résume à un "Merci monsieur, au revoir" en fin d'année, mais ce n'est pas suffisant. Ce n'est rien comparé à tout ce qu'ils ont pu m'apprendre. Surtout Monsieur Philo, qui, même sans parler des connaissances, m'a donné un oeil nouveau sur le monde, la société, les sentiments, les relations, bref, tout. Ca peut faire suceuse ou première de la classe, quand je dis que je lui ai écrit une lettre. Mais parce qu'il en vaut la peine..

Voilà ma vie. Tout ça, ce n'est pas quelque chose que je revendique particulièrement (m'a-t-on déjà vu écrire Vietnam rpz ?), mais un truc que j'assume. Je sais d'où je viens, et je ne l'oublierai jamais.

20 mars 2012

La bourse save our lives

J'ai reçu la réponse pour ma demande de bourse, je suis trooooop trop contente, donc j'appelle ma mère pour lui annoncer la bonne nouvelle. La meuf... J'ai jamais vu un tel cassage d'ambiance quoi. Je sais même pas comment elle peut se plaindre d'une telle aide, elle était en mode "C'est pour le mois prochain ? Quoi ? L'année prochaine ? Pffff...". Non mais j'y crois pas quoi. Si je n'ai pas fait la demande pour cette année, c'est parce qu'elle m'a dit qu'on l'aurait pas, mais WHAT THE FUCK IS WRONG WITH YOU. 

J'avais viré dans la phase "je suis trop dure avec ma mère", mais finalement, j'ai envie de dire qu'elle a ce qu'elle mérite. J'suis désolée mais je trouve qu'on doit déjà s'estimer ULTRA HYPER heureux d'avoir une aide telle que celle ci, qui fait presque la moitié de son revenu. 

Je veux pas lui manquer de respect, mais si c'est pas de la connerie, là. De l'ingratitude, même. On lui donne la main, elle veut le bras. Tant qu'elle y est, l'Etat n'a qu'à me donner le SMIC demain, hein. Non mais sérieux quoi. Déjà que c'est moi qui me suis occupée de TOUTE la paperasse (dites vous que si je n'avais pas travaillé et agis, j'aurais toujours pas de compte en banque, et si j'avais pas eu à voyager en cinquième, j'suis sûre qu'elle m'aurait fait ma carte d'identité pour le BAC), je vois pas du tout comment elle trouve la matière pour râler.

Quoiqu'il en soit, sa réaction ne me mine pas du tout, je suis beaucoup trop heureuse de recevoir la bourse et de devenir un peu plus indépendante. Je me dis même que je pourrais me trouver une colocation et bosser un petit peu à côté (j'en ai rien à foutre de me retrouver dans un trou à rat, ça sera toujours mieux que chez moi, QUI EST DEJA UN TROU A RAT), ce qui fait que je partirais plus tôt de chez moi que prévu. Je sais que je rêve un peu parce qu'il est clair qu'au Celsa, je pourrais pas bosser à côté (la meuf qui m'a renseignée a été catégorique) parce que l'emploi du temps est variable et tout. 

BREF. J'avoue j'me suis imaginé le truc en mode alone là. Si ça se trouve je vais même pas aller au Celsa de toute ma vie, je finirai ma licence à Paris 8 et ferai même mon master là bas, et comme c'est tout pourri, je vais enchaîner des stages pendant un siècle jusqu'à ce que je désespère et me reconvertisse dans un CAP chocolaterie-confiserie. THE END.

Non seriously, je suis trop contente.

Bon, à part ça, ce week end, j'ai vu Meredith, cette bloggueuse belgikédélique, qui a sauté sur moi sans doute dans le but de me faire mourir d'une crise cardiaque afin de me dépouiller. Mais warrior que je suis, j'ai survécu. Elle m'a donné son syllabus de socio pour faire genre l'air de rien. Après, Marine est arrivée, après, il y a eu Héloïse. Mais entre temps, il y a eu ces deux latinos bourrés. Et d'autres gars chelous. En fait je sais pas trop si c'est the belgium effect mais Meredith était un aimant à gars chelous. Je pense que c'est parce qu'elle ressemble grave à Dory dans Nemo, donc les mecs ont pensé qu'ils pouvaient abuser de son innocence, mais une fois qu'elle avait le dos tourné, je les ai tous tabassés, c'est ainsi qu'elle a pu écrire son article. Voilà.

17 mars 2012

Rubrique Mode

Anecdote du jour : Aujourd'hui je prenais le métro pour rentrer chez moi, mais un suicide bloquait ma ligne. J'étais choquée par le voyeurisme des gens. Quand on a repris le métro, il ne devait pas s'arrêter à ma station, le mec étant mort là bas. Dans le wagon qui redémarrait, une meuf a dit à son mec "regarde l'autre côté et moi je regarde là", comme pour voir A TOUT PRIX ce qui se passait sur les rails. J'ai trouvé ça ignoble étant donné qu'on dépasse largement le côté Concierge qu'il peut y avoir sur Facebook.. Ici, il s'agit tout de même d'un décès. Bref, ce n'est pas fini. Je suis donc descendue une station après la mienne, lorsque j'ai croisé un autre couple qui est allé au bout du quai, dans l'espoir d'apercevoir quelque chose en regardant dans le tunnel, en direction de ma station. Je me suis vraiment demandé ce qu'ils s'attendaient à voir. Un cadavre fumant ? Les pompiers ? La police ? Après, ils seraient choqués mais contents ? Wtf quoi. Un mec est mort, les gars. C'est pas une attraction ni un divertissement, on est pas chez TF1 quoi. C'était trop malsain.

Je sais que c'est un sujet plombant le moral et que c'est déplacé de parler de fringues ensuite, mais je pouvais pas faire un article QUE sur le métro, donc je l'ai incrusté comme je pouvais. Quoiqu'il en soit, je cherche les fringues suivantes en pas cher (donc version H&M, Pimkie, ou magasins underground sur Paris, que sais-je encore). FILEZ MOI LES BONS PLANS !! PS : Vous vous souvenez de mes bottines ? Je les ai trouvé à 40€ à la Halle aux Chaussures, c'est pas si mal là bas, en fait.

Je cherche une veste pour le printemps, un truc en cuir 
ou simili-cuir me parait une bonne option

Je ne veux plus de bottes, il commence à faire trop chaud, du coup je vais me prendre ma première paire de compensées, de préférence grise, pcq c'est plus original tavu

Romwe

Bref, un truc aux épaules découvertes, pas forcément aux manches 3/4

Romwe

J'ai envie de finir par ne mettre que des robes. Si on compte un jean+tshirt, ça fait 40+20=60€ la tenue alors que la plupart des robes coûtent moins cher, ce qui est plus rentable, joli, féminin et pratique (bon ok, à part le collant qui nique le milieu du ventre après manger, mais je prendrais des collants de luxe). Fini les casse-têtes et les crises de pleurs lors des essayages de jeans !

BOTW

Ou un tout autre sac en tissu mignon.

Vu ici

Une couronne de fleurs pour les cheveux.. J'peux la faire toute seule nan ?

Bref voila, je m'arrête là pcq je regarde Confessions Intimes et que j'ai trop de peine pour un couple, je m'en vais pleurer devant TF1. 

SINON, demain je vois Meredith !!

Dites moi ce que vous aimez, ou pas, de façon à ce que je ne sorte pas habillée bizarrement. Hier on m'a dit que c'était pas la peine que je dise que j'étais parisienne parce que ça se voyait, que je TRANSPIRAIS la parisianité. Je sais pas ce que ça veut dire, donc je compte sur vos yeux de provinciaux pour me traduire ces propos (les parisiens comptent aussi, mais ils peuvent pas comprendre vu qu'ils transpirent aussi sans doute la parisianité). Mon oeil n'est plus conditionné à la mode parce qu'à la fac, les gens sont banals tandis que dans mon lycée au centre de Paris, c'était beaucoup plus (trop) hype (c'est négatif comme positif).

15 mars 2012

Ma fac est à chier, saison 32.

Un nouvel épisode pour la série "ma fac est à chier". 

J'ai un exposé à faire et la prof nous avait dit qu'il fallait qu'on parle impérativement d'un bouquin. La bibli de la fac ne l'a pas, il coûte presque 400€ (oui oui) sur Amazon et Priceminister, les filles avec qui je bosse vivent à 1h30 min d'Île de France, il est difficile de s'organiser pour qu'on aille dans une autre bibliothèque où de toute façon, on ne pourra pas emprunter (où s'ajoutent d'autres obstacles comme la queue, tarifs d'entrée, etc...). Bref, vous savez que je suis une étudiante sérieuse quoi.

Suite à ces difficultés, je suis allée voir la prof pour lui demander que si jamais elle l'avait, elle pourrait nous le prêter (à la base il coûte genre 5€), genre aimablement. Je n'avais même pas fini ma phrase qu'elle a lâché un  énorme "PFFFFFFFFFFF" en agitant violemment sa main comme pour chasser une mouche géante, ça ressemblait beaucoup à une gifle accompagné d'un "TU M'FAIS CHIER LA", pour partir précipitamment juste après, pour fumer sa clope, sans un regard.

Je suis restée, mais genre sidérée. Sur le cul. Je n'ai rien pu rétorquer, tellement j'étais sous le choc. La première chose qui m'est venue à l'idée, c'est de prendre mes affaires et de me barrer, c'était la goutte en trop. Après, je me suis dit que la connaissant, elle m'aurait annulé tout mon semestre. Ca n'en valait pas la peine. Je me suis juste rassise.

Ma gorge s'est nouée et j'avais les larmes aux yeux, tellement mon lycée me manquait, tellement il était à des années lumières de cet endroit. Je n'ai rien à apprendre d'une prof qui ne respecte même pas ses étudiants. Il ne me serait jamais venu à l'idée de réagir comme ça face à un prof, je ne vois pas pourquoi elle s'en réserve le droit. Les rapports profs/élèves ici sont familiers, parfois c'est sympa et on en vient presque à se tutoyer, mais d'autres fois, on en oublie nos statuts. Mon prof de philo n'aurait jamais eu une telle réaction, ni même aucun de mes profs de lycée.

En y repensant, je me demande ce que je peux bien foutre ici, à suivre les cours de profs pareils. Elle n'est pas un cas isolé. Il est parfaitement normal qu'un prof arrive avec du retard en exigeant que les étudiants soient à l'heure, qu'il y ai d'autres qui arrivent avec 45min sans prendre la peine de s'excuser, ou encore d'autres qui se permettent d'humilier les élèves en leur gueulant "T'AS POMPE CA OU ?" en plein exposé. J'ai l'impression d'avoir cours dans une autre dimension, où les valeurs que l'on m'a inculquées sont toutes bafouées, que ce soit le respect, la ponctualité, le mérite ou la force de travail. Mais qu'est-ce que je fous dans cette fac de merde, putain quoi. J'y arrive plus, j'y arrive pas. C'est pas possible de m'épanouir dans ces conditions, même avec toute la volonté du monde. J'arrive à un point de saturation, un point de non-retour. Et je ne suis pas la seule : rares sont ceux qui comptent poursuivre leur licence ici.

Je n'ai pas d'autres alternatives, si ce n'est une fac encore plus piteuse. Je dois continuer mon cursus d'infocom jusqu'à l'année prochaine, où je passerai le concours du Celsa en espérant de tout mon coeur être admise là bas pour ma troisième année. Il est hors de question que je refasse un Bac+1 ailleurs, déjà que je risque de redoubler ma L3 (si je ne suis pas prise au Celsa du premier coup), je veux pas passer 10 ans à faire mes études.

Ca ne suffit pas d'essayer de relever la tête, de me dire que je touche à de nouveaux domaines, même si j'aime bien le cours d'esthétique et celui d'économie (aujourd'hui on a fait l'analyse économique du modèle de la Star Academy). Comment survivre, c'est un mystère. Je m'en sors largement avec mon 16 de moyenne au premier semestre, donc ce n'est pas à cause de mon non-épanouissement que je vais foirer mes études. De toute façon, même si je le voulais, je sais même pas si je pourrais tellement c'est impossible de ne pas avoir son année... Ce serait dommage qu'il y ai des recalés hein, surtout les fumeurs de joints (DANS l'enceinte de la fac, normal), m'voyez.

Vous l'aurez compris, je craque. Entre autres, je rajouterai que j'en ai assez d'entendre le mot "anticapitalisme" tous les jours, matin et soirs, de voir la gueule de Jean Philippe Poutou où que je regarde, au mieux celle de Mélenchon, d'avoir mes yeux aveuglés par tout ce rouge, qui ne prend même plus de sens. J'en ai marre de cette marginalité revendiquée, de ce communisme, de cette philosophie si particulière dont ils sont tous fiers.

JE NE MANGE PAS DE CE RIZ LA.

14 mars 2012

Racontage de vie pas très intéressant

Bonne nouvelle, je commence à arrêter de réfléchir.

Premier rapport : aujourd'hui j'avais envie de Pepsi, alors je suis allée dans une épicerie tenue par un arabe, communément appellée l'ADC (arabe du coin). Y'en avait pas. Alors au lieu de lui dire "Merci, au revoir." comme je l'aurais fait habituellement, je me suis dit "fock, il est 22h30, j'ai trop envie de Pepsi" donc j'ai engagé la conversation style "Vous avez pas de Pepsi ? C'est bizarre, j'en trouve nulle part alors que c'est le premier concurrent de Coca quand même, c'est marrant", ce qui m'a vallu un tuyau "bah tu peux aller à Pizza Hut, ils en ont je crois :)".

MORALITE DE CETTE HISTOIRE DE OUF (oui, je sais qu'elle est ouf), si j'avais réfléchi en me disant "non vas y je me casse, je vais pas lui demander vu que y'en a visiblement pas, ça sert à rien de demander, il va me prendre pour une conne et se dire "mais c'est quoi cette bigleuse" et en plus j'ai des lunettes, c'est pas possible !" mais que j'étais ardemment à la recherche de Pepsi, je n'en aurais jamais eu.

La sympathie et le sourire ne me servent pas qu'à la sociabilité mais peuvent aussi m'aider à régler mes problèmes temporaires, youpi.

Oui, je sais, c'était super intéressant.

Bon sinon, j'en ai marre d'être ignorée en jean alors que j'ai remarqué que j'avais davantage de privilège lorsque j'étais en mini-jupe, alors que j'ai la même gueule et le même corps. Pourquoi sommes-nous invisibles aux yeux des mâles lorsque notre chair est recouverte par un tissu un peu plus épais qu'un collant ? (je ne parle évidemment pas de combinaison de ski mais genre d'un jean, normal quoi, TRANQUILLE) Par exemple, j'étais au secrétariat pour régler un problème administratif, dans une queue un peu conséquente. Je suis arrivée en mini-jupe ras-le-boule, soupirante style "PUTAIN QUELLE ADMINISTRATION DE MERDE" qui a du sonner un truc genre "Han la la, comme cela m'épuise de faire la queue comme tout le monde", et les mecs qui étaient devant m'ont proposé de passer devant, alors qu'ils n'avaient pas l'air moins pressés que moi, ou quoique ce soit. Ca a donné un truc genre "Tu veux passer ? :)" et après l'autre de devant "ouais vas y !" et encore l'autre de devant "Je t'en prie" alors que les trois ne semblaient pas se connaître (en arrivant ils faisaient tous une activité individuelle). Je suis sûre que cela ne serait pas arrivé si j'étais en jean-basket. Bon, ok, j'ai des avantages, mais ça m'énerve quand même, que je sois le plus souvent invisible et dès qu'on voit mes cuisses, ça y est j'suis Madonna quoi. C'était un exemple parmi d'autre.

Pour compléter cet article sans queue ni tête qui raconte des trucs de merde, j'annonce que j'aimerais passer mon BSR et avoir un scooter. En fait, le permis est trop cher et j'ai pas besoin de voiture, vivant à Paris. Mais j'aimerais bien pouvoir rentrer tard toute seule chez moi, ni dépendre des suicidés du métro. Enfin voilà, être un peu autonome dans mes déplacements. Le permis moto étant assez coûteux aussi, je me rabats donc sur le scooter et le BSR, étant plus accessible et présentant les mêmes avantages. Une Vespa, c'est cool en plus. Qu'en pensez-vous ? N'est-ce pas une bonne alternative ?


Bon sinon, aujourd'hui, un mec dans la rue qui achetait sa baguette a dit à Jeremy et moi "Hey, vous allez graaaave bien ensemble !" (ce qui étonnamment, est loin d'être la première fois). Ca m'a fait plaisir. On avait pensé à poser pour The Kooples mais on est loin de se fringuer comme ça et d'acheter des t-shirt blanc à trente mille boules. Même si notre vie est tout aussi cool. Bon ok, la sienne. Moi je fais que blogguer et boire du coca (étant donné que je trouve pas de Pepsi alors que je me suis rendue compte au KFC que je préférais le Pepsi. Je sais que c'est un sacrilège donc j'évite de le dire trop fort). J'anticipe les questions : il a beau être en terminale, il graffe, dessine, photographie, filme, monte, etccccc. C'est pas pour me la péter que je dis ça hein, mais juste que j'le sais quoi :).

Et enfin, pour finir, je vous invite à voir ce site trop marrant qui répertorie les pires design de sites, websites from hell.

Je vous invite également à vous abonner à Libé. En effet, ils proposent un abonnement web gratuit de deux mois aux jeunes, dans le cadre de la Présidentielle. C'est un très bon plan. De plus, je trouve que Libé a un aspect un peu "magazine", plus simple à lire que Le Monde, auquel je me suis abonnée (en papier). C'est l'occasion d'acquérir une conscience politique pour ceux qui ne s'y connaissent pas :) Je vais peut être changer de journal quotidien, du coup, si ça me plaît bien.

Il vous suffit de cliquer là : VOILA LE LIEN 

12 mars 2012

Youpiiiiiii il fait bon, il fait beau, je suis une toute autre personne.

Non franchement, la météo a trop d'impact sur moi, c'est parfois assez dingue. Tandis qu'il y a quelques jours, j'étais d'un sérieux absolu, me morfondant sur le non-sens de la vie et l'indignation des gens ignorants face aux 75% d'impôts de Hollande, aujourd'hui je me sens sereine et je retrouve petit à petit mon sens de l'humour (vous l'aurez remarqué, j'étais drôle avant), même si je suis toujours conséquemment blasée de la fac et de l'Humanité (j'avais jamais lu ce journal, il était distribué gratos ce matin et j'ai du l'acheter pour la socio, c'est dingue comment l'extrême gauche est sans cesse en train de se plaindre de tout, tout le temps et en toutes circonstances).

Bref, aujourd'hui il m'est arrivé un truc un peu anodin mais je tiens quand même à le relater pour parler du communautarisme qui me pousse à être presque méchante. Je mangeais mon sandwich, toute seule, en allant vers la salle pour le prochain cours quand une fille me demande ce qu'on a fait au dernier cours, d'un accent très prononcé. C'est une asiatique, et plus précisément, une blédarde. Donc je lui réponds qu'on a fait telle et telle chose. Bien. Prochaine question, "tu es née ici ?". OUI JE SUIS NEE EN FRANCE, oui. Et je pense que tu ne devrais pas m'adresser la parole juste parce que tu pensais que j'étais étrangère comme toi et qu'on aurait pu former une jolie petite bande avec les autres blédardes made in china. Franchement, c'est pas que je renie ma communauté mais c'est vraiment un truc que je déteste, ces tentatives de rapprochement parce que j'ai les yeux bridés (en plus en vrai ils sont même pas bridés, j'ai les yeux en amandes !!), ça n'a aucun sens. C'est comme au lycée où THE bande d'asiatiques se mettait toujours à côté de moi en tentant de me rallier à leur cause. A force, ça a développé une sorte de racisme modéré, dans la mesure où j'ai davantage de mal à me lier d'amitié avec des asiatiques, de peur qu'ils fassent partie de ces asiatiques qui traînent qu'entre asiatiques, ce qui pour moi, témoigne systématiquement d'un manque d'ouverture d'esprit. Mon raisonnemment est bien rapide, je sais, mais je peux pas m'empêcher de le penser. Surtout quand à la cantine, j'entendais la table d'une dizaine de chinois qui parlaient tous chinois entre eux. Pourquoi ils vont pas voir ce qu'il se passe en dehors, un peu ? C'est comme si c'était rédhibitoire, qu'ils pouvaient pas fréquenter des noirs, des arabes ou des blancs. Le communautarisme, c'est vraiment un truc qui me fait péter des câbles.

Bref, cela me conduit à parler des remarques que je subissais de la part de ma grand mère, qui me disait tout le temps des trucs genre "Pfff t'aurais pas pu prendre un blanc !" lorsqu'elle me voyait rentrer avec Jeremy. Je pense pas en avoir déjà parlé sur mon blog, mais j'ai longtemps souffert du racisme de ma grand mère, par rapport à ma relation avec Jeremy. En fait, il est vietnamien et guadeloupéen. Pour ma grand mère, tous les vietnamiens sont des cons, et les noirs, n'en parlons pas. Du coup, Jeremy c'était un peu le combo fatal. C'était assez difficile à vivre, il fallait encaisser les remarques et les discours pendant des mois entiers, mais je me suis dit que de toute façon, c'est pas elle qui vivait la relation. Alors j'ai pris l'habitude de ne plus répondre, de la laisser parler et finalement, aujourd'hui lorsque je rentre tard chez moi, elle m'engueule en me disant "J'espère que Jeremy était avec toi hein !!!!!!". Celui qui était mon pervertisseur est devenu, en quelque sorte, un gardien qui rassure ma grand mère de par sa présence à mes côtés. Je sais pas si sa vision des noirs a changé mais je suis soulagée d'avoir à subir de moins en moins ses remarques désobligeantes. 

Concernant ma mère, elle n'a jamais été dans ce cas là et accepte mes moeurs modernes et européennes. En parlant d'elle, elle vient d'avoir une semaine de vacances et c'est une toute autre personne, agréable à vivre, attentive et enjouée. Je pense que ce n'est pas sa personne en elle-même qui est insupportable, mais plutôt son travail qui l'aliène littéralement. J'aurais bien aimé qu'elle s'épanouisse professionnellement, ou qu'elle continue d'être femme au foyer après la naissance de mon frère. Mais sans autre revenu, cela est bien sûr impossible. Elle a repris le boulot aujourd'hui et rien que ce matin, moi, habituée à lui parler un petit peu depuis ses vacances, lui parle de Gran Torino, que j'ai vu hier et que j'ai trouvé TROPTROPTROPTRPORTPORP bien (surtout les jeux de lumière dans certaines scènes, et puis Walt est trop drôle). Sa réponse : "Hm.", alors qu'il y a trois jours, elle m'aurait répondu avec enthousiasme, comme quand je lui ai parlé de Duch le maître des forges de l'enfer, que j'ai vu en présence du réalisateur jeudi, un film sur les khmers rouges. Le lendemain, elle m'avait rapporté le dvd de La Déchirure avec John Malkovich, qui porte sur le même sujet. Bref, je cohabite littéralement avec deux personnes.

C'est ainsi que je prends conscience de l'importance de son métier, et que ça me rend ouf de savoir qu'il y a des jeunes qui laissent tomber la fac pour travailler au McDo, comme s'ils allaient faire ça de toute leur vie. Et qui s'en foutent littéralement. Je comprends qu'on puisse ne pas être obsédé par l'idée de "BIEN" gagner sa vie, mais le travail ne devrait pas être considéré aussi dérisoire par certains jeunes car l'indépendance s'acquiert par l'interdépendance. L'indépendance, avant d'être dans l'esprit, est selon moi, avant tout matérielle. Cette indépendance matérielle s'acquiert donc par le travail, qui sert à d'autres, comme le travail des autres nous sert. En fait, vivre en société, c'est tout un système dont ceux qui ont pour vocation de servir des frites toute la journée, n'ont pas conscience, j'ai l'impression. Surtout qu'aujoud'hui, même si la reproduction sociale est encore très présente, on peut choisir le métier que l'on veut exercer, ce qui assez cool pour l'épanouissement perso. Si tout le monde pouvait faire le métier qu'il veut, ce serait magnificos *_* (moi testeuse de matelas, de pizza ou d'hôtel de luxe).

Bon, j'arrête mon discours à la sauce de poneys sucrés.


PS : C'est bon, je réussis un peu à parler aux gens, au fait ! :D

11 mars 2012

Shittin on the past

Aujourd'hui,

Je suis allée au salon de l'Etudiant pour soutenir mon copain dans ses voeux post-bac. Comme à mon habitude, je suis passée au stand du Celsa même si je connais déjà cette école par coeur. Après avoir discuté avec une dame (???), je pense changer de voie. Au lieu d'aller en Médias et Communication, je pense postuler pour Management de la communication, qui est plus globale et exhaustive, ce qui m'ouvre plus de possibilités pour le futur même si récemment, j'ai eu un déclic qui me fait réaliser que je voudrais travailler dans les industries créatives.

Je suis su-per motivée de ouf. La dame a dit qu'il ne semblait y avoir aucun problème pour moi étant donné mon cursus actuel et la motivation que je semble avoir, héhé. Mais malgré cela, je sais pas comment me situer par rapport au concours. Je ne voudrais pas y aller défaitiste, mais si j'y vais en ayant en tête "je l'aurai", si je ne l'ai pas du premier coup, je serai effondrée.

Ca me tient plus à coeur qu'on ne pourrait le penser. En fait, c'est surtout le ras-le-bol de ma fac actuelle qui me pousse à vouloir être admise dès la première fois que je passerai le concours. J'en ai marre. De la banlieue, des banlieusards, du too much de militantisme, de la demi heure requise pour rejoindre Paris, de l'absence de stimulation intellectuelle, de l'encouragement au progrès... Néanmoins, j'aime mieux les cours qu'au début de l'année. Je trouve qu'on y apprend plus mais que c'est pas assez intensif, du coup je rechigne à faire un dossier (sur Madmoizelle d'ailleurs ! :D) alors que j'ai un mois pour le faire, vous voyez le genre ? Si j'avais eu à le faire pour la semaine prochaine, je l'aurais fait direct. Mais la, je sens que je vais le faire à la dernière minute vu que je me serais trop détendue. J'ai perdu l'habitude de la performance et je sais plus comment travailler.

Bref, mon lycée, ses lieux, son emplacement, ses profs me manquent terriblement. C'est aujourd'hui que j'réalise que j'étais habituée à une excellence modérée dans la mesure où on nous poussait toujours à aller plus haut en sous-notant, et où on se souciait de notre avenir (viser plus loin que le bac quoi), sans pour autant nous mettre en compétition ou la pression. L'ambiance était excellente dans ma classe. Je suis un poulain de cette institution-là, pas celle de ma fac. Ca peut ressembler à du patriotisme mais je suis fière de dire que je viens de CE lycée. Mais maintenant, quand on me questionne sur mes études, je préfère taire le nom de mon université et dire que je suis juste en infocom.

C'est terrible ce sentiment, ça me déprime de jour en jour d'y aller. J'espère que ça me motivera pour donner le meilleur de moi même, dans un an, lorsque je passerai le concours qui m'ouvrira un autre univers, qui est ceci dit toujours banlieusard, mais côté Neuilly-sur-Seine, avec rien aux alentours non plus... Mais rien que pour le bien être de l'accomplissement de soi, je suis prête à y aller.

Sinon, je pense que je vais recommencer à dessiner. J'avais appris à dessiner pendant un été où je n'avais plus d'ordi et franchement, en retrouvant mes dessins, je trouve que je me débrouillais assez bien donc j'aimerais bien reprendre pour exploiter mon potentiel (ptet imaginaire hein). Problème, je sais pas quoi dessiner. Je suis créative mais quand la mesure où j'ai une base (genre un sujet, ou un modèle). Tanane contre une feuille blanche, j'y arrive pas. A part des formes géométriques mais c'est nul, ou des dessins d'enfant style "moi et jeremy plus tard ^^" où j'avais mis E.T comme animal de compagnie et tout. Bref, donnez moi des sujets, aidez mon talent !

PS : Pour ceux qui se souciaient du sort d'Edouard, le jeune homme qui voulait parler à une fille, j'annonce qu'il sort actuellement avec, donc bravo à lui ! :'D


Cet article ne sert à rien, je sais.

PPS : J'ai passé une heure et demi à Etam avec une vendeuse et j'ai découvert que ma vraie taille de soutif était 95B alors que je portais du 80A. C'est fou la vie, je sais.

8 mars 2012

Mon copain m'appelle "gros crâne", est-ce normal ? Merci.



Mon rêve dans la vie, c'est d'avoir de la conversation.

En fait, en discutant avec un américain ce matin, j'ai trouvé que les rapports sociaux étaient vachement plus "open" avec lui qu'avec les gens que j'ai pu rencontrer, de manière générale. Comme je suis super intelligente, j'en ai fait une généralité dans ma tête et je me suis dit que les américains étaient moins "retenus" lorsqu'ils rencontraient de nouvelles personnes.

Enfin bref, cela m'a fait réaliser que ces temps-ci, je m'enfermais dans une bulle qui m'intellectualisait à outrance. Je passe mes journées à engloutir les informations, à lire des livres et à écrire (mes cours, sur le blog, en SMS...), à un tel point que j'en perds mon potentiel social. Je m'explique : Je suis tellement en PERMANENCE dans la réfléxion que je ne sais plus tenir une discussion banale, je ne sais plus parler du beau temps, j'angoisse de plus en plus face au contact humain. Je trouve ça très handicapant sur le long terme et je voudrais trouver une solution pour équilibrer les deux éléments (qui ne s'opposent pas !) pour éviter de tomber dans un intellectualisme que je ne cautionne pas. 

Cela dure depuis ptet.. Une semaine ? Je pense que c'est remédiable mais faut que je me trouve un plan, des exercices à faire, pour retrouver cette spontanéité sociale. Je pourrais aisément parler de la sémiologie plastique, d'externalités du réseau ou encore de Platon, mais parler de la météo, je peux pas. Je sais pas quoi répondre aux gens. J'acquiese, je souris, mais je suis incapable de rebondir sur un sujet, incapable de relancer la conversation. Du coup ils pensent qu'ils m'emmerdent, du coup ils s'en vont, du coup je pense qu'ils ne m'aiment pas, du coup on se reparle jamais de la vie sauf prétexte important. Donc c'est bien beau de connaître des gens qui écrivent, qui exposent, qui font des collages, des peintures (hors fac), mais je ne peux rien "tirer" d'eux (façon de parler !) si je ne peux pas développer la relation humainement parlant, autrement dit, DEVENIR POTES.

Le savoir qu'on acquiert en rencontrant les autres est d'autant plus important que celui qu'on apprend théoriquement dans les livres ou les journaux. Evidemment, déclarer cette difficulté, en parler, c'est la considérer et d'une certaine façon, la dramatiser. J'aurais voulu m'en rendre compte mais ne pas y réfléchir. Maintenant, ça me bloque. C'est comme quand on rencontre quelqu'un, quand on se dit "je suis timide", on sera bloqué par notre timidité, alors que si on ne se dit rien, ça glisse tout seul. Enfin dans mon cas, c'est ça.

Attention, je précise que je ne dis pas "oskour je suis trop intelligente" mais "oskour je suis pas assez sociable". Bref, je fais appel à vous. Aidez moi à m'en sortir, ne me laissez pas tomber dans l'intellectualisme. En d'autres termes, aidez moi à travailler ma sociabilité. Je veux devenir comme ces mecs président des élèves, dans les films américains, genre super intelligents, super populaires, super sociables ! (Pas une pompom girl populaire mais superficielle et conne) (Ni l'intello avec des couettes et une jupe qui s'arrête aux mollets) (En fait, comme Steve dans Chronicle ! Sauf que je suis pas noire donc l'effet Obama ne peut pas marcher) (MAIS JE SUIS ASIATIQUE !!! J'tiens un truc là !!)

Ps : Qui se souvient de ça ?

Ce sont des berlingots de lait concentré !

PPS/edit : En fait j'ai réfléchis et je pense pas que ça ait un rapport avec une quelconque timidité. Je passe un oral, je fais un exposé devant tout le monde, j'interviens pdt le cours, j'exprime mon opinion sans mal. C'est vraiment la conversation banale, en face à face qui m'angoisse. J'ai peur du blanc, qu'on se dise "mais c'est quoi cette meuf qui a rien à dire" du coup, je dis rien, je prends pas de risques et je m'enfonce encore plus. Bref, c'est atroce.

5 mars 2012

Doctissimo, rubrique psychologie.




Pour parler un petit peu des cours, le deuxième semestre s'annonce plus enrichissant que le premier. J'ai commencé de nouveaux cours comme la sémio, la socio ou l'esthétique. Mais je kiffe un peu plus le cours d'économie. Je trouve qu'il y a trop de choses que tout le monde devrait connaître, comme comment se calcule le coût de production d'un CD. Ca permet de comprendre un tas de choses de la vie courante, mais aussi la politique. Bref, une fois le semestre fini, je pense que j'aimerais bien continuer de mon côté mais je sais pas trop comment. Je jeterais un coup d'oeil dans les manuels de première et de terminale ES. D'autant plus que pour le moment, les maths sont pas trop compliquées donc c'est cool (AIGHT JE SUIS LA MEUF QUI A EU 18 AU BAC DE MATHS. Ok, j'étais en L, MAIS MÊME).

De plus, j'ai commencé ma spécialisation qui s'intitule "Médias et médiatisation", je trouve ça cool parce que l'étude des médias est plus approfondie, donc c'est ce que je cherchais. Mais l'aspect journalisme me fait chier, parce que je me suis résolue à ne PAS faire du journalisme et là, c'est comme s'ils disaient "tiens, apprends à faire genre t'es journaliste alors qu'avec cette licence, tu le seras jamais mais c'est pas grave."

Soit. Je me suis aussi demandé comment on devait se comporter, ma personnalité et moi. Je sais pas si on doit accepter qui on est, être en mode "you are who you are, deal with it" OU si on doit vouer notre existence à faire ce qu'on peut pour être la personne que l'on VEUT être. 

Mise en situation :

Situation 1 :
J'arrive dans un nouveau milieu social
 - Je m'accepte : Je suis habituellement timide et par extension, de nature timide. Je ne parle donc à personne car je ne me fais pas violence pour sortir de cette timidité et me faire des amis comment j'aurais bien aimé. 
- Je fais ce que je peux pour faire ce que j'aimerais pouvoir faire : je suis extravertie, je parle à tout le monde et dans ce cas, je renonce à ma nature, à mes habitudes. Et dans ce cas, j'oublie qui j'étais, jusqu'à ce que Mufasa apparaisse dans le ciel pour me dire "n'oublie pas qui tu es, Tanane."

Situation 2 :
J'ai un livre à lire
- Je m'accepte : Je suis très paresseuse, pourquoi lutter contre ma nature ? Je m'accepte tel que je suis et ne le lit pas, préférant glander sur Facebook.
- Je vise à être une fille cultivée, je me force donc à aller lire, je me bats contre la personne que je suis réellement pour tendre à être une personne que je ne suis absolument pas.

J'ai mis les deux situations pour que le bénéfique soit dans les deux camps.

Pour être heureux, doit-on s'accepter ou tout faire pour être la personne que l'on voudrait être ?

Sinon, j'ai acheté une chemise noire en lurex dans une fripe (style). Je sais pas pourquoi. Je sais même pas si je le mettrai. Première option : je m'accepte telle que je suis, c'est à dire en tant que meuf qui ne tente jamais rien physiquement parce qu'elle a terriblement peur du regard et du jugement d'autrui, donc elle se fait la plus discrète possible, ce qui la condamne à ne porter que du noir et du bleu marine... Sinon, je peux aussi être infidèle à moi même, JOUER le rôle de la fille que j'aurais aimé être, m'en foutre du regard d'autrui, porter ce que je trouve cool ou funny, avoir un STYLE à soi, oser sortir de la masse et tant pis pour les critiques. Qu'en pensez-vous ?

Edit :


Shopping list de mon coming-out vestimentaire :

- Jegging noir (C'EST BON JE SUIS MINCE MAINTENANT)
- Bottes en cuir marron (pour les robes. Les talons c'est bien mais ça me soule)
- Un châle/foulard (je sais pas comment ça s'appelle mais j'ai spotted un magasin à Mouffetard)
- Une veste pour le printemps (Quel style?)
- Des robes (AUTRES QUE UNIES)
- Sac en tissu
- Des escarpins compensés
- Couronnes de fleurs pour les cheveux

Ps : J'ai mis mon truc en lurex, c'était cool :)

Losing my religion



Hier, j'étais en train d'attendre mon copain lorsque deux femmes qui se sont présentées comme chrétiennes m'ont abordé en me demandant où je comptais passer l'éternité. Nulle part, j'ai dit. Et puis elles m'ont dit que Dieu m'aimait, sauf que j'ai dit que j'en avais rien à foutre étant donné que rien ne me prouve son existence. Ensuite, pendant quarantes minutes, on a discuté de ça. Elles ont dit que j'étais aveuglée, mais que c'était pas grave étant donné que Dieu m'aime et qu'il les a mises sur mon chemin pour sortir de mon ignorance vu qu'il était tout puissant, qu'il contrôlait tout et que tout ce qui se passe sur terre, c'est par sa volonté et sa grâce. Je leur ai parlé des guerres de religion, des génocides, du troisième Reich, de "comment ça se fait qu'on soit passé de l'antiquité romaine au moyen-âge". Leur réponse : "ceux qui partent en croisade ne croient pas en Dieu, les génocides "ah moi je parle pas de ça !", le troisième Reich "ah non mais je sais pas quoi vous parlez, je vous dis juste que...". Ce genre de trucs quoi. Ah ouais et le truc le plus abérant de l'histoire, c'est "tu vois quand tu dis à ta mère que tu ne l'as pas vu [en montrant Jeremy] alors que tu l'as vu, c'est pêcher, c'est comme si tu avais tué, violé un enfant". WTFFFFFFFFF.

Ceci dit, je ne tiens à heurter personne lorsque je raconte ça dans mon article. Je respecte les religions et tout, sauf que je suis on ne peut plus athée et je comprends pas ce qu'elles attendent des gens qu'elles vont ainsi voir. Je ne conçois pas comment on peut être aussi aveuglé dans sa foi, sans esprit critique et être dans une telle soumission.

 "Nous sommes tous des pêcheurs, personne ne mérite l'éternité ici, tout le monde est voué à l'enfer, mais comme Dieu est bon, il sauvera ceux qui croient en lui". Si c'est le cas, vous trouvez pas que c'est vachement égocentrique de sa part ? Moi je pense que s'il existe, il sera clément et juste, donc il jugera les personnes selon les actes, si elles ont fait du mal ou du bien par rapport à la société, aux personnes, et non pas sur le fait de si elles ont cru en lui ou pas. "Seule ta foi te sauvera". Ok en mode narrow-minded les meufs. Bref, je pense pas qu'on puisse vraiment discuter avec ces gens là. Quand j'en parle avec mes amis croyants, c'est beaucoup plus enrichissant que de parler avec ces gens convaincus que tout le monde devrait être pareil qu'eux. La clairvoyance, ce n'est pas voir que Dieu nous aime et qu'on doit se soumettre à ses commandements. C'est élargir ses horizons, voir les différentes possibilités et choisir. Je pense que c'est en lisant Diderot ("Entretien d'un philosophe avec la maréchale de ***"), Descartes (Dieu existe parce que l'homme a l'idée de la perfection et la perfection n'est parfaite que lorsqu'elle existe), Platon (l'idéalisme, l'allégorie de la caverne), en explorant les autres religions qu'on peut fonder sa propre opinion, au lieu de croire aveuglément un truc, sans pouvoir réellement le défendre auprès de non-convertis.

Sinon, aujourd'hui je suis allée au temple bouddhiste car mon oncle est mort. J'avais oublié à quel point la décoration pouvait être colorful et joyeuse. Loin de l'austérité (alors que c'était aussi un monastère), ça respire presque la joie de vivre. Malheureusement, je n'ai pas pensé à prendre mon appareil donc je n'ai pas de photo à vous présenter.