Pour poursuivre l'article précédent sur mon niveau de bonheur actuel : je suis admise au Celsa !
Ceux qui me suivent depuis plusieurs années savent que j'ai toujours fait de cette école un bien trop big deal, ce qui, je pense, a causé mon échec l'année dernière. Cette année, heureuse à l'Institut Français de Presse, j'avais repassé le concours sans grande conviction et sans réviser par manque de temps (arrivée à une semaine du concours, je me suis décidée à bosser un jour avant de réaliser qu'il était ridicule de préparer un concours en une semaine). J'y suis allée, je me suis posée devant Foucault et le selfie (qui est le sujet complémentaire lié à ma filière) en écrivant une certaine quantité de bullshit, ce qui me faisait ricaner toute seule devant ma copie (oui le selfie bouleverse les tabous de la société occidentale, absolument) (je déconne pas, c'était vraiment le postulat de ma copie).
Sans vraiment de surprise, il s'avère que je suis admissible aux oraux (même sans réviser, j'étais intérieurement convaincue que l'IFP m'avait apporté un niveau académique suffisant pour cela). J'étais quasiment sûre d'échouer à ce niveau, et ce, pour plusieurs raisons : déjà d'une, j'étais en pleine période de partiels donc pas vraiment le temps de préparer de speech, de deux, j'avais eu 7/20 l'année dernière sans vraiment comprendre mes erreurs donc pas de chance de m'améliorer, et de trois, j'avais un partiel exactement le même jour que mes oraux.
Je me suis donc pointée aux oraux totalement suante, stressée (je devais courir de mon partiel au Celsa, ce qui représentait quasiment une heure de transports), déprimée (j'ai foiré mon partiel) et déjà à moitié vaincue. J'essayais de me rassurer avec le ressenti de mes camarades de promo qui étaient passés quelques jours avant moi. Apparemment, ce n'était pas le même jury que l'année dernière et il y a avait la responsable de la filière, une femme douce et bienveillante. Cool.
En fait non, se pointe sous mes yeux mon pire cauchemar, le responsable de la licence, celui qui m'avait fait passé l'année dernière, un homme charismatique dont culture semble infinie. Autrement dit, le mec qui m'intimide le plus au monde (et d'un certain côté, mon idole). Je tremble comme une feuille et je commence à avoir des palpitations. "Vont-ils me donner une seconde chance si je m'évanouis, là maintenant tout de suite ?" Un mec sort de la salle en clamant "OH LA LA, J'AI TOUT DEFONCE !!!! C'ETAIT GENIAL". Soit. A mon tour.
Je ne sais plus si je l'avais raconté ici mais voilà, je me suis transformé en gros caca incapable de garder confiance en moi parce que le jury ne m'emmenait pas où je voulais aller. J'avais fait quelques oraux blancs pendant la semaine avec des amis de ma promo, tout allait bien à ce moment là. Sauf que mon oral ne ressemblait pas du tout à ceux que j'avais passé.
Je parle de lecture sur la pornographie, au lieu de m'interroger sur la pornographie et sa communication (j'avais tout prévu), on me lance sur les éditions de ce bouquin, etc... Une vraie cata. Je repars remplie de regrets et de haine envers moi-même. Je sais que j'ai beaucoup d'assurance habituellement, et que je me laisse difficilement déstabiliser, alors POURQUOI à ce moment crucial de ma vie, je devenais le plus petit des poussins ?
Soit. Dans l'après midi vient l'anglais, où je tombe sur la curieuse histoire d'un militant cyborg. Le sujet m'a beaucoup plu et je remercie mon bénévolat chez RAGEMAG qui m'avait fait lire quelques jours avant sur la robotique au Japon. C'est un sujet sur lequel j'ai pu développé avec pleins d'exemples : Google Glass, le film Her (le jury s'est foutu de ma gueule, à cause de mon accent, je parlais du film Hair, ce qui n'a aucun rapport), l'excellente série Black Mirror et même quelques références philosophiques (Homo faber de Bergson, la perfectibilité de Rousseau, etc). J'étais contente de la richesse de mon exposé mais pas du tout convaincue par mon accent et mon niveau d'expression orale (qui craint, surtout en situation de dialogue).
A la fin de cette journée, j'étais totalement convaincue que je continuerai à l'IFP et que je ferai un master de recherche en sociologie des médias, et cela m'allait, même si un arrière goût persistait puisque je n'avais pas donné le meilleur de moi-même.
Aujourd'hui, une connaissance de mon ancienne université me félicite sur Facebook pour mon admission. Surprise, je vais sur le site consulter les résultats. J'y vois mon nom. J'implose. je consulte les autres listes : tous mes amis de l'IFP admissibles ont été aussi pris. J'explose. Au bureau, je lâche un "sa mère la pute, je suis prise au Celsa !!" Mes collègues m'ont offert un resto, une bière et ont passé Booba en mon honneur.
Nous sommes jeudi 10 juillet, il est 23h40. Après l'anniversaire de mes 21 ans, l'obtention de ma licence de sciences politiques et sociales ainsi que ma merveilleuse année remplie de bonnes rencontres, je suis heureuse de pouvoir déclarer que pour la première fois depuis plusieurs années, j'envisage mon avenir dans une meilleure perspective.
Aujourd'hui, je suis débarrassée de tout regret, remord, mélancolie, nostalgie, peine (à compléter).
Pour ceux qui ont passé des concours ou postulé à des masters ou autre, j'espère que vous avez eu ce que vous vouliez et que vous serez tout aussi heureux que moi.
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10 juil. 2014
25 nov. 2013
Lighthouse
Bon.
Ma grand mère est morte. Je suis en train de déménager. C'est la première fois de ma vie. Et surtout : je quitte Paris. Bon, d'accord, je vais pas non plus dans la campagne et je suis toujours desservie par le métro, mais dans le principe, je ne serai plus parisienne, alors que c'est un des adjectifs qui ressort le plus quand on veut me qualifier. Concernant le décès, je le vis plutôt bien. Cela faisait des années qu'elle était malade (j'étais encore sur skyblog, vous imaginez ?) et quelques mois qu'elle vit à l'hôpital. Je me suis habituée à son absence (nb : pour ceux qui n'ont pas suivi mon histoire, c'est avec elle que j'ai toujours vécu, elle qui m'a élevé). Le plus dur dans l'histoire, c'est de supporter le reste de ma famille. Ma mère ne m'a jamais autant cassé les couilles et plus le temps passe, plus je nie le lien de parenté que nous sommes supposées avoir. Jamais je ne me suis sentie aussi éloignée de quelqu'un. Spirituellement parlant, je veux dire. Quant à mon oncle, voilà hein. Je n'en avais jamais parlé jusqu'ici parce qu'il est l'individu qui me débecte le plus dans mon entourage. A titre illustratif, dernièrement, il m'a sorti la phrase suivante : "on a jamais rien dans ma vie si on est honnête". Voilà.
Sinon, ce soir j'ai maté The Holiday. Le film était un peu pourri mais nouveau déclic : je recrois (ou j'ai envie de recroire) à l'amour inopiné. Par conséquent, après des mois d'errance sur Adopteunmec.com et une quinzaine voire vingtaine de rencontres, j'ai enfin réussi à quitter le site. C'est fou comme c'est addictif. J'en ai assez des rencontres calculées. Je dois apprendre à être seule ("seule" étant un mot pour qualifier le fait de n'avoir personne dans le viseur), même si je fréquente toujours Lucas (voir articles précédents). Notre relation me suffit pour le moment : un truc stable, qui ne demande aucun engagement, et surtout, aucune attentes particulières. On se voit, on va au ciné, prendre des verres, parfois sans passer la nuit ensemble. Sa compagnie m'est agréable et je suis heureuse de ne pas avoir d'obligations à remplir (quotas de rdv par semaine, par exemple). Voilà.
Concernant l'école, je me suis rendue compte que je m'épanouissais pas mal. LIMITE l'impression de bosser chez Google. C'est fou comme le cadre matériel des études peut peser sur le moral. Le fait d'arriver dans de grands bâtiments propres, d'avoir un bar à salades pour le déjeuner (et non plus des kebabs), une salle de sport, des espaces de coworking, une émission tv étudiante diffusée en continu sur un énorme écran à l'entrée, des poufs dans la bibli, des espaces détente et tout... Ca me change vraiment de Paris 8. Je réalisais pas d'à quel point étudier dans des locaux vétustes remplis de graffitis révolutionnaires pouvait influer sur mon bien-être. Niveau cours, j'ai énormément de travail, mais je me débrouille pour le moment. Cela dit, je regrette que ce soit aussi académique. Je ne trouve pas qu'on nous pousse à réfléchir au monde de demain, qu'il s'agit d'un deuxième niveau de pensée que nous devons creuser par nous-mêmes. C'est faisable, mais compliqué. Puis ça crée un fossée entre ceux qui le font, et ceux qui ne le font pas. Je trouve ça naze. Voilà.
Aussi, je vous poste le soundcloud du groupe de mon ex :) Il m'a aidé à monter ma bibli cet aprem, je vais lui apporter des écoutes s'il y a toujours quelqu'un qui me lit ici.
21 oct. 2013
Les nouvelles du dimanche
Hier, je lui ai dit que j'avais un peu repris mon blog. Il a rigolé en disant "Imagine tu parles de moi et tout, haha !". Un peu gênée, je lui ai dit que je parlais de mes relations sans trop avouer qu'il était le sujet principal de mes remises en questions actuelles. Thanks god, Blogspot permet de ne pas être répertorié sur les moteurs de recherche.
Bref, comme je vous l'ai dit sans trop développer, je suis entrée à l'Institut Français de Presse. Et c'est dur. Le niveau est loin de celui de Paris VIII, ainsi que la charge de travail. La dernière fois que j'ai autant bossé que le week end dernier, c'était lors du bac. En gros, deux ans de complaisance intellectuelle qui ont ramolli non seulement mes capacités intellectuelles, mais aussi mes capacités de travail. Je n'arrive vraiment pas à me faire à mon nouveau rythme et je suis en permanence fatiguée (dur d'avoir cours tous les jours alors qu'on était habitués aux week ends de quatre jours).
Pédagogiquement, je dois reconnaître qu'il s'agit du jour et de la nuit. A Paris VIII, on laissait libre cours aux goûts et préférences de chacun, ce qui nous permettait de travailler sur nos domaines de prédilection. Le mien étant les enjeux de l'internet libre, j'ai pu écrire un article sur Aaron Swartz et être publiée dans l'Huma, analysé le discours médiatique concernant ACTA, étudié les liens entre conscience politique et Anonymous, etc... Alors qu'à l'IFP, c'est beaucoup dans l'excellence académique, chose que je recherchais en sortant du lycée. Aujourd'hui, je sais que j'aurai davantage d'opportunités professionnelles et un nom de prestige sur mon CV, mais je ne suis pas sûre que cela suffise à mon épanouissement.
Mais bon, sinon, je suis aussi devenue secrétaire de rédaction chez RAGEMAG ! Je vous invite à découvrir ce super magazine qui fait des articles de fond et qui propose de l'information réelle qui peut nourrir vos esprits ! Je trouve leur initiative et leurs articles vraiment pas mal, c'est pourquoi je me suis engagée dans le projet. Je suis un peu stressée mais je pense que ça ira, l'équipe est plutôt sympa.
10 juin 2013
Oral du Celsa : briefing
Vendredi dernier, j'ai passé l'oral d'admission du Celsa (oui parce que j'étais admissible aux écrits !).
Je m'assois. Le directeur de la licence me reconnaît, me dit qu'il m'a déjà vu et me demande si c'est la deuxième fois que je passe l'oral. Non non, en fait c'est parce que je viens aux portes ouvertes depuis quatre ans. En gros, ouais, je suis un peu la psychopathe de service quoi haha.
Bon, on papote sur ma licence actuelle, pourquoi je veux partir de ma fac, etc... Puis on parle de mon lycée, qui a sa petite renommée et son petit monoprix à côté. "Vous alliez au monoprix ?" Oui. "Quel auteur et quelle théorie pouvez-vous me citer pour analyse le positionnement stratégique de Monoprix ? Que pouvez-vous me dire de plus là dessus que Morandini ?" J'en ai aucune idée, j'essaie de rebondir sur autre chose, je parle de leur tapenade qu'ils appellent "la petite robe noire de l'apéritif", on me recadre. "C'est pas grave..." à cet instant, je sens mon arrêt de mort.
Ensuite, ça découle sur mes lectures, sur mon intérêt pour les procédés manipulatoires, sur le cinéma, "vous aimez les blockbusters ?" Bien oui, comme tout le monde vu que c'est fait pour plaire au plus grand nombre. Et puis voilà, ça passe. J'ai l'impression d'avoir fait un speed dating, d'avoir parlé cinq minutes. Je ressors, les autres candidates me disent que je suis restée une bonne vingtaine quand même.
J'étais à l'aise, souriante, mais incapable de parler de théorie. Je sais pas à quoi m'attendre, mais j'essaie d'y croire tout de même. Aucune question sur mon stage ni sur mon projet professionnel ni sur mon bénévolat...
Concernant l'anglais, à la première écoute de l'extrait que je dois présenter, je ne comprends absolument rien. A la seconde, je comprends "sausages", "horse" et "kazakhstan". Okay, sur quoi suis-je tombée ? Sur un extrait sur les saucisses de cheval kazakhs. Oui, parfaitement. Avec une petite amorce de 2sec sur un vague scandale en europe sur la viande de cheval retrouvées dans des burgers et des meatballs. Bienvenue au Celsa, cette école de taré obsédée par la bouffe (le sujet d'anglais écrit portait déjà sur la nourriture et les différences culturelles haha).
Dédicace à tous ceux qui pensaient que le Celsa serait trop difficile pour moi. Je l'ai eu alors que je sortais d'une rupture (et vous même vous savez dans quel état j'ai pu être). Sans prépa à 2000 balles haha.
Dédicace à tous ceux qui pensaient que le Celsa serait trop difficile pour moi. Je l'ai eu alors que je sortais d'une rupture (et vous même vous savez dans quel état j'ai pu être). Sans prépa à 2000 balles haha.
24 juin 2012
No future
En travaillant dans un bureau chaque jour, je me suis rendue compte que ce n'était pas ce que je voulais faire toute ma vie. Je pensais pouvoir y trouver un confort, une routine qui aurait été une solution à mon angoisse, à l'imprévu. Mais non. Arriver, dire bonjour à ses collègues, regarder ses mails, adopter un rythme que l'on reproduira semaine après chaque semaine, se soumettre à une autorité (écrire un édito et devoir laisser le directeur le signer à sa place et mettre sa photo lors de la publication), c'est assez difficile à supporter sur le long terme. Quatre mois, la routine est encore plaisante, mais une dizaine d'années, je pense que c'est quand même autre chose.
Je n'ai encore aucune idée de ce que je veux faire comme métier plus tard. Je voudrais pouvoir concilier mes activités à mes croyances. Je rappelle que c'est une idée nouvelle vu qu'il y a quelques semaines, je ne cherchais qu'un métier lucratif. Et quelques mois avant, je rêvais de travailler chez TF1, suite à un discours d'un étudiant du Celsa. Les grands noms de ses références m'ont fait rêver, mais aujourd'hui, je me rends compte qu'il n'a fait que vendre son âme au diable.
En fait, j'ai envie d'avoir une vision internationale dans ce que je fais. C'est à dire qu'aujourd'hui, je fais mon stage en communication interne, c'est à dire que je n'agis qu'en fonction des employés du Muséum national d'Histoire naturelle, ce qui est assez restreint, aussi nombreux qu'ils soient. J'ai envie de pouvoir faire en sorte de donner l'accès à internet aux cubains, par exemple, de médiatiser les avortements forcés en chine, ou de réduire la fracture numérique entre tiers monde et occident. Directement, ou indirectement. Naturellement, avec ma formation, je ne vais jamais aller sur le terrain faire de l'humanitaire, mais je peux éventuellement être dans la cellule communication d'une ONG, ou que sais-je. Je sais pas si le temps presse, si je dois absolument y réfléchir aujourd'hui ou si je peux me permettre de tout faire sur le tas.
J'ai juste envie de passer ma vie à me dire que ce que je fais vaut la peine d'être fait (ce qui n'est pas le cas pour le journalisme d'entreprise, ce que je fais actuellement, par exemple).
AH OUI, ça me plairait aussi de travailler dans les industries créatives. Je parlais de ça il y a quelques mois, en me disant que j'allais bosser chez Universal et que ce serait cool. Mais quelle vendue je faisais à l'époque, comme si l'argent et le pouvoir rendaient heureux. De nos jours, ils ne font que nous déposséder (thanks god, le diable a bien voulu me rembourser mon âme, il était bourré). Je peux travailler dans le cinéma et m'occuper des trucs un peu underground tavu, et développer la démocratisation de la culture via l'organisation des festivals comme celui de Paris (29 - 10 juillet), où tous les films sont à cinq euros, lorsque l'entrée n'est pas gratuite. Ou comme le festival des cinémas numériques d'hier, qui permettent de promouvoir des court-métrages de mec inconnus mais à grand potentiel.
Enfin, le champ de la communication est vaste. Cela dit, le fait que ce soit full of women me donne un peu d'exercer une fonction de secrétaire, sans dénigrer la profession, c'est plutôt rabaissant de savoir que les gens pensent que je suis en mode Miss France alors que ma formation me fait décrypter les médias et prendre conscience des enjeux politiques et la manipulation des foules, mais soit. Je vis avec.
23 juin 2012
OFFICIELLEMENT la fin de l'année
J'ai découvert mes notes de deuxième semestre en ligne ce midi, en mangeant mon taboulé au bureau toute seule. J'étais assez surprise de me rendre compte que j'avais rattrapé mes 13 du début du semestre avec des 17 en dissertation, pour les partiels finaux. Je valide donc ma première année de licence avec une moyenne générale de 15. Pas de quoi faire un plat, mais c'est tout de même gratifiant de savoir qu'on se débrouille mieux en dissert que dans un partiel de questions de cours.
Autre gratification universitaire, j'ai reçu un mail de ma prof suite à mon devoir (refaire un média papier en binôme, j'avais fait Causette) et au fait que je pouvais pas venir le chercher vu que je travaille toute la journée : "La première remarque que j'avais écrite dans votre dossier en le corrigeant, juste au bas de l'édito, c'est : "je me marre". Et c'est vrai : je me suis bien marrée en vous lisant. Vous avez de sacrés talents de plume, mes cocottes..."
Pretty cool. J'avoue que sur le coup, je pense que mon ego est rassasié pour quelques mois, avec tout ça, surtout venant de cette prof, à mon goût trop exigeante et sévère, qui m'avait mis ma pire note de l'année (11) à un vulgaire partiel de questions de cours : trop de vexation pour moi. Mais bon, apparemment faut croire que j'ai survécu hein.
18 juin 2012
Bon courage à tous !
Metropolitan Museum of Art, NYC, 1988. Photo by Elliott Erwitt.
Demain, le bac. J'espère que tous les terminales qui me lisent ont bien révisé. Même si je l'ai déjà, je ne m'en sens pas plus légère puisque mon copain et une de mes meilleures amies le passent.
Je m'en rappelle comme si c'était le mois dernier (sans exagération), et je ne me suis toujours pas détachée de mon lycée. Quant à mes choix APB, tout le monde continue de me rétorquer que j'aurais mieux fait de faire une prépa. STOP ça suffit. Même si je ne me fais pas à ma fac, je ne regrette toujours pas mon choix d'orientation. Je ne nie pas que la prépa m'aurait apporté à peu près dix milles trucs de plus (notamment pour mon ego) que ma licence, mais ce n'était vraiment pas ce que j'avais envie d'apprendre. Je ne voulais pas rester dans le pur scolaire, les dissertations d'histoire ni reprendre le latin.
En regardant sur mon année scolaire passée en licence information-communication, j'ai le vague sentiment d'avoir passé une année sabbatique. Et pourtant, ce serait prétentieux et égoïste que de penser que les profs que j'ai eu, aussi laxistes qu'ils soient, ne m'ont apporté. Sans me pousser intellectuellement, je pense qu'ils ont quand même pas mal encouragé ma créativité et the self expression, dans la mesure où j'ai pu pas mal exercer ma plume, aussi modeste qu'elle soit, à travers des articles, des critiques de films, des dissertations où mes ironiques "cher président" (à l'époque : Sarkozy) sont joints d'un "Oui !" au stylo rouge. Ah oui, j'ai aussi pu faire une analyse socio-culturelle du public, après douze heures d'observation aux ventes aux enchères à Drouot, en anthropologie. C'était un dur labeur, mais une fois les quinze pages imprimées, on est content de soi.
Tout ça pour dire qu'en dépit de toutes mes critiques et plaintes à propos de mes cours, au final, c'était PAS SI terrible que ça quand on y pense. C'est juste que tout est amplifié à cause du fait que je me suis pas fait d'amis et que je n'arrive pas à m'habituder au jemenfoutisme ambiant vu que j'ai été "élevée" dans une bonne classe, où tout le monde était attentif, ou du moins, paraissait l'être. Il faut juste que j'arrête de faire la comparaison lycée-fac et de passer mon temps à parler de mon époque lycéenne comme un ancien régime politique. C'est un autre monde, c'est tout. Mon lycée existe encore, je suis juste passée à autre chose. Enfin en théorie.
"En deuxième année, ça ira mieux", me dit-on. J'espère. Cette nouvelle année scolaire s'annonce comme étant plus laborieuse que la première (un bien pour un mal ou un mal pour un bien, who knows ?) : Travail pour l'association, cours plus high level (enfin j'espère) et SURTOUT, préparation pour le Celsa (concours en Avril). J'étais chaude au début de cette année, je travaillais déjà de mon côté mais gagnée par mon image d'intello en mode "mais t'es folle ou quoi ?" et ma flemme, j'ai arrêté mes séances de révisions hebdomadaires... Je suis faible, je sais. Cela dit, un de mes profs du premier semestre (un super prof), le dernier jour, m'a proposé de me coacher personnellement pour le Celsa en me donnant et corrigeant des sujets. Je dois lui écrire un mail dès la rentrée (NE PAS OUBLIER NE PAS OUBLIER, de toute façon, COMMENT OUBLIER) parce qu'il n'assure que des cours de L1 du coup je ne serais pas dans sa classe.
Ah oui et autre mémo : NE PAS SE REPOSER SUR SES LAURIERS, NE PAS SE REPOSER SUR SES LAURIERS. Je pense que la confiance que les profs ont en moi, ainsi que leur éloge ne m'aide pas particulièrement. Oui ils me rassurent et m'encouragent, mais d'un autre côté, je pense que j'ai pas mal tendance à me reposer sur mes acquis. Par exemple, j'étais à table avec les parents d'une copine et mon copain, puis on parlait des projets d'avenir, du coup j'ai évoqué le Celsa et entendre mon copain marmonner dans son coin "mais bien sûr qu'elle va le torcher ce concours", ça me fait rire mais d'un côté, ça m'énerve aussi. D'ailleurs en sortant des portes ouvertes, on s'était violemment disputé dans la rue à ce propos (anecdote largement relayée par une connaissance à la fac. Vie de people.) parce que les gens ont tendance à tellement avoir confiance en mes capacités que je ressens vraiment une illégitimité par rapport à ça. J'ai des lunettes, je suis asiatique, CA Y EST tout de suite je suis en mode hard working. Ca ne veut rien dire. Je peux échouer. Et je vais probablement échouer, j'en suis consciente. Mais dans l'esprit des gens (ici, les gens = les profs + mon entourage très proche à part ma mère), j'ai déjà tout gagné. Et ça me fout une pression, mais tellement énorme. Je m'imagine déjà déverser mon seum et leur en vouloir, crier sur mon copain "mais pourquoi tu m'as dit que je l'aurais ???" comme si c'était de leur faute qu'ils croient en moi. Mauvaise foi. Faut pas que je me laisse convaincre par ces débordements de confiance, je dois voir le concours comme un Everest à conquérir, rien ne m'est du. Et ça, il faut aussi que les autres le comprennent.
Autre mémo : ARTICLE A RELIRE QUAND J'AURAIS LA FLEMME DE REVISER.
31 mai 2012
Fin de l'année...
Finalement, j'ai réfléchi. Le problème, ce n'est pas ma formation. Au final, c'est assez enrichissant du côté pratique parce qu'après un an, j'ai une tonne d'interview et d'articles à présenter aux professionnels. Je trouvais ça chiant qu'on nous laisse dans la nature et qu'on fasse des trucs créatifs comme de la rédaction d'articles plutôt qu'étudier les théories de la communication mais au final, c'est pas mal. Finalement, c'est ce côté pratique qui m'avantagera pour l'écrit du Celsa : on m'a dit que ce qu'il comptait, c'était sortir du lot. Et les théories de la communication, on trouve ça dans les bouquins sur lesquels bosseront les prépas. Le style et les connaissances seront à peu près uniforme alors que "l'originalité" de ma fac apportera quelques aspérités quand à mes connaissances : j'ai notamment vu l'évolution du Héros des séries nord américaines depuis les années 50, j'ai fait un dossier sur l'identité discursive de Madmoizelle, un exposé sur une exposition du 104... Bref, des trucs qui me plaisent et assez peu communs ou académiques. Et surtout, je rencontre souvent des professionnels comme des communicants et des journalistes comme le directeur de la rédac de Slate Afrique, un ancien de Libé, des journalistes aux Inrocks comme à Cosmo, du coup ça crée des contacts (hé oui, j'ai leur mail héhé) et une vision du milieu plus proche et pratique. D'autant plus que cet aprèm, la journaliste de Cosmo est une ancienne de la filière et a fortement déconseillé Paris 3 (La Sorbonne Nouvelle) en Master à cause de l'aspect justement trop théorique de la formation. En gros, depuis le début, je me plains peut être un truc qui est bien pour moi...
De cet aspect (que je trouve trop) pratique, je suis habituée à rédiger des articles, à modifier mon style selon les lignes éditoriales (les derniers articles postés sur la télévision sont pour un dossier d'un Causette fake), à traiter de sujets divers... C'est plutôt pas mal pour travailler sa plume, mais du coup, on est appréciés non pas grâce à nos connaissances académiques (primordiale pour les concours) mais pour notre personnalité. Espérons que les correcteurs du Celsa soient du même style... En fait ça me stresse parce que c'est comme si je passais le bac sauf que j'ai ni d'exemples de copies ni d'examen blanc.
En réalité, ce qui me pose problème, c'est l'attitude de certains. Le fait de recevoir le PDG d'un distributeur de films indépendants qui vient nous parler de la promotion d'un film à l'international et qu'on se casse de la salle pour fumer une clope sous prétexte que "nan mais ça m'intéresse pas", ça me laisse plus que perplexe. C'est cette ambiance blasée en permanence qui fait que je déprime. Peu de gens prennent du plaisir à faire ce qu'ils font, s'intéressent aux problématiques qui devraient nous concerner en tant que futurs communicants ou journalistes... Ils ne jouent pas le jeu.
Par exemple, aujourd'hui et demain, on a des débats à faire devant toute la promo (on pioche un sujet et un prof nous attribue le "pour" et le "contre"). Un concept intéressant, qui pourrait être ludique et agréable... Mais moi ça me soule. Y'a pas de coeur à l'ouvrage du coup ça ressemble pas à un talk show comme ça devrait l'être, pour les profs. Du coup, ça me fait trop chier alors qu'à la base, si ça avait été avec des gens qui "jouent le jeu", ça aurait pu être marrant quoi. Je trouve ça plutôt dommage.
21 mai 2012
Une lamentation de plus
Aujourd'hui, résultats de la sociologie. A la dissert, je découvre que j'ai 18. Au travail de groupe, je vois que j'ai 10. Travailler avec les autres revient donc à me porter préjudice, concrètement. Ce n'est pas la première fois mais cette fois-ci, j'en ai la preuve concrète. Ce n'est donc ni du dédain ni du mépris mais une réalité. J'en ai plus qu'assez de dépendre des autres, de devoir travailler pour cinq et que ces mêmes personnes aient la même note que moi. Bah oui, noter individuellement les exposés, ce serait trop pénalisant pour les glandeurs.
La semaine dernière, je suis allée en parler à mon prof. Au final, on aura qu'un point d'écart. Un point, ça n'est pas assez. Un point, ça ne représente pas la distance qu'il y a entre ces gens qui viennent une fois sur trois alors que je me fais chier à venir tout le temps, et qui n'ont rien fait pour l'exposé, même pas le powerpoint. Ce n'est pas un point qu'il y a entre eux et moi, c'est le cosmos. Dans ma fac, il n'y aucune valorisation du travail personnel et les autres ne sont, pour moi, qu'un poids à traîner.
Ils n'ont pas les même ambitions, les même envies ni la même façon de travailler, très bien, mais qu'ils ne viennent pas me gêner dans ma façon de voir les choses. Les profs ne le comprennent pas, ils nous foutent que des exposés à faire, que des entraves à la réussite et au mérite personnel. Une façon de démocratiser la licence. Que dis-je, de la brader. Car ces même gens, j'entends, auront la même licence que moi et auront accès aux même masters que moi parce que les travaux en groupe leur auront profité. Ce n'est plus vivable, il faut absolument que j'accède au Celsa, que je m'échappe d'ici. Qu'il soit le graal ou pas, ce sera toujours mieux qu'ici.
Ici, les gens manquent tellement d'ambition que même en étant en communication, ils ne connaissent pas cette école. Je trouve ça abérant de se complaire ainsi dans la médiocrité. D'être immature au point que, sur un amphi de 200-300 personnes, dès qu'elles savent qu'elles ne sont pas obligées de venir, il ne reste qu'une vingtaine de personnes.
Mais qu'est-ce que je fous là, sérieusement ? Je ne fais que ressasser cette question dans ma tête, entre deux soupirs d'exaspération. Les cours sont intéressants mais ne sont pas très compliqués, pour que tout le monde puisse avoir le partiel n'est-ce pas ? Je vis dans une sorte de détresse. J'ai même plus de mépris pour ces individus, ce n'est pas de leur faute s'ils ne visent pas plus haut qu'une fac de banlieue, chacun sa vie. Mais c'est le système qui me sort par les trous de nez. Même s'ils veulent que tout le monde aient la licence, ce n'est pas une raison pour la brader, et encore moins pénaliser les meilleurs car oui, aujourd'hui j'estime que je fais partie des meilleurs de la promo même si dit comme ça, ça fait atrocement prétentieuse et meuf auto-suffisante. Je suis pas une exception, il y a d'autres étudiants intéressants et intéressés, mais hélas, ils ne sont qu'une toute petite minorité. Aujourd'hui je me retrouve à faire un stage inouï dans une grande institution, d'un intérêt parfois loin de ceux des L3 (affirmation de mon prof!) alors que je ne suis qu'en première année et ce n'est certainement pas grâce à cette fac que je le dois. Je n'ai aucune gratitude, aucune affection pour Paris 8. Alors que mon lycée et mes profs auront toujours une place particulière dans mon coeur. Ils m'ont littéralement élevée. Grandi intellectuellement. Inculqué des valeurs. Ont tout fait dans l'intérêt de chacun.
Il y a un an, je râlais parce que je passais tous mes cours d'anglais à faire des bacs blancs. Je trouvais ça chiant à mourir, et tout ce que je voulais faire, c'était des débats comme en première (on avait la même prof). Mais c'est parce que j'en avais pas compris l'intérêt. On me faisait souffrir, on m'a contrainte à travailler dans mon propre intérêt. J'ai eu 16 au bac.
Ainsi, si pendant trois ans, les retards étaient intolérés (t'arrives avec 5min de retard, t'attends une heure dans la rue. Y compris quand il fait 3°C), les absences rigoureusement sanctionnées. En fait, c'était pas pour nous faire chier, mais pour nous apprendre à être ponctuel et rigoureux. Aujourd'hui, mes cours durent théoriquement 3h, mais ils commencent avec 30 min de retard, finit 30 min plus tôt, avec 30min de pause. Ca se voit, ça se sent, qu'on a pas été à la même école.
En seconde j'ai passé des nuits à pleurer, à m'arracher les cheveux parce que je n'avais pas de bons résultats en maths. La prof n'a jamais flanché, ne m'a jamais mis de notes for fun. Ca m'a poussé à avancer, à me tuer pour m'améliorer, même s'il n'y avait aucun enjeu pour mon passage en première (vu que j'ai fait littéraire). Cette année m'aura appris que le travail, ce n'est pas juste avoir son bac ou ne pas redoubler. Le travail, c'est être fier de ce qu'on produit, de la rigueur que l'on s'inflige juste pour une question d'ego. La facilité, ce n'était pas pour chez nous. Le cours de philo était par exemple cérébralement éprouvant et très magistral, pas un cours de hippies où on débat sur le sens de la vie, où le prof prenait un peu l'avis de chacun style ptite discussion de comptoire. C'était tellement mais TELLEMENT plus enrichissant que ce que je vis aujourd'hui que je vais en mourir.
En seconde j'ai passé des nuits à pleurer, à m'arracher les cheveux parce que je n'avais pas de bons résultats en maths. La prof n'a jamais flanché, ne m'a jamais mis de notes for fun. Ca m'a poussé à avancer, à me tuer pour m'améliorer, même s'il n'y avait aucun enjeu pour mon passage en première (vu que j'ai fait littéraire). Cette année m'aura appris que le travail, ce n'est pas juste avoir son bac ou ne pas redoubler. Le travail, c'est être fier de ce qu'on produit, de la rigueur que l'on s'inflige juste pour une question d'ego. La facilité, ce n'était pas pour chez nous. Le cours de philo était par exemple cérébralement éprouvant et très magistral, pas un cours de hippies où on débat sur le sens de la vie, où le prof prenait un peu l'avis de chacun style ptite discussion de comptoire. C'était tellement mais TELLEMENT plus enrichissant que ce que je vis aujourd'hui que je vais en mourir.
[Musique de drame, tadaaa]
19 mai 2012
Le changement, c'est maintenant
Le groupe de Jeremy fait un concert à Paris !
Actuellement, je suis en train d'essayer de trouver la force de me mettre à la révision des partiels pour la semaine prochaine. On est samedi et j'ai toujours pas commencé, je n'y arrive pas... J'ai perdu l'habitude du travail, c'est juste horrible. A côté de ça, je dois aussi écrire plein d'articles pour faire un numéro spécial de Causette en deux semaines, en binôme. Ca me paraît tout bonnement insurmontable.
J'ai décidé d'arrêter de me prendre la tête dans mes relations sociales. Entre ma peur du jugement de l'autre et l'angoisse du blanc dans la discussion, je vais essayer de ne pas réfléchir lorsque je rencontre ou quand je parle à quelqu'un. Pour l'instant, ça me réussit plutôt bien parce que quand j'ai l'impression de faire des gourdes, finalement, ça passe. Par exemple, je suis allée voir la dame qui s'occupera de moi pendant mon stage :
Moi - Concernant la tenue de travail euh...
Elle - On est assez tolérants, rien de spécial.
Moi - Une tenue correcte quoi.
Elle - Oui oui..
Moi - Genre je vais pas venir en tong !
Une petite familiarité qui m'a échappé, semblable à mon "Si jvoulais du fric, je serais allée à McDo !" lors qu'elle m'a annoncé mon salaire sur un ton embarassé. Mais les deux gourdes l'ont fait rire, donc je suppose que ça ne m'a pas porté préjudice, même si je dois faire gaffe à mon excès de sympathie.
Un(e) d'entre vous m'a également prodigué plein de bons conseils pour améliorer mon expression orale. Désormais, je vais essayer de prendre mon temps pour répondre. En fait, j'ai eu un flash. Je suis quelqu'un qui parle extrêmement vite (avant, c'était à la limite du compréhensible), et maintenant, je sais pourquoi. Ma mère ne m'écoute pas, ou alors très peu. Du coup, dès mon plus jeune âge, j'ai accélé mon débit pour caser le maximum de mots en un minimum de temps, pensant que comme ça, elle pourrait entendre tout ce que j'ai à dire. Fail. Ma mère est la personne qui me comprend le moins quand je parle... Parfois elle fait des remarques très blessantes, alors que si je suis devenue comme ça, c'est à cause du temps qu'elle ne m'a jamais accordé. Lorsque je me tais avant de répondre, j'ai l'impression que les secondes ressemblent à des minutes, j'ai peur de mettre mon interlocuteur en situation de gêne comme quand je me sens mal à l'aise, jusqu'à en être paralysée, lors d'un blanc dans une discussion.
Autre chose, il ne faut pas que j'oublie de valider ce que l'autre me dit. J'ai souvent la manie de penser que les autres sont dans ma tête, et donc de penser ma validation (donc la base de ma réplique ou de mon contre argument) comme acquis, alors qu'en fait non... J'ai bientôt un débat à faire devant toute la promo. On devra piocher un sujet, le parti que l'on doit prendre et préparer les arguments. Je n'y pensais pas trop jusqu'à aujourd'hui, où ça me met dans une certaine situation de stress. En repensant aux autres débats enregistrés et faits "entre nous", je reste assez choquée par mon débit qui me rend grave agressive même quand mon attitude ne l'est pas. FAUT QUE JE ME CALME LA.
Bon, j'arrête d'en parler, ça me rend anxieuse.
A la base, je parlais juste de mes relations sociales. En ce moment, j'ai de nouvelles connaissances sur qui m'exercer, et aujourd'hui, j'ai plus de facilité à établir un dialogue où je suis à l'aise qu'avant. Il faut juste que j'arrête de réfléchir et ça passe tout seul. Rien que le fait d'aller chercher Jerem et de voir les gens de sa classe : Avant j'étais là, un peu potiche, un peu légume, parce que j'avais peur qu'il pense que j'étais une meuf de merde, et finalement aujourd'hui j'ai discuté, normal quoi. La vie est TELLEMENT plus simple lorsqu'on arrête de tout calculer... J'ai de moins en moins peur des nouvelles rencontres, des situations de face à face avec des gens que je connais pas bien.. Prendre le métro avec une connaissance et devoir faire le trajet avec par politesse, par exemple, était une situation me mettait extrêmement mal à l'aise, alors que là, je suis tout à fait détendue.
Concernant cette angoisse de la réflexion qui me fait me coucher super tard (je sais plus si je l'ai raconté mais je vais au lit tard pour être assez fatiguée pour ne pas réfléchir avant de dormir), elle aussi, elle est finie. Je me fatigue plus tôt qu'avant. Je suis passée de 4-5h du mat à 2h, ce qui est pas mal. Par contre, pour mon stage, je vais commencer à 9h30 tous les jours. Je sais pas comment je vais survivre, à force de me lever à 8h tous les jours, pour finir à 17h... Ca me paraît inhumain alors que ce sont des horaires tout à fait normaux. J'ai passé l'année à dormir et glander, reprendre un rythme correct se révèlera fabuleusement pénible, mais au moins, je profiterais vraiment de mes journées (durant les étés, normalement elle commence à 17h...)
Si je n'avais pas fait ce stage, j'aurais fait une tonne d'autres trucs. J'ai notamment trouvé une offre d'une société de production où en une semaine, j'aurais gagné mon salaire mensuel... J'aurais aussi postulé pour le prochain film de Kim Chapiron (j'ai flashé sur lui en tombant sur une photo de lui dans Trois Couleurs, il y a quelques années), sûrement un rôle de figuration (ils cherchent une asiatique de 17-25 ans), et été bénévole pour le festival du cinéma à Paris ! Je suis mue par une envie de faire un tas de trucs, de sortir à jamais de la larvitude. Je cherche avant tout des expériences enrichissantes sur le plan humain, alors qu'il y a quelques semaines, j'aurais juste cherché le plus rentable et eu la flemme pour le reste. Et encore ! Je sais même pas comment j'ai pu ne pas participer à une offre de figuration pour No et Moi de Zabou Breitman où j'étais sûre d'être prise, alors que c'était payé une blinde. Juste parce que j'avais la flemme de me lever le matin, en vacances. Ah la la, Ancien Moi, quelle honte tu me fais.
Je sens que je commence à changer. Ca fait du bien.
17 mai 2012
Entretien avec le prof
Ce matin j'étais dans le bureau de mon responsable d'insertion professionnelle pour mon stage. Il est aussi mon prof. Ca m'a fait bizarre parce qu'il a commencé à faire mon éloge pendant une dizaine de minutes. De ce qu'il sait de moi, de ce qu'il a pu remarquer en cours, il m'a décrite comme une fille réactive qui percute vite et bien, qui a souvent une avance par rapport aux autres, "un quelque chose que les autres n'ont pas".
Sur le coup, j'en tremblais. Je trouvais ces compliments tellement illégitimes. Bien sûr que je suis en avance par rapport à des meufs qui se vernissent les ongles en cours. Encore heureux ! Mais dans sa façon de parler, c'est comme si l'élément de comparaison n'était pas que les étudiants de Paris 8 mais les gens de mon âge tout court. Je me sens gênée vis à vis de ça, simplement parce que j'ai l'impression d'être comme tout le monde, noyée dans la masse. Je me suis dit que c'était juste un prof qui m'aimait bien, comme d'habitude... Jusqu'à ce qu'il rajoute : "Je pense que vous pouvez loin, très loin."
Et là, j'avais la gorge nouée, même si je ne laissais rien transparaître. J'étais émue qu'un prof, que quelqu'un, puisse croire autant en moi (sûrement plus que ma mère), alors que je savais même pas s'il associait ma tête à ce prénom si compliqué sur la liste d'appel. Il m'a poussé à croire en mes capacités, à ce que je pouvais faire.. En fait, ça fait quelques semaines que je suis complètement démotivée pour le Celsa. Je me suis dit que je ne pourrais jamais l'avoir avec une formation aussi peu stimulante, alors le travail que je peux faire à côté est vain (la moitié des étudiants du Celsa sont des gens de prépas). Mais cet entretien imprévu (à la base, je lui donnais juste une fiche) a agi sur moi comme une piqure d'adrénaline. Il n'avait aucun intérêt à déclarer ce genre de choses, aucune raison de me dire d'aller au bout de mes ambitions, et pourtant il l'a fait.
Ce ne doit pas être si illégitime que ça, apparemment. Je sais pas. Je me sens si normale que ça me paraît juste invraisemblable que la fille dont il parlait soit celle qui vous écrit en ce moment. J'ai pas l'impression d'avoir fait de trucs de ouf de ma vie, ni d'être quelqu'un d'extraordinaire, et pourtant, c'est si plaisant de savoir qu'il y a des gens qui vous pensent comme tels.
Ensuite, il m'a félicité pour mon stage et la façon dont je l'ai eu, le fait que j'ai osé envoyer une candidature spontanée à une grande institution (qui est le Muséum National d'Histoire Naturelle ! :)) et tout. Il était surpris parce que pour une L1, j'ai réussi à avoir un truc beaucoup plus intéressant que ce qu'il voit d'habitude en troisième année. Neutre, il m'a tout de même parler de la façon dont les gens pouvaient interpréter ma réactivité. Ils peuvent prendre ça comme du mépris. J'ai souri. Combien de fois, combien de gens me trouvent-ils méprisante sans me connaître ? Lui même en a fait les frais, avoue-t-il. Maintenant, je dois corriger ça. Peut être me tempérer et ne pas répondre au quart de tour tout le temps pour baisser le niveau de "je sais tout sur tout tout le temps donc je t'ignore, ignare"... ? J'sais pas.
Mon lieu de travail dès Juin. Normal.
15 mai 2012
Le journalisme à la télé : pas trop cathodique
Pour un cours, je dois refaire un journal ou un magazine en deux semaines. Premier article, d'après l'intervention de deux journalistes en classe.
Le journalisme à la
télé : pas trop cathodique
Habituellement
relégué à la presse spécialisée, la terrible peopolisation menace la
déontologie du journalisme généraliste et surtout audiovisuel. Soif d'audimat,
jeu de séduction, valeurs mises à mal : Pierre Grundmann, directeur de
rédaction de SlateAfrique.com et Pierre Cherruau, écrivain, journaliste et
reporter indépendant, reviennent sur une redéfinition du métier de journaliste
où le public et ses attentes jouent un rôle un peu trop majeur.
Quand on leur parle de motivations, Grundmann
mentionne d'abord le goût des rencontres, l'intérêt qu'il peut y avoir à
rencontrer des milieux sociaux différents car le journalisme serait "un
métier social" qui demande une capacité d'adaptation. Il parle même de
l'importance du mouvement : "on a plus d'idées dans un train que lorsqu'on
est statique". Une belle idée abstraite qui soulève des interrogations
plus dérangeantes. Entre Laurence Ferrari confortablement installée et
soigneusement tartinée de maquillage sur son siège à la Plaine Saint Denis et
Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l'Express qui représente à lui
seul 4% des invitations à l'émission C dans l'air (France 5), heureusement
qu'on a le petit Harry Roselmack qui va à la rencontre des SDF (mais attention,
ceux qui ne sont pas trop bourrés ni trop sales) pour "Harry Roselmack en
immersion" pour sauver la profession, n'est-ce pas ?
Quant à la façon d'exercer leur métier, ils se
présentent d'abord comme des passeurs entre spécialistes et lectorat. Par
contre, les reportages de qualité demandent du temps et de l'argent, la
rentabilité est donc de mise. Quoiqu'on en dise, "il faut trouver les clés
pour intéresser les gens". Jean-Pierre Pernaut l'a bien compris. La clé de
l'audimat, c'est bien les reportages dans la France, bien que profonde,
joyeusement authentique, sans oublier l'interview du vieux fondeur de cloches
et sonnailles que les frontistes apprécient dans un doux soupir de nostalgie.
En dépit de l'engagement à la notion d'information
et du combat éthique pour un traitement juste de l'info, les deux hommes
n'estiment pas les journalistes-vedettes comme journalistes et soulignent la
variété, pour ne pas parler de fossé, de cette sphère professionnelle. Le
journalisme audiovisuel, c'est carrément anxiogène pour Cherruau, qui dénonce
des images formatées qui font voir le monde via une lentille hollywoodienne.
"Il faut lutter contre la dictature du mensonge", soutiennent-ils. Ne
pas gober la propagande, abattre la dictature de l'émotion, comme si le
journalisme audiovisuel était un régime totalitaire. C'est peut être abusif,
mais les enjeux n'en sont pas loin. Celui-ci combine un ensemble de points
convergeants vers une rentabilité facilitée et une transformation de la
pratique journalistique, qui mène à une domination de l'infotainment dont
« On n’est pas couché » est un pur archétype. Et les premières victimes
sont les vieux. Il y a bien un enjeu social et politique dans la bipolarisation
qui se forme entre une presse « de référence, » réservée à un public
favorisé intellectuellement et économiquement, et des médias populaires, bon
marché voire gratuits, qui pratiquent la confusion des genres.
Rien ne sert de dénoncer les dérives du métier que
tout le monde a à l’esprit. Pour sauver nos mamies du brainwash, on ferait
mieux de penser à des plans de rébellion avant qu'il ne soit trop tard. Il y a
un prix à payer pour cette revalorisation du journaliste : un sérieux examen de
conscience, pour distinguer le tragique du superflu, quitte à rendre le vieux
fondeur de cloches inconnu du grand public. Pauvre homme.
8 mai 2012
Au commencement était l'émotion.
Mais encore, tout à l'heure j'étais au Disney Store des Champs Elysées et Jeremy m'a demandé qui était le mec de Pocahontas, donc me voilà partie dans le spoil de la fin du film, où voila, John Smith doit se séparer d'elle pour retourner en Angleterre et faire soigner sa blessure par balle, etc.. En me remémorant le geste de la main qu'ils font, ma gorge s'est nouée et j'ai trouvé ça terrible, cette séparation. Du coup j'ai versé une larme. Une seconde crise d'émotivité intense a eu lieu lorsque j'avais envie d'écouter Comme un Homme de Mulan, dont Jeremy ne saisissait pas le sexisme paradoxal des paroles, donc je lui ai raconté que justement, Mulan qu'elle est aussi forte qu'un homme. Cette combativité (imaginaire), couplée au souvenir de la scène où l'Empereur la remercie, m'a arraché des demi-larmes que j'ai su retenir en inspirant profondément. Sur le coup, je me fais incroyablement pitié, donc j'essaie de mettre tout ça sur le compte biologique, mais avouez que c'est quelque peu bizarre.
Je crois que je ne vais pas très bien, honnêtement. Je me connaissais sensible, mais là c'est arrivé à un tel point d'exagération que je me demande si je vais pas en parler à mon Médecin quand je la verrais. Je me sens pourtant psychologiquement stable, je suis assez heureuse et tout. J'sais pas, c'est ultra chelou.
Ce qui me fait pleurer, c'est surtout les trucs imaginaires (films ou ma propre imagination) ou les grandes idées. Sur le chemin du retour, on parlait de son futur chien, qu'il aimerait pouvoir laisser sans laisse. Je les imaginais gambadant joyeusement ensemble, lui en skate, et le chien qui court avec lui, jusqu'au moment où j'ai eu l'image du chien qui ne s'arrête pas au feu rouge et qui se fait renverser ou écraser par une voiture, ce que j'ai trouvé terrible parce qu'après tout, même si c'était pas son ami à proprement parler, c'était tout de même son compagnon de vie et tout. Et j'ai commencé à dramatiser sur le mode de l'absurde, consciente que pour le moment, il n'y avait ni chien, ni de promenade en skate, ni accident de voiture. Cette idée de la mort violente de l'animal m'a choquée et attristée, avant que je ne m'en remette.
C'est absolument idiot et irraisonné.
Mais ce qui m'a le plus chagrinée dans la soirée, c'est la prédominance de mes préjugés. Deux meufs étaient passées devant nous, et j'avais un tel mépris pour elles, par rapport à leurs tenues et leurs attitudes, que je m'en suis trouvée cruelle, avant de réaliser que je passais sans doute à côté de plein de gens extraordinaires. J'ai trop de dédain pour les gens. Ca a provoqué en moi une désolation des plus totales. Si je n'ai pas d'amis à la fac, c'est parce que mon jugement négatif que j'ai des gens qui m'entourent émane de moi (j'ai tendance à penser que je suis entourée de feignants immatures sans ambition), et que je ne vais pas les voir justement parce que je crains leur jugement. Un cul de sac social, vous dis-je.
Puis j'ai repensé à ma classe de l'année dernière, sans que je me sois liée d'amitié avec tout le monde, je respectais et admirais chacune des personnalités, uniques, que j'ai pu cotoyer pendant deux ans. Il y avait ce mec issu d'une banlieue réputée violente, à l'accent qui ne laissait aucun doute sur son origine géographique (je rappelle que j'étais au centre de Paris), avec ce look tout aussi significatif, le tout complété par un énorme diam's blingbling à l'oreille. Ce mec, lorsqu'on creusait un peu, révélait une personnalité absolument réfléchie, au langage distingué mais maîtrisé lors des oraux blancs, et dont la plume était souvent flattée en dissert. Il aimait également cuisiner des pâtisseries le dimanche. Comme s'il y avait lui, et sa façade sociale. Il y en avait aussi un autre, connu comme LE cancre du lycée qui cumulait plus d'absences que de présences en cours, un brin de provocation et un rictus qui a exaspéré plus d'un prof. Lui est en fait un génie en Histoire. Evadé du système scolaire et piteux en dissertation, il avait une telle passion, une connaissance si précise de l'Histoire qu'au début, je m'en amusais, pour finir intriguée. Sans m'étendre sur un autre, si discret et timide qu'on ne l'aurait jamais soupçonné auteur de romans de Science-fiction dont la qualité a été approuvée par mon prof de français, je voulais juste souligner de par ces exemples que j'étais entourée de gens invraisemblablement intéressants.
Arrivée à la fac, j'ai l'impression de n'avoir rencontré qu'un profil de ce type, une fille que je trouve extraordinairement intelligente et courageuse en dépit de l'image d'écervelée superficielle derrière laquelle elle se cache pour une raison qui m'est encore inconnue. J'ai l'amer sentiment que tout le monde est pareil et qu'ils ne sont ce qu'ils reflètent, donc comme je disais, des feignants immatures sans ambition, ce qui m'empêche de m'intéresser à eux, de creuser, pour voir ce qu'ils peuvent révéler. Seulement, je pense insolemment qu'ils n'ont rien à révéler. Pétrie par mon mépris, je ne sais plus quoi faire pour me battre avec moi-même afin de pouvoir laisser une chance à ma vie sociale de se développer à la fac, et de m'orienter vers une vision plus optimiste des gens de mon université. Parce que pour le moment, l'arrogance que j'éprouve à l'égard de mes condisciples ne fait que me décevoir et m'attrister davantage. Encore un peu et j'en pleurais. Pour changer.
22 avr. 2012
Time of my life
Bon d'accord, il était six heures du mat et j'ai fini par décréter ça après plusieurs heures d'overthinking et une journée un peu épuisante mais ça y est, j'ai vécu the déclic de ma vie.
J'ai encore réfléchi à mon entretien d'embauche qui m'a ouvert les yeux sur la force de mes convictions, qui n'étaient pas celles que je croyais. Toute ma vie, j'ai rabâché tout mon entourage et même vous, sur le mérite, l'ascension sociale, mes conditions de vie, blablabla... J'ai toujours pensé à mon ascension personnelle sans penser à ceux des autres. Au final, ce qui me parait le plus important, ce n'est pas moi, mais que d'autres puissent agir comme moi, qu'il ai la possibilité et l'ouverture d'esprit pour. Lutter contre la détermination sociale et plus généralement, faire vivre la culture, ça me meut un peu plus que d'avoir un showroom ikea comme salon.
C'est comme ça que je me suis dit qu'à partir de ce soir (enfin hier soir/ce matin), professionnellement, je renonçais à toute ascension sociale si ça s'opposait au développement de la culture. Avant, je voulais bosser pour TF1 ou une major (si jamais je fais effectivement carrière dans les industries culturelles) parce qu'on y gagne plus, mais je veux promouvoir la création et l'innovation, je ne veux plus participer au foutage de gueule des peuples, alors voila, quitte à gagner un salaire moins fourni (mais il faut vivre quand même hein !), je préférerais alors bosser chez les indés.
Du coup, je sais plus vraiment ce que je veux faire, dans quel secteur de la com. Tout m'intéresse théoriquement, mais dans la pratique, j'ai envie de dire "rien", dans la mesure où rien ne me passionne vraiment, pour le moment... Bref, tout ça pour dire que ces temps ci, j'étais vraiment perchée et à l'ouest.
Ah oui et j'ai oublié de raconter que j'étais allée à un Before du Quai Branly. C'était très intéressant, bien qu'un peu trop "truc d'artiste élitiste incompréhensible" (vous trouverez un sens au mec qui est venu se tortiller, agonisant, à mes pieds, ce qui m'a coupé le souffle tellement j'étais sous tension) et l'expo "Les Maîtres du Désordre" est riche et complète, elle aborde plein de trucs comme l'exorcisme ou les bacchanales, c'est pas mal !
18 avr. 2012
Entretien avec Louise
Je sais que j'écris pas beaucoup mais je manque de temps, entre le boulot et le dodo. Hier, je suis juste allée chez le coiffeur, j'aime pas trop ma nouvelle coupe parce que ça fait bitchy bizarre mais ça passe relativement. Je me suis aussi évanouie au Charlotte Bar et je me suis éclatée la lèvre contre le sol. Du coup, une de mes dents me fait un peu mal et j'ai trop peur qu'elle tombe. Je me suis évidemment tapé la grosse honte, donc je pense que je n'y retournerai jamais. Je n'ai pourtant bu qu'un verre, mais c'est comme si je m'étais subitement endormie pour me réveiller dans la rue avec mon pote à côté. Quoiqu'il en soit, voilà le premier truc que j'ai fait pour mon entretien d'embauche. Je le poste car j'ai besoin de différents avis, autres que ceux de mes potes pas forcément objectifs, pour voir si ça va. Un peu modifié pour préserver l'anonymat de ma pote quand même ! N'ayez pas peur de me vexer, mais faites dans le constructif quand même, merci d'avance ! (et corrigez moi les fautes d'orthographe, d'inattention, etc...)
Louise est une jeune
bachelière parisienne, fraîchement émigrée au Canada. Confrontée au choc
culturel, elle doit aussi faire face à l'inconnu, à l'indépendance, mais aussi
aux aléas de la vie étudiante. Trois mois après s'être installée, elle nous
parle avec entrain de son quotidien.
En quête
d’indépendance
Après un baccalauréat littéraire au
lycée L à Paris, Louise décide de partir à Montréal, motivée par une
amie qui, quelques années auparavant, la faisait rêver en lui parlant d’études
à New York. Comme beaucoup de jeunes de son âge, elle avait aussi soif
d’aventures et d’émancipation. Elle ne rentrera qu’une fois par an, pour Noël. Quitter
le cocon familial fut difficile, mais son besoin de voler de ses propres ailes
et surtout de prouver qu’elle en était capable a pris le dessus.
« Connaitre autre chose, se confronter aux difficultés de la vie, être
seule pour grandir... Montréal c'est loin, c'est cool, c'est différent, ça
parle français... Parfait ! » nous raconte-t-elle, en glissant qu’elle avait
aussi choisi Montréal parce que Vancouver, « c’était pas possible, j'avais
un niveau d'anglais à faire mourir de rire une vache espagnole... ».
La découverte du
nouveau continent
Quelques mois avant son départ, elle
avait tout idéalisé. En arrivant dans la ville, « rien ne ressemble à ce
que je m'étais imaginé, mais c'est encore plus génial qu'en rêve »,
lâche-t-elle avec un sourire béat qui semble fixé à jamais. Cela dit, les
premiers déboires arrivent vite. La jeune fille vit dans une résidence
universitaire, à 45 minutes à pied de toute station de métro. « Ca m’est
arrivé souvent de rentrer bourrée ou crevée par -20°C parce que mon bus
n’arrivait pas. Je pense que je vais chercher une colocation plus près du centre
quand mon bail sera fini », précise-t-elle. Elle dort alors dans une chambre
plutôt grande, avec une salle de bain, mais dispose d’une cuisine collective
assez loin de sa chambre : « ma vaisselle s’entasse dans ma chambre,
et j’ai rarement le courage d’aller me préparer de gros repas… » Du
coup, à la place du fameux poulet rôti de maman, elle se fait des œufs durs
dans sa bouilloire électrique. Mais pour nous rassurer, elle précise qu’elle a
tout de même des « plans pour manger gratos », dans son bar préféré
où on lui offre des nachos.
Les études au Cégep
du Vieux Montréal
Louise s’est engagée dans un cursus de
sciences humaines, et plus précisément, en « action sociale et
médias » où elle étudie la sociologie, l’histoire et le journalisme. Elle
est au Cégep du Vieux Montréal : il s’agit d’un programme
pré-universitaire pour deux ans que 6500 élèves intègrent vers leurs 17 ans, après
le « Secondaire », l’équivalent du lycée, avant de se diriger vers
l’université. Pour sa part, ce sera l’Ecole de Journalisme en spécialisation
Radio de l’Université du Québec à Montréal (Uqam).
Une éducation à la
canadienne
Pour l’instant, les cours se
rapprochent de ceux du lycée, mais elle note que la pédagogie et les critères
d’évaluation ne sont pas du tout les mêmes qu’en France : le travail est
plus participatif, on privilégie l’oral et les activités de groupe.
« Comme les étudiants québécois ont l’habitude de ce système, c’est assez
intéressant, ça ne finit pas en débat stérile comme en philo au lycée du genre
‘’Moi je pense que l’art c’est trop bien’’ avec l’autre qui répond
‘’Pourquoi tu dis ça ? Ca sert a rien, ah ouais’’», imite-t-elle sur le
ton de la plaisanterie. Quant au lieu, il ne ressemble pas du tout à
l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne qu’elle a fréquenté en auditrice libre,
loin de là : « 11 étages, un café étudiant avec des sandwichs bio,
des graffitis un peu partout, une salle de mixage ouverte à quasiment tous les
étudiants qui oseront imposer leur style musical, une piscine, 12 gymnases, une
salle d’exposition pour les étudiants en arts plastiques, une grande
bibliothèque avec de grands sièges et pleins de livres que tu peux lire avec
vue sur Montréal » nous énumère Louise, les étoiles dans les yeux. De quoi
faire rêver les frenchies !
Au cœur d’un
mouvement social
Ces infrastructures ont évidemment un
coût. En nous en parlant, son expression se transforme car « même si
le Québec est la région où l’accès à l’éducation est le moins cher en Amérique
du nord, c’est quand même plus cher qu’en France. Le gouvernement est
actuellement en train d’essayer de faire passer une hausse des frais de
scolarité de 1600 balles par an… La grève générale illimitée a été décrétée il
y a maintenant 9 semaines, donc 9 semaines que je ne vais pas en cours… ».
Elle nous raconte qu’elle porte fièrement son carré rouge, symbole des
étudiants contestataires. Le mouvement a grandi et on voit maintenant des
journaux mettre ce fameux carré rouge en Une, mais aussi des grands parents le
porter. Elle a récemment participé à une manifestation de 200 000
personnes : « La ville entière assaillie par des drapeaux rouges.
C’était très beau. » . Elle dénonce cette hausse et pense que
l’argent ne contribuera pas à améliorer les conditions d’études des étudiants
mais reviendra plutôt aux multinationales qui investissent dans les
universités.
La vie sociale
De nature sociable, elle se fait
rapidement des amis, mais pas dans sa résidence universitaire, au troisième
étage, où les étudiants se connaissaient déjà depuis plusieurs années. A cette
difficulté, elle rajoute « et aussi parce qu’ils n’ont pas exactement les
mêmes intérêts que moi ». En effet, ils sont en… Thanatologie !
C'est-à-dire qu’ils étudient la mort. Certains seront médecins légistes,
d’autres embaumeurs… Elle préfère en rire : « Les discussions dans la
cuisine collective ne sont pas forcément hyper appétissantes ». En dépit de
cela, elle se plaît beaucoup au Québec : « cela ne fait que 3 mois
que je suis là et parfois, je me dis que j’aimerais rester ici toute ma
vie », nous confie-t-elle, rêveuse.
13 avr. 2012
Vacances - Planning de travail
POUR CHANGER DE D'HABITUDE et pour conforter tous ceux qui pensent que je suis une intello qui n'a pas de vie (big up les gens de la fac), je vais encore parler de travail, hihi.
En fait, j'avais envie de rédiger un article pour faire le point. Effectivement, j'écris à chaud : je viens de me rendre compte que mes goûts avaient assez changé depuis la terminale. Depuis toute petite, j'étais absorbée par les lettres. Mon bac en poche, point final d'une formation littéraire, je me suis donc dirigée vers des études généralistes et pluridisciplinaire de communication option journalisme, ce qui m'a ouvert les portes de plusieurs choses telles que l'économie ou la politique. Du coup, ça fait ptet... 4 mois que j'ai totalement laché les lettres pour les sciences sociales. Quand Descoings est mort, j'ai eu l'idée d'aller voir le site de Science Po et HOLY FUCK, je me demande encore pourquoi je n'ai jamais pensé à passer le concours (que je n'aurais sans doute pas eu, mais genre, par principe quoi !). Je ne m'y étais jamais intéressée, mais je n'arrive pas à me souvenir de pourquoi. J'étais peut être encore trop dans le délire "lettres"... Mais quoiqu'il en soit, aujourd'hui, je suis à fond dans l'économie, l'histoire me manque et je voudrais faire des études de droit (dans très longtemps, lors de ma crise de la quarantaine), certainement parce que je lis la presse quotidienne, ce que je ne faisais pas avant. Je ne me souviens même plus du dernier roman que j'ai lu.
Quoiqu'il en sooooit, mon intellect s'est retrouvé spectaculairement ramolli, faute à ma paresse démente. Mais voilà. Le drame de l'année. J'ai eu 10 à un partiel. C'est pas pour faire la meuf "je suis déçue omg, je suis indigne de me regarder dans la glace" mais quand on est habitué aux 16 sans rien branler, à part se plaindre sur un blog, on peut pas faire grand chose à part s'y complaire. Mais je relativise, je pensais avoir pire, après la trentaine de minutes que la prof a passé pour expliquer pourquoi les 70 personnes de la salle n'étaient que de pauvres merdes qui n'exploitaient pas la bibliographie. Et je plaide coupable. Cette note, pour mon intellect, a sonné comme un vuvuzela qui réveille le beauf endormi devant un match de foot. Mon ego s'est retrouvé écorché, et de suite, je suis allée emprunter un bouquin à la bibli.
Suite à ce sinistre événement, j'ai décidé de reprendre mes séances de musculation cérébrale en rétablissant un programme de travail (lié aux cours, mais aussi à ma volonté de connaissances personnelles) pour les vacances, QUE VOICI :
1ERE SEMAINE
Ce week end : Faire mon dossier sur Madmoizelle
Lundi - Mercredi : Rédiger les interviews pour l'entretien
Jeudi - Vendredi : Rédiger la critique de l'Exercice de l'Etat
Samedi : Reparcourir Sur la télévision (Bourdieu)
Dimanche : Repos
2EME SEMAINE
Lundi - Mercredi : Parcourir Sociologie de la communication (Rieffel)
Jeudi : Faire mon truc d'analyse de production médiatique pour la socio
Vendredi - Dimanche : Bosser sur le syllabus de Sociologie de Meredith
Acheter :
- Introduction à la Sociologie Politique (Dormagen et Mouchard)
- Les grands problèmes politiques contemporains (Collovald et Courty)
Voilà qui me semble cohérent. Si j'arrive à suivre cet emploi du temps, j'aurais fini le travail que j'ai à faire pendant les vacances dès la fin de la première semaine, qui me laisse une deuxième semaine de vacances VRAIMENT tranquille. Pour me motiver/me stresser, j'ai fait un tableau excel que j'ai imprimé et collé en face de moi. ALLEZ TANANE ON Y CROIT. J'ai préféré faire quelque chose de relativement léger mais réalisable, plutôt que de me fixer des objectifs hors d'atteinte.
Last but not least, la partie fun des vacances :
- Aller à l'expo Witkin
- Aller à l'expo Burton
- Full day de l'amitié avec mes deux meilleures amies
- Aller voir les trucs en 3D de la Géode
- Aller à la Ménagerie du Jardin des Plantes
Last but not least, la partie fun des vacances :
- Aller à l'expo Witkin
- Aller à l'expo Burton
- Full day de l'amitié avec mes deux meilleures amies
- Aller voir les trucs en 3D de la Géode
- Aller à la Ménagerie du Jardin des Plantes
10 avr. 2012
You rearrange my mind
BON OK j'avoue je déconne avec mon blog. Je sais pas pourquoi je poste pas alors que j'ai rien foutu du week end. Finalement, mon entretien a été reporté à cause d'une réunion de la nana donc je suis free comme un oiseau (pour le moment).
Professionnellement parlant, j'ai une nouvelle opportunité : écrire pour un cestquiquiestgros.com et cestquiquisefaitplaisir.com (oui oui). Je suis face à un dilemme : est-ce que euh.. Comment dire... Je conserve mon intégrité et mes convictions (il serait superflu de développer, vous même vous savez) ou est-ce que j'appelle tout de même pour un entretien, histoire de travailler ma plume (quoique..) et accessoirement être rémunérée ? J'y réfléchis, j'y réfléchis... Mais pour le moment, j'opte plutôt pour mon intégrité. Question d'éthique journalistique aussi.
Sinon, je trouve que mon blog se transforme de plus en plus. Avant, c'était les récits d'un coeur brisé (et avant, ceux d'un premier amour, et avant, ceux d'une misanthrope haterz de la terre entière, et avant, ceux d'une kikoo fan de Tokio Hotel), et maintenant, je trouve que je réfléchis un peu plus à propos de ma condition sociale. Enfin, réfléchir est un grand mot parce que finalement, je ne fais que retranscrire l'exaspération que je ressens tous les jours. Mon blog suit donc les différentes phases et évolutions de ma vie. Aujourd'hui je me retrouve à construire concrètement mon avenir en ayant le sentiment de passer complètement à côté, c'est normal que ce soit devenu une quasi-obsession. C'est vrai que je pense quotidiennement aux études que je fais et que je commence à les accuser de tous les maux, notamment mon incapacité à travailler. Pour le peu de boulot que j'ai, je n'arrive plus à le faire comme avant parce que j'ai développé un sens de la procrastination que je n'avais pas avant...
Je me dis que les choses n'auront pas été de même si j'avais été en prépa, si j'avais été habituée à travailler ardemment tous les jours. Il est clair qu'intellectuellement, je regrette de ne pas avoir fait de prépa mais d'un autre côté, lorsque j'y réfléchis, en choisissant la fac, j'ai fait le choix le plus correct par rapport à ma situation. Je veux pas parler de déterminisme social mais je n'aurais pas pu prendre une année de risque : si j'avais fail la prépa, il n'y a pas d'équivalences pour l'infocom donc j'aurais perdu un an, et si j'avais fail le Celsa au bout de ma prépa, c'était sans issue. Je dois absolument faire le minimum d'années d'études pour gagner de l'argent et mon indépendance le plus rapidement possible, non seulement vis à vis de mes nerfs, mais aussi financièrement par rapport à ma mère. Je dois déjà supporter quotidiennement ma grand mère qui me demande pourquoi je gagne pas d'argent comme ma cousine, qui est en DUT en alternance. De ce genre de réflexions naïves découle un terrible sentiment de culpabilité, je suis réduite à un simple poids que ma mère doit assumer, une énorme bouche à nourrir.
J'aurais donc aussi pu faire un BTS communication, mais je ne l'ai pas fait parce que je flippais justement du manque de stimulation intellectuelle, le BTS étant dirigé vers la professionnalisation, il n'y aurait plus de place pour la théorie (dans ma licence, j'ai de la socio, de l'histoire, de l'éco, etc) et surtout parce qu'on m'a répété que c'était "un truc de Miss France" (à interpréter comme chacun le veut). En plus, niveau débouchés, j'ai entendu dire que c'était pas dingue non plus. Aujourd'hui je me retrouve en cours avec des BTS com mais que, sincèrement, SANS PRETENTION, je flingue carrément au niveau des notes, donc je me demande ce que ça vaut...
BREEEEEEF. Faut que j'arrête de parler de mon orientation. Après six mois de cours, il faut quand même que je commence à m'en remettre. C'est bon, mes études me plaisent pas, j'ai honte de ma fac, je n'ai pas d'amis en cours, vous avez assimilé, faut que j'arrête de le redire à chaque article. Ca devient lassant à écrire, mais j'y peux rien, ça me HANTE. C'est pour ça que je dors très peu en fait. Récemment, je me suis rendue compte que si j'ai l'habitude d'aller en cours avec 4h de sommeil, ce n'est pas parce que je suis insomniaque mais c'est parce que je n'arrive pas à aller dormir, que je sois sur l'ordi ou en train de lire, ou regarder la télé. J'ai du mal à franchir le pas pour arriver au moment fatidique simplement parce qu'une fois dans mon lit, sous la couette et dans le noir, je suis sujette à d'énoooormes sessions de réflexions nocturnes et cela m'angoisse terriblement. Je sais pas pourquoi. J'adore le calme et la nuit, mais me retrouver "face à moi-même", ça me rend juste dingue. Mes pensées s'emballent et je n'arrive plus à m'arrêter de penser, et ça me fait peur, c'est pourquoi je redoute toujours ce moment. Donc je vais me coucher que quand je suis crevée (donc 3h-4h pour me lever à 7h), pour que je m'endorme direct après avoir éteint la lumière. J'ai pris l'habitude d'être dans un état second (mais toujours efficace, si on me juge selon mes notes) donc ça ne me gêne relativement pas, le seul problème (de greluche), c'est que mes cernes deviennent de plus en plus grosses et foncées, du coup j'aurais bien aimé adopter un rythme sain pour les effacer, et éventuellement me préparer au rythme de vie de mon stage... Je sais que vous pensez que je devrais consulter, mais je le ferais pas parce que je me vois pas raconter toute ma vie à mon médecin qui est un grosse dame guillerette qui n'a jamais rien vu de mes états plus ou moins dépressifs.
Il me faut :
- ACHETER DES FRINGUES
- Faire mon dossier de Madmoizelle
- Faire la critique de L'Exercice de l'Etat (difficile quand on s'est endormi)
- Faire mes articles et interviews pour l'entretien
- Me motiver pour faire toutes les choses ci-dessus
Nouvelle version du blog pas encore finie ! :)
Si jamais quelqu'un sait comment je peux mettre des lignes de séparations entre les liens (rubrique "Pages"), qu'il me le signale.
Je ne voulais pas mettre tout mon Skyblog en ligne, j'ai trouvé la solution : Tout mettre en Secret ! C'est fait. N'importe qui ne pourra plus le lire, mais il sera toujours en ligne, si jamais je veux me replonger dedans.
Nouvelle version du blog pas encore finie ! :)
Si jamais quelqu'un sait comment je peux mettre des lignes de séparations entre les liens (rubrique "Pages"), qu'il me le signale.
Je ne voulais pas mettre tout mon Skyblog en ligne, j'ai trouvé la solution : Tout mettre en Secret ! C'est fait. N'importe qui ne pourra plus le lire, mais il sera toujours en ligne, si jamais je veux me replonger dedans.
31 mars 2012
Encore la fac
Je suis de plus en plus stupéfaite par les étudiants qui m'entourent, ceux qui demandent le cours des gens sur FB parce qu'ils n'avaient pas "la force de suivre", qui ne présentent aucune sensibilité artistique alors qu'ils aspirent à la médiation culturelle, ainsi que ceux qui me calculent seulement par intérêt personnel.
J'ai l'impression d'être dans un espace temps complètement trafiqué. Je vais laisser tomber mes projets de sociabilisation, pour la simple raison que même avec toute la volonté du monde, je n'arriverais pas à totalement apprécier ce type de personne, même si tout le monde n'est pas comme ça, etc... Ca ne passe juste pas, donc je vais arrêter de m'acharner et à la place, je cultiverais plutôt mon amitié potentielle avec des gens hors-fac. Je sais que dit comme ça, ça fait terriblement stratégie de conquête, mais ça fait partie de mon côté de meuf qui pense trop. Bref, même si je dis ça, le courant est passé avec une fille qui, selon moi, n'avait pas l'air fut-fut, mais qui est en réalité, est très intéressante. Tout ça pour dire qu'il y a effectivement des gens ultra sympa que j'apprécie, mais avec qui je n'arrive pas trop à dépasser le stade de "connaissance sympa".
La sociabilité est en réalité plus ou moins ancrée dans ma nature dans la mesure où je suis ultra sociable dans certaines situations, et dans d'autres, je suis une louve solitaire. Autrement dit, oui, bourrée jusqu'à la moelle, je suis la meilleure amie de tous ceux qui sont tout aussi bourré, mais qu'à certains moments, je suis la meuf la plus antipathique du monde. Ca, c'est dit, et faut que je m'y fasse. De toute façon, il est trop tard pour gérer mon image public, je suis étiquetée "L'Intello" parce que... Bah je sais même pas pourquoi en fait. Mais bon, ça va pas le faire si je débarque lundi matin en mode HEY BABY WAZZAAA. En gros, je suis résignée.
Sinon, cette semaine, j'ai envoyé mon CV à quelques boîtes.. J'ai peur de ne rien trouver (rappel : je cherche un stage rémunéré, de juin à septembre). Dans ce cas là, je m'arrangerais pour me trouver un simple job. Re-sinon, j'ai une grande nouvelle, j'ai enfin eu le courage d'appeler la banque (l'ophtalmo aussi, mais ça répond jamais). J'ai rendez vous avec ma conseillère bancaire pour me faire... UNE CARTE BLEUUUUE. Youpiiiii, les portes du shopping sur le net s'ouvrent à moi.
Edit : Hier soir un mec du premier semestre m'a invité à me payer un verre, je ne me suis pas retrouvée en situation d'angoisse sociale alors qu'on se disait juste bonjour à la fac. Je pense que c'est réellement la peur du jugement, de ne pas être aimée qui me bloque la plupart du temps, puisqu'ici, j'y suis allée en sachant qu'il n'avait pas à priori sur moi et que j'étais en mode normale.
J'ai l'impression d'être dans un espace temps complètement trafiqué. Je vais laisser tomber mes projets de sociabilisation, pour la simple raison que même avec toute la volonté du monde, je n'arriverais pas à totalement apprécier ce type de personne, même si tout le monde n'est pas comme ça, etc... Ca ne passe juste pas, donc je vais arrêter de m'acharner et à la place, je cultiverais plutôt mon amitié potentielle avec des gens hors-fac. Je sais que dit comme ça, ça fait terriblement stratégie de conquête, mais ça fait partie de mon côté de meuf qui pense trop. Bref, même si je dis ça, le courant est passé avec une fille qui, selon moi, n'avait pas l'air fut-fut, mais qui est en réalité, est très intéressante. Tout ça pour dire qu'il y a effectivement des gens ultra sympa que j'apprécie, mais avec qui je n'arrive pas trop à dépasser le stade de "connaissance sympa".
La sociabilité est en réalité plus ou moins ancrée dans ma nature dans la mesure où je suis ultra sociable dans certaines situations, et dans d'autres, je suis une louve solitaire. Autrement dit, oui, bourrée jusqu'à la moelle, je suis la meilleure amie de tous ceux qui sont tout aussi bourré, mais qu'à certains moments, je suis la meuf la plus antipathique du monde. Ca, c'est dit, et faut que je m'y fasse. De toute façon, il est trop tard pour gérer mon image public, je suis étiquetée "L'Intello" parce que... Bah je sais même pas pourquoi en fait. Mais bon, ça va pas le faire si je débarque lundi matin en mode HEY BABY WAZZAAA. En gros, je suis résignée.
Sinon, cette semaine, j'ai envoyé mon CV à quelques boîtes.. J'ai peur de ne rien trouver (rappel : je cherche un stage rémunéré, de juin à septembre). Dans ce cas là, je m'arrangerais pour me trouver un simple job. Re-sinon, j'ai une grande nouvelle, j'ai enfin eu le courage d'appeler la banque (l'ophtalmo aussi, mais ça répond jamais). J'ai rendez vous avec ma conseillère bancaire pour me faire... UNE CARTE BLEUUUUE. Youpiiiii, les portes du shopping sur le net s'ouvrent à moi.
Edit : Hier soir un mec du premier semestre m'a invité à me payer un verre, je ne me suis pas retrouvée en situation d'angoisse sociale alors qu'on se disait juste bonjour à la fac. Je pense que c'est réellement la peur du jugement, de ne pas être aimée qui me bloque la plupart du temps, puisqu'ici, j'y suis allée en sachant qu'il n'avait pas à priori sur moi et que j'étais en mode normale.
15 mars 2012
Ma fac est à chier, saison 32.
Un nouvel épisode pour la série "ma fac est à chier".
J'ai un exposé à faire et la prof nous avait dit qu'il fallait qu'on parle impérativement d'un bouquin. La bibli de la fac ne l'a pas, il coûte presque 400€ (oui oui) sur Amazon et Priceminister, les filles avec qui je bosse vivent à 1h30 min d'Île de France, il est difficile de s'organiser pour qu'on aille dans une autre bibliothèque où de toute façon, on ne pourra pas emprunter (où s'ajoutent d'autres obstacles comme la queue, tarifs d'entrée, etc...). Bref, vous savez que je suis une étudiante sérieuse quoi.
Suite à ces difficultés, je suis allée voir la prof pour lui demander que si jamais elle l'avait, elle pourrait nous le prêter (à la base il coûte genre 5€), genre aimablement. Je n'avais même pas fini ma phrase qu'elle a lâché un énorme "PFFFFFFFFFFF" en agitant violemment sa main comme pour chasser une mouche géante, ça ressemblait beaucoup à une gifle accompagné d'un "TU M'FAIS CHIER LA", pour partir précipitamment juste après, pour fumer sa clope, sans un regard.
Je suis restée, mais genre sidérée. Sur le cul. Je n'ai rien pu rétorquer, tellement j'étais sous le choc. La première chose qui m'est venue à l'idée, c'est de prendre mes affaires et de me barrer, c'était la goutte en trop. Après, je me suis dit que la connaissant, elle m'aurait annulé tout mon semestre. Ca n'en valait pas la peine. Je me suis juste rassise.
Ma gorge s'est nouée et j'avais les larmes aux yeux, tellement mon lycée me manquait, tellement il était à des années lumières de cet endroit. Je n'ai rien à apprendre d'une prof qui ne respecte même pas ses étudiants. Il ne me serait jamais venu à l'idée de réagir comme ça face à un prof, je ne vois pas pourquoi elle s'en réserve le droit. Les rapports profs/élèves ici sont familiers, parfois c'est sympa et on en vient presque à se tutoyer, mais d'autres fois, on en oublie nos statuts. Mon prof de philo n'aurait jamais eu une telle réaction, ni même aucun de mes profs de lycée.
En y repensant, je me demande ce que je peux bien foutre ici, à suivre les cours de profs pareils. Elle n'est pas un cas isolé. Il est parfaitement normal qu'un prof arrive avec du retard en exigeant que les étudiants soient à l'heure, qu'il y ai d'autres qui arrivent avec 45min sans prendre la peine de s'excuser, ou encore d'autres qui se permettent d'humilier les élèves en leur gueulant "T'AS POMPE CA OU ?" en plein exposé. J'ai l'impression d'avoir cours dans une autre dimension, où les valeurs que l'on m'a inculquées sont toutes bafouées, que ce soit le respect, la ponctualité, le mérite ou la force de travail. Mais qu'est-ce que je fous dans cette fac de merde, putain quoi. J'y arrive plus, j'y arrive pas. C'est pas possible de m'épanouir dans ces conditions, même avec toute la volonté du monde. J'arrive à un point de saturation, un point de non-retour. Et je ne suis pas la seule : rares sont ceux qui comptent poursuivre leur licence ici.
Je n'ai pas d'autres alternatives, si ce n'est une fac encore plus piteuse. Je dois continuer mon cursus d'infocom jusqu'à l'année prochaine, où je passerai le concours du Celsa en espérant de tout mon coeur être admise là bas pour ma troisième année. Il est hors de question que je refasse un Bac+1 ailleurs, déjà que je risque de redoubler ma L3 (si je ne suis pas prise au Celsa du premier coup), je veux pas passer 10 ans à faire mes études.
Ca ne suffit pas d'essayer de relever la tête, de me dire que je touche à de nouveaux domaines, même si j'aime bien le cours d'esthétique et celui d'économie (aujourd'hui on a fait l'analyse économique du modèle de la Star Academy). Comment survivre, c'est un mystère. Je m'en sors largement avec mon 16 de moyenne au premier semestre, donc ce n'est pas à cause de mon non-épanouissement que je vais foirer mes études. De toute façon, même si je le voulais, je sais même pas si je pourrais tellement c'est impossible de ne pas avoir son année... Ce serait dommage qu'il y ai des recalés hein, surtout les fumeurs de joints (DANS l'enceinte de la fac, normal), m'voyez.
Vous l'aurez compris, je craque. Entre autres, je rajouterai que j'en ai assez d'entendre le mot "anticapitalisme" tous les jours, matin et soirs, de voir la gueule de Jean Philippe Poutou où que je regarde, au mieux celle de Mélenchon, d'avoir mes yeux aveuglés par tout ce rouge, qui ne prend même plus de sens. J'en ai marre de cette marginalité revendiquée, de ce communisme, de cette philosophie si particulière dont ils sont tous fiers.
JE NE MANGE PAS DE CE RIZ LA.
JE NE MANGE PAS DE CE RIZ LA.
11 mars 2012
Shittin on the past
Aujourd'hui,
Ca me tient plus à coeur qu'on ne pourrait le penser. En fait, c'est surtout le ras-le-bol de ma fac actuelle qui me pousse à vouloir être admise dès la première fois que je passerai le concours. J'en ai marre. De la banlieue, des banlieusards, du too much de militantisme, de la demi heure requise pour rejoindre Paris, de l'absence de stimulation intellectuelle, de l'encouragement au progrès... Néanmoins, j'aime mieux les cours qu'au début de l'année. Je trouve qu'on y apprend plus mais que c'est pas assez intensif, du coup je rechigne à faire un dossier (sur Madmoizelle d'ailleurs ! :D) alors que j'ai un mois pour le faire, vous voyez le genre ? Si j'avais eu à le faire pour la semaine prochaine, je l'aurais fait direct. Mais la, je sens que je vais le faire à la dernière minute vu que je me serais trop détendue. J'ai perdu l'habitude de la performance et je sais plus comment travailler.
Bref, mon lycée, ses lieux, son emplacement, ses profs me manquent terriblement. C'est aujourd'hui que j'réalise que j'étais habituée à une excellence modérée dans la mesure où on nous poussait toujours à aller plus haut en sous-notant, et où on se souciait de notre avenir (viser plus loin que le bac quoi), sans pour autant nous mettre en compétition ou la pression. L'ambiance était excellente dans ma classe. Je suis un poulain de cette institution-là, pas celle de ma fac. Ca peut ressembler à du patriotisme mais je suis fière de dire que je viens de CE lycée. Mais maintenant, quand on me questionne sur mes études, je préfère taire le nom de mon université et dire que je suis juste en infocom.
C'est terrible ce sentiment, ça me déprime de jour en jour d'y aller. J'espère que ça me motivera pour donner le meilleur de moi même, dans un an, lorsque je passerai le concours qui m'ouvrira un autre univers, qui est ceci dit toujours banlieusard, mais côté Neuilly-sur-Seine, avec rien aux alentours non plus... Mais rien que pour le bien être de l'accomplissement de soi, je suis prête à y aller.
Sinon, je pense que je vais recommencer à dessiner. J'avais appris à dessiner pendant un été où je n'avais plus d'ordi et franchement, en retrouvant mes dessins, je trouve que je me débrouillais assez bien donc j'aimerais bien reprendre pour exploiter mon potentiel (ptet imaginaire hein). Problème, je sais pas quoi dessiner. Je suis créative mais quand la mesure où j'ai une base (genre un sujet, ou un modèle). Tanane contre une feuille blanche, j'y arrive pas. A part des formes géométriques mais c'est nul, ou des dessins d'enfant style "moi et jeremy plus tard ^^" où j'avais mis E.T comme animal de compagnie et tout. Bref, donnez moi des sujets, aidez mon talent !
Je suis allée au salon de l'Etudiant pour soutenir mon copain dans ses voeux post-bac. Comme à mon habitude, je suis passée au stand du Celsa même si je connais déjà cette école par coeur. Après avoir discuté avec une dame (???), je pense changer de voie. Au lieu d'aller en Médias et Communication, je pense postuler pour Management de la communication, qui est plus globale et exhaustive, ce qui m'ouvre plus de possibilités pour le futur même si récemment, j'ai eu un déclic qui me fait réaliser que je voudrais travailler dans les industries créatives.
Je suis su-per motivée de ouf. La dame a dit qu'il ne semblait y avoir aucun problème pour moi étant donné mon cursus actuel et la motivation que je semble avoir, héhé. Mais malgré cela, je sais pas comment me situer par rapport au concours. Je ne voudrais pas y aller défaitiste, mais si j'y vais en ayant en tête "je l'aurai", si je ne l'ai pas du premier coup, je serai effondrée.
Ca me tient plus à coeur qu'on ne pourrait le penser. En fait, c'est surtout le ras-le-bol de ma fac actuelle qui me pousse à vouloir être admise dès la première fois que je passerai le concours. J'en ai marre. De la banlieue, des banlieusards, du too much de militantisme, de la demi heure requise pour rejoindre Paris, de l'absence de stimulation intellectuelle, de l'encouragement au progrès... Néanmoins, j'aime mieux les cours qu'au début de l'année. Je trouve qu'on y apprend plus mais que c'est pas assez intensif, du coup je rechigne à faire un dossier (sur Madmoizelle d'ailleurs ! :D) alors que j'ai un mois pour le faire, vous voyez le genre ? Si j'avais eu à le faire pour la semaine prochaine, je l'aurais fait direct. Mais la, je sens que je vais le faire à la dernière minute vu que je me serais trop détendue. J'ai perdu l'habitude de la performance et je sais plus comment travailler.
Bref, mon lycée, ses lieux, son emplacement, ses profs me manquent terriblement. C'est aujourd'hui que j'réalise que j'étais habituée à une excellence modérée dans la mesure où on nous poussait toujours à aller plus haut en sous-notant, et où on se souciait de notre avenir (viser plus loin que le bac quoi), sans pour autant nous mettre en compétition ou la pression. L'ambiance était excellente dans ma classe. Je suis un poulain de cette institution-là, pas celle de ma fac. Ca peut ressembler à du patriotisme mais je suis fière de dire que je viens de CE lycée. Mais maintenant, quand on me questionne sur mes études, je préfère taire le nom de mon université et dire que je suis juste en infocom.
C'est terrible ce sentiment, ça me déprime de jour en jour d'y aller. J'espère que ça me motivera pour donner le meilleur de moi même, dans un an, lorsque je passerai le concours qui m'ouvrira un autre univers, qui est ceci dit toujours banlieusard, mais côté Neuilly-sur-Seine, avec rien aux alentours non plus... Mais rien que pour le bien être de l'accomplissement de soi, je suis prête à y aller.
Sinon, je pense que je vais recommencer à dessiner. J'avais appris à dessiner pendant un été où je n'avais plus d'ordi et franchement, en retrouvant mes dessins, je trouve que je me débrouillais assez bien donc j'aimerais bien reprendre pour exploiter mon potentiel (ptet imaginaire hein). Problème, je sais pas quoi dessiner. Je suis créative mais quand la mesure où j'ai une base (genre un sujet, ou un modèle). Tanane contre une feuille blanche, j'y arrive pas. A part des formes géométriques mais c'est nul, ou des dessins d'enfant style "moi et jeremy plus tard ^^" où j'avais mis E.T comme animal de compagnie et tout. Bref, donnez moi des sujets, aidez mon talent !
PS : Pour ceux qui se souciaient du sort d'Edouard, le jeune homme qui voulait parler à une fille, j'annonce qu'il sort actuellement avec, donc bravo à lui ! :'D
Cet article ne sert à rien, je sais.
PPS : J'ai passé une heure et demi à Etam avec une vendeuse et j'ai découvert que ma vraie taille de soutif était 95B alors que je portais du 80A. C'est fou la vie, je sais.
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