28 avr. 2012

Cette peluche toute douce est idéale pour réconforter les enfants et les accompagner pendant la sieste.

En ce moment, j'ai l'amer sentiment que mon blog n'est qu'un ramassis de conneries superficielles que j'alimente consciemment parce que je n'arrive plus à parler de choses plus profondes et personnelles, de sentiments, alors que l'essence même de mon blog répond au principe que plus c'est personnel et intime, plus c'est universel. Et là, je suis bloquée parce que j'angoisse. J'ai peur que mes employeurs ne tombent dessus parce que mon skyblog est référencé sur Google, j'ai peur que des gens de la fac tombent dessus. Voilà de quoi j'ai peur : le jugement. Non pas celui de mon lectorat (de vous), mais celui de l'extérieur. Je n'ai pas honte de ce que je peux penser ou ressentir, mais j'ai peur que les autres se ferment par rapport à ce genre de trucs. 

(Question : pourquoi chaque premier paragraphe ne veut pas s'aligner ???)

Aujourd'hui, j'ai tendance à trop protéger mes pensées parce que j'ai compris que ça me rendait vulnérable. Les gens de l'extérieur connaissent mes peurs sans que je ne connaisse leur prénom. C'est effectivement le risque à prendre pour tenir un blog qui a une ligne éditoriale comme celui ci, j'en suis bien consciente. Je sens vraiment que je dévie de cette ligne, que je m'éloigne du but principal de mon blog, qui est de rejoint l'universel par le particulier, celui qui m'a poussé à m'ouvrir à des inconnus pour qu'ils sortent de la solitude de leurs sentiments. Voilà pourquoi mon blog existe. Maintenant je me retrouve à parler de rien de spé, rien de personnel, et je sens que je perds mon lectorat (visites, commentaires, etc...). Qui est-ce qu'un blog classique intéresse ? Tout le monde voit des films, tout le monde va à des expos, tout le monde mange. Personne n'a besoin que MON blog devienne une sorte de référencement de ce genre de choses. Si vous venez me lire, c'est pour lire mes sentiments, pas ce que je fais des mes journées, non ? 

J'ai besoin d'une restructuration des contenus que je poste, mais aussi de quelques échos de votre part par rapport à ce que je peux raconter.

Sentimentalement parlant, vous avez tout suivi et m'avez extrêmement soutenue. Je ne vous parle même pas de ce que je vis aujourd'hui, c'est totalement ingrat de ma part. D'un autre côté, il n'y a pas grand chose à rajouter : nous sommes revenus ensemble depuis déjà quatre mois, ce n'est plus du tout la même chose qu'avant. Il n'y a pas d'euphorie et de drame. C'est calme, même si parfois il y a quelques petits accrochages qui me font penser des choses assez pessimistes quand à notre avenir sur le long terme (à savoir sur toute la vie). Je commence petit à petit de sortir de cette idée qu'il est l'amour de ma vie et que je ne vais pas mourir si je ne me marie pas avec, etc... Cela ne veut évidemment pas dire que je l'aime moins, mais juste que je suis moins accrochée à cet idéal d'amour absolu. 

Quoique j'en dise, je ne pense pas que j'aimerais quelqu'un autant que lui un jour, même si on fait pas notre vie ensemble ou chépakoi. Aujourd'hui notre amour relève de l'inexplicable. Avant je faisais le bébé à penser que s'il ne savait pas pourquoi il m'aimait, ça voulait dire que ça ne fondait sur rien. C'est totalement faux. Là je ne saurais même pas dire pourquoi je l'aime, pourquoi lui, après toute la douleur qu'il m'a infligé. De toute façon, depuis quand l'amour est-elle régie par la raison ?

Il m'apporte un tel réconfort quotidien, non pas par ses paroles (il est plus du genre à m'engueuler, exaspéré parce qu'il pense que je me sous-estime trop, plutôt qu'à dire des trucs gentils style "Je suis sûr que ça se passera bien, je te connais un peu quand même, tu seras parfaite :)" comme un ami me dit) ou ses câlins, mais juste par sa présence dans ma vie et l'exclusivité que l'on entretient en étant en couple. Il n'y a que dans ses bras que j'arrive à m'endormir facilement, que je ne suis pas torturée par mon flot de pensées incessantes. Il me repose.

Cela dit, en ce moment et sans raison, je vis dans l'angoisse qu'il me trompe. Je ne sais absolument pas pourquoi, ça m'est venu soudainement. Je pense que dans mes relations amoureuses, je serai toujours angoissée, insecure. C'est chiant à vivre. Mais bon, il m'a acheté un lémurien en peluche sur lequel j'avais flashé, en mode surprise pendant que j'avais le dos tourné à Nature&Découvertes. 

Je crois que c'est l'une des choses les plus mignonnes qu'il ai pu faire depuis trois ans. Je lui cherche un nom, j'avais pensé à Nelson ou Léon. Je trouve que ça va bien à leur tronche :

(Les yeux de la peluche sont moins flippants, je vous rassure)

Gonzesse time.

Je sais pas trop quel style vestimentaire me donner. Je me suis mise d'accord (avec moi même) sur le port exclusif de robe, mais c'est maintenant que je me rends compte de la diversité de celle-ci. Je suis donc à nouveau en crise identitaire vestimentaire. Je trouve ça dommage que l'on doive rentrer dans des cases pour respecter une homogéininiinité (je sais pas écrire ce mot) dans la tenue et la garde de robe. Certes, personne ne nous oblige à respecter cela, mais il y a quand même une certaine pression sociale. Personne n'a envie de recevoir de critique sur des choses aussi superficielles qu'une tenue vestimentaire, dans le sens où ça n'en vaut pas la peine. Du coup, j'ai essayé de ne mettre que des basiques pendant un certain temps mais en y repensant, ce qu'on croit être basique (comme un tshirt vert d'eau par exemple) est assez daté "dans notre tête" du coup, ce qui est basique ne l'est pas toujours. C'est difficile à expliquer.

Autre problématique, je ne sais plus quoi faire avec mon écarteur de 4mm. Je trouve rien de joli à mettre et je trouve que les modèles proposés sont trop connotés baba cool ou métalleux. En voulant faire mon originale genre "je mélange tous les styles", j'me retrouve bloquée avec une spirale qui moisit dans mon oreille depuis quelques mois. J'ai songé à laisser le trou se reboucher mais porter une paire de boucles d'oreilles symétriquement est une idée qui m'est étrangement insupportable (sur moi, je parle), c'est pour ça qu'avant d'écarteur, je les avais laissé presque entièrement se reboucher. ANY SOLUTION ? Je sens que cet article va bider.

Sinon, concernant les tatoos, ça avance lentement. Voilà mes idées pour le moment :

Haut de la cuisse


Sur l'omoplate, avec Jeremy :



C'est quoi le nom de cette partie ?
côté opposé à l'omoplate du précédent tatouage

Je demande pas forcément ce que vous en pensez parce que j'en ai rien à foutre mais est-ce que ça vous semble choquant ou pas ? Je voudrais pas avoir à vie sur ma peau un truc complètement ignoble non plus !

J'ai vu Titanic 3D hier.


J'ai du mal à assumer, mais je sais même pas pourquoi ! C'est vraiment un de mes films préférés mais j'aime garder cette information secrète. Concrètement, je trouve que d'un point de vue esthétique et cinématographique, c'est excellent. Je veux dire qu'on reçoit grave l'angoisse et l'oppression quand Jack et Rose essaient de sortir par exemple. Alors je vois pas pourquoi j'aurais honte d'aimer un film qui est admirable même d'un point de vue raisonné et conventionnel. Quoiqu'il en soit, the best of the best, c'est vraiment le jeu des acteurs. Loin de Kristen Stewart et de Robert Pattinson, a.k.a the couple des années 2000, Leonardo DiCaprio et Kate Winslet sont d'une crédibilité DINGUE à mes yeux. J'ai l'impression que même s'ils restaient figés, on lirait dans leurs yeux l'amour passionnel qui unit leurs personnages. Bon ok, encore Robert ça va, mais Kristen Stewart, je la trouve personnellement insupportable du fait qu'elle cligne environ 100 fois des yeux par seconde.

Sincèrement, impossible de déterminer combien de fois j'ai vu Titanic mais à partir de ma parcoeurabilité, je dirais plus d'une vingtaine de fois. La première fois, je l'avais enregistré sur TF1 je crois. J'ai mis plusieurs jours pour me remettre de la mort de Jack. Et encore aujourd'hui, la plaie ne s'est pas refermée. Au cinéma, les premières larmes ont coulé à partir du moment où Rose sort du canot pour rejoindre Jack. UN TEL AMOUR PUTAIN, genre la meuf refuse de sauver sa vie pour rester avec un mec qu'elle connaît depuis 48h. Et puis voilà, je ne me suis plus arrêtée. Surtout que je décédais sur place pour étouffer mes sanglots et pas trop gêner les gens. Une fois que les lumières se sont rallumées au générique, j'ai tout lâché. Entre douleur et fou rire, il est vrai que mon potentiel de bégéitude était un peu réduit à néant.

Je suis très émotive et passe désespérément ma vie à pleurer pour tous les films que je vois, y compris Le Vilain Petit Canard (le chef d'oeuvre doublé par M.Pokora, allô !!!), parce que j'ai toujours trop de peine pour tout le monde. Mais Titanic, c'est différent, je pleure parce que je souffre littéralement et personnellement de la disparition de Jack qui est mon idéal masculin depuis des années, comme un millier de filles, oui. Bon, c'est vrai que Jeremy lui ressemble pas trop (pour ne pas dire pas du tout), mais Jack, c'est un peu le mec qui incarne mon idée de l'amour idéal et platonique. Du coup, quand il meurt, c'est comme si c'était l'homme de ma vie de mes rêves qui mourraient. Mais ce qui me touche le plus, c'est quand même la fin de l'histoire d'amour qui le lie à Rose. UN TRUC SI PUR PUTAIN. Ils voulaient faire tellement de choses ensemble et ils s'aimaient tellement qu'ils étaient près à tout l'un pour l'autre. Il désirait tellement la sauver qu'il en a sacrifié sa vie.

Et là je pleure devant l'ordi, no fake.

Entretien d'embauche n°2

Je crois que je suis prise.
Ca s'est fini par "Ecoutez, vous m'envoyez tout ça dans la semaine du 21 mai..." après m'avoir énuméré tous les documents pour la convention de stage et des trucs genre papier de l'assurance et tout, alors qu'elle n'avait pas encore lu les interviews et articles que j'ai rédigé dans la semaine. Elle a fait comme si ça dépendait de moi genre "Si c'est oui, si c'est non... Vous m'envoyez un mail, d'accord ?". C'est bizarre que n'ai pas été un "je vous recontacte" non ? Vous en pensez quoi ?

Quoiqu'il en soit, il s'est extrêmement bien passé. Vu que c'est une grande institution culturelle, je m'attendais à quelque chose d'assez stricte, un véritable entretien avec des questions pièges, ou des trucs comme "Quelles sont vos qualités ?" et tout. Et bien non, pas du tout ! J'ai été reçue par la dame à qui j'avais écrit le mail, dans son bureau pépère. Je l'ai trouvé extrêmement bienveillante. Elle a commencé par me présenter l'institution, alors que pour moi, la base de la base, quand on postule quelque part, on s'est quand même un minimum renseigné ! Elle a décrit toutes les tâches et je serais un peu chef de projet (alors que j'ai jamais eu le cours de gestion de projet !!!!), enfin je l'assisterais dans son travail : essentiellement du journalisme d'entreprise et de l'évenementiel.

J'ai un peu paniqué dans ma tête, j'avais peur qu'elle oublie que ce soit trop ambitieux par rapport à mon savoir théorique donc je lui ai subtilement rappelé que j'étais en première année. Ce à quoi elle a précisé que d'habitude, elle ne prenait que des bac+5. Donc j'ai rajouté "Ah oui, c'est un gros décalage quand même..." qui devait être compris comme "Ah oui, je suis encore une jeune petite merde vous savez..." mais apparemment, ça ne posait pas de problème parce que ce qui comptait était la débrouillardise et l'autonomie. Franchement, après avoir trouvé des gens, préparé une dizaine de questions pour chacun, attendu leur réponse et rédigé 5 interviews dont 2 articles en un temps très limité, je PENSE être quand même débrouillarde.

Je me suis sentie conne parce que j'ai passé une demi heure dans un parc à marmonner toute seule des réponses à des questions bateaux style "Quels sont défauts ?" j'aurais répondu que j'ai un peu trop le goût des choses bien faites, c'est à dire que je suis tellement maladivement appliquée dans mon travail, ou encore "Qu'est ce que la communication interne pour vous ?", ce à quoi j'avais préparé "C'est ce qui lie dirigeants et salariés, ce qui crée un esprit communautaire, une culture de l'entreprise, via l'organisation d'ateliers d'initiation aux NTIC ou encore les brochures informatives". Je me sens vraiment ridicule quand je repense à tout mon trac alors que la dame était super gentille.

J'ai lolé au moment où elle a parlé de la rémunération, genre sur le ton de "Par contre... :S" alors que c'est plus que ce que j'espérais. A la base, je visais même pas un truc rémunéré puisque j'ai aucune expérience et tout. Enfin bref, mon seul stress maintenant, c'est de la décevoir. Je sais que je suis relativement rigoureuse et sérieuse comme meuf, mais j'ai trop peur être incapable de faire ce qu'elle me demande, justement parce que je n'ai aucune expérience, et que je n'ai suivi pas suivi les cours comme "gestion de projet". Enfin je lui ai aussi bien préciser que j'étais là pour apprendre la pratique. Mais je sens qu'ils ne comptent pas m'exploiter comme l'autre boîte qui demandaient des idées de vrais professionnels diplômés comme "quelles sont vos idées pour augmenter la rentabilité du site ?". 

Enfin bref, le travail s'annonce trop bien, le cadre est idéal et j'aurais mon bureau en open space ! Si ça se trouve je me fais un putain de film et que je suis pas prise du tout...

Pour savoir de quelle institution il s'agit, devinez où je me trouve, hihihihihi :

25 avr. 2012

Love


Depuis que l'on s'est remis ensemble, ça bloque un peu, niveau messages de love. Réticence, peut être. Du coup, je me suis dit qu'il vallait mieux une déclaration publique que rien du tout. a côté de ça, mon amour reste inchangé. Aujourd'hui, pas d'envolées lyriques ni une passion ardente, mais plutôt une reconnaissance intime. 

Si je pouvais la résevre que j'ai, je lui dirais que je tiens énormément à lui, mais surtout, je le remercierais de m'aimer comme je suis. Démaquillée, pas épilée, chiante et capricieuse. La liste est encore longue, mais vous vous douterez que je suis pas la copine, ni la meilleure amie, ni l'ex, ni (etc) parfaite. Et pourtant, c'est coomme ça qu'il m'aime. Je pourrais laisser mes poils en jachère durant trois mois (déjà fait), il viendra toujours me câliner. Certes, l'amour n'est pas qu'une question de poils, et encore heureux, mais je trouve ça beau, cette absence de conditions.

Au final, le bel amour n'est pas l'Idéal, ce n'est pas la fidélité, le mariage, les concessions ou encore les beaux discours. C'est un truc qui se résume en une phrase : "Je t'aimerais quoi qu'il advienne". C'est l'amour désintéressé, celui qui n'attend pas de retour. L'indestructible destructeur. Celui qui m'a fait l'aimer durant toutes ces semaines où il était avec une autre, celui qui fait qu'en dépit de toutes les choses de merde qu'on a vécu et qu'on s'est infligés depuis trois ans, on est encore ensemble. C'est de cet amour que les gens devraient rêver, car même si ce n'est pas le plus sain, c'est le plus pur et le plus fort.

22 avr. 2012

Time of my life

Bon d'accord, il était six heures du mat et j'ai fini par décréter ça après plusieurs heures d'overthinking et une journée un peu épuisante mais ça y est, j'ai vécu the déclic de ma vie.

J'ai encore réfléchi à mon entretien d'embauche qui m'a ouvert les yeux sur la force de mes convictions, qui n'étaient pas celles que je croyais. Toute ma vie, j'ai rabâché tout mon entourage et même vous, sur le mérite, l'ascension sociale, mes conditions de vie, blablabla... J'ai toujours pensé à mon ascension personnelle sans penser à ceux des autres. Au final, ce qui me parait le plus important, ce n'est pas moi, mais que d'autres puissent agir comme moi, qu'il ai la possibilité et l'ouverture d'esprit pour. Lutter contre la détermination sociale et plus généralement, faire vivre la culture, ça me meut un peu plus que d'avoir un showroom ikea comme salon.

C'est comme ça que je me suis dit qu'à partir de ce soir (enfin hier soir/ce matin), professionnellement, je renonçais à toute ascension sociale si ça s'opposait au développement de la culture. Avant, je voulais bosser pour TF1 ou une major (si jamais je fais effectivement carrière dans les industries culturelles) parce qu'on y gagne plus, mais je veux promouvoir la création et l'innovation, je ne veux plus participer au foutage de gueule des peuples, alors voila, quitte à gagner un salaire moins fourni (mais il faut vivre quand même hein !), je préférerais alors bosser chez les indés.

Du coup, je sais plus vraiment ce que je veux faire, dans quel secteur de la com. Tout m'intéresse théoriquement, mais dans la pratique, j'ai envie de dire "rien", dans la mesure où rien ne me passionne vraiment, pour le moment... Bref, tout ça pour dire que ces temps ci, j'étais vraiment perchée et à l'ouest.

Ah oui et j'ai oublié de raconter que j'étais allée à un Before du Quai Branly. C'était très intéressant, bien qu'un peu trop "truc d'artiste élitiste incompréhensible" (vous trouverez un sens au mec qui est venu se tortiller, agonisant, à mes pieds, ce qui m'a coupé le souffle tellement j'étais sous tension) et l'expo "Les Maîtres du Désordre" est riche et complète, elle aborde plein de trucs comme l'exorcisme ou les bacchanales, c'est pas mal !

21 avr. 2012

Entretien d'embauche n°1

Voila. J’ai passé le premier entretien d'embauche de ma vie. C'était horrible. Jusque là, je ne voulais pas en parler parce qu'on tombe sur mon skyblog quand on tape "blog thanh-nhan" sur Google, même si que tout a disparu ! Je comprends pas pourquoi ça apparaît. Bref, maintenant que je les reverrais plus jamais, je pense que je peux me le permettre.

C'était donc, pour un site people, inutile de rementionner. Je vous avais fait part de mes hésitations et finalement, j'ai décidé de postuler quand même, parce que ça m'aurait fait du fric et de l'expérience pour mon CV, et donc indirectement un bon point pour mon entretien au Celsa. J'avais postulé en me disant que vu que c'était une PME, j'aurais sûrement plus à apprendre qu'en servant le café ailleurs. Mais après discussion, j'avais l'impression qu'ils cherchaient plus des dipômés d'écoles de commerce qu'ils ne pourraient pas embaucher parce qu'ils coûteraient plus cher qu'une petite L1 en licence. Cela dit, impossible de tenir ma langue.

Une fois arrivée sur place, dans le 16ème, j'ai été surprise par l'autosuffisance que manifestait l'une des deux personnes qui me faisaient passer l'entretien. Sur leurs deux sites d'une infâme débilité, l'un avait les mêmes statistiques que celles de mon blog. Du coup, j’en ai parlé. Pour répondre à ça, le mec m'a montré leurs visites en mettant son stylo genre "téma, c'est en croissance !" sauf que la croissance n'était pas réellement probante pour un support numérique (style 200 visites de plus par mois), ça ne buzzait pas comme il le prétendait.

Au fil de la discussion, j'ai donc compris que leur unique but, c'était de se faire de l'argent. Que la ligne éditoriale ne pourrait pas bouger, que le site a pour concept de se moquer des gros, et il en sera ainsi. Le boulot avait trois dimensions : générer du contenu, augmenter la notoriété et optimiser les revenus. Ils m'avaient demandé d'écrire des articles lundi, ce que j'ai fait docilement, respectivement sur : la cellulite de Christina Aguilera, Loana et 30 millions d'amis et la censure des seins de Kate Winslet en Chine. Et oui, ça vole haut. Du coup, je leur ai annoncé qu’honnêtement, je me voyais pas écrire sur la cellulite pendant un mois. Mines déconfites, haussement de sourcils.

Ils ont aussi essayé de me piéger en me demandant si je connaissais la nouvelle égérie de Dior, j'ai évidemment dit non. "C'est une jeune asiatique qui fait des vidéos..." En réalité, ils parlaient de Michelle Phan, et c'était pour Lancôme, ce que je n'ai pas hésité à repréciser, ce qui leur a foutu le seum. Nouvel haussement de sourcils. Je pense qu'ils étaient assez condescendants, genre « mais pourquoi t’ouvres ta bouche, t’as 18 ans et tu viens du ghetto » vu qu'ils ont souligné que je venais d'avoir mon bac, mais d'un autre côté, je pense qu'un peu d'humilité de leur côté leur permettrait d'atteindre leur finalité.

Enfin j'avais bien compris qu'il essayait de me déstabiliser à coup d'affirmations péremptoires censées m'impressionner style "3 caméras à 200€ ont été vendues suite à un clic sur notre site", "on est 5ème en buzz internet", mais en réalité, si je perdais effectivement mes mots et mes moyens, c’est parce que j'étais sidérée par ce qu'on me demandait de faire qui ne correspondait ni à un travail de communication, ni à ce qui est humainement respectable. Au début, j'essayais un peu de jouer à leur jeu et j’ai suggéré de mettre du sexe. Chose que le mec a repris contre moi lorsque je me suis finalement insurgée puisque lorsque j'ai dit que faire un site dans l'unique but de se moquer des gros était totalement immoral, il m'a rétorqué que parler de sexe n'était pas plus noble. 

Tout ce qu'il voulait faire, c'était calquer sur les modèles déjà existants, pensant qu'il s'agissait de valeurs sûres. J'avais du mal à m'exprimer mais j'aurais voulu lui dire que s'ils existent en tant que leaders, c'est parce qu'ils avaient LEUR identité discursive et que l'idée des PME, c'était justement d'aller chercher l'innovation pour plaire, pas du "monopole réchauffé". En gros, ce qu'on apprend à l'école quoi : On ne recopie pas, ça ne sert à rien !

A la fin de mon pétage de câble, je leur ai demandé si selon eux, un site qui se fout de la gueule des gros (chose qu'ils revendiquent hein, c'est pas un avis personnel) était ce dont les gens avaient besoin. «Pas la peine de tourner autour du pot,  je pense que ça ne va pas le faire, merci d'être venue, je vous raccompagne », ce à quoi j'ai répondu « moi non plus », bien contente de ne pas avoir à travailler pour ce genre d'entreprises qui découlent d’un capitalisme exacerbé sans conscience. Mais d'un autre côté, je suis assez dégoutée d'avoir totalement raté mon premier entretien d'embauche.

Je regrette pas ce que j'ai pu dire, mais ptet la façon dont je l'ai dite. Je pense pas être spécialement "grande gueule" mais je suis assez honnête et agressive parfois. Une fois, lors d'un débat en classe, une fille avait dit "Moi, par exemple..." et j'ai rétorqué "Nan mais on parle pas de toi là !" sur un ton vraiment méchant. Du coup je suis allée la voir pour lui présenter des excuses mais ce côté brutal que j'ai dans ma façon de parler peut me desservir dans beaucoup de situations. Je sais pas comment y remédier.

Quoiqu’il en soit, voilà, j’ai raté un boulot au nom de mes convictions et de mes valeurs. Je pensais pas qu’elles prendraient le dessus sur mon intérêt financier, la prochaine fois, je ferais plus attention à ce pourquoi je postule. 

19 avr. 2012

1. J'ai pris du retard sur mon planning de travail parce que je suis malade. Je sais pas ce que j'ai, j'ai mal PARTOUT.

2. J'ai décroché un troisième entretien d'embauche pour une association ! Ca a l'air vraiment cool !

3. Une petite pub pour le Flickr de Marc :)

18 avr. 2012

Entretien avec Louise

Je sais que j'écris pas beaucoup mais je manque de temps, entre le boulot et le dodo. Hier, je suis juste allée chez le coiffeur, j'aime pas trop ma nouvelle coupe parce que ça fait bitchy bizarre mais ça passe relativement. Je me suis aussi évanouie au Charlotte Bar et je me suis éclatée la lèvre contre le sol. Du coup, une de mes dents me fait un peu mal et j'ai trop peur qu'elle tombe. Je me suis évidemment tapé la grosse honte, donc je pense que je n'y retournerai jamais. Je n'ai pourtant bu qu'un verre, mais c'est comme si je m'étais subitement endormie pour me réveiller dans la rue avec mon pote à côté. Quoiqu'il en soit, voilà le premier truc que j'ai fait pour mon entretien d'embauche. Je le poste car j'ai besoin de différents avis, autres que ceux de mes potes pas forcément objectifs, pour voir si ça va. Un peu modifié pour préserver l'anonymat de ma pote quand même ! N'ayez pas peur de me vexer, mais faites dans le constructif quand même, merci d'avance ! (et corrigez moi les fautes d'orthographe, d'inattention, etc...)


Louise est une jeune bachelière parisienne, fraîchement émigrée au Canada. Confrontée au choc culturel, elle doit aussi faire face à l'inconnu, à l'indépendance, mais aussi aux aléas de la vie étudiante. Trois mois après s'être installée, elle nous parle avec entrain de son quotidien.

En quête d’indépendance
Après un baccalauréat littéraire au lycée L à Paris, Louise décide de partir à Montréal, motivée par une amie qui, quelques années auparavant, la faisait rêver en lui parlant d’études à New York. Comme beaucoup de jeunes de son âge, elle avait aussi soif d’aventures et d’émancipation. Elle ne rentrera qu’une fois par an, pour Noël. Quitter le cocon familial fut difficile, mais son besoin de voler de ses propres ailes et surtout de prouver qu’elle en était capable a pris le dessus. « Connaitre autre chose, se confronter aux difficultés de la vie, être seule pour grandir... Montréal c'est loin, c'est cool, c'est différent, ça parle français... Parfait ! » nous raconte-t-elle, en glissant qu’elle avait aussi choisi Montréal parce que Vancouver, « c’était pas possible, j'avais un niveau d'anglais à faire mourir de rire une vache espagnole... ».

La découverte du nouveau continent
Quelques mois avant son départ, elle avait tout idéalisé. En arrivant dans la ville, « rien ne ressemble à ce que je m'étais imaginé, mais c'est encore plus génial qu'en rêve », lâche-t-elle avec un sourire béat qui semble fixé à jamais. Cela dit, les premiers déboires arrivent vite. La jeune fille vit dans une résidence universitaire, à 45 minutes à pied de toute station de métro. « Ca m’est arrivé souvent de rentrer bourrée ou crevée par -20°C parce que mon bus n’arrivait pas. Je pense que je vais chercher une colocation plus près du centre quand mon bail sera fini », précise-t-elle. Elle dort alors dans une chambre plutôt grande, avec une salle de bain, mais dispose d’une cuisine collective assez loin de sa chambre : « ma vaisselle s’entasse dans ma chambre, et j’ai rarement le courage d’aller me préparer de gros repas… » Du coup, à la place du fameux poulet rôti de maman, elle se fait des œufs durs dans sa bouilloire électrique. Mais pour nous rassurer, elle précise qu’elle a tout de même des « plans pour manger gratos », dans son bar préféré où on lui offre des nachos.

Les études au Cégep du Vieux Montréal
Louise s’est engagée dans un cursus de sciences humaines, et plus précisément, en « action sociale et médias » où elle étudie la sociologie, l’histoire et le journalisme. Elle est au Cégep du Vieux Montréal : il s’agit d’un programme pré-universitaire pour deux ans que 6500 élèves intègrent vers leurs 17 ans, après le « Secondaire », l’équivalent du lycée, avant de se diriger vers l’université. Pour sa part, ce sera l’Ecole de Journalisme en spécialisation Radio de l’Université du Québec à Montréal (Uqam).

Une éducation à la canadienne
Pour l’instant, les cours se rapprochent de ceux du lycée, mais elle note que la pédagogie et les critères d’évaluation ne sont pas du tout les mêmes qu’en France : le travail est plus participatif, on privilégie l’oral et les activités de groupe. « Comme les étudiants québécois ont l’habitude de ce système, c’est assez intéressant, ça ne finit pas en débat stérile comme en philo au lycée du genre ‘’Moi je pense que l’art c’est trop bien’’ avec l’autre qui répond  ‘’Pourquoi tu dis ça ? Ca sert a rien, ah ouais’’», imite-t-elle sur le ton de la plaisanterie. Quant au lieu, il ne ressemble pas du tout à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne qu’elle a fréquenté en auditrice libre, loin de là : « 11 étages, un café étudiant avec des sandwichs bio, des graffitis un peu partout, une salle de mixage ouverte à quasiment tous les étudiants qui oseront imposer leur style musical, une piscine, 12 gymnases, une salle d’exposition pour les étudiants en arts plastiques, une grande bibliothèque avec de grands sièges et pleins de livres que tu peux lire avec vue sur Montréal » nous énumère Louise, les étoiles dans les yeux. De quoi faire rêver les frenchies !

Au cœur d’un mouvement social
Ces infrastructures ont évidemment un coût. En nous en parlant, son expression se transforme car « même si le Québec est la région où l’accès à l’éducation est le moins cher en Amérique du nord, c’est quand même plus cher qu’en France. Le gouvernement est actuellement en train d’essayer de faire passer une hausse des frais de scolarité de 1600 balles par an… La grève générale illimitée a été décrétée il y a maintenant 9 semaines, donc 9 semaines que je ne vais pas en cours… ». Elle nous raconte qu’elle porte fièrement son carré rouge, symbole des étudiants contestataires. Le mouvement a grandi et on voit maintenant des journaux mettre ce fameux carré rouge en Une, mais aussi des grands parents le porter. Elle a récemment participé à une manifestation de 200 000 personnes : « La ville entière assaillie par des drapeaux rouges. C’était très beau. » . Elle dénonce cette hausse et pense que l’argent ne contribuera pas à améliorer les conditions d’études des étudiants mais reviendra plutôt aux multinationales qui investissent dans les universités.

La vie sociale
De nature sociable, elle se fait rapidement des amis, mais pas dans sa résidence universitaire, au troisième étage, où les étudiants se connaissaient déjà depuis plusieurs années. A cette difficulté, elle rajoute « et aussi parce qu’ils n’ont pas exactement les mêmes intérêts que moi ». En effet, ils sont en… Thanatologie ! C'est-à-dire qu’ils étudient la mort. Certains seront médecins légistes, d’autres embaumeurs… Elle préfère en rire : « Les discussions dans la cuisine collective ne sont pas forcément hyper appétissantes ». En dépit de cela, elle se plaît beaucoup au Québec : « cela ne fait que 3 mois que je suis là et parfois, je me dis que j’aimerais rester ici toute ma vie », nous confie-t-elle, rêveuse.

13 avr. 2012

Vacances - Planning de travail

POUR CHANGER DE D'HABITUDE et pour conforter tous ceux qui pensent que je suis une intello qui n'a pas de vie (big up les gens de la fac), je vais encore parler de travail, hihi.

En fait, j'avais envie de rédiger un article pour faire le point. Effectivement, j'écris à chaud : je viens de me rendre compte que mes goûts avaient assez changé depuis la terminale. Depuis toute petite, j'étais absorbée par les lettres. Mon bac en poche, point final d'une formation littéraire, je me suis donc dirigée vers des études généralistes et pluridisciplinaire de communication option journalisme, ce qui m'a ouvert les portes de plusieurs choses telles que l'économie ou la politique. Du coup, ça fait ptet... 4 mois que j'ai totalement laché les lettres pour les sciences sociales. Quand Descoings est mort, j'ai eu l'idée d'aller voir le site de Science Po et HOLY FUCK, je me demande encore pourquoi je n'ai jamais pensé à passer le concours (que je n'aurais sans doute pas eu, mais genre, par principe quoi !). Je ne m'y étais jamais intéressée, mais je n'arrive pas à me souvenir de pourquoi. J'étais peut être encore trop dans le délire "lettres"... Mais quoiqu'il en soit, aujourd'hui, je suis à fond dans l'économie, l'histoire me manque et je voudrais faire des études de droit (dans très longtemps, lors de ma crise de la quarantaine), certainement parce que je lis la presse quotidienne, ce que je ne faisais pas avant. Je ne me souviens même plus du dernier roman que j'ai lu.

Quoiqu'il en sooooit, mon intellect s'est retrouvé spectaculairement ramolli, faute à ma paresse démente. Mais voilà. Le drame de l'année. J'ai eu 10 à un partiel. C'est pas pour faire la meuf "je suis déçue omg, je suis indigne de me regarder dans la glace" mais quand on est habitué aux 16 sans rien branler, à part se plaindre sur un blog, on peut pas faire grand chose à part s'y complaire. Mais je relativise, je pensais avoir pire, après la trentaine de minutes que la prof a passé pour expliquer pourquoi les 70 personnes de la salle n'étaient que de pauvres merdes qui n'exploitaient pas la bibliographie. Et je plaide coupable. Cette note, pour mon intellect, a sonné comme un vuvuzela qui réveille le beauf endormi devant un match de foot. Mon ego s'est retrouvé écorché, et de suite, je suis allée emprunter un bouquin à la bibli.

Suite à ce sinistre événement, j'ai décidé de reprendre mes séances de musculation cérébrale en rétablissant un programme de travail (lié aux cours, mais aussi à ma volonté de connaissances personnelles) pour les vacances, QUE VOICI :

1ERE SEMAINE
Ce week end : Faire mon dossier sur Madmoizelle
Lundi - Mercredi : Rédiger les interviews pour l'entretien
Jeudi - Vendredi : Rédiger la critique de l'Exercice de l'Etat
Samedi : Reparcourir Sur la télévision (Bourdieu)
Dimanche : Repos

2EME SEMAINE
Lundi - Mercredi : Parcourir Sociologie de la communication (Rieffel)
Jeudi : Faire mon truc d'analyse de production médiatique pour la socio
Vendredi - Dimanche : Bosser sur le syllabus de Sociologie de Meredith

Acheter : 
- Introduction à la Sociologie Politique (Dormagen et Mouchard)
- Les grands problèmes politiques contemporains (Collovald et Courty)

Voilà qui me semble cohérent. Si j'arrive à suivre cet emploi du temps, j'aurais fini le travail que j'ai à faire pendant les vacances dès la fin de la première semaine, qui me laisse une deuxième semaine de vacances VRAIMENT tranquille. Pour me motiver/me stresser, j'ai fait un tableau excel que j'ai imprimé et collé en face de moi. ALLEZ TANANE ON Y CROIT. J'ai préféré faire quelque chose de relativement léger mais réalisable, plutôt que de me fixer des objectifs hors d'atteinte.

Last but not least, la partie fun des vacances :
- Aller à l'expo Witkin
- Aller à l'expo Burton
- Full day de l'amitié avec mes deux meilleures amies
- Aller voir les trucs en 3D de la Géode
- Aller à la Ménagerie du Jardin des Plantes

10 avr. 2012

You rearrange my mind


BON OK j'avoue je déconne avec mon blog. Je sais pas pourquoi je poste pas alors que j'ai rien foutu du week end. Finalement, mon entretien a été reporté à cause d'une réunion de la nana donc je suis free comme un oiseau (pour le moment).

Professionnellement parlant, j'ai une nouvelle opportunité : écrire pour un cestquiquiestgros.com et cestquiquisefaitplaisir.com (oui oui). Je suis face à un dilemme : est-ce que euh.. Comment dire... Je conserve mon intégrité et mes convictions (il serait superflu de développer, vous même vous savez) ou est-ce que j'appelle tout de même pour un entretien, histoire de travailler ma plume (quoique..) et accessoirement être rémunérée ? J'y réfléchis, j'y réfléchis... Mais pour le moment, j'opte plutôt pour mon intégrité. Question d'éthique journalistique aussi.

Sinon, je trouve que mon blog se transforme de plus en plus. Avant, c'était les récits d'un coeur brisé (et avant, ceux d'un premier amour, et avant, ceux d'une misanthrope haterz de la terre entière, et avant, ceux d'une kikoo fan de Tokio Hotel), et maintenant, je trouve que je réfléchis un peu plus à propos de ma condition sociale. Enfin, réfléchir est un grand mot parce que finalement, je ne fais que retranscrire l'exaspération que je ressens tous les jours. Mon blog suit donc les différentes phases et évolutions de ma vie. Aujourd'hui je me retrouve à construire concrètement mon avenir en ayant le sentiment de passer complètement à côté, c'est normal que ce soit devenu une quasi-obsession. C'est vrai que je pense quotidiennement aux études que je fais et que je commence à les accuser de tous les maux, notamment mon incapacité à travailler. Pour le peu de boulot que j'ai, je n'arrive plus à le faire comme avant parce que j'ai développé un sens de la procrastination que je n'avais pas avant... 

Je me dis que les choses n'auront pas été de même si j'avais été en prépa, si j'avais été habituée à travailler ardemment tous les jours. Il est clair qu'intellectuellement, je regrette de ne pas avoir fait de prépa mais d'un autre côté, lorsque j'y réfléchis, en choisissant la fac, j'ai fait le choix le plus correct par rapport à ma situation. Je veux pas parler de déterminisme social mais je n'aurais pas pu prendre une année de risque : si j'avais fail la prépa, il n'y a pas d'équivalences pour l'infocom donc j'aurais perdu un an, et si j'avais fail le Celsa au bout de ma prépa, c'était sans issue. Je dois absolument faire le minimum d'années d'études pour gagner de l'argent et mon indépendance le plus rapidement possible, non seulement vis à vis de mes nerfs, mais aussi financièrement par rapport à ma mère. Je dois déjà supporter quotidiennement ma grand mère qui me demande pourquoi je gagne pas d'argent comme ma cousine, qui est en DUT en alternance. De ce genre de réflexions naïves découle un terrible sentiment de culpabilité, je suis réduite à un simple poids que ma mère doit assumer, une énorme bouche à nourrir. 

J'aurais donc aussi pu faire un BTS communication, mais je ne l'ai pas fait parce que je flippais justement du manque de stimulation intellectuelle, le BTS étant dirigé vers la professionnalisation, il n'y aurait plus de place pour la théorie (dans ma licence, j'ai de la socio, de l'histoire, de l'éco, etc) et surtout parce qu'on m'a répété que c'était "un truc de Miss France" (à interpréter comme chacun le veut). En plus, niveau débouchés, j'ai entendu dire que c'était pas dingue non plus. Aujourd'hui je me retrouve en cours avec des BTS com mais que, sincèrement, SANS PRETENTION, je flingue carrément au niveau des notes, donc je me demande ce que ça vaut...

BREEEEEEF. Faut que j'arrête de parler de mon orientation. Après six mois de cours, il faut quand même que je commence à m'en remettre. C'est bon, mes études me plaisent pas, j'ai honte de ma fac, je n'ai pas d'amis en cours, vous avez assimilé, faut que j'arrête de le redire à chaque article. Ca devient lassant à écrire, mais j'y peux rien, ça me HANTE. C'est pour ça que je dors très peu en fait. Récemment, je me suis rendue compte que si j'ai l'habitude d'aller en cours avec 4h de sommeil, ce n'est pas parce que je suis insomniaque mais c'est parce que je n'arrive pas à aller dormir, que je sois sur l'ordi ou en train de lire, ou regarder la télé. J'ai du mal à franchir le pas pour arriver au moment fatidique simplement parce qu'une fois dans mon lit, sous la couette et dans le noir, je suis sujette à d'énoooormes sessions de réflexions nocturnes et cela m'angoisse terriblement. Je sais pas pourquoi. J'adore le calme et la nuit, mais me retrouver "face à moi-même", ça me rend juste dingue. Mes pensées s'emballent et je n'arrive plus à m'arrêter de penser, et ça me fait peur, c'est pourquoi je redoute toujours ce moment. Donc je vais me coucher que quand je suis crevée (donc 3h-4h pour me lever à 7h), pour que je m'endorme direct après avoir éteint la lumière. J'ai pris l'habitude d'être dans un état second (mais toujours efficace, si on me juge selon mes notes) donc ça ne me gêne relativement pas, le seul problème (de greluche), c'est que mes cernes deviennent de plus en plus grosses et foncées, du coup j'aurais bien aimé adopter un rythme sain pour les effacer, et éventuellement me préparer au rythme de vie de mon stage... Je sais que vous pensez que je devrais consulter, mais je le ferais pas parce que je me vois pas raconter toute ma vie à mon médecin qui est un grosse dame guillerette qui n'a jamais rien vu de mes états plus ou moins dépressifs.

Il me faut :
- ACHETER DES FRINGUES
- Faire mon dossier de Madmoizelle
- Faire la critique de L'Exercice de l'Etat (difficile quand on s'est endormi)
- Faire mes articles et interviews pour l'entretien
- Me motiver pour faire toutes les choses ci-dessus

Nouvelle version du blog pas encore finie ! :)
Si jamais quelqu'un sait comment je peux mettre des lignes de séparations entre les liens (rubrique "Pages"), qu'il me le signale.

Je ne voulais pas mettre tout mon Skyblog en ligne, j'ai trouvé la solution : Tout mettre en Secret ! C'est fait. N'importe qui ne pourra plus le lire, mais il sera toujours en ligne, si jamais je veux me replonger dedans.

3 avr. 2012

HELP ENTRETIEN

La semaine prochaine, j'ai un entretien pour une grande institution (je dis pas laquelle pour le moment, vous allez tous vous ruer dessus !!) :D. Au fil du temps, j'ai appris à être à l'aise lorsque je m'adressais à un adulte, de manière professionnelle (comprendre : les profs) donc ce n'est pas tant la confrontation avec la responsable qui me stresse mais plutôt l'enjeu. Soyons réaliste, je ne suis qu'en première année et je n'ai aucune expérience. C'est déjà un miracle qu'ils m'aient proposé un entretien !

Plusieurs questions :

- Je mets quoi ? Robe noire ptet trop habillée OU Jupe moulante noire, à mon goût trop ras-la-chatte pour un entretien OU pantalon slim en tissu noir + une chemise achetée pour l'occasion ? Si chemise, quelle couleur ? On m'a dit que fallait être original dans la com. Et j'ai un blazer bleu marine. Je retrousse les manches, style je suis stylée mais décontractée mais pas trop, histoire de contrebalancer le côté distingué de ma robe, comme je fais habituellement ou pas ?

- Je ramène mon relevé de notes ? Si oui, comment subtilement l'introduire, sans pour autant faire "TEMA MES 16 LA !!" ?

- Des conseils ?

- Est ce que je me stresse à mater les vidéos de conseils de Cristina Cordula ou j'y vais en free style et naturelle ?

AIDEZ MOI JE STRESSE A MORT (même si j'y suis déjà allée pour demander une autorisation de tournage et qu'ils sont trop cool là bas)

Sinon hs mais mémo minceur :

Je mange plus le matin (pas d'appétit)
Le midi je mange un ptit sandwich ou une de mes préparations (taboulé ou salade) à l'arrache
Le soir je grignotte (vu que c'est pas l'heure du diner) en rentrant vu que je crève la dalle, donc plus faim pour le diner.

Donc en gros, le délire de "3 repas équilibrés" pour mincir, c'est d'la daube. J'me fais d'la rillette et de l'entrecôte et tout le monde est content.

Edit : La meuf vient de me demander d'apporter articles et interviews que j'ai réalisé. Problème, je n'ai écrit que des critiques et fait qu'une interview. En une semaine, je dois donc faire cinq autres interviews de plusieurs de mes contacts, DONT CECILE hé oui, et quelques articles (je sais pas encore sur quel sujet) donc je mets mon blog en jachère jusqu'à Vendredi 13 Avril. A bientôt.

PS : Je vais avoir une mastercard !

2 avr. 2012

N'importe quoi

Je pensais qu'en retournant avec Jeremy, j'en parlerais de nouveau à chaque article, soit pour parler du bonheur éclatant du (re)premier amour, soit pour parler les (re)premiers affres de la jalousie (ou autres) mais finalement, je n'ai absolument rien à dire. Ca se passe, c'est tout. Loin de l'amour euphorique de notre première relation, cela ne se passe pas mal pour autant. En fait, il n'y a plus ce passionnel qui nous a tant fait souffrir, celui qui nous a fait casser la moitié de son appart lors de violentes disputes, celui qui m'a fait faire tant d'articles sur notre histoire. Donc ça roule quoi.

Sinon, je cherche une nouvelle coupe. Je crois que c'est la trentième fois que je l'écris sur mon blog. Cela veut dire que depuis, je ne suis toujours pas allée chez le coiffeur. Je commence à craquer, mes cheveux sont trop longs et trop sauvages. Ils ont dépassé le milieu de mon dos. Du coup, je pense à raccourcir genre de 10cm et faire un dégradé. Trop simple, me crierez-vous (conjugaison douteuse). Chaque pote que j'interroge me pousse vers le carré plongeant, mais je suis bien trop peureuse pour passer à l'action. Du coup, je suis enfermée dans ma banalité. De plus, je veux garder mes cheveux longs parce que lâchés, ils me protègent. C'est con mais c'est devenu un peu comme un doudou. Ils m'enveloppent et du tout, je suis protégée du regard des gens et des brigands. Ce n'est pas maladif, je vous rassure, mais j'aime bien cette sensation de coquille. Et j'ai remarqué qu'en situation de stress style faire un exposé, j'aime bien plonger ma main dedans tout en parlant.

Et pour finir cet article qui n'a ni queue ni tête, en me regardant toute nue devant le miroir (car oui je le fais), je me trouve beaucoup plus mince qu'avant, alors que je ne pense pas avoir changé mon alimentation. Pour la presque première fois de ma vie, je trouve mon corps bien comme il est. Mon ventre n'est pas plat et je pense qu'il ne le sera jamais mais il n'est pas non plus encombrant, comme je trouvais avant. Bon, j'ai toujours une poitrine bizarre mais si je la trouve bizarre, c'est sûrement parce que je me compare aux seins nus que je vois, et de touuuutes petites fesses, mais ça c'est du à mes gênes asiatiques, même pour Katsuni et Tila Tequila ! La chirurgie ne peut rien.