29 nov. 2011

Ahh fuck it, let’s go bowling.

Dans deux semaines, la libération. Pendant les vacances, j'ai une dizaine d'évents à faire en quinze jours. Meuf trop busy. Au final je suis sûre que je vais même pas faire les trois quarts. Concernant Noël et le Nouvel An, je n'ai strictement aucun plan cette année (vous me direz, ça change pas des autres années, en même temps). Ne me plaignez pas, j'ai pris l'habitude.

Edit : Finalement j'ai un plan pour le nouvel an.

Demain, je finis les cours à 20h30 (comme tous les mardi depuis la semaine dernière), j'ai une putain de flemme. Je n'aime pas trop ma prof. Elle essaie d'être sympa, de se la jouer "je suis ta pote" mais ça marche pas trop. Un truc insupportable : elle prononce les mots anglais avec l'accent anglais. Genre pour dire Twitter, c'est Dwideur. "Et sinon, je vous ai crée un blog sur wordpwesss". Ca me soule. En plus, comme j'ai pas d'amis dans ce cours, j'ai pas pu me foutre de sa gueule, alors j'ai rigolé dans ma tête. 

Et vu que j'ai pas d'amis, j'ai été obligée de me mettre avec une fille de 25 ans et tout (on doit faire un exposé, un blog et un dossier). J'me dis, waw quoi. Genre elle serait en âge de se marier, d'avoir des enfants dans deux ans et tout. J'ai fait connaissance d'une fille de 24 ans (mais elle est super cool et on sent pas la différence). J'ai pris conscience de son âge quand elle m'a dit que son copain était manager en truc pour les machines pour faire des recherches contre les cancers et qu'ils étaient partis à New York pour son boulot. Genre moi, ça me ferait bizarre de dire "Ouais j'pars à New York, Alexandre a un truc à faire là bas pour le boulot donc je l'accompagne ^_^". Ca fait tellement "jeunes adultes indépendants", vous trouvez pas ?

Mais l'énorme choc, je pense que ce sera quand une de mes plus proches amies m'annoncera qu'elle est enceinte. Je sais que sur le coup, ça me paraîtra assez normal, mais rien que le fait de m'imaginer genre autour d'un café avec mes potes, et que l'une d'entre elles nous disent "Les filles, je vais avoir un bébé !", ça me choque. J'ai l'impression que je vais rester comme je suis toute ma vie. J'ai l'impression que pas grand chose n'a fondamentalement changé en moi depuis mes 12 ans, si ce n'est ma façon d'écrire, de m'habiller, de m'épiler les sourcils, l'amour et la souffrance. Je me demande si je me dirais la même chose une fois que j'aurais 27 ans. Le fait qu'on ne se sente pas grandir m'affole assez. Et si j'me retrouvais à 80 ans en mode "Putain, c'est passé trop vite." ? Ce serait la merde. J'ai pas envie que mon futur moi pense ça, j'ai envie qu'il soit content de ce que j'ai pu accomplir, mais en attendant, je sais pas quoi faire pour qu'il ait ce sentiment.

Je sais même pas si je vais atteindre cet âge, en plus. 80-18 = 62. Si pendant 62 ans, je souffre encore comme je souffre actuellement, je pense pas que je vais vivre aussi longtemps. Ça me pompe. Dans l'état actuel des choses, je me donne une espérance de vie de 7 ans. Ca me paraît raisonnable. Ca fait 25 ans. Donc je serais diplomée, je bosserais sans doute, j'aurais eu mon indépendance, mais pas le temps pour devenir une vieille mégère. C'est plutôt pas mal.

J'ai mis les photos de portable sur Facebook pendant que je m'emmerdais. Une fois j'ai dormi chez Hélène et elle m'a filé une taie d'oreiller plutôt marrante, alors je me suis prise en photo avec. Je share même si cela n'a pas d'intérêt. C'est une part de ma vraie vie quotidienne. (Les gens ont tendance à oublier que derrière ce blog, quelqu'un de RÉEL existe et qu'il s'agit d'une vraie vie, pas du Journal d'une Princesse trafiqué)


28 nov. 2011

Tatoo

J'ai commencé mon autofiction. J'arrive pas trop à construire le truc parce que je suis trop habituée à écrire selon la longueur d'un article. J'ai peur de laisser tomber le projet et que ça ne mène à rien. Mais il faut que je m'exorcise. En attendant, j'ai pas trouvé de prénom pour mon « moi » et pour le « mec » qui fait mon ex. Des propositions ? Je veux des trucs assez banals, pour représenter l'universalité de la chose. Mais pas genre Marie et Jean non plus.

Et j'ai aussi rêvé que je menais une enquête à Londres sur une curieuse histoire de suceurs de sang et d'énergie. Beyoncé était morte et avait fait tatoué des indices sur son mollet, j'ai du aller la voir à la morgue et tout. On l'avait tué à cause de ce qu'elle avait découvert et tout. Oui oui, Beyoncé.

Et pour le projet de tatouage, j'ai bien envie de me faire une pieuvre, qui est mon animal fétiche, mais pas sur le haut de la cuisse. L'omoplate, ça me paraît bien. Jeremy aussi voulait une pieuvre COMME PAR HASARD, alors on s'est dit qu'on allait se le faire en commun, parce qu'on est liés. Ce sera toujours mieux que ma vieille idée sentimentale de « J. » dans le creux du coude. 


Quelque chose comme ça, mais remixé par le style du dessinateur. J'avais repéré des trucs cool là où je m'étais fait percé mais j'ai pas retenu le nom de l'artiste.

A part ça, pour le tatouage en haut de la cuisse, j'ai pensé à un truc de Fight Club, que j'ai aimé aussi bien en livre qu'en film, et qui m'avait procuré une sorte d'électrochoc quand je l'ai vu la première fois chez un ami. 

(dans une police du style)

Mais dans ce cas, ça ferait peut être trop ado rebelle qui fuck la société à cause de la mode de la désillusion qui va avec. Mais sincèrement, j'ai vraiment beaucoup aimé. Et de toute façon, très peu de personnes verront ce tatouage (en gros, ceux qui me verront à la piscine, ceux qui me verront me changer, ceux qui me verront en culotte et ceux qui coucheront avec moi).

J'avais aussi pensé à un Love mais coupé horizontalement, sans la partie du bas :


Que je ferais compléter si je me marie. Mais finalement, je me suis dit non parce que "Love" en tatouage, ça fait assez kikoo loveuse quand même, alors non.

Bref, voilà. Maintenant, il faut attendre que le fric tombe du ciel. Côté souffrance, j'en suis plus à ça de près alors j'me pose même pas la question. J'ai pas peur.

I would never love a man 'cause love and pain go hand in hand and I can't do it again (Laura Marling)

« Rencontre des mecs. »

Pourquoi faire ?
Aujourd'hui je me rends compte que je suis terrifiée à l'idée de m'attacher à un mec, ou pire, qu'il s'attache à moi. J'ai envie de rencontrer personne, de revivre ce que j'ai pu vivre. Je prends peur à chaque fois qu'un mec me témoigne de l'intérêt, rien que sur adopteunmec. C'est ridicule comme exemple, mais certes. Dès qu'on me propose un verre ou même une invitation à continuer sur Facebook, je décline. J'ai peur.

Je rejette toute forme de « Tu me manques », toute forme de sentimentalité qui pourrait laisser une porte ouverte à une quelconque relation amoureuse. Je ne veux plus aimer, et je ne veux pas qu'on m'aime. C'est trop risqué, parce que tout ce qu'on reçoit de bonheur, on finit par le payer et pour ma part, j'ai l'impression que ma dette va durer toute ma vie. J'ai peur, je n'ai pas d'autres mots pour qualifier ce que je ressens. J'ai plus envie de m'en sortir parce que si je me libère maintenant, je serais vulnérable pour autre chose, pour un autre garçon. Ca m'a suffit. Cette histoire m'a suffit, et lui aussi m'a suffit. J'ai connu l'amour, je l'ai aimé, et maintenant je n'en veux plus. Je sais que la plupart d'en vous se disent « Pfff, elle parle comme si elle avait connu mille mecs » mais j'en ai connu qu'un et pour tout ce que j'ai vécu avec, c'est comme si j'avais fait le tour du monde.

Je ne suis pas prête pour prendre le risque de la chute, je n'ai plus envie de me mettre dans une relation par peur qu'elle devienne aussi dingue que ce que j'ai pu vivre avec mon ex. J'ai l'impression que peu de gens le comprennent et que tout le monde me dit la même chose, que personne ne mesure l'ampleur de cette douleur qui me cogne la poitrine à chaque instant depuis plus d'un an. Les gens pensent qu'il suffit de rencontrer d'autres personnes, de vaquer à ses occupations, d'être actif pour oublier mais c'est faux parce que quoique fasse le corps, aussi endormi, aussi fatigué qu'il peut être, la douleur est toujours en moi, constamment. C'est la douleur du deuil. Je m'en sors pas, je n'arrive pas à accepter la fin de la relation. Je n'arrive pas à me dire que la vie avance, et surtout qu'elle avance sans moi. C'est pour ça que ça me tue de voir son nouveau statut Facebook. Rien que ça, ça m'transperce la poitrine. Et même quand je tape le début de son prénom pour voir son profil et que le groupe Facebook crée par une de ses amies apparaît, celui qui dit "Pour ceux qui pensent que gnagna et gnagna sont fais l'un pour l'autre!", avec les petits commentaires de nos amis, style "C'est écrit dans la bible !", qui parlent de la complémentarité des pôles et de la noisette du ferrero rocher. C'est drôle.
Et j'ai l'impression que tout le monde me prend pour une dingue, tout le monde pense que c'est exagéré et qu'il en a marre de me voir dans cet état depuis si longtemps mais j'y peux rien, et d'ailleurs, j'ai envie de rien y faire, parce que si j'en sors, ce serait peut être pour revivre ça, mais avec quelqu'un d'autre et j'ai aucune envie. Ma seule envie c'est de fermer les yeux et de laisser cette douleur m'envahir, souffrir jusqu'à ne plus rien sentir. Être anesthésiée de la vie et de l'amour. Je veux être guérie. Ne plus jamais aimer qui que ce soit, être en sécurité. L'amour est trop dangereux pour que je le revive une seconde fois, même s'il est noble, et beau.

« Il te faut du temps. »

Du temps ? Combien de temps, encore ? Ca ne fait qu'un an et j'ai l'impression que ça fait des siècles. Avec une peine de coeur, le temps passe trois fois moins vite. On trouve rien à faire. Je passe ma vie à être épuisée. Ma mère dit que je me fatigue à trop penser, mais en réalité, c'est la chose qui m'absorbe. Je suis éternellement fatigué, mes cernes n'ont jamais été aussi sombres et grosses, et pourtant je n'arrive pas à me coucher tôt. Je ne dors que vers 4h du matin et quand j'en ai l'occasion, il m'arrive d'enchaîner 12h de sommeil sans difficulté. Comme si je faisais des trucs de malade qui m'épuisait alors que je ne fais qu'aller en cours. Et rien d'autre, même pas les magasins, vu qu'en sortant de la fac, j'ai minimum 20min de trajet avant de rejoindre la civilisation. Je sais même pas ce que je fais en rentrant chez moi. Je vais sur l'ordi, j'écris sur un putain de blog en attendant que le temps passe. Ou alors je fais des sudoku dans mon lit en me demandant si quelqu'un se demande ce que je fais en ce moment même, si quelqu'un dans ce monde en a quelque chose à foutre de moi. Puis je me laisse absorber par le truc, j'arrête de penser pour quelques minutes. Je mange, je lis le journal, je vais sur l'ordi, et j'écris encore sur ce putain de blog en me demandant s'il y a des gens qui peuvent me comprendre. Puis finalement je me dis que non, vu tous les commentaires semblables que je reçois depuis un an qui me disent tous la même chose. Qu'il faut que je l'oublie, qu'il faut que je m'occupe, qu'il me faut du temps, blablablabla. Je sais que je devrais l'oublier, mais c'est pas un putain de dessin qui se gomme comme ça. Ca paraît tellement simple quand ça apparaît en commentaires, quand c'est dans la théorie. « Pfff c'est qu'un gars ». Mais en réalité, c'est tellement dur, tellement difficile, que c'est pas imaginable. On le comprend que lorsqu'on le vit. Franchement, même si j'ai aucune envie d'être vulnérable pour un autre gars, j'ai vraiment eu envie d'être insensible, ne plus souffrir et m'en foutre de ce qu'il peut faire, et avec qui. Mais j'y arrive pas, c'est trop difficile, et même avec toute la volonté, c'est malgré moi, CA ME FAIT MAL. L'auto persuasion ne marche pas. La force mentale ne marche pas. Ca fait mal, je subis, j'écris des articles à la con sur mon blog, ou dans mon journal. C'est comme ça que ça marche. C'est terrible.  

25 nov. 2011

L'expérience, c'est le nom que chacun donne à ses erreurs. (Wilde)

Hier, alors que je m'apprêtais à dormir, je me suis réveillée pour m'essayer au Sudoku, j'en ai tenté deux (un de libé et un du monde) mais j'y suis pas arrivée. Ce soir je teste celui du Direct Matin. En fait j'avais jamais compris comment faire et puis là j'essaie d'apprendre par moi même mais j'y arrive paaaas. Bref, je m'encourage moi même.

Et sinon, j'ai vraiment envie d'un tatouage (je sais que je l'ai déjà dit il y a quelques mois) et j'ai pensé le faire sur le haut de la cuisse, c'est caché, intime (sauf à la piscine, ok), cool. A la base, je préfère en dessous du sein (genre il suivrait la ligne) mais si je tombe enceinte, ce sera pas cool. Je suis actuellement à la recherche d'un truc à écrire, donc, sur ma cuisse. Bien sûr, je suis super tentée de mettre un truc en rapport avec l'amour, ce traître, mais ça fait trop ado emo donc faut que je trouve un truc intemporel. Peut être une citation de film, ou un message de moi à moi même (ça me rappelle quand je m'étais écris une lettre à mon futur moi, au collège).

J'ai aussi trouvé un magasin cool pour trouver la bague de mes rêves (une bague avec un petit onyx, genre 1cm de diamètre), ils font ça sur mesure et sur commande pour une cinquantaine d'euros (pour ce que je veux), c'est pas mal. Mais je veux voir si je peux trouver moins cher. En allant chercher Jeremy au lycée, j'ai croisé une pote en commun qui m'a parlé de deux autres magasins (la Mandragore et... Un autre truc), faut que j'aille voir. Enfin... Si quelques uns d'entre vous a d'autres adresses... ?

Je sais que je passe du coq à l'âne, mais sinon j'ai vu 50/50 avec Joseph Gordon-Levitt. Il m'a beaucoup rappelé Beginners avec Ewan McGregor. Je le trouve similaire au niveau du thème (maladie, relation sentimentale) et des plans, du rythme général du film. J'ai pleuré et je m'attendais à un truc beaucoup plus décalé et drôle, mais au final, ça reste bien un film sur le cancer. Enfin bref, pas mémorable mais assez sympa.

24 nov. 2011

Tristesse plus tristesse, je sais pas si ça fait double tristesse ou demi-tristesse.

L'idée d'écrire mûrit de plus en plus dans mon esprit et ce matin, j'avais quelques idées, quelques tournures de phrases, mais le problème c'est que je pouvais pas noter, le métro étant méga bondé, comme à son habitude. Et le métro a toujours été le lieu de mon inspiration, que ce soit pour mes disserts de philo ou des articles pour mon blog, donc je sais pas trop comment, techniquement, je pourrais procéder pour noter mes idées, sachant que je n'ai même pas la place pour enlever mon écharpe. En attendant, je note les mots clés sur mon portable, mais ça appauvrit beaucoup mes réflexions, étant donné que j'ai perdu les tournures de phrases et tout. Et je n'ai pas une excellente mémoire de ce côté là.

J'ai parlé à mon ex de ce projet, vu que ça le concerne un ptit peu étant donné que je vais m'inspirer de ce que j'ai pu vivre avec lui. Il dit que tant que je m'adonne à une activité, ça ne le gêne pas que je prenne de notre intimité, et que de toute façon, tout le monde sera renommé.

Bref, quoiqu'il en soit, je reçois plus de soutien que je ne l'aurais pensé de la part de mes potes et ça me touche beaucoup. Et de votre part aussi ! Donc j'vous tiens au courant.

Ce matin j'ai eu mon premier partiel et le truc qui m'a surpris, c'est qu'on avait le droit de bosser sur les ordis portables donc en gros, il te manque un truc, un ptit coup de google, ni vu ni connu. Ce que je trouve assez injuste par rapport aux personnes qui n'ont pas d'ordis (donc moi). De plus, ils avaient le droit d'imprimer après et tout, tout clean quoi. Pas de tipex, pas de rature, modifiable à l'infini... Des trucs qui peuvent changer totalement une note. Mais bon, j'essaie de pas prendre le seum et de me dire qu'au moins, je me prépare dans les vraies conditions d'examen pour les concours, et que ça m'obligera à plus de rigueur et de révisions.

Sinon, avant, je supportais pas de rester chez moi mais maintenant, c'est tout ce que je veux. Rester au lit toute la journée, ne rien faire. C'est là où je suis le plus tranquille. C'est marrant comme les choses peuvent changer en si peu de temps.

Réponse à une question formspring que j'ai du retirer : Bah... Connes et incapables, déjà. Alors qu'il faut beaucoup de force mentale pour tenir, il s'agit que quelque chose de difficile, voire de déshumanisant (travail de machine).

21 nov. 2011

Our glory days

You keep me hanging on

En fait, la date anniversaire de la rupture, c'était samedi. J'ai beau faire ma meuf larmoyante du matin du soir, j'avais complètement oublié.

Alors voila, ça prend une tournure officielle. 

Les gens comptent le temps depuis la date où ils se sont mis ensemble, moi je compte le temps depuis la date où mon coeur s'est déchiré. J'ai cru que j'allais plus rien supporter, mais durant l'année qui s'est écoulé, mon coeur s'est encore plus déchiré. Comme si en deux fois, ça suffisait pas, maintenant il est en mille morceaux.

Un an et malgré tout ce que j'ai pu traverser, je décolle pas. Je l'ai toujours dans la peau, comme une copine dirait. Dans la peau. Pour toujours. Comme s'il était un tatouage. D'ailleurs j'avais voulu me faire tatouer en tout petit l'initial de son prénom dans le creux de mon coude. Pas parce que je l'aim(ais/e) mais parce qu'il a réellement marqué mon existence. Ca fait un truc genre un an et demi que j'y pense et malgré tous mes moments de dégoût, je l'aurais pas encore regretté de l'avoir fait. Je le ferais faire un jour, peut être.

Je prends plus la peine d'en parler sur mon blog parce qu'il y a trop de lecteurs indésirables et parce que le sujet a été suffisamment exploré. Je sais ce que vous vous dites, je sais que vous vous demandez pourquoi j'me fais du mal comme ça depuis si longtemps. Moi je vous le dire que je peux pas faire autrement. J'ai beau mourir à petit feu actuellement, sans, c'est comme me précipiter du haut d'une falaise sans mourir (car mon corps vivra toujours). C'est compliqué, je sais que vous n'arrivez pas à comprendre, mais mon amour est inconditionnel au sens propre du terme. Qu'il m'aime ou pas, qu'il soit avec quelqu'un d'autre, qu'il l'aime elle, qu'il m'ai fait souffrir, que je l'ai fait souffrir, rien n'a de sens pour mes sentiments. "Pour le meilleur et pour le pire". En ce moment c'est surtout pour le pire, mais dans le passé, ça a été vraiment pour le meilleur. C'est la contre-partie de la vie.

J'ai enlevé les commentaires pour cet article parce que je ne souhaite pas recevoir d'avis sur ce que je dis là. Prenez-le comme... Une annonce. Une page de mon journal.

PS : Omg en fait je suis Rogue !

19 nov. 2011

Marry to the night

Je commence à réaliser à quel point j'ai pu être ingrate, par rapport à ma mère. Tout ce que j'ai pu raconter sur elle alors qu'au fond, je pense qu'elle m'aime un minimum, malgré son comportement parfois foireux.

En fait, j'ai toujours critiqué sa façon de m'aimer : me combler matériellement, sans me prêter une once d'affection. Il aurait fallu replacer ça dans le contexte de sa vie. Ma grand mère, ma mère et mon oncle ont fui le pays suite à la guerre et au communisme. Mais quand ils étaient là bas, ma mère et mon oncle ont grandi dans la misère, comme je l'ai dit précédemment, ma mère n'avait même pas assez à quelques bonbons, elle arrêta l'école en CM2, mon oncle est né dans la rue et ma grand mère se défonçait (elle a été cuisinière, domestique, etc) pour donner le max à ses enfants. Vous savez, je me sens coupable de me dire tout le temps "PUTAIN ELLE ME SOULE CETTE MEUF UN TRUC DE OUF" alors que derrière, c'est une femme extrêmement courageuse et qui a surmonté les pires choses de la vie. Pourtant, elle dort à quelques mètres de moi, tranquillement, comme s'il ne s'était rien passé. Je trouve ça extraordinaire.

Donc, revenons à ma mère. Elle a donc grandi dans la misère, et elle partage son amour car elle fait tout pour m'épargner tout ce qu'elle a pu vivre. C'est pour ça que j'ai presque tout ce que je veux en claquant des doigts, malgré son maigre salaire. Elle se débrouille, pour que mon frère et moi, ayons une vie sans manque. On se rend jamais compte de ça, quand on nait dedans. Pour nous, il est "évident" d'avoir un toit, des fringues, à bouffer, alors c'est pour ça que j'ai pas spontanément un sentiment de reconnaissance. Pour moi c'est le "minimum syndical" alors que c'est pas du tout le cas, dans le monde. 

Je l'avais jamais compris, malgré les "Mais pourquoi tu pleures ? Maman t'achète tout ce que tu veux !" de ma grand mère qui tentait de me consoler, j'avais mal compris le sens de ces propos, et je pensais juste que ma mère voulait acheter mes sentiments via le confort matériel, alors que c'était pas ça. C'était juste que j'étais aveugle face à son dévouement. 

Concernant l'affection, étant française dans ma tête, j'ai toujours ressenti un manque, mais je pense pas que c'est pas que ma mère veut pas, mais qu'elle travaille beaucoup, qu'elle est très fatiguée et surtout assez déprimée. J'ai relié ça à la culture vietnamienne, aussi, mais ça ne voulait rien dire parce que quand je regarde les cassettes de mes anniversaires, je la vois belle, souriante et aimante. Quand on ne s'aime plus, on ne peut plus montrer aux autres qu'on les aime, c'est normal. Je ne devrais pas lui en vouloir, c'est pas de sa faute. Je sais qu'elle m'aime, faut que j'me calme.

Et d'abord, ces temps-ci, elle est beaucoup plus attentive qu'avant. Je crois qu'elle sait que ça ne va pas en ce moment. Je sais pas comment... Ca doit être le secret des mamans. Elle me demande tout le temps si je vais bien, et des fois elle passe me voir devant l'ordi et me fait un bisou sur le haut du crâne en me caressant les cheveux. Comme si elle voulait me réconforter en silence. Je pense qu'elle veut savoir ce qu'il m'arrive, mais quand je rentre chez moi bouleversée, elle n'ose rien faire d'autre que se taire. Elle a raison. J'ai pas envie de lui parler de tous mes malheurs, elle en a déjà assez avec les siens. Je trouve que c'est bien comme ça. Chacun sa vie.

En écrivant cet article j'ai lâché quelques ptites larmes. Je sais pas pourquoi.

Skip Day

Aujourd'hui, je suis allée aux ventes en enchères pour faire mon observation ethnographique de douze heures. C'était la deuxième fois. Trop d'émotions et de tension lorsqu'une statue d'Adam et Eve a été mise en vente : elle est partie à 272 000 euros. Le prix d'un studio à Paris. Ca m'a fait une sensation bizarre lors du surenchérissement, tant d'argent qui s'envolait si vite. Tous les regards étaient rivés vers la demoiselle qui hochait la tête face au commissaire-priseur (l'autre client étant au standard téléphonique). Il y a eu des applaudissements lorsqu'elle a remporté la bataille.

Sinon, de manière générale, mon humeur s'est améliorée, mais le fond, lui, n'a pas changé. Je ressens toujours cette douleur psychologique devenue physique, sourde mais angoissante, au niveau du thorax. Je n'arrive toujours pas à digérer sa nouvelle relation. Mes membres sont glacés et à chaque fois que j'y pense un peu plus fort qu'en temps normal et j'ai une terrible envie de vomir, ce qui a fait que j'ai développé une espèce de peur de vomir un truc dégueux (alors que le vomi est en soi déjà assez dégueux) alors je mange que des trucs légumes, des fruits, des muffins et je bois que du café de la fac. Je sais pas pourquoi mais je me dis que comme ça, au cas où je vomis, ça sera moins choquant que si je mange du cassoulet, de la choucroute ou un mcdo. C'est complètement débile mais c'est ce que je ressens, bizarrement. D'habitude je n'ai pas de comportement irraisonnés de ce genre (à part du côté sentimental), alors je m'étonne moi même, mais les légumes c'est bon pour la santé et les muffins de la fac sont assez bons, donc je n'y vois pas de mal. 

J'ai commencé à lire Justine Lévy (Rien de Grave). Son style est passable mais je la trouve un peu fade... Enfin le personnage (fiction autobiographique) s'associe parfaitement avec la femme que j'avais rencontré il y a deux ans dans le cadre du Prix Goncourt. Quelqu'un de sensible, faible, effacée, un peu badante... J'avais trouvé qu'elle avait un peu cassé l'ambiance quand elle a du intervenir à propos de son bouquin (Mauvaise Fille), alors que j'avais adoré Edem Awumey (les Pieds sales) qui avait beaucoup d'humour.

Quoiqu'il en soit, je suis toujours débordée dans mon travail et c'est vrai que je trouve de plus en plus d'intérêt à ce que j'étudie. Enfin bien sûr, ça dépend des cours... Petit compte rendu pour ceux que ça intéresse.

- Anglais : Je me demande toujours ce qui m'a pris d'avoir pris Histoire Américaine. C'est complètement prise de tête, la prof est speed et je dois compenser en suivant avec un bouquin en français. Mais il n'empêche que ce cours apporte beaucoup à ma culture G, même si je ne pense pas que je ressortirais quoique ce soit sur la Boston Tea Party lors d'une de mes discussions.

- Anthrolopologie de la communication : On passe tout le cours à gratter comme des tarés, le cours est pas super structuré mais je trouve que c'est assez passionnant, et que ça comble mon intérêt pour les sciences humaines. On y apprend des choses comme les rites de réparation, autrement dit comment s'excuser convenablement : première étape, le regret "je suis navrée", deuxième, reconnaissance de la règle transgressée " je n'aurais pas du..", troisième, désaveu du mauvais comportement "je ne me pardonnerai jamais", quatrième, engagement à reprendre le droit chemin "plus jamais je ne recommencerai", cinquième, pénitence "je me sens mal d'avoir fait ça". En fait, la plupart des choses que nous abordons concerne l'explication, la signification de tout ce qui peut nous sembler spontané. Parfois c'est drôle. Niveau travail, elle nous gâte. Entre les douzes heures d'observation ethnographique à faire, on a en plus un exposé super compliqué (Récits du "quotidien" dans nos sociétés contemporaines)... On dirait une dissertation de philo mais x1000 (blabla objectivité de l'ethnologue VS la subjectivité de l'auteur).

- Histoire de la communication : Le cours le plus satisfaisant à mes yeux, parce qu'il apporte beaucoup de culture générale, de culture.. anecdotique (par exemple, saviez-vous que dans Présent, un quotidien d'extrême droite, on qualifie les délinquants de "voyous ethniques" ? mdrr) et le cours est assez divertissant en soi parce que mon prof est super sympa, dynamique et très intéressant. On aborde ce qui m'intéresse vraiment, c'est à dire les médias. Je stresse pour mon premier partiel (jeudi). Et on a aussi une revue de presse à faire, je sais pas encore quelle actualité choisir (pas people).

- Informatique : J'ai une prof jeune, assez sympathique mais le cours est super nul. C'est ma petite pause dodo de la semaine. Enfin là, il commence à y avoir de l'action parce qu'on a un exposé à faire. Je dois m'occuper de la partie artistique, du "pourquoi ça marche" de Pixar. 

- Rhétorique de l'image et du son : Le cours le plus exaspérant. Je comprends pas la pédagogie de ma prof qui se croit totalement exceptionnelle. Je me suis endormie pendant un exercice alors que je venais de prendre un café. Impossible de tenir, il fallait chercher les connotations de "mère" dans les différents textes. Déjà, j'ai pas compris le délire, ensuite elle voulait qu'on relie les "mères" des textes par rapport à la vie des auteurs. Pourquoi confondre personnage et auteur ? Tout n'est pas autobiographique. Et déjà, GENRE tout le monde connait la vie de Jules Renard par coeur t'sais. A côté, la meuf connaissait même pas Martin Parr, alors je comprends pas du tout sa façon d'être un peu hautaine, limite condescendante, comme si elle se croyait parfaite. Enfin voilà, je colle pas du tout avec ma prof ni son enseignement. Aujourd'hui on a du dessiner un logo, et elle passait entre les rangs en mode "Ah très bien ^_^". J'ai eu un flash back qui m'a ramené en cours de dessin en primaire. Gosh.

Et puis voilà, c'est tout ce que j'ai. Mardi, je commence un nouveau cours (veille informationnelle).

PS : J'ai vite fait regardé L'amour est aveugle ce soir. Je comprends pas pourquoi ils ont mis le sosie de Rusard (Harry Potter) de 44 ans face à des jeunots et jeunettes de 25 ans. Ok, on se moque de lui (surtout quand il prend les mains d'une meuf pour lui dire "touche moi ^_^" et que d'un air répugné, elle frôle sa calvitie, puis ses cheveux longs moches), mais humainement, ça se fait pas quoi ! Ok tu veux faire de l'audience mais c'est sur le dos d'un innocent naïf quand même. Méchant Endemol. Et je supporte pas le présentateur.

PPS : Je suis très déçue de n'avoir reçu de mail que d'une personne. J'vais pleurer dans mon lit, bande d'ingrats, SALUT !!!

PPPS : Je déconne, hein. On s'calme.

16 nov. 2011

"Moi toujours content ^_^" (il est trop chou)

Frustration du jour :

J'ai trouvé les bottes de ma vie dans une fripe, elles semblaient parfaitement à ma taille mais impossible de rentrer le pied, j'en rage encore alors je déverse ma frustration ici. A 50€, en cuir marron, quasi neuves, elles semblaient m'appeler, et quand mes yeux se sont posé dessus, le coup de foudre fut (je porte pas de bottes depuis genre que j'ai 11 ans). 
Le petit talon était parfait, la hauteur idéale, tout comme le toucher du cuir ni trop souple ni trop dur/fake/bizarre. D'habitude je me remets rapidement des frustrations vestimentaires mais là, ça m'obsède. Elles étaient PARFAITES. Faut que j'retrouve les même, omg (sauf qu'elles vont couter 100€ de plus, BIEN SUR).

Sinon, WANT du jour :


Sinon, question du jour :

Comment peut-on espérer gagner Incroyable Talent en cassant des noix avec ses fesses ?

Sinon, idée du jour :

Je réfléchis à écrire exceptionnellement et bénévolement (càd que j'vais pas envoyer mon CV ou quoique ce soit quoi) pour Madmoizelle, j'ai déjà une idées de sujet mais faut que je me motive ! J'me dis que faut que je le fasse rapidement pour pas qu'on me prenne l'idée (et pour pas qu'on me prenne l'idée, je vous la dis pas, haha). De toute façon j'ai rien à perdre, et s'il est pas pris, j'le publierais sur le blog !

Sinon, personne du jour :



Mr Quan, Volontaires, Paris 17ème par brevesdetrottoirs


Ca me fait penser que ma mère dit Saigon (là d'où on vient) par principe, et que j'ai appris que très récemment qu'on disait actuellement Ho Chi Minh Ville. En tout cas, le monsieur de la vidéo m'émeut beaucoup, il y a d'autres vidéos de lui, dont une des étudiants de Science po assez cool. Je compte manger chez lui prochainement :)

15 nov. 2011

Ma vie de viet.


C'était dingue quand la vie était rythmée que par les dessins animés, n'empêche.
En fait je cherche le nom d'une sorte d'huile verte que les asiatiques utilisent quand on est malade et je suis tombée sur un groupe facebook qui m'a fait assez rigoler et sur lequel je voudrais revenir, et accessoirement raconter ma vie !

2. Tu kiffes le Maggi
Je me souviens qu'une fois, ma meilleure amie de primaire, qui s'appelle Sarah, était venue manger chez moi, et je crois qu'il y avait de la viande et du riz au menu. Au final, elle avait tellement kiffé le maggi qu'elle avait bouffé que du riz et du maggi et quand j'étais venue chez elle, elle avait un délire genre 3 bouteilles, genre révélation culinaire de sa vie quoi. J'ai trouvé ça marrant qu'elle découvre ça grâce à moi alors que c'était dans ma vie depuis ma naissance (ok on parle toujours d'une sauce).

11. Les enfants ne dorment jamais avant minuit même les jours d'école !
Alors ça, trop trop trop faux. Je me rappelle qu'EXCEPTIONNELLEMENT, j'avais le droit de me coucher GRAVE tard pour regarder la finale de la Star Academy 1 (qui se finissait largement avant minuit, donc). Pour moi c'était un truc de malade, genre comme si j'avais fait une nuit blanche.

25. Nos parents ne s’entrelacent jamais comme les français !
26. Nos parents ne s’embrassent jamais
87. vous n'avez jamais embrassez vos parents
Ca c'est vrai. Donc j'me dis qu'au final, ce que je prends comme un manque d'affection de ma mère, c'est peut être juste culturel, étant donné que je me considère comme étant entièrement française. Faudrait que j'y repense vraiment, un jour.

35. Ta mère a eu avant la coupe permanente frisée !
Je regarde de temps en temps les cassettes de mes anniversaires. Franchement elle était jolie avec !

40. Tu sais danser le « madison » pour les mariages asiat' ou tu ne sais pas du tout danser
Nan mais là, j'ai rigolé TOUTE SEULE devant l'ordi parce que c'est trop vrai. D'ailleurs c'est ce que ma grand mère me reproche toujours (à chaque fois que je sors le soir, en fait). "Pfff j'sais même pas où tu vas, tu sais même pas danser !".


49. Nos parents voulaient aussi qu'on fasse un bac S avec option Allemand et qu'on soit médecin plus tard
Ce qui explique mon inscription en sixième en allemand, langue que j'ai laissé tomber en an après parce que... J'y arrivais plus quoi, mdr. Quand ma mère a vu mes notes en maths, elle a compris. Par contre, ma grand mère moyen. Elle persiste toujours pour que je bosse dans les finances (avec une de mes tantes) ou l'informatique (avec mon cousin).

57. Vos parents aiment vous comparer aux enfants de leurs amis
Avec ma cousine, ça rate pas. Ma grand mère passe ses JOURNEES à me demander "Pourquoi Eli elle fait ça et pas toi ? Pourquoi Eli elle travaille en même temps que ses études et pas toi ? Pourquoi tu ferais pas les même études qu'Eli ? Pourquoi tu ferais pas le même travail qu'Eli ? Pourquoi tu travaillerais pas avec Eli ?"
Je craque (sinon j'avoue que ma cousine a été une grande source d'inspiration pour moi, c'est notamment grâce à elle que j'ai basculé du côté rock, sinon à l'heure où nous sommes, je serais en train d'écouter Colonel Reyel, no fake).

62. vous connaissez surement le durian
Je comprends pas les descriptions qu'on peut trouver sur google, comme quoi ça a l'odeur d'un cadavre pourri ou je sais pas quoi ! Pour moi ça sent trop pas fort... En tout cas, pour ceux qui connaissent pas, faut goûter ! C'est crémeux et tout, je kiffe. Enfin même si ça a une apparence un peu bizarre pour les occidentaux.


68. vous n'avez pas de poils, tout court.
C'est parce que tout est concentré là où ça fait le plus mal d'épiler. Oui, vous avez compris.

74. Vos parents s'attendent a ce que vous soyez ami avec n'importe quel asiatique dans la rue

Nan mais pire. Je me souviens qu'en maternelle, j'étais limite forcée à jouer avec une ptite asiatique. Et la plus grande joie de ma grand mère, c'est qu'une de mes meilleures amies soit à moitié cambodgienne. D'ailleurs elle connait toujours pas son prénom. Chez moi, Delphine c'est "la petite cambodgienne" (ouais je sais que je te l'ai jamais dit mais maintenant tu sais mdr).

84. vos oncles et tantes vous ramènent des habits d'Asie, généralement rose fuchsias, orange fluo, et la très populaire couleur citron vert acide.
POURQUOI ????

85. vos parents veulent que vous vous marriez dans votre ethnie.
Absolument pas. Je crois que le jour où je sors avec un vietnamien, ma grand mère le découpe à coup de couteau de boucher (mon ex compte pas, il l'était qu'à moitié). Je crois qu'elle pense que les vietnamiens sont des hommes un peu plus connard que les autres hommes, même. Une idée qui vient sûrement de mon grand père qu'elle a quitté à 23 ans pour ne plus jamais revivre aucune histoire avec aucun autre homme. V'la le traumatisme quand même !

89. Votre éducation sexuelle s'est faite sans les explication de vos parents
Qu'aurais-je fait sans Doctissimo et les copines ? Ma mère n'a même pas voulu m'acheter de Ken (donc je finissais par construire des histoires de Barbies lesbiennes), et c'était même pas la peine de demander le Guide du Zizi Sexuel que TOUT LE MONDE A et que j'ai toujours voulu lire. Enfin, un jour elle m'a offert un truc sur le Corps parce qu'elle m'encourageait à devenir médecin (la désillusion n'était pas encore arriver haha). J'ai alors appris que le zizi se mettait en érection (je pensais que c'est nous qui devions l'introduire nous même, tout mou, dans la zezette), j'ai eu un peu de mal avec ce concept, quand même.

94. Et chacun d'entre eux [oncles et tantes] est référé par au moins trois nom selon votre position dans le cercle familial/générationnel.
Mes potes me prennent pour une dingue quand j'essaie de leur expliquer que j'appelle mes oncles et mes tantes par un numéro (selon leur ordre de naissance).

98. Vous ne recevez rien si vous assurez a l'école, mais une claque si vous déconnez.
Ptet pour ça aussi que j'ai l'impression que ma mère s'en fout de moi (pcq je déconne jamais) et n'a aucune fierté. 

99. Lorsque vous allez chez quelqu'un, vous vous devez d'amener un cadeau.
Je me rappelle quand ma mère me passait une bouteille de champagne quand j'allais dormir chez une pote (à un nouvel an, surtout), ou à une soirée (une autre soirée de nouvel an). Au final c'était nous qui la buvions. Je crois que maintenant ma mère a capté que c'était plus la peine, au bout de la millième fois que j'vais chez un pote.

100. vos parents vous ont acheté des vêtements de la taille au dessus pour qu'ils "vous aillent parfaitement dans quelques années"
Putain nan mais alors ça, je pensais que c'était juste ma mère qui le faisait par pure radinerie. Du coup, ça a été un des traumatismes de mon enfance : les vêtements trop grands. Surtout les pulls. Choquée. 

106. votre famille ont des couteaux de boucher plus gros que votre tête
Surtout pour couper les couilles au premier mec qui conviendrait pas à ma grand mère.

121. ce qui est gratuit, vous prenez. même les sacs en plastiques. surtout s’ils sont grands.
Je ne compte plus les sac Tang Frères chez moi. J'ai toujours été choquée par la pollution que ça pouvait engendrer mais j'ai arrêté de m'y opposer depuis longtemps. Par contre les trucs gratuits, j'avoue j'abuse. Jeremy pense que c'est une manie chez moi mais c'est pas vrai, C'EST DANS MA NATURE HAHA.

153. Si jamais tu te fais faire un tatouage ou un piercing, t'es passé du côté obscur de la force (t'es un délinquant).
TROP VRAI. D'où le fait que je cache mon deuxième trou du lobe à ma mère. Elle l'a découvert genre 3 mois plus tard et elle m'a dit qu'elle se sentait triste que je désobéisse ainsi. Genre comme si j'avais brûlé une voiture.

156. Tes plats préférés sont le riz loc lac et le pho
Rien que d'y penser, j'ai la dalle putain (mais depuis ce soir, j'arrive plus à manger, je sais pas pourquoi. Je suis même allée vérifier que mon croque monsieur était pas périmé. J'suis physiquement dégoûtée par la nourriture ALORS QUE J'AI FAIM).

158. tu connais Vu linh et Linda "Cheng Dai" 

C'était mon idole. Avant qu'elle se fasse refaire le nez.



159. Contre tous les maux (migraine, entorse, maux de ventre) on te met vao sanh (l'huile verte)
160. et quand t'es vraiment malade on te gratte le dos avec cette même huile et une pièce
Ouais mais justement vao sanh ça doit pas être la bonne orthographe parce que je trouve rien sur google -___-. Et pour le grattage avec la pièce, JAMAIS !! Ca fait SUPER mal, c'est abusé. Même à l'agonie, j'ai toujours refusé. Sérieux ça déchire, je sais pas comment faisaient les autres. En plus ça laisse des bet de traces rouges.

193. Quand personne ne sait écrire et/ou dire ton prénom
Un euphémisme.

13 nov. 2011

She's like the wind

Je me demande comment je pourrais mettre en valeur mon nouveau corps tout mince. J'me suis dit que j'aurais pu me pécho(+++) des mecs mais ça ne me ressemble pas, et en plus j'ai pas le moral pour. Concernant les fringues, je sais pas ce qui ce qui pourrait montrer que j'ai un super ventre tout plat (ce qui crée l'illusion d'une poitrine plus grosse). Je voudrais pas me laisser pourrir comme je suis déjà en train de le faire.

On dirait pas mais à l'intérieur, je suis en mode Amy Winehouse. Quand on me voit, à part mes éternels cernes de ouf, je suis normale. Même plus jolie qu'avant parce que (comme je l'ai dit), j'ai beaucoup minci et mes cheveux ont poussé, ils m'arrivent pile aux tétons et ondulent un peu. 
En réalité, je me meurs. Je voudrais extérioriser le mal que je ressens mais l'alcool ne me réussit pas, la clope ça pue et le sexe, bah "ça me ressemble pas". Je ne veux pas non plus me faire du mal physiquement parce que déjà je n'en ressens pas le besoin, et qu'ensuite, j'ai pas envie d'exhiber les cicatrices comme une vieille emo qui veut alerter le monde. 
Je sais pas trop ce que je pourrais faire pour me libérer, je me sens tout le temps angoissée, dès que je me réveille, jusqu'à ce que je dorme. Je me réveille avec la mâchoire serrée et quelque chose d'angoissant au niveau du thorax, je suis devenue hyper-hypersensible. J'admets qu'avant je pleurais souvent beaucoup pour rien mais maintenant c'est pire. Un grand père avec son petit fils avec un DVD de Rintintin dans le métro, c'est parti. Dumbledore qui meurt, c'est parti. Une petite pensée du style "God mais qu'est ce que je fous dehors alors que je n'ai nulle part où aller", c'est parti. 
J'ai la nausée en permanence et parfois je me demande si je vais vraiment vomir, surtout dans le métro. Je sais pas ce qui m'arrive ni si j'ai envie de sortir ça, parce que je vois pas où ça me mènerait.

Quand à l'art, je vais m'y mettre, mais ce sera pas un exutoire parce que je ne pourrais pas écrire des choses intimes, alors que ce que je ressens, mon désespoir et ma  tristesse sont reliées à des choses intimes, que l'on m'a déjà reproché d'avoir écrit sur mon blog, et que je ne veux pas écrire vainement (càd que je veux écrire pour être lue).

A chaque fois que je poste un article, je me dis que j'écris beaucoup trop sur ce blog, que je me livre trop, mais je peux pas m'en empêcher, je veux qu'on me lise, et je sais même pas pourquoi parce que c'est pas comme si j'avais écrit un bouquin ou si j'avais une vie tellement extraordinaire trop riches en expériences super intéressantes quoi. Ma vie est banale et actuellement je passe mon temps à déprimer.

Ca fait un mois que mes week end se composent de la sorte : réveil à 14h, lire HP jusqu'à 15h, déjeuner, lire HP, m'endormir en lisant, me réveiller à 18h, me doucher, lire HP jusqu'à avoir faim, manger, lire HP, travailler, aller sur internet, dormir. Et je vous jure que c'est exactement ça, qu'il n'y a aucune exagération. Je sais que ça fait pitié. 
"Pourquoi tu sors avec tes amis ?" parce que déjà j'en ai peu, et qu'ensuite, 'ils ont toujours mieux à faire. Avant je voyais Jerem mais j'ai pris la décision de m'en détacher, alors on se voit beaucoup moins. Voilà ma vie, misérable et pauvre. 
Si je sors de ça, qu'est ce que ça va changer ? Mon humeur, rien que mon humeur, et ma condition sera bien obligée de me rattraper, et forcément, je retournerais dans le tas de fange dans lequel je suis actuellement. Rien ne pourra me tirer hors de là de toute façon. 
Je vois pas en quelle occasion je me ferais de nouveaux amis, et je refuse de tomber amoureuse, mais en dehors de ça, je vois pas en quelle occasion je me trouverais un copain non plus. Je me noie dans Harry Potter et le travail et je ne veux parler de la raison pour laquelle je suis comme ça à personne. Je veux que ça reste que dans ma tête et mon thorax, ça ne me fait que plus mal quand j'en parle vaguement. Y penser, ça suffit.

Je pense que je vais mourir de chagrin, mais un peu la flemme de me laisser consumer petit à petit. Je pense que ça prendra des années parce qu'après tout ce que j'ai pu vivre, je suis devenue assez coriace. Ma vie est carrément pathétique. Tout le monde autour de moi est de plus en plus heureux, je veux pas empoisonner le tableau, alors je vais continuer à rester dans mon lit.

PS : Même ma mère est plus cool et joyeuse, depuis quelques semaines.

Pour bader.

Pour sourire.

11 nov. 2011

J'arrête pas d'avoir la nausée.

Tout m'insupporte. Les couples qui s'arrêtent en plein milieu de la rue pour se rouler une pelle. Les meufs de la page d'accueil de MSN dont on parle seulement pour leur poitrine. Ma bouche sans cesse asséchée, et mon dégoût de l'eau. J'essaie de boire, mais c'est comme si je buvais du pétrole, je sais pas pourquoi, je sais pas comment c'est arrivé. Je déteste le froid, et le fait qu'il fasse nuit plus tôt. Mes ongles qui se dédoublent alors que j'ai arrêté de mettre du vernis. Mon angoisse permanente, mes malheurs qui ne me quittent pas. J'aime pas tout ce qui est niais, optimiste, et qui se finit bien. J'aime pas voir les gens épanouis et en famille alors que je suis seule et triste. Pourquoi moi ? J'me le demande bien trop souvent. Pourquoi je peux pas être heureuse ? Qu'est ce que j'ai fait ? Qu'est ce que je n'ai pas fait ?
Le mexicain m'énerve, il est trop dans les sentiments et les discours à deux balles, genre "on est le héros de notre vie". T'es pas obligé de parler comme dans un film. Je déteste les gens qui parlent comme dans les films.
Je voudrais qu'on m'aime sans que j'aime. Recevoir sans donner. Je voudrais pouvoir faire du mal aux gens sans qu'ils ne puissent m'en faire. Avoir le dessus, tout le temps. Mais je sais que ce sera jamais le cas de toute façon. En tout cas, je voudrais juste PRENDRE MA REVANCHE SUR LA VIE (meuf qui parle comme dans les films. je me déteste sur ce coup). Cependant, j'ai trop la flemme et pas assez de force. Je sais même pas ce que je pourrais faire. Sinon j'aime bien l'épisode 5 de The New Girl et l'humour qui est relié aux narines (faites n'importe quoi avec des narines, j'suis dead).

Pour la première fois de ma vie, j'ai le ventre absolument et vraiment plat. J'en reviens pas de ma nouvelle apparence, je suis vraiment super mince.
Sinon pour la petite anecdote, Jung le psychiatre pote de Freud rêvait souvent de Dieu qui faisait caca sur l'église. Lol.

PS : OH MON DIEU ET SI JE FINISSAIS COMME VOLDEMORT ?

Edit : Je vais peut être lire Rien de Grave de Justine Lévy. Genre la meuf qui était mariée avec un gars, et ce gars la quitte pour Carla Bruni qui fait une chanson sur lui (Raphael), pour bien remuer le couteau dans la plaie. Ca rappelle mon histoire (mon ex a une nouvelle copine) sauf qu'elle a pas encore fait de chanson. Je sais pas si c'est une meuf cool, je l'avais rencontré dans le cadre du Prix Goncourt et elle avait l'air un peu... Fade quoi. Mais bon, peut être que ça m'inspirera pour le truc que je veux écrire à tout prix, et m'exorciser comme elle l'a fait.

10 nov. 2011

Je laisse tomber ma tête sur ses genoux et je pleure.

Bon, j'ai fini de chômer, tout est tombé d'un coup, donc j'ai bientôt :

- Un partiel d'histoire de la com où ce sera une sorte de dissertation critique basée sur la culture générale (je pense ne pas avoir à m'inquiéter, je suis l'une qui participe le plus, et qui répond juste, et mon prof a l'air sympa, son cours est un one-man show et il s'occupe bien des élèves)

- Un partiel d'anglais (commentaire d'histoire, en anglais, sur un texte historique concernant la révolution aux états unis). Autrement dit, je suis dans la grosse merde.

- Un exposé en rhétorique où je travaillerai sur Matisse, que je fais avec la fille ci-dessous qui a fait des études en histoire de l'art donc ça ira.

- Un exposé en anthropologie dont le sujet est : (attention) "Récits du "quotidien" dans nos sociétés contemporaines". Autrement dit, je suis aussi dans la merde. Mais là ça va parce que ma partenaire a l'air sérieuse et cool.

- Une observation ethnographique de 12h à faire, je le fais avec la même fille que ci-dessus. Je pense le faire à Drouot, aux expositions et ventes aux enchères. Avec un dossier de 8 pages au texte "normalisé" (je sais pas ce que ça veut dire mais ça me paraît insurmontable).

- Le truc en informatique pourri de merde (c2i), enfin un examen, alors que je dois rattraper vu que je dors une heure et demi sur trois en cours (toute la théorie quoi).

- Un exposé en informatique sur Pixar avec deux gens.

Et tout ça en quatre semaines. Sans consignes vraiment précises... Le truc qui me soule, c'est que j'ai pas l'impression qu'ils tiennent compte qu'on sort du bac (surtout en anthropo, pour l'exposé et l'observation) :/

SACHANT QUE je dois aussi :

- Voir 50/50
- Voir Twilight (NO COMMENT SVP J'ai déjà du mal à assumer)
- Voir le Chat Potté
- Finir Bukowski sachant que je ne peux pas lire dans le métro parce que c'est trop vulgaire et sexuel
- Lire Harry Potter 7
- Voir l'expo Game Story
- Apprendre à utiliser Photoshop, final cut etc, avec Jeremy
- L'aider en philo
- Explorer les sciences politiques
- Aller voir les trucs de sumériens au Louvre
- Aller au Café Oz un jeudi soir
- Aller à Disneyland ou Disney Studio (bon ça, ça va, c'est pendant les vacances)
- Commencer ma nouvelle où finalement, j'écrirais à propos d'un alter-ego
- Faire l'interview de Jackie Berroyer

Ok, je dois me calmer. En fait, je suis plus aussi larvique que ça. Je baigne dans la culture h24, je m'enfile un tas de bouquins (enfin... "un tas" par rapport à d'habitude), j'aimerais faire une liste pour être contente de moi mais là je vais voir Millions de Danny Boyle (ai bien aimé trainspotting et slumdog millionaire) alors pas l'temps, je fais plein de recherches (NON je ne connaissais pas Bosch ni Jung) et puis ... Voilà, "c'est tout". Ne vous inquiétez plus pour mon inactivité, ce temps est révolu. ZIBOU.

PS : J'ai graaaaave minci.

9 nov. 2011

Les femmes raffolent des imposteurs parce qu'ils savent embellir la réalité.

J'avoue qu'en fait, j'ai perdu l'intérêt de la vie et son goût. Je pense pas être dépressive non plus, faut qu'on s'calme !! Juste que je sais pas, tout me semble plat, fade, et les gens superficiels. J'arrive plus à me réjouir de rien, quand quelqu'un est trop optimiste ou joyeux, ça m'énerve. Je sais pas pourquoi. En fait j'y pense parce que la discussion avec la fille en sociologie me revient à l'esprit.

"T'as une tonne de rouges à lèvres Kiko ? Vu le prix..
- Non, c'est mon seul rouge à lèvres, je me maquille pas trop en fait.
[...]
- Et t'achètes tes chaussures à 100€ ?
- En fait celles là ont couté 80, je vais m'acheter des chaussures que quand les autres sont trop défoncées..."

C'est vrai que j'ai jamais été une grande fashion victim (ce point m'a éloigné de mes meilleures amies du collège), je m'y intéresse parce que bon, faut bien s'habiller et que les fringues sont selon moi, le premier critère de jugement physique. Mon désintérêt croissant mon apparence n'annonce rien de bon. Depuis quelques jours, quand je sors (c'est à dire pour aller en cours), je me contente de moins en moins de maquillage et je me fringue comme une clodo parce que je me dis que de toute façon, les personnes que je croiserais, je vais pas les recroiser de sitôt tellement la fac est grande, et de toute façon, personne ne me regardera alors on s'en fout que je suis lookée ou pas. Et puis je suis souvent toute seule. Bon, je pense que demain je vais faire un effort étant donné que je vais voir des copines dans un bar, mais bon, je pense pas que ça ne servira à grand chose non plus. 

C'est vrai que par le passé, j'ai souvent essayé d'attirer l'attention vers moi, à travers mes notes, mais à présent, les études sont devenues quelque chose de secondaire pour moi, presque en arrière plan. Maintenant c'est comme si je m'en foutais d'attirer l'attention. J'me dis que si on arrive pas à s'intéresser à moi, c'est que je suis pas intéressante. Pourquoi je m'étonne qu'on me parle pas ? Qu'est ce que je fais dans la vie ? Rien, je m'intéresse à rien, je fais rien, je sais pas dessiner, je sais pas écrire, je sais pas chanter. Pourquoi on s'intéresserait à moi ? C'est trop logique qu'on me parle pas : on a rien à me dire, alors de quoi je me plans ? Oui je suis amorphe, oui je n'ai aucune aucune passion, donc oui, je ne suis d'un aucun intérêt. C'était pas la peine de m'idéaliser (je parle de moi à moi). 

Je pense que du à mon ancienne relation, j'ai pensé que j'étais intéressante et digne d'amour. Vu comment ça se termine, ce ne doit pas du tout être le cas. Si j'ai jamais reçu d'amour dans ma vie sauf durant un an et quatre mois (sur une période de 18 ans quand même), c'est peut être parce que je n'en suis pas digne. J'veux dire, pourquoi m'aimerait-on ? Qu'est ce que je fais de bien pour les gens ? Qu'est ce que j'ai fait d'exceptionnel pour que ma mère m'aime ? Pour que mon père reste ? Rien, absolument rien. Je n'ai aucune mérite dans quoique ce soit et j'me retrouve à me plaindre d'une carence affective alors que je ne possède rien pour la mériter.

Mon deuxième prénom est Sarah. Ma mère m'a appellée comme ça parce qu'elle avait kiffé le caractère de Princesse Sarah. Selon elle, elle est courageuse, modeste et altruiste. Pour moi, elle est trop soumise et naïve, tellement que j'ai envie de la claquer quand je mate ça. Bref, ma mère aurait voulu que je lui ressemble. Ce n'était pas le cas, c'est même le contraire. Je suis pas courageuse, à la moindre faiblesse je m'éffondres et je pleure tout le temps, je n'ai aucune modestie, mon prof de français de 3ème s'en amusait, j'ai un ego surdimensionné, et je suis complètement égocentrique. Je ne fais que penser à moi tout le temps, et je justifie ça par le fait que je dois penser à moi parce que personne ne le fait, personne ne pense à moi. 

J'aurais vraiment voulu être quelqu'un d'admirable, pleine de qualités et ainsi digne d'amour. Je pense pas que je pourrais changer, et je pense même pas que je veux, en réalité. Je n'ai pas assez de courage pour me lancer dans l'auto transformation. Et après tout, je suis ce que je suis. Certes, c'est fataliste mais je ne peux pas me créer une fille que je ne suis pas en réalité, ce serait cacher le monstre avec un masque, et ça, ce n'est pas très honnête, alors que je pense être quelqu'un d'honnête et de franc. Je sais pas. Mon existence est aussi absurde qu'Eraserhead. Aucun sens, aucun but.

7 nov. 2011

My ambition is handicapped by laziness

Avec mon surplus de temps libre, je suis... Comme en vacances toute la semaine, alors je deviens désabusée quand à mon ascension sociale, mon ambition et à moi-même. Je suis devenue une loque abandonnée qui passe ses week end et ses journées en pyjama, à regarder les bonus des DVD de Harry Potter et à poursuivre ma relecture des bouquins (j'en suis à la moitié du Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé).

Je ne sais pas si ma situation est grave mais ma vie est axée autour du monde de Harry Potter, il s'insinue même dans mes rêves (j'étais dans le magasin de Fred et George avec Jeremy). En fait, il y a tellement de détails, de précision, dans ce monde que ça donne vraiment envie d'y croire. Je trouve ça super cool, mais je voudrais que quelqu'un veille sur moi pour pas que je tombe dans la folie et que vous me retrouviez un jour dans une cabine téléphonique, convaincue que je dois absolument aller au Ministère de la Magie.

Bref, à part ça, j'ai remarqué que j'ai de plus en plus de mal à bosser, trop habituée à être "en vacances". Par exemple, j'avais un plan détaillé à faire en anglais, et je ne l'ai fait qu'hier, alors que ça fait deux semaines que je devais la faire. Alors que si j'avais plein de boulot, je l'aurais terminée le soir même où on me l'aurait donnée. J'étais comme ça, avant. J'étais toujours en avance et je travaillais vite. Maintenant je traîne. Et je ne vois pas pourquoi je devrais me motiver à faire autrement, vu qu'il n'y a aucune raison pour cela, vu que je n'ai rien d'autre à faire à côté. Sauvez-moi. C'est l'ambiance "lendemain de soirée" mais.. tout le temps.

PS : Je me suis renseignée pour la réorientation en prépa. J'y réfléchis mais je ne pense pas le faire, je ne veux pas perdre un an dans mes études, je veux être indépendante au plus vite, et je n'ai aucune idée de ce que je voudrais faire après la prépa, si jamais je ne suis pas prise au Celsa.

4 nov. 2011

Lectures

Il faut se quitter souvent pour s'aimer toujours.
Rien à voir avec le reste.

Aujourd'hui j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai ENFIN fini Une Forme de Vie d'Amélie Nothomb, qui, je rappelle, était l'un de mes auteurs préférés. J'admets enfin la vérité : elle me déçoit de plus en plus. Alors que je suis une grande fan de Stupeur et Tremblements, ou encore de Métaphysique des Tubes, plus j'en lis et moins j'en veux. Ses oeuvres deviennent de plus en plus médiocres et inintéressantes, il n'y aucune évolution, et j'ai de plus en plus de mal à les finir, malgré leur nombre de pages risibles. Dans Une Forme de Vie, il s'agit d'une correspondance entre elle et un soldat américain obèse. Il faut quand même rappeler que c'est toujours ELLE qui écrit, et donc elle qui écrit en se faisant passer pour Melvin Mapple. Et ça ne choque personne qu'elle se jette des fleurs à chaque lettre, genre "olala je pensais que vous étiez hautaine, cynique et intransigeante, alors que vous êtes tellement douce, simple et modeste !!!!" (ok je trafique, mais le fond y est) ou encore "Vous êtes tellement bonne avec moi, olalala, comment pouvez-vous me pardonner d'être un con ? olalala <3"... Et même sans passer pour Melvin Mapple, elle est en mode "Ah la la, je suis vraiment une dingue d'avoir 2000 correspondants parmi mes lecteurs quand même hein. En plus je le fais même pas par pur marketing, ah non pas du tout, mais parce que j'aime les gens ! Vive les gens ! Heureusement qu'il y a des auteurs à succès comme moi qui savent rester humain."

Voilà en gros, j'ai l'impression qu'elle développe un narcissisme énorme, ce qui ne lui ressemblait pas. Ce qui fait qu'à présent, je coupe les ponts, elle ne m'intéresse plus, je ne vais plus me forcer à lire ses bouquins parce que je m'étais déclarée fan.

Bref. A part ça, j'ai aussi lu Intimité de Hanif Kureishi, qui je rappelle, était un auteur que j'avais étudié l'année dernière en spécialité anglais. Toute l'année on s'est tapé Buddha of Surburbia (Le Bouddha de Banlieue), qui est quand même le bouquin le plus bourré de sexe façon weirdos que j'ai pu lire dans ma vie. Original, drôle et peu commun dans un cadre scolaire, il m'avait particulièrement plu, alors j'avais décidé de lire une autre oeuvre du même mec, pour voir si l'ambiance était la même. 

La réponse est non. Alors que dans Buddha of Suburbia, il s'agit de dog's jissom (sperme de chien) et d'autres trucs complètement dégueux sortis de son contexte (euh dégueux tout court en fait) qui font du bouquin un truc super marrant, l'ambiance d'Intimité est grave plus lourde, triste et sérieuse. Normal, en fait, vu que dans le premier, c'est l'histoire d'un ado qui se cherche et que dans le second, c'est les pensées d'un mec qui quitte sa femme et ses gosses en bas-âge. Néanmoins, c'est pas ça qui empêche Hanif de rajouter du cul à chaque fois que c'est possible. Entre les fans de cunni, les fraises entre les fesses et la masturbation, il ne nous prive pas de ses passages sexuels un peu wtfuckant. Mais au milieu de ça, quelques citations vraiment belles (que je retrouve pas vu que je refuse d'annoter mes bouquins, donc je peux rien vous sortir alors que j'en avais l'intention). Le mec qui quitte la meuf, le père qui quitte ses enfants. Des situations qui me rappellent vaguement quelque chose :) Bref, je conseille.

Et pour finir, j'ai commencé Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis, qui raconte la vie d'une famille à la préhistoire. Plutôt drôle, ça parle de la découverte du feu, des problèmes de logements (caverne) et de chasse, mais sur un arrière-plan moderne, comme s'il s'agissait d'une famille aujourd'hui. Je conseille vivement aussi.

3 nov. 2011

You don't want to be alone.

Salut.

Aujourd'hui je me demandais comment faire pour contrôler, ou du moins, réagir face à ses propres émotions. J'ai été conne de penser qu'en me convaincant que j'étais une femme forte, je finirai par le devenir. Faut que j'arrête de me bercer d'illusions, de fantasmer sur la meuf que je ne serais jamais et plutôt me concentrer sur celle que je suis MAINTENANT.

Donc ouais, faut que j'arrête d'essayer de m'auto-convaincre parce que ça marche pas, et qu'ensuite, je pense que je dois accepter la peine et la souffrance, mais quand c'est le cas, j'ai l'impression de toujours finir par m'y complaire en quelque sorte. Je me sens comme une loque embourbée dans une merde jusqu'aux yeux sans volonté d'y sortir parce que de toute façon, je suis déjà trop "morte" pour pouvoir remuer quoique ce soit et tenter de m'en sortir.

Alors voilà, ce que je fais, c'est que je vis ma vie tout à fait normalement, je ris, je chante et je dors, et des fois je me mets à pleurer, mais genre comme une fontaine, à ne plus pouvoir m'arrêter, et puis je m'en remets petit à petit et continue de vivre comme si de rien n'était. Je ne pense pas que ce soit bon pour mon psychisme. Bon pour moi tout court d'ailleurs. Je me sens perdue et noyée dans mes sentiments, que j'essaie de contenir genre comme un barrage de castor, et à des moments inopinés, tout craque, les bouts de bois sautent dans tous les sens et c'est le déluge.

Ce que je voudrais faire, c'est être en harmonie avec ma peine. Qu'elle circule tranquille dans ma tête, sans que j'ai à la retenir, ou à m'y noyer. Je sais que mon discours fait très yoga-secte bizarre-victime de la scientologie-et que sais-je, mais je ne trouve pas d'autre métaphore pour illustrer ce que je ressens. J'ai l'impression de devenir folle.

2 nov. 2011

Hey girl, whatcha doing ? Hey girl, where you going ?

Avant hier, entre larmes et sanglots, j'ai vécu une nuit qui m'a bouleversée, maintenant je crois que j'entre (ou que je suis en plein dans) une période chaotique de ma vie psychologique. 

A part ça, j'ai plus envie de mec, fini les regards sensuels dans le métro au BoGoss que seul le moche derrière remarque (je lol), les fantasmes sur les amours en mode Titanic ou Moulin Rouge, les histoires d'homme de ma vie ou trucs comme ça. J'y renonce. L'amour fait bien trop souffrir pour que je recommence, il a perdu tous ses charmes. On s'en fout mais je me le signale quand même pour que je m'en rappelle le jour où je voudrais retomber amoureuse, pour que le souvenir de la souffrance revienne à la lecture de ces mots. Attention, future Tanane !! Il a une copine désormais, il dit que c'est mieux pour qu'on s'oublie. Il a raison. Et malgré ce qu'il peut dire, pour moi tout se fini là.

Bref, quoiqu'il en soit, je suis allée chez ma grand mère paternelle hier et elle m'a fait un petit speech sur le fait que j'avais une famille pour m'aider, et que je ne serai jamais toute seule. Avant, je les prenais pour des exemples d'hypocrisie vénère mais étant dans une période fragile, je me suis laissée émouvoir et je me suis interrogée sur mon hypothétique vie, si j'avais vécu avec mon père. Serait-il parti en Australie avec moi ? Et puis ça aurait été une toute autre ambiance, du côté de mon père, il s'agit de gens éduqués, avec le "sens de la famille" (peut être du au nombre, j'ai 7 oncles et tantes) contrairement à mon milieu actuel rempli de sordides secrets de famille (que je ne connais pas)... J'ai d'assez bons souvenirs avec particulièrement trois de mes tantes, une qui parle sept langues, qui avait l'habitude de me donner quelques uns de ses bijoux et qui m'emmenait au cinéma, une qui avait une chienne que j'adorais et une qui habitait, selon moi, dans un château. Mais je crois juste que c'était une très grande maison en banlieue, en fait. Bref, je suis en mode Mr Nobody mais c'est vrai que c'est curieux de constater la différence entre mes deux familles.

Et puis sinon, j'ai décidé d'accepter ma solitude. Il parait qu'elle est "normale" mais que moi, je me trouve beaucoup trop seule à cause de ma carence affective, alors j'essaie de me mettre à la norme, j'essaie de me dire que c'est normal de ne pas avoir un truc à faire tous les week end, ou après les cours, que c'est normal de se promener sans but dans la rue et que je ne suis pas aussi seule que je peux le penser. Entre les "Je serai toujours là pour toi" d'une personne qu'il n'est plus la peine de mentionner et les discours familiaux de ma grand mère paternelle, faut que j'arrête de penser que je suis toute seule dans ma vie merdique (j'ai à manger, des fringues et une éducation, mais ça ne suffit pas pour être heureux).

Et j'ai commencé The New Girl avec Zooey Deschanel. Je trouve ça dommage qu'elle joue toujours les même rôles... La série est sympa, mais sans plus.