29 janv. 2012

Semaine intensive

Hey, cette semaine, j'étais en semaine intensive d'intégration et se lever à 7h tous les jours pour finir les cours à 17h, en fait ça change le monde, c'est comme si on vivait en accéléré dans un temps ralenti. Récapitulatif :
Je suis allée à Radio France pour assister à une émission de France Inter, le mec a même dit "Aujourd'hui nous sommes avec les infocom de P8 ! C'était... Notre heure de gloire. 





J'ai vu Muriel Robin






Je suis allée sur le plateau du Grand Journal de Canal, j'ai vu la scandaleuse couche de fond de teint d'Ariane Massenet,






Vanessa Paradis, toute petite et maigre 









et Rama Yade à la peau de porcelaine.







On a fait des débats comme à Science po ainsi qu'un magazine. J'ai écrit pour la rubrique Cinéma, mon prof a dit que c'était "très bien écrit" donc j'ai posté sur Senscritique
J'ai eu une partie des résultats de mes partiels et j'ai actuellement 17 de moyenne générale. Je suis prise en Médias et Médiatisation car j'ai finalement laissé tomber le Multimédia car je voulais me consacrer à la réflexion plutôt qu'à la pratique numérique, pour la mineure ou spécialité, appelez ça comme vous voudrez. Dans mon nouvel emploi du temps, j'ai une journée où j'ai 9h de cours non-stop (oui car dans ma fac, il n'y a pas de pause déjeuner) mais deux jours de repos. Voilà quoi ! Normalement, demain je repars pour une nouvelle semaine intensive, mais cette fois, de vidéo.

Girl Walks//All Day



28 janv. 2012

Remember

Il y a quelques jours, j'ai entrepris un grand ménage dans mes affaires de cours du collège. En tant que big conservatrice, j'ai pris l'habitude laisser mes cahiers et mes classeurs intacts. Sauf que par manque de place, je me suis résolue à presque tout jeter. J'ai ainsi retrouvé quelques trucs marrants.

D'abord, une de mes copies en cinquième où j'écrivais déjà avec un style, sauf que j'étais incomprise. Genre j'avais mis "Un grand et vieux vase fêlé, en verre. Il contenait des fleurs fanées." et la meuf entoure le "il" avec une flèche "qui ?". C'EST PAS TROP UNE BOLOSSE ? Et j'ai refait la même chose dans une autre copie, et elle me fait "Tu as encore oublié le verbe." MAIS DEBILOS c'est fait exprès !!! Bref, j'ai pété un câble.

J'ai aussi retrouvé ma pochette de troisième (ou quatrième) où j'avais fait une liste de tous les hommes de ma vie, alors que je ne me rappelle pas de la moitié. Voici :

Luke Pritchard

Bon OK, en fait il était pas très beau. Mais il me semble que j'étais sous le charme parce que j'étais dans ma période kikoo je suis en pleine puberté et j'aime bien les musicos, de préférence aux cheveux bizarres.

Mr Daydream
Je me demande si c'est pas plus inquiétant qu'autre chose, mais bon.

Julian Casablancas
Toujours dans le délire musicos... Mais faut quand même avouer que son nom sonne ultra bien quand même.

Faris
Avec son nez remarquable et son groupe, il est toujours dans mon coeur ! 

Gabe Nevins
Là j'étais dans ma période "kikoo j'aime les skaters aux cheveux mi-longs" et j'avais adoré Paranoïd Park car je rentrais dans le moment de ma vie où je me trouvais trop marginale d'aimer les trucs bizarres, comme le rock. En effet, mon hymne de l'époque était Schrei de Tokio Hotel, dont j'étais absolument fan.

Rimbaud
Un poète terriblement beau gosse qui écrit le sonnet du trou du cul ? Que demandait les midinettes pseudo-marginale-qui-encule-la-société-de-consommation ?

Prince Philippe
Non Tanane, cet homme n'existe pas. En plus il est niais et il a un collant de PD.

Marc André Grondin
J'étais fan de C.R.A.Z.Y. 
Dommage qu'il soit gay (oui parce que je kiffe sur les personnages fictifs, pas sur les acteurs, en fait).

L'anglais de Rock en Seine
J'étais à Rock en Seine et un anglais est venu me proposer de boire de bière. J'étais tout émoustillée, du fait qu'un mec m'aborde, et surtout par son charming accent, dont je suis toujours fan. 

Anderson
?????

Ca devait être un musicos aussi. Mais d'un groupe amateur que j'ai du voir par hasard, quelque chose dans ce genre là...

Ashley McConnell
?????
J'ai googlé et apparemment c'est le bassiste d'un groupe. Encore un musicos.

Gros Porc 
?????
Il est temps d'avoir une sérieuse conversation avec moi même.

Max (sosie)
???????

Sacha
QUI EST CET INDIVIDU ?

Nous pouvons conclure alors que j'adore les riders, les musicos et les mecs chevelus, CQFD j'ai trouvé mon bonheur avec Jeremy qui fait du skate, de la trottinette et du bmx, qui est batteur et qui a beaucoup de cheveux.

25 janv. 2012

It's gonna be our night

Oh putain, je pète un câble. Si y'a bien un truc qui me donne envie de me foutre à poil pour aller hurler des insanités dans la rue, c'est bien les sites et encore plus les blogs où la musique se met sur play automatiquement. Surtout quand c'est de la musique de merde.

Bref. Aujourd'hui, je voulais parler de sexualité. Genre comme si mon blog faisait pas assez Doctissimo comme ça. Mais bon, au fond, j'en ai rien à foutre. Liberté d'expression, ok ? Ouais, donc, la sexualité. Parce que moi, ça m'afflige que ça se banalise et que l'acte sexuel ai de moins en moins de sens. Ca, c'était phrase de sainte-nitouche. Mais c'est ce que je pense vraiment. Vous y croyez, vous ? Pourtant, c'est la pure vérité. The great truth, mon gars ! Ok les sensations physiques, ok la désillusion de l'amour. Mais quand même. Je sais pas, pour moi, à la base, c'est vraiment l'union physique de deux âmes (vous entendez la petite note larmoyante jouée au violon ?). Moi, romantique de merde ? J'avoue. En fait, avec mes potes, on est tellement prudes que c'est comme si j'étais dans un autre monde. Alors qu'en fait non, c'est juste mes potes et moi.

Ensuite, j'ai réfléchi. J'me suis dit : un acte sexuel, en soi c'est quoi ? Zizi dans la zezette. Des aller-retours. En gros, c'est tout. Pas grand chose. Alors pourquoi je sacralise ? Ma mère m'a même pas éduquée comme ça. En fait, je n'ai pas reçu d'éducation sexuelle. Je savais qu'on faisait les bébés en faisant humhum. Humhum, c'est une meuf et un mec qui se frottent l'un contre l'autre dans un lit le soir. Je savais pas ce qu'il se passait. Et un jour à Carrouf', ma mère m'a acheté genre un truc Larousse "Le corps humain". C'était dans la période où elle croyait encore que je pouvais être médecin. Du coup, j'ai maté le truc ludique et j'ai vu le schéma d'un zizi en érection dans une zezette. J'me suis dit whadafock! Et c'est comme ça que j'ai appris ce que les gens faisaient quand ils faisaient humhum. J'me souviens de ce moment. J'étais assise par terre et adossée à mon lit. J'ai regardé l'image pendant un long moment en train de me dire whadafock. Mais vraiment longtemps. Je sais pas, pour moi c'était bizarre. (Là, c'est le moment où vous vous lâchez en commentaires pour balancer des anecdotes sur votre découverte théorique de la sexualité !!!)

Bref. Donc je disais que l'acte sexuel, c'était pas grand chose et que je savais pas pourquoi je sacralisais tout ce bordel. C'est pour ça que je voulais me taper plein de mecs : pour me dire que c'était pas grand chose. Mais je l'ai pas fait (pour mille raisons). Et de toute façon, je sais même pas si ça aurait été une solution. Y'a bien des meufs qui, même vierges, ont désacralisé le sexe depuis longtemps (pourquoi et comment ??). Quoiqu'il en soit, j'ai bien compris qu'on devait dissocier sexe et sentiments. Je trouve ça dommage parce qu'après tout, y'a plus rien qui change, quand t'aimes quelqu'un. (Bon, j'avoue qu'avant d'écrire sur le sujet, j'aurais du mater les films de sex friend qui tombent amoureux, mais je l'ai pas fait, je suis pas bien renseignée, scuzame.) Mais ça me désole carrément que ce soit devenu comme ça, le sexe. Genre pas de romance, des coups de bassin, et c'est fini.

Même de manière générale, j'ai l'impression que la jeunesse est carrément mille fois plus désillusionnée qu'avant. Genre les p'tits de 14 ans d'aujourd'hui, ils sont déjà d'une autre génération. A leur âge, je m'épilais à peine les sourcils. Maintenant, je les vois avec leur BBM, canada goose et clope au bec. Genre, normal. Je sais bien que je suis pas la seule à avoir remarqué. Mais j'me dis : pourquoi ?

Pourquoi est-ce qu'on assiste à une désillusion de ouf, dans les années 2000 ? Rien qu'à voir Beigbeder et Lolita Pille, au secours quoi. Je pense qu'il y a un terrible ras-le-bol du matérialisme, mais je vois pas ce qu'on pourrait faire contre. La publicité nous crée toujours plus de besoins. Mais qu'est-ce qu'on en a encore à foutre, on perdu le triple A. Pour info, je sais absolument pas ce qu'est le triple A. Enfin on m'a vite fait expliqué, mais je saisis très moyen. C'est juste que l'autre jour, j'étais dans le métro et y'avait un gars qui se tapait une boîte de sardines avec une baguette. Il disait "ON MANGE DES SARDINES A 1€, BAH OUAIS ON A PERDU LE TRIPLE A." Alors j'ai forcément fait le rapprochement avec un délire économique. Et donc dans la crise où nous sommes actuellement, qu'est-ce qu'on en a encore à foutre, de nos besoins imaginaires ? Parfois, j'ai des élans, comme ça, j'ai envie que tout le monde soit heureux. Qu'il y ai un retour à la morale, que tout le monde commence à avoir une réflexion sérieuse sur ses valeurs. Parce que j'ai vraiment l'impression que tout le monde s'en fout des valeurs, et que c'est ça qui mène à la désillusion (encore un p'tit coup de violon). Moi, je suis désillusionnée parce que les gens que j'ai connu me les ont enlevé, mes illusions. S'ils étaient heureux, ou du moins, s'ils réfléchissaient un peu profondément à leurs valeurs, et ainsi à leurs actes, j'aurais pas été désillusionnée.

Je sais pas comment conclure tout ça donc je vais balancer une info de dingue que tout le monde va commenter en ignorant totalement ce que j'ai écrit au-dessus : je l'ai jamais dit mais High School Musical est mon vice, avec le saucisson sec.


22 janv. 2012

L'affaire Mega

Hello,

Comme vous l'avez sûrement appris (sinon, ce serait peut être le moment de sortir de sa tanière), le FBI a fait fermer Megaupload, ce qui m'amène à parler d'Anonymous, dont j'avais déjà parlé sur mon ancien blog, concernant leur hypothétique attaque contre Facebook (qui s'est révélé fausse, et qu'en plus, ce n'était qu'une petite partie qui agissait en leur nom). 

Le fait qu'ils aient down plusieurs sites les ont rendu populaires, mais ce que je trouve grave, c'est que les gens se sentent concernés par les lois liberticides que lorsque ça les touche personnellement. Genre ça y est, on peut plus mater ses ptites séries tranquilou et c'est comme ça qu'on se dit AH LA LA MAIS QUELLE POLITIQUE DE MERDE alors que selon moi, et je pense que vous serez d'accord avec moi, on devrait pas attendre que notre égoïsme soit attaqué pour acquérir une conscience politique. Cette affaire aura révélé à quel point les jeunes de nos jours sont amorphes et égocentriques. Ils se rendent compte des choses graves que lorsque ça touche leur individualité.

Quoiqu'il en soit, je soutiens totalement le mouvement d'Anonymous, je pense qu'ils sont un contre-pouvoir crédible et sous-estimé. Je salue également leur excellente communication. Vu qu'on peut plus compter sur la masse de la jeunesse (style mai 68) pour lutter contre le liberticide, je pense qu'ils peuvent avoir notre confiance, car leur idéologie est clairement établie et leurs actes sont fondés. Ils foutent pas le bordel juste pour le foutre le bordel, CONTRAIREMENT aux jeunes actuels qui font des blocus pour rien, et surtout pour ne pas aller en cours.

Concernant l'affaire Megaupload en soi, ok faut payer les artistes, mais je pense qu'il est plus important de privilégier la libre-circulation de la culture. Faire valoir les droits d'auteurs comme prétexte pour faire fermer un site de libre circulation de la culture, c'est privilégier une minorité, ce que James Madison appelait une faction. Ce qu'il disait, c'est qu'il fallait penser la politique selon le bien de l'ensemble et non pas selon le poids d'une telle ou telle faction. Donc à mon avis, le bien général réside dans la libre circulation de la culture et pas dans les trucs de droits d'auteur. 

Ces temps-ci, de par mes lectures et cette affaire, j'ai pu aussi ouvrir les yeux sur la politique dans laquelle nous vivons. On est censés être en démocratie, c'est à dire dans l'esprit du "pouvoir du peuple pour le peuple" mais je trouve plutôt qu'on vit dans un gouvernement où le pouvoir vient d"'en haut", où la politique est verticale, alors que le principe de la démocratie même, doit faire circuler la chose de manière horizontale. Ainsi, le dit "pouvoir du peuple" est illusoire, vu qu'on ne fait que choisir qui règnera sur nous. Le principe de la démocratie est perdu. Et je sais pas quoi faire contre ça.

Je ne comprends pas comment Sarkozy peut espérer être réelu s'il est content de la fermeture de Megaupload alors qu'il y a véritablement mouvement populaire à l'encontre de cet événement, et qu'en plus, le lendemain, fait monter la taxe des bouquins. On va petit à petit vers une société sans culture. Et sans culture, on est rien, manipulable.

Le seul espoir qu'il nous reste, c'est Internet (et thanks god, Anonymous get it). Le seul média qui permet une communication horizontale, de citoyen à citoyen. S'il commence à être censuré de toute part, c'est la fin, les potes ! 

Je sais que j'aurais faire un article un peu plus structuré et bien écrit mais il y a plein de bruit chez moi donc j'ai rédigé à l'arrache sans concentration.

PS : Pour découvrir une série qui passe pas à la télé, on est obligé de dépenser 50 boules dans un coffret pour être dans la légalité ?

20 janv. 2012

Faits divers

J'aime bien la technique du "ouais j'écris un truc mais je le planifie le truc pour qu'il soit publié deux jours après. Ca me permet de revenir dessus et de le rendre mieux. Best of quality for you, t'inquiètes. Bon, aujourd'hui, un article pêle-mêle parce que j'ai des trucs à dire mais je vois pas trop comment les relier.

Comme je l'ai déjà dit, je compte faire un stage cet été. Je suis trop excitée à l'idée de bosser, de découvrir le monde professionnel pour de vrai. Parce que pour ceux qui n'ont pas vu mon CV (d'ailleurs je vois pas pourquoi l'un d'entre vous l'aurait vu), mon expérience se résume à un stage de merde en pharmacie et à un tournage de films où j'me suis gêlé le cul, mais comme jamais (habits d'"automne doux" en plein hiver glacial, normal), mais le problème, c'est que je me sens encore trop incompétente, j'ai peur de décevoir mes employeurs, dans la mesure où je ne suis pas sûre d'avoir les capacités pour répondre aux tâches qui me seront attribuées... Bon ça va, j'ai encore un peu de temps, mais même de manière générale, je me sens assez scolaire comme fille. Quoiqu'il en soit, je recherche un stage dans la communication en rapport avec le multimédia ou l'audiovisuel (production télé, cinéma..). Je peux assister dans les trucs de relations publiques d'un événement, l'élaboration de contenus créatifs, l'édition de catalogue, la rédaction de compte-rendu, faire des veilles sur les médias sociaux, du community management, analyser la réputation, la concurrence, l'influence, les relations entre bloggueurs, assister dans les missions de promotion, dans la recherche de partenariats.. BREF, un tas de trucs, donc petits lecteurs, dites moi que votre tonton super cool est un big boss d'EuropaCorp, de Gaumont ou de Pathé, et que HO JUSTEMENT, ils cherchaient une stagiaire en com, de juin à septembre ! Non sérieusement, si vous pouviez m'aider à trouver un truc intéressant.. Ce serait vraiment cool :)

En parlant des études et de la fac, j'ai oublié de le signaler mais mardi je serai au Grand Journal de Canal+ avec mon groupe d'inté. Je stresse un peu parce qu'on a des consignes pour les tenues et je sais pas à quoi correspond vraiment une "tenue correcte", sachant qu'ils veulent pas de t-shirt. Du coup je sais pas quoi mettre, et je ne peux pas m'empêcher de m'imaginer genre me faire recaler devant tout le monde genre "Hey oh meuf, t'as cru que t'allais rentrer avec ta tenue de clocharde ?". Je sais que ça va pas arriver, mais on sait jamais. Bref, à part ça, l'invitée sera Vanessa Paradis. Bof. Je suis fan du couple qu'elle forme avec Johnny Depp (d'ailleurs j'ai entendu une rumeur, comme quoi ils se séparaient.. ?), mais pas vraiment de la meuf. J'aurais préféré Adrien Brody, qui passe lundi. Même si son nez est disons, remarquable, je lui trouve un certain charme.

Je passe du coq à l'âne, mais je pense me prendre une paire de lunettes Jimmy Fairly. Si quelqu'un a déjà commandé chez eux, ou est déjà passé à la boutique à Paris, laissez moi un commentaire (la meuf qui se croit sur ciao.fr).





Instant midinette :
Je trouve ce mec so fucking BG.

17 janv. 2012

Ce qui nous manque nous instruit.

J'ai rigolé toute seule.


Aujourd'hui, pour réviser mon partiel d'anthropologie, j'ai relu mon cours de philo de l'année dernière sur la culture et autrui. Je me suis rendue compte de deux choses.

La première était que mon prof de philo me manquait profondément. Ce n'est pas la vue de son catogan, son regard bleu transperçant, sa douce voix qui me berçait jusqu'au sommeil, ni ses boutons de manchette qui me manquent, mais l'élevation intellectuelle qu'il a pu m'apporter à travers ses cours. Il n'y a jamais eu de familiarité entre lui et ses élèves (contrairement à d'autres profs avec lesquels j'ai par exemple, eu l'occasion de pique-niquer dans un parc). C'est comme s'il m'avait ouvert petit à petit les yeux sur le monde, avec sa façon d'expliquer la philosophie (pour la conscience, on s'en fout de Freud quand on a Matrix), ses connaissances inépuisables, son féminisme, ses commentaires de 3km qui faisaient le double du cadre que l'on traçait sur nos copies qui ne pouvaient que nous faire avancer dans notre réflexion, son goût pour l'anecdote (maintenant je sais que Sartre aimait faire l'amour la fenêtre ouverte en gueulant comme un ouf). Des choses qui font que son enseignement est selon moi, unique et inestimable. Quand j'ai eu 12 au bac, j'étais déçue, pas parce que je me suis dit que JE méritais mieux, mais qu'avec une année de son enseignement, j'aurais du faire mieux que ça, car 12 était vraiment trop indigne par rapport à tout ce qu'il avait pu m'apporter personnellement. 
A l'époque, j'appréciais énormément ses cours mais je pense que je ne les ai pas appréciés à leur juste valeur. J'aimerais pouvoir me repasser mes 8h de philo hebdomadaire en vidéo.

La deuxième chose dont je me suis rendue compte, c'est que sur ces deux dernières années, j'ai acquis une capacité de réflexion d'une manière extrêmement rapide, par rapport à deux ans "normaux". Plusieurs choses ont joué : la philosophie et mon prof mentionné plus haut pour une conception de la vie (d'autrui, de l'art, de la culture, etc) moins abstraite, la souffrance que j'ai vécu et le recul nécessaire pour y survivre, et un troisième truc, un je-ne-sais-quoi qui a fait que j'ai pris conscience de moi même, de mon image. C'est comme si j'avais fait un bond entre la ptite lycéenne de rien du tout et le moi d'aujourd'hui, construit sur de bases solides, sans trop passer par un entre deux.

Je ne parlerais pas trop de 'confiance en moi' aujourd'hui. J'ai jamais vraiment eu l'impression de ne pas croire en moi, même si ce week end, Jeremy a crié sur moi pour me dire de croire en moi ("PUTAIN QUOI, TANANE !!!"). Alors je sais pas trop. Peut être que la confiance que je pense avoir est illusoire. En tout cas, personnellement, je ne pense pas que la timidité soit liée à la confiance en soi. Pour moi, c'est une question de savoir qui on est, de quoi nous sommes capables. Mais ça nous empêche pas d'avoir une peur panique du jugement d'autrui.

Je pense aussi que ce blog aura contribué à ma maturation express. En me mettant à poil quotidiennement devant des lecteurs plus ou moins inconnus, je me suis endurcie vis à vis des critiques, même si j'ai encore du mal avec celles qui sont gratuites et injustifiées.

Quoiqu'il en soit, durant toute ma vie, je ne me suis jamais vraiment vue grandir, alors que quand je pense à mon moi d'il y a deux ans, j'ai réellement un regard critique et distancier par rapport à lui. C'est la première fois que j'ai aussi changé psychologiquement, mentalement, d'une façon aussi consciente. Je ne pense pas qu'un retour en arrière soit possible, de toute façon. J'ai envie de dire tant mieux.

Enfin, j'ai quand même perdu toute ma naïveté par rapport à la vie, ce qui joue considérablement sur la jouissance que je peux éprouver dans mon état de vivante. La question que je me pose actuellement, c'est : est-ce que je pourrais redevenir heureuse un jour ? C'est clair que nul ne le sait, mais j'aime à croire que tout est possible.

16 janv. 2012

Nouvelle version

Hey, l'année prochaine, je vais commencer à avoir des cours de multimédia (créer un site dynamique, faire de l'animation sur l'ordi, des trucs du genre). Je suis pas vraiment sûre que ce soit une excellente idée vu que j'ai beau passer beaucoup de temps sur l'ordi et avoir 94% de bonnes réponses au truc d'informatique trop dur, je suis un peu n00b quand même, mais bref.

DONC, je disais que j'allais avoir des cours en multimédia, et par conséquent, pour me mettre un peu dans le bain,  je me suis sentie ultra-chaude bouillante pour modifier le code HTML de mon blog en mode autodidacte, du coup voilà une version tout à fait inédite ! 

Je suis bien consciente que c'est trèèès loin d'être un truc de ouf, mais je suis quand même contente de moi. La plupart des changements ont été fait pour le header et les onglets. J'ai, entre autres, réduit l'espace entre le titre et la description, centré le texte des onglets, cherché au fin fond de Google un code pour mettre mes archives en onglet. Dites moi un peu ce que vous pensez, si ça vous plaît et si ça marche bien, si ça s'affiche bien, etc...

PS : en faisant un tour rapide sur mon blog, je trouve que j'ai pas 'assez' de commentaires mais c'est pas de votre faute. Je crois plutôt que je publie trop vite, donc c'est comme si ça vous laissait pas le temps quoi. Je pense que je vais commencer à écrire des articles et les publier genre deux jours après, pour ralentir la cadence et ainsi, obtenir plus de feedback. 

15 janv. 2012

Sleep at day

Des fois, j'me regarde dans la glace, j'vois ma peau super terne et mes cernes de tarés. Je crois que je suis insomniaque. Je ne dors vraiment plus beaucoup, genre je vais en cours avec deux heures de sommeil facilement. Ca ne me pose relativement pas de problème. Selon wikipedia, je pense avoir une "Insomnie psychophysiologique" surtout pour le "sans aucune difficulté au cours de situations monotones" genre j'ai une incroyable capacité à m'endormir en cours ou à la bibliothèque, sauf que la dernière fois (avant-hier), j'ai remarqué un truc bizarre. J'essayais de bosser l'anthropologie mais j'ai commencé à m'endormir donc j'ai mis ma tête sur mes bras croisés mais soudainement j'ai ressenti une terrible angoisse, comme si j'étais en train de paniquer, mais sur un très court terme. Une sorte de coup de fouet qui m'a complètement réveillée. Ca m'a fait ça plusieurs fois dans l'après midi. Encore une fois, je me crois sur Doctissimo : Est-ce que cela vous est déjà arrivé ? Pensez-vous que ce soit grave et que je doive consulter un médecin même si mes problèmes de sommeil ne me dérangent pas ?

Enfin, je veux dire que j'me regarde et je vois une gueule dévastée par une fatigue indescriptible. Je crois que j'ai un peu perdu le goût à la vie, depuis ces quelques mois. Ca fait assez longtemps que cet état dure, cette impression d'avancer dans la vie en traînant un boulet derrière soi plutôt que "LA VI C COUL". Je sais pas comment le retrouver. C'est comme si la vie était un cours interminable. Genre c'est un peu chiant mais ça va quand même et t'attends que ça se finisse, sans oser te lever et te casser en gueulant "J'EN AI MARRE MONSIEUR !" Voilà, c'est un peu ce sentiment. Quoiqu'il en soit, je me trouve pas belle avec mes méga cernes et mon teint pas terrible. Je mets même pas de fond de teint. Les cache-misères ne servent plus dans mon cas.

Bon, j'ai réalisé qu'en étant insomniaque assumée (parce que selon mes potes, ça fait déjà bien longtemps que je l'étais), je disposais de beaucoup d'heures de plus que la plupart des personnes. Du coup, ça me donne du temps pour travailler, mais aussi pour geeker. Je trouve ça pas mal comme compromis parce que du coup, je suis performante en cours, du temps pour faire du shopping, boire un verre avec des potes et tout, mais j'ai aussi un temps de détente individuel. C'est fou le temps qu'on perdre à dormir quand même ! 

The Celsa dream

Aujourd'hui, c'était les portes ouvertes du Celsa.

La première fois que j'y suis allée, j'en étais ressortie avec un avis assez mitigé, j'avais trouvé les locaux froids et les étudiants quelque peu arrogants. J'avais envie d'y aller juste pour le prestige. Aujourd'hui, j'ai totalement changé d'avis et même sans le prestige, j'aurais envie d'y aller. C'est seulement maintenant, après avoir vécu Paris 8, que je comprends la valeur de leur formation (j'explique après). Normal, après eu cours quelques mois dans des salles de cours vétustes où de gros "SEX SEX SEX" sont écrits sur les murs, les tables où la tête de Lady Gaga est dessinée presque grandeur nature et avec des strapontins dont le dossier est pété et parti... On trouve les locaux dits "froids" mais propres et d'apparence quasi-neufs, soudainement moins froids. 

Bref. J'ai assisté à la conférence sur la filière Médias & Communication et contrairement à l'autre fois, où j'étais en master de journalisme, j'ai trouvé que cette formation correspondait totalement à ce qui m'intéressait et ce que je voulais faire et de plus, le témoignage d'un ancien élève m'a particulièrement convaincu : en première année (donc en L3), stage au ministère des affaires étrangères, puis il est parti au Danemark pour un échange et  maintenant il s'occupe de la programmation chez TF1 après y avoir fait son stage de troisième année. Je veux dire : Ça me fait rêver, mais le truc le plus important, c'est que ça me fait réaliser qu'à côté, ma formation à l'université est pas géniale genre y'a une tonne d'étudiants d'Erasmus mais à côté, très très peu d'étudiants partent et donc vu que toutes les places seront blindées pour les pays trop cool, au mieux tu t'tapes la Suisse (ok j'exagère), ton stage, tu vas le faire dans une minuscule boîte de com et au bout d'un an de chômage, tu te retrouveras au service d'un étudiant du Celsa. Enfin, c'est mon impression. 

C'est vrai qu'en sortant du petit amphi, j'étais bouleversée. J'avais un tel sentiment d'échec, en étant dans mon université. Encore plus forte que celui que je ressentais au début des cours. Au fil des semaines, ça m'était passé. Une chose est sûre : "HOLY SHIT, ma place est là !!!". Je dois absolument y entrer. Rien que d'y penser, j'avais les mains super moites. Après, je suis allée voir dans la salle, avec des étudiants de la filière, dispo pour d'éventuelles questions. Elles étaient deux sur moi et pour le concours, elles m'ont ressorti le slogan de Mcdo, limite. "Ce qui compte c'est que tu sortes du lot. Moi j'ai eu 5 aux deux tests d'anglais." En gros "Viens comme tu es". Ce qui est en soit, est très angoissant pour moi étant donné que le seul domaine où je suis vraiment bonne, c'est l'école. Je suis terriblement scolaire, loin d'être autodidacte ou d'avoir un blog sponsorisé sur les nouvelles technologies et les médias, ou truc comme ça. Bref, je flippe. Evidemment, c'est facile pour elles de dire de me relaxer, elles ont pas à s'inquiéter, elles sont déjà admises. C'est comme moi qui dit que ma licence est trop facile et qu'en réalité il n'y a aucune sélection alors que statistiquement parlant, c'est pas vraiment open bar quoi (un truc du genre 7% d'admission il me semble).

Une autre info : Personne de la promo n'avait fait de prépa privée avant d'y entrer. Ça change tout. Du coup, je me dis qu'investir 600 balles dans le stage intensif que j'avais prévu n'est en réalité, peut être pas aussi nécessaire que ça... Je pense passer le concours en mode touriste l'année prochaine, faire ma L3 ailleurs (à Assas de préférence) et repasser le concours sérieusement une deuxième fois.

Sinon, concernant le stage que je compte faire cet été, j'ai déjà des idées où envoyer mon CV mais j'aimerais vraiment pouvoir le faire à MK2. On verra.

13 janv. 2012

Liste imaginaire





Pour fêter les soldes, voici une liste de shopping un peu imaginaire, dans la mesure où je veux ces trucs mais que je vais pas les acheter pour diverses raisons (surtout financières haha), sauf le Godzilla que voici :












 Jcrew - 200€ T'sais, c'est la robe que tu trouves ultra jolie et kiffante, mais genre t'as aucune occasion pour la mettre









Etsy - 30€ Et là c'est le moment où tu te dis "Putain, faut que j'me fasse faire ma carte bleue" ainsi que "Voir ça et ne pas [pouvoir] l'acheter.. T'es vraiment une fan indigne de Harry Potter"




OrigamiJewellery - Plus de 100€ NORMAL, la base.











Urban Outfitters - 14€ Ca c'est le truc que t'aimes bien mais qui est trop fun pour être acheté.





T'as trop envie d'en faire mais tu sais que c'est un mauvais investissement parce que tu sais que tu vas le lâcher au bout de trois jours et qu'il moisira dans une boîte jusqu'à la fin du monde.










Gucci - 430€ Terriblement cool et sexy (si bien portées) mais toi même tu sais qu'il est impossible de marcher avec. Ainsi que de financer l'achat.













Slip Watch, designed by Evan Clabots - 150€ Fantasme. Je me la paierais peut être un jour.

12 janv. 2012

Look at me baby and tell me what you see

Bon, aujourd'hui j'ai appris que mon blog était lu par d'autre gens de la fac, du style "Hey, on m'a filé ton blog !" genre WTF l'adresse qui tourne trop quoi. Ça me soûle vraiment que la césure entre le virtuel et la réalité soit de moins en moins grande (je ne parle évidemment pas des rencontres avec mes lecteurs) et tout ça, à mon insu. Bref, trop de fame (I'M GONNA LIVE FOREVER) tue la joie du racontage de life. Quoiqu'il en soit, je n'ai pas d'autre choix que d'assumer. C'est le 'risque' lors qu'on expose sa vie sur un blog. Tant pis si j'croise un gars à la fac et qu'il saura pleins de trucs sur moi alors que j'connais même pas son prénom hein. 

Je profite donc de ma (fake) popularité pour vous proposer de visiter le blog d'une bet de meuf (que je connais en vrai, et tant pis pour la césure). Comme je sais que vous êtes ultra cool et que je l'aime bien, je vous prierais de me faire honneur et lui laisser pleins de commentaires ! Passer sur mon blog, c'est un peu le coup marketing du siècle

Quoiqu'il en soit, j'ai passé une journée successfull (je sais pas ce que j'ai avec l'anglais aujourd'hui mais il va falloir faire avec). J'ai eu un partiel en histoire et c'est tombé sur le politique dans les médias audiovisuels, qui finit par ressembler à un spectacle. Exactement le bouquin que j'avais lu la veille (Que sont les médias ? de Rieffel que je conseille à ceux qui s'intéresse aux médias même sans les étudier) donc j'avais un tas de choses à dire, mais en me relisant, j'ai trouvé que je m'exprimais assez mal. Je pense quand même l'avoir assez réussi donc j'étais contente (je trouve que cette phrase fait particulièrement bébé niais mais je vais quand même la laisser).

Après, j'ai reçu ma revue de presse sur le projet de l'Assemblée d'abolir la prostitution et SURPRISE : j'ai eu '16/Tbien'. Le prof m'a retenue pour me dire que "déjà, c'est bien, tu sais bien écrire" et ça, j'vous jure que ça m'a fait tellement plaiz', surtout après le début d'année où il disait que "franchement, vous savez pas écrire". Enfin j'en avais déjà parlé parce que ça avait blessé mon ego d'être considérée comme quasi illettrée (D'ACCORD je dramatise) alors que je viens d'un bac littéraire. Bon ok, c'est vrai que j'en fais tout un plat avec cette histoire. J'arrête.

Bref. Après ce cours, je devais passer le C2i, à savoir un examen d'informatique que je trouvais insurmontable à cause des questions du style "Si j'ai un fichier de tel poids et une connexion de tel débit, combien de temps je vais mettre pour le télécharger ?", mais finalement, ce fut mon heure de gloire parce que j'ai atteint un score de 94% de bonnes réponses, ce qui faisait de moi le meilleur résultat du groupe. Tkt, Tanane est al. Rpz la geekitude asiatique, aight.

Ça flatte l'ego comme il faut quand on commence enfin à se démarquer des autres, mais je ne dis pas ça par arrogance ou quoi hein ! Juste que je vivais mal le fait d'être un 'mouton parmi d'autres', surtout dans le milieu scolaire où mon travail a toujours été salué, sauf en maths et en physique. Et SVT. 

Et j'ai aussi appris que ma prof d'informatique kiffait Lomo. Elle avait des boucles d'oreilles en forme d'éclair bleu vachement cool d'ailleurs. Ce que je regrette un peu dans le fait d'avoir un écarteur, c'est que je peux plus mettre de boucles d'oreilles de façon symétrique (SO SAD LA VIE). Je n'ai strictement rien à dire pour conclure.

10 janv. 2012

Syndrome de Stockholm




J'admets que la réjouissance n'est pas au rendez-vous pour nos retrouvailles. Cette histoire m'aura arraché le coeur et je ne suis pas sûre qu'il en reste grand chose. C'est cette appréhension, cette attente de la claque qui ne viendra ptet jamais, qui me ronge. La naiveté du premier amour est tellement loin que j'ai l'impression de commencer une toute nouvelle histoire. Ses baisers, ses bras et son odeur me sont familiers mais pas ce que je ressens aujourd'hui. 

On m'a mise au bord de la falaise, j'ai sauté. Aujourd'hui, on me remet à la même place, j'ai du mal. Je pense qu'il est préférable que l'on tempère la relation, quitte à vivre quelque chose d'ordinaire, plutôt que de retomber dans le passionnel qui a fini par me tuer. Je suis morte et aujourd'hui on me demande de revivre. Ce n'est pas si évident que ça. 

Est-ce que c'est ça, la vie ? L'amour ? Les montagnes russes ? C'est le risque ? Pouvoir l'embrasser en sachant que d'autres lèvres y sont passées, entre mon premier baiser et celui que je viens de lui donner. L'entendre dire "Je t'aime" toute la nuit et le lendemain, me remémorer toutes la souffrance qu'il m'a infligé. Voir son regard amoureux et me dire que ce regard, il l'a ptet aussi posé sur l'autre fille, qu'il ne veut rien dire et que dans trois jours il me dira "J'ai changé d'avis, j'étais mieux avec elle" et qu'il me quitte et que je sente à nouveau le sol du métro m'engloutir. Retourner avec lui, c'est comme me jeter dans les bras de mon bourreau. J'en suis consciente et je le fais quand même. 

Je trouve vraiment dingue comme l'amour est dénué de raison. La raison existe, elle est à côté, mais l'amour est sourd. Maintenant, je suis là, à écrire sur mon blog, à utiliser toute ma raison, mais une fois devant lui, je me laisse embrasser comme s'il ne s'était rien passé, parce que je me sens COMME S'il ne s'était rien passé. Sa présence me fait tout oublier momentanément, parce que je l'aime. Et je trouve ça totalement injuste pour ma fierté. Qu'en est-il pour celle là ? J'ai l'impression que mes sentiments lui disent d'aller se faire foutre et je trouve pas ça super sympa quand même.

J'ai envie d'être heureuse, mais je ne sais pas si je le peux encore, ni si j'ai le courage pour prendre les risques nécessaires. Je sais que vous, comme lui et moi, aurait aimé que l'histoire se finisse là, the happy end, mais ça n'est pas le cas. On a beau s'être retrouvé, je sais pertinemment que ce n'est pas la fin et qu'il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour que je sois heureuse et que je reprenne goût à la vie. 

En tout cas, je savais que c'était lui et seulement lui. Ça ne pouvait pas être un autre. Je ne pouvais pas commencer une nouvelle relation avec un autre. Le moment où je suis partie de chez lui après qu'il m'ai dit qu'il était jaloux de l'autre garçon avec qui j'étais et qu'il m'a embrassé tout doucement, je me suis pas dit "HEY 2012 commence bien pour moi !!!" mais "Oh shit, faut pas qu'il commence à jouer sur deux terrains". Une pensée relativement pessimiste, à vrai dire. 

Enfin, je dois m'y faire. 

En réalité, je suis pas fataliste de nature, mais là, je peux pas me défaire du "Lui ou rien" et j'ai jamais réussi, blog à l'appui haha. C'est vrai que je savais pas vraiment dans quoi je m'embarquais quand on s'est donné rendez-vous la première fois à Saint Paul à 15h, un mercredi après midi. J'avais pas rôdé le potentiel sentimental de ce petit bonhomme qui traficotait les touches de son Archos pendant que je m'approchais en me disant "Ok, je vais lui dire salut, lui demander si ça va et lui préciser que s'il trouve que je parle trop vite, il peut me demander de répéter". Ça a l'air idiot, mais c'est un moment qui aura marqué ma vie. J'avais quinze ans à l'époque, aujourd'hui j'en ai dix-huit et je vais sur mes dix-neuf. Il n'est plus ce mec que je décris, aujourd'hui il a un Ipod (ptite blagounette pour dédramatiser), il a changé, mais je l'aime toujours et je pense ne jamais avoir cessé de l'aimer malgré ce que je me suis dit et ce que j'ai dit aux gens. 

J'ai aussi changé. Je sais pas ce qu'est vraiment une femme, mais je pense être désormais plus proche d'elle que de l'adolescente. Ça va plus loin qu'une question de chaussures à talons ou de rouge à lèvres mais je saurais pas dire de quoi ça relève exactement. Je me sens plus avertie. Au finalement, je pense que ce sont nos souffrances qui nous font mûrir et grandir. C'est un peu, genre, triste à penser quand même ! Ca signifie qu'on apprend la vie en souffrant. Quelle désillusion quand même. Comment peut-on aimer la vie après avoir pensé ça ?

8 janv. 2012

In a train romanian

Je sais pas quoi vous dire. Je pensais pas que vous seriez aussi compréhensif vis à vis de mon choix de retourner avec lui. C'est réellement touchant et le coeur rafistolé (comme dit Meredith) que je suis vous remercie pour tout le soutien que vous avez pu m'apporter durant les moments difficiles. Enfin il vous remercie tout court même ! Vous êtes super cool.

Henri Cartier Bresson

5 janv. 2012

Back in my arms again

Ok, j'avoue tout. Voilà un very bref résumé.

Il m'aimait et était jaloux de me voir avec d'autres mecs au nouvel an. Alors, il a quitté sa copine pour tenter de revenir avec moi. Par conséquent, mon coeur et ma raison se sont livrées un terrible duel où évidemment et comme d'habitude, mon coeur a carrément terrassé ma raison, toujours agonisante au fond de moi.

Du coup, je vous annonce que Jeremy et moi sommes de nouveau ensemble, un an après la rupture.

Je sais ce que vous pensez. Que je suis aveuglée, que j'ai tort de faire ça, que je fonce droit dans le mur. Mais je tiens à vous dire que je SAIS que c'est super risqué, que j'ai beaucoup trop souffert pour lui permettre un retour aussi easy, mais savoir qu'il m'a toujours aimé et qu'il m'aime encore, ça n'a pas de prix. Pour le reste, il y a mastercard.

Non, plus sérieusement. Je pense être consciente de ce que je fais subir à ma fierté et à ma raison, mais quand j'assiste à la vision de celui que j'aime me faire : "T'es jaloux ? Oui. Pourquoi ? J'suis jaloux parce que je suis amoureux de toi."  Qu'est-ce que je suis censée faire ? La raison n'a plus sa place dans ce genre de situation. Enfin, la raison n'a plus sa place dans ma vie, tout court, et depuis bien longtemps (d'où ma souffrance, etc... Enfin relisez les articles d'avant quoi). L'amour. Voilà c'que j'ai ressenti à ce moment là. J'arrivais plus à le détester pour quoique ce soit. C'est comme si j'en avais plus rien à foutre, parce qu'au final, il m'aime. 

MAIS ma raison, même agonisante, est toujours dans le fond à m'dire "ATTENTION TANANE" donc ne vous inquiétez pas pour moi, elle est toujours là pour scotcher mes pieds au sol. Je ne vais pas rêver. Je ne vais pas idéaliser le reste juste grâce à ses déclarations et à ses baisers. J'ai bien trop changé en un mois pour m'emporter dans une relation qui avouons le, est extrêmement compliquée. J'ai profondément ressenti l'amour, mais l'attente de la déception est si forte que ça m'empêche de me réjouir pour le moment.

PS : En fait je sais pas vraiment si on est ensemble, alors c'est pour ça que je vous posais la question. Je sais pas, on s'embrasse et tout, mais je sais pas ce que ça veut dire.

Big sondage

A partir de quel moment 
sommes-nous "avec quelqu'un" ?

Ne regardez pas les commentaires avant de répondre 
et dites moi vraiment ce dont vous êtes convaincus.

4 janv. 2012

Will You Still Love Me Tomorrow ?

J'aimerais faire un article parce qu'au final, je me rends compte que plein de gens me kiffe et je sais absolument pas pourquoi. En fait, l'idée a germé avant hier quand j'étais au café avec les girlz et que Del me sort que son boyfriend va succomber à mon charme si on se voit (BIG UP DEL !!!!). Déjà, wtf quel charme, sachant que je suis une grosse handicapée sociale ultra timide avec les inconnus.

Ensuite, j'en suis venue à fouiller dans mes messages facebook pour retrouver le message de haine qu'elle m'avait envoyé parce que je l'avais trop soulé avec Jeremy quand je l'ai rencontré. En fouinant, j'suis tombée sur un autre message d'une amie qui n'est plus trop une amie :

"Ouais mais tu vois, t'encaisse, et quand t'es hors de chez toi, t'es tellement... Jsais pas, t'es extravertie, dans le bon sens, j'aimerais être comme toi. T'es drôle, spontanée et tout... Ouais, j'aimerais être comme toi."

Au delà de l'aspect "je vais voler ta vie" un peu flippant, je me demande sérieusement ce qu'on peut admirer chez moi, si ce n'est, OK JE L'AVOUE, mon franc-parler, autant à l'écrit, sur ce blog, ou dans la "vraie vie", auprès de mes amis comme des inconnus. Je ne cherche pas du tout à recevoir un tas de commentaires qui feront mon éloge en mode "Non mais c'est normal de t'admirer, t'es trop cool comme meuf" et tout. Juste que j'ai vraiment pas l'impression de mériter toute cette admiration, que ce soit de la part de mes amis ou des inconnus. Genre, comme si j'étais en mode imposture par rapport à la personne que vous pensez que je suis (enfin vous, comme mes amis, etc), alors que même si ça ne reste qu'un blog, vous avez à peu près cerné ma personnalité. Même si ça reste superficiel, il y a une honnêteté qui me tient à coeur et qui donne de la profondeur et du sens à mes articles, aussi futiles qu'ils soient. Et pourtant, même après tout ça, vous arrivez à vous dire que je suis "quelqu'un de bien" (récemment lu dans un mail).

Je pense pas être quelqu'un de bien. Quelqu'un de bien, c'est quelqu'un qui aide vraiment les autres, qui ne fait du mal à personne. Et moi, j'reste à pourrir toute la nuit devant mon ordi, en foutant rien pendant que des mecs crèvent de froid dehors. Et du mal, j'en ai fait, et pas qu'à une personne, à cause de mon caractère que je trouve un peu difficile à vivre (constamment en manque d'attention, etc), ainsi que de mon franc-parler qui peut blesser plus d'un.

Enfin voilà, en regardant un peu ce qu'on m'a dit ces dernières années, je me rends compte que je suscite plus d'admiration que je ne le pensais, de manière générale ; et je me sens mal vis à vis de cela, car je m'en trouve indigne. 

Sinon, une ptite chanson super cool :



Des nouvelles de cette histoire.

Après tous ces articles larmoyants, il semblerait qu'en quelques jours, tout se renverse. Entre deux scènes de jalousie, quelques larmes et une rupture, ma vie amoureuse est quelque peu mouvementée ces jours-ci. Enfin, vous êtes pas cons, vous avez compris quoi. Je me demandais juste si l'amour pur et dur existait vraiment. Ou du moins, assez pour qu'on puisse y croire.

Adara Sanchez

1 janv. 2012

New year

Mon nouvel an était dingue. Ainsi que le commencement de l'année. J'ai l'impression qu'entre hier soir et aujourd'hui, il s'est écoulé une semaine. J'ai fait une nuit blanche, une vraie de vraie, mais ça va.

En fait c'était chez le meilleur ami de Jerem, un appart mais genre immense. Six m'a bouclé les cheveux chez elle avant (on a mangé des frites), j'étais en mode belle gosse, tout ça. J'ai bu, mon maquillage a coulé, j'ai pleuré de chagrin, j'me suis pris des baffes pour VIVRE TON PUTAIN DE PRESENT MEUF, j'ai vomi car j'avais pas bien calculé mon niveau d'ivresse avant d'enchaîner les verres. Puis il y avait cette terrible odeur de vomi qui me donnait, mais trop la gerbe. 

Et bien vous voyez les big fêtes dans Skins (saison 1 et 2, la suite c'est d'la merde !) ? C'était assez pareil. Un pote m'a montré les photos qu'il avait prise (de vraies hein, genre c'est pas un touriste ce gars), ça aurait très bien pu passer pour une affiche publicitaire de la série quoi.

C'était un bordel monstre. 70 personnes étaient prévues et ptet une centaine étaient venues. Je suis restée dans une chambre pendant toute la soirée. J'avais oublié, ce genre de préférences, vu que je ne vais plus en soirée. Mais c'est vrai que j'ai toujours aimé les petits coins un peu plus tranquilles que le salon. Type cuisine. En fait, j'avais commencé la soirée dans la cuisine à lancer des débats en mode Pixar ou Dreamworks, Bolognaise ou Carbonara, Ketchup ou Mayo. C'était intéressant mais on a du décamper de la cuisine parce que trop de monde arrivait. Quelques heures plus tard, sérieusement, j'avais jamais vu un truc aussi dévasté de ma vie sauf à la télévision. (Une fois déssoulée), j'ai mis les trucs dans les poubelles. Mais c'était genre dégueulasse et ça se voyait que ça l'était parce que des cons s'étaient amusés à dégueulasser le truc. Genre le pot de Nutella plein qui sert de cendrier, les saladiers remplis de bière, de cendres, de clopes et d'autres substances plus douteuses, et le sol plein de sodas et de trucs comme ça. Avec plein de petits pois par terre, parce qu'évidemment, ils avaient vidé le frigo et accessoirement les plats Picard. Bref, ce genre de comportement m'a assez attristée et choquée. Y'avait aussi ces bastons et ces vols de bains de bouche, de chandelles et de bouteille de CIF (un vrai cleptomane se trouvait parmi nous, apparemment).

A part ce genre de cons, j'ai trouvé les gens particulièrement sympathiques, par rapport aux autres soirées auxquelles j'suis allée. Ainsi j'ai fait la connaissance d'un mec que j'fais rire, d'une meuf qui m'a fait "Franchement meuf, tu t'en fous, tu vois moi j'ai un mec, on s'aime mais on pécho qui on veut parce qu'on sait qu'on s'aime tu vois, c'est ça l'essentiel", d'un mec qui faisait des nems qu'il a tendrement partagé avec moi, ainsi que d'un gars qui m'a dit que ce gars-là, en chemise blanche, me trouvait franchement trop mignonne. Je lui ai fait un double thumb. Je n'ai donc pas eu de difficulté en relations sociales, comme je l'appréhendais, et comme je l'appréhende tout le temps. 

Finalement, quand tout le monde a été viré, on a fini la soirée vers sept heures du mat à jouer à Super Smash Bros Brawl à trois dans le salon pendant que quelques personnes dormaient dans les chambres. On m'a trouvé un lit dans lequel j'étais censé dormir avec Jerem mais finalement on a discuté et puis ses potes sont arrivés et finally finalement, on a glandé au lit. Du coup j'ai absolument pas dormi, mais je me sens pas TROP fatiguée. Je pense que je vais me coucher tôt ce soir pour pouvoir me régler sur le rythme scolaire (parce que la, à 8h du mat, je pète encore la forme). VOILA MA VIE.

Et votre nouvel an alors ?

Photo de Jeremy