31 déc. 2011

No, no es amor. Lo que tu sientes se llama obsesion, una ilusion en tu pensamiento que te hace hacer cosas. Asi funciona el corazon

J'ai envie de faire un bilan sur cette année pour le dernier article de l'année mais franchement, c'est plus déprimant qu'autre chose. Je crois que ça aurait été l'année où j'ai le plus souffert émotionnellement de ma vie, où j'aurais été le plus déçue, que ce soit pour mes résultats du bac, au niveau des personnes, mais surtout, vous vous en seriez douter, concernant ma vie sentimentale. J'ai pas grand chose à dire pour le bilan, au final ! C'est un peu comme une chute libre, depuis janvier. Avec quelques petites remontées, pour encore mieux retomber. J'ai eu mon bac, j'ai quitté le lycée, j'ai quitté mes amies, pour connaître la banlieue, l'université et des gens de passage dans ma vie. C'est aussi l'année où, je pense, j'ai murî le plus rapidement. Entre le deuil définitif d'une relation quasi-parfaite, la reconnaissance de mes erreurs, ma première paire de talons et mon attrait pour le café (oui, avant j'aimais pas le café, maintenant j'en prends parfois), je pense m'être adulterisé (oui bien sûr) et responsabilisé. J'ai beau être faible, je ne suis plus un bébé. J'ai vraiment l'impression d'avoir franchi un passage où un retour en arrière est impossible. Je pense que c'est du à mes souffrances. 

Et je dis trop "je".

Bien, ça m'emmerde de parler de ça plus longtemps donc changement total de sujet.

J'ai deux choses moisies dont on s'en fout à dire mais comme c'est mon blog, j'le fais quand même. D'abord, dans un cours, je dois faire un blog sur Wordpress. Je link pas parce que ça va pas vous intéresser, c'est sur les stratégies de communication et tout, bref. J'avais jamais testé mais comme interface, je trouve ça nul dans la mesure où il n'y a pas beaucoup de possibilités pour les noob (je suis une noob), genre pour personnaliser le thème. Par exemple, on ne peut même pas justifier les textes (enfin si mais faut s'aventurer dans les codes et tout) ! Je trouve cela énormément frustrant de me revendiquer bloggueuse, dans la mesure où j'ai du parler de mon expérience en cours (genre la prof était trop amazed quand j'ai dit que j'avais 200 visites par jour. Bloggueuse influente, tkt) et à côté, lui proposer un blog complètement pourri. Et autant vous dire, je n'irais pas chercher comment améliorer le truc vu que c'est qu'un blog pour les cours. Si ça avait été ce blog, j'aurais appris le HTML sur le bout des doigts ! (Et ça, ça voulait dire JE VOUS KIFFE DONC J'AURAIS FAIT N'IMPORTE QUOI POUR VOUS).

Deuxième chose, quand Jeremy a crée son Formspring, j'étais encore avec et j'avais l'intention de le linker sur mon blog pour qu'il ai plein de questions et qu'il soit content, mais après réflexion, j'me dit que omg, heureusement que je l'ai pas fait, suite à tout ce qu'il s'est passé. Quoiqu'il en soit, il a bidé et ne répond plus, mais vous pouvez toujours fouiner.

Demain, à la fête du nouvel an, il y aura 70 personnes. J'angoisse, c'est trop de gens.

Bravo à ceux qui savent à quelle chanson appartiennent les paroles du titre.

Bientot 6h du matin. Faut que j'aille au lit mais j'en ai aucune envie.

30 déc. 2011

Meet me on Facebook

En Mars, Meredith vient me voir à Paris. C’est une super bloggeuse belge que je connais depuis un truc genre mes quinze ans. En fait, comme concept, je trouve ça dingue. Quand je la verrai, je vais me dire : « Cette meuf connaît toute ma vie ». Alors que devant moi, ce sera comme une inconnue quoi. J’sais un tas de trucs intimes sur elle, et pourtant, taper la discute avec cette meuf, ce sera un peu pareil que taper la discute avec une meuf dans le métro. Avant, ça m’angoissait un peu. J’ai déjà rencontré des gens du net. A chaque fois que je parlais d'eux, je disais « mes potes du net » et tout le monde trouvait ça weird et geek, alors que je trouve ça cool.

La première fois, c’était Quentin (big up à toi si tu me lis. T’AS DIT QUE TU ME LISAIS !!!) et j’étais carrément sortie de Paris pour venir chez lui en mode « Coucou c’est moi ». Le mec a mis genre quinze minutes pour m’ouvrir parce qu’il était pas préparé psychologiquement et ultra timide. Histoire vraie. J’ai eu son adresse parce qu’il me la donné en pensant que j’aurais pas les couilles pour faire un truc pareil. On s’est fait un câlin et il m’a offert un snickers, j’ai collé l’emballage dans mon journal intime.

Après, y’a eu (ordre absolument pas chronologique) :

  • Nathan (bloggueur) et quelques minutes dans le Citadium. Je l’ai connu par Jessica, que j’ai aussi rencontrée, j’raconterai après.
  • Antonin (un lecteur) et un showcase ensemble. Il est passé sur mon profil, a lu mon blog et m’a envoyé un message privé.
  • Jeremy (facebook), OF COURSE. Il est tombé sur ma photo sur une application (« Are you interested ? ») et m’a rajouté. 
  • Pierre (facebook, belge, QUI CONNAIT UNE POTE DE MEREDITH, sérieux c’est pas trop dingue la vie ?) et une crêpe, un ciné et un café. Alors, ça reste un peu obscur mais apparemment il bossait près de mon lycée et me voyait passer tous les matins. Un jour il a trouvé mon profil par hasard et m’a ajouté.
  • Adrien et un concert ensemble (Myspace), qui m’a rajouté parce qu’il m’avait retrouvé et reconnue parce que je m’étais battue avec une fille à un autre concert et que ça l’a fait marré
  • Cécile (forum de Tokio Hotel. J’assume) et les quais de Paris.
  • Jasperold (bloggueur) (je sais pas si tu me lis mais dans ma tête ton prénom c’est Jasperold, mais en vrai c’est Antonin, non ?) qui est dans ma fac, mais en fait on était déjà allé à Rock en Seine ensemble mais c’est très très très loin.
  • Emmanuelle (lectrice) qui m'a sauté dessus pendant que j'attendais Jerem à Opéra et qui m'a fait "TAKEHERBACK !!" (et oui, je ne m'appelle pas Tanane) et à ce moment là, Jerem est arrivé et elle a fait "ET JEREMY !!!" et j'ai trouvé ça dingue comme situation. 
  • Yeelen (bloggueuse/lectrice), qui m’a laissé un commentaire récemment en mode « viens on se voit » et j’ai dit ok et voilà.

(Par « gens du net », j’entends des inconnus rencontrés via Internet. Sinon pour parler des gens avec qui j’ai développé une relation par Internet (des potes de potes, par exemple), avant de les voir en vrai, la liste est un peu plus longue)

Et donc, dans cette liste plus longue que je ne l’avais estimée, figure Jessica. Cette meuf super cool et marrante avait aussi un blog. Je sais plus trop comment mais on s'est retrouvé sur MSN sans du tout se parler. D'un coup, j'ai oublié la raison mais on s'est mis à s'parler de plus plus. 

Ca faisait des mois qu’on discutait tous les jours sur MSN. Je connais toute sa vie et elle toute la mienne, c’était la première fois que j’avais autant d’affection pour quelqu’un « du net ». On est toutes les deux à Paris mais la relation avait pris une telle ampleur que ça nous faisait angoisser de nous voir en vrai en mode je m’imaginais la croiser au Monoprix et m’évanouir comme une grosse merde. Jeremy me poussait quasiment tous les jours à prendre mes couilles et la voir. 

Puis cette année elle est arrivée en prépa à côté de mon lycée donc un jour, alors que j’allais chez un pote qui habitait dans le quartier, j’ai maté ma montre et j’ai vu qu’il était 17h30, l’heure à laquelle elle sort. J’me suis dit « allez Tanane, on y va », accompagnée de Jerem, je suis allée me poster devant le lycée, suant comme un porc, en imaginant qu’elle me voit sans que je la vois. Quelques minutes après, elle est sortie, je suis allée la voir et je tremblais tellement, je tenais presque plus debout, mais genre comme si je voyais Madonna, vous savez ! Elle avait pas vu mon SMS qui disait que j’étais devant le lycée, alors elle a fait un grand « haaaaan » en inspirant, les yeux écarquillés. J’ai rigolé. Elle a déclaré que oh mon dieu, j’étais trop folle, m’a tourné le dos et m’a ignoré quelques minutes. En fait, il paraît qu’elle était en train de se remettre de sa mini crise cardiaque. On a fait un tout petit bout de chemin ensemble et à la fin, lorsqu’on devait se quitter, elle voulait pas qu’on se fasse la bise parce que le contact physique aurait été trop éprouvant (wtf je sais, quand je raconte ça a l’air absurde mais en vrai j’vous jure que c’est un truc de dingue ce qu’on peut ressentir) mais lorsqu’elle a voulu me faire sa vieille tape amicale de merde, j’me suis jetée sur elle et je lui ai fais la bise. Je sais, je suis une malade, vous pouvez m’appeler Indiana Jones. Je crois que c’était une des rencontres les plus épiques de ma vie.

Et puis, euh, je crois que c’est tout. La plupart des bloggueurs que je cite n’ont plus de blog mais je link leur ancien truc quand même (et sinon, leur blog actuel) :) J’espère que j’ai oublié personne. J'ai fait cet article parce que j'avais oublié d'annoncer que quand je verrai Meredith et Héloïse (lectrice, QUI CONNAIT AUSSI MEREDITH depuis super longtemps. C'est pas trop dingue la vie ? bis), ça fera un choc des plaques tectoniques tellement ça va être stylé. Et aussi parce que je me suis rappelé que pas mal d'entre vous m'avait posé des questions sur Formspring concernant mes rencontres du net. 

I am what I am

J'étais en train de chier le bucket de KFC que j'avais bouffé avec un pote, lorsque j'me suis dit que la vie était foutue de façon chelou quand même. Genre, j'sais pas, mais pourquoi quand nos cheveux sont super cool et super beaux, y'a personne pour les voir ? J'sais que j’suis pas la seule, j'me souviens d'un groupe FB dessus. Non sérieux. Genre quand j'me suis lavé les mains après la commission, j'me suis matée et j'me suis dit « trop canon tes cheveux là ! », et pourtant, j'étais en débardeur/caleçon, prête à aller écrire un article sur mon blog, et non pas prête à aller sortir avec un bogoss fou de moi. ET DE TOUTE FACON, je suis sûre que le jour où j'aurais un rendez-vous avec un bogoss fou de moi (c'est-à-dire jamais, mais faites marcher votre imaginaire), bah mes cheveux seront terriblement mal foutus, plats et bien gras. Normal, c’est la base de la vie.

Sinon, je me demande si dans le futur, on sera capable d'extraire des souvenirs sous format .avi, parce que j'aimerais bien enregistrer des moments que je vis pour les partager ou les revoir tels qu'ils étaient. Je pense que c'est à cause de ma manie de tout garder. Je suis une des meufs les plus conservatrices que vous connaîtrez dans votre vie. J'ai encore des cahiers de primaire. A chaque fois, je refuse de jeter quelque chose parce que j'me dis tout le temps "on sait jamais". Je sais, c'est idiot d'ouvrir ses tiroirs et de voir le papier à lettres Witch Mag ou un porte clé La Ferme Se Rebelle du Journal de Mickey. Il arrive parfois que je pète un câble et que j'aille tout trier et dégrossir mon stock de choses inutiles, mais je suis encore loin du strict nécessaire.

Je me suis aussi demandé que s'il y avait un film sur ma vie (ne riez pas à propos de mon souci d'ego, quand je fais le point sur la personne que je suis devenue par rapport à l'environnement dans lequel j'ai grandi, j'me dis que je suis une ouf quand même), qui serait l'actrice à jouer mon rôle ? La seule actrice asiatique renommé à Hollywood, c'est Lucie Liu et à part les cheveux raides, on a pas trop d'éléments physiques qui se ressemblent quoi. Mais il parait que la meuf qui fait Gigi dans les Frères Scott me ressemble (coucou la référence). Cherche producteur, réalisateur et acteurs.

Et pour la soirée du Nouvel An, je passe chez Sixtyne et elle s'occupe de mes cheveux. Je fais quoi ? ALLEZ LES GIRLZ, MINUTE BEAUTé SUR LE BLOG DE TANANE !

29 déc. 2011

Blabla

J'ai acheté une sorte de pull-cape. Je suis dans le fantasme Harry Potterien (d'ailleurs je suis en train d'écouter la BO, ça me fait tout plein de frissons). Bref, je vais pas commencer à la faire la bloggeuse mode mais franchement je kiffe mon nouveau haut. Quand j'étends les bras, c'est comme si j'étais une chauve souris. Genre j'suis sûre que si je sautais de ma fenêtre, je planerais.

Bref, je me suis aussi procuré une bague que je trouvais jolie mais en fait, elle est trop trop trop grande. Du coup, après avoir fouiné sur Google sans astuce satisfaisante, j'ai commencé à enroulé la partie non visible avec du fil de couture, et après avec du scotch pour fixer le tout. Je suis tellement partie dans mon délire que je me suis pas aperçue à quel point c'était ignoble. En revanche, j'ai tellement bien fixer le truc que j'arrive plus à le retirer. Bref, j'vais me promener avec une bague en toc avec le côté interne ignoble, comme si j'avais momifié le truc, mais soit, j'espère que personne ne verra. 

5h du mat et j'me retrouve à faire du bricolage à 2 balles. Je pourrais rentabiliser ce temps d'éveil pourtant.  MAIS QUE FAIRE ? J'ai assez révisé le C2i (examen en informatique) comme ça !

28 déc. 2011

Because the night




La nuit dernière, j'me suis couchée à 22h parce que j'étais rentrée à demi torchée. 1h, je me réveille, j'me bouffe une flammenkueche, j'me recouche. Et là, impossible de dormir. Je suis restée un truc genre 6h à rien foutre dans mon lit, à réfléchir de ouf. A 8h, j'étais toute éveillée.

D'habitude je traîne sur l'ordi et ma grand mère me fait chier et m'engueule, me menace de rapporter ça à mon oncle. Genre j'en ai un truc à foutre. Depuis que le père de mon frère est parti d'la maison, le mâle alpha est mon oncle alors que j'en ai tellement rien à foutre de sa vie. Ma grand mère croit trop que je le crains alors que c'est un vieux gars. 

Bref, le délire de se coucher à des "heures raisonnables", je comprends pas. Les heures raisonnables n'existent pas quand on a rien à foutre le lendemain. Je pense juste que ça dérange ma grand mère que je sois un être de la nuit. Tout ce qui est nocturne est bizarre, étrange. C'est à trois heures du mat qu'on fait le "Fantôme, es-tu là ?" x3 dans le miroir de sa salle de bain, pas 4h de l'aprem. Les gens de la nuit, ce sont un peu les marginaux quoi. Ma grand mère déteste tout ce qui est anti-conventionnel, tout ce qui sort de la masse. Son argument, c'est "MAIS YA QUE TOI QUI TE COUCHE AUSSI TARD" comme si c'était un reproche d'être la seule à faire un truc (en plus je suis trop pas seule mais bon). Comme si c'était mal de sortir de la masse, de pas faire comme tout le monde. 

Je trouve ça un peu nul mais c'est aussi un peu logique parce que la nuit, tout est calme et paisible. C'est un temps qui se prête à la réflexion. Pendant ces 6h, j'ai eu le temps de penser intensément à tout ce qui m'entourait, à mes potes, à lui, à ma vie, au nouvel an, à mes sourcils à épiler, au but de l'existence de chacun. Bref, j'me suis retrouvée seule face à moi même. Vraiment seule. Sans ordi, sans facebook, sans personne. C'est peut être ça qui fait peur aux gens. Se retrouver face au silence, face à soi et seul. Surtout seul. On a jamais été aussi seul que la nuit. L'esprit est gens est ailleurs, c'est presque comme s'ils étaient tous morts. C'est angoissant pour ceux qui n'ont pas l'habitude. Moi j'aime bien la nuit, je trouve que c'est assez inédit comme moment, alors que ça arrive tous les jours (logique !). Mais les gens n'en profitent pas assez. 

En ce moment, j'écoute que l'album posthume d'Amy Winehouse, il est trop cool (Lioness : Hidden Treasures). Je vous le recommande.

27 déc. 2011

We only say goodbye in words

Aujourd'hui, j'ai bouffé KFC, j'ai commandé la bague de mes rêves (vous savez, celle dont vous vous rappelez même plus, le temps que je la cherche et que je la trouve), genre un truc pas trop gros avec un Onyx. C'est à Beryl, rue de Provence à côté des galeries, c'est pas mal (pierres naturelles, argent, artisanal), je vous le recommande. Sinon, j'ai aussi fini ma revue de presse, autant dire que ma journée est dingue.

C'était de l'ironie.

A chaque fois qu'une de mes journées est vraiment dingue, c'est parce qu'il m'arrive un truc merdique. Vraiment merdique. Le genre de trucs qui me fait pleurer toutes les larmes de mon corps. Y'a jamais rien de dingue mais positif qui m'arrive. Rien qui pourrait me réjouir assez pour effacer toute la peine du monde, c'est à dire toute la peine que je contiens. Je sais que j'ai l'air d'exagérer un max comme ça, et que ça vous énerve que je ne fasse que parler de cette histoire. L'histoire a déjà assez durer pour vous.

Mais j'y peux rien, c'est ma vie. Ca me hante. Y'a pas une heure qui passe sans que j'y pense. C'est comme rien d'autre ne comptait. Mon blog n'est pas conçu comme une télé-réalité où je suis la productrice qui s'arrange pour qu'un truc de ouf se passe à chaque fois que ça devient ennuyant. Mon blog est ma vraie vie. Je sais que c'est difficile à concevoir de ne pas pouvoir se débarrasser se remettre d'un brisage de coeur, alors que tellement de temps a passé. Mais c'est parce que j'ai l'impression que mon coeur se rebrise tous les jours. Vous savez, j'ai arrêté de sacraliser cette relation. Le délire des âme-soeurs, des "on est fait pour être ensemble", des "on se retrouvera un jour" dans lequel il m'a lobotomisé. Je sais que c'était un truc parmi d'autres. Mais on était tellement fusionnels, c'était passionnel. Je ne vis pas dans le passé, j'ai fini par faire le deuil de ce bonheur, mais le truc auquel je pense à présent, c'est la perspective du bonheur impossible qui m'attend. 

Je suis comme bloquée. Je ne veux plus sortir avec quiconque, je ne veux pas prendre le risque, mais alors d'où je vais le tirer, mon bonheur ? En quinze ans d'existence, je n'ai été heureuse que lorsque j'ai dit la première chose que je lui ai dite, "Ah ouais, le meetic version ados pourris ?". C'était parti, pour, visiblement, jamais en finir. Je vois pas pourquoi je serais heureuse à l'avenir. J'ai pas d'argent, j'me retrouve en fac de banlieue au lieu de faire une prestigieuse école de com, j'ai jamais voyagé, j'ai rien vu alors que c'était à ce moment là, à l'adolescence, que j'aurais du voir mille trucs. Maintenant j'ai perdu l'envie. J'ai l'impression de moisir comme un champignon et que j'ai pas de forces pour m'en sortir.

J'ai l'impression que le reste de ma vie ne sera qu'une vaste blague sinistre tâchée de moments de joie sporadique. Quand je mange le boeuf sauté de M. Quan, quand je vois mes copains, quand je le vois content, et quand j'entends mes profs me féliciter. Et c'est tout, je crois. Sinistre, j'vous dis.

J'ai plus d'lumière dans la salle de bain. J'me suis regardée dans la glace avec la porte ouverte. J'ai des cernes de dingue, qui rejoignent presque le bout externe de mon oeil. Comme un vrai p'tit panda. A un moment je voulais de l'anti-cerne mais finalement, je vois pas pourquoi j'irai chercher un cache-misère.

PS : C'est cool, j'ai -40% de réduction sur tous mes achats à Nafnaf jusqu'au 10 Janvier (truc de fidélité). Bet de magasin. Ca baise H&M, et de loin.

25 déc. 2011

Once upon a time, I wanted to know what love was.



Je fais pas d'article pour Noël, simplement parce que je ne l'ai pas fêté. J'ai regardé le truc de Disney sur M6 dans mon lit. "Famille" n'a presque aucun sens dans ma situation actuelle. Mais bon, joyeux noël quand même à tous ceux qui kiffent.

J'ai décidé de renommer vite fait mon blog. Ce n'est plus qu'une vie à deux balles, c'est aussi le journal d'un coeur brisé. J'me suis dit que j'avais quand même pas mal arrêté de parler du reste de ma vie. Parce que c'est comme si j'étais en permanence brisée par cette relation. J'ai rien d'autre à dire sur le reste. Quel reste ? Ma grand mère est toujours malade, il n'y a plus de tensions avec ma mère, mon frère a eu une PS3. What else ? Les cours ? Rien à signaler à part une tonne de travail pas trop rébarbatif, style exposé sur Magritte et le surréalisme ou l'observation ethnographique à rédiger. C'est long à faire, quelque fois un peu chiant mais finalement, c'est presque agréable de bosser sur des choses comme ça.

A part ça, je me demande ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Les mensonges ne devraient pas exister, à part ceux que l'on fait quand on veut faire une surprise à quelqu'un. Je me suis rongée les ongles lorsque cet été, j'ai du mentir de multiples fois à une de mes meilleures amies pour lui préparer son cadeau surprise. J'avais ce poids dans mon âme, devoir affronter son regard et tout, c'était horrible. Mais c'était pour la bonne cause.

Je parle des vrais mensonges, ceux qui font mal aux gens. Ses petits mensonges comme ses gros remettent tout en cause. Est-ce que notre histoire a-t-elle vraiment existé pour lui ? Et son amour ? Et ses textos que je garde jalousement dans un fichier Word ? Ces mots valent-ils quelque chose ou la période la plus heureuse de ma vie est-elle basée sur la facticité ? 

J'imagine que si tout cela était faux, alors rien ne vaut la peine d'être vécu.

PS : Au lieu de faire ma revue de presse qui moisit depuis mille ans, je vais regarder Cashback. Aidez moi à me déculpabiliser ! Je l'avais déjà vu et je me souviens que j'avais pas énormément aimé, sauf que je me souviens plus pourquoi. Donc je le remate. C'est bizarre de voir Olivier Dubois dedans. Comme Rogue dans Love Actually. Le court-métrage est mieux que le film.

PPS : Aujourd'hui j'ai regardé Massacre à la tronçonneuse. C'est canon comme film !

PPPS : Je cherche des petits boutons en forme de pénis pour coudre sur un de mes nouveaux gros gilets, à la place des boutons dorés trop bling bling pour moi, quelqu'un saurait où je peux en trouver ? Je chercherais bien sur Google mais j'ai peur de taper "boutons pénis".

There Goes The Fear

"T'as quelque chose de changé dans ton visage. T'es plus... Mature. (Sa mère)

Il parait que je me suis mise à grandir trop vite. Lui qui me dit ça. J'ai envie de rire. Si j'ai trop vite grandi d'un coup, c'est peut être parce que j'ai trop souffert. C'est peut être mes cernes de plus en plus sombres, mon visage qui fait encore plus la gueule, qui se ferme, qui est blasé, comme tous ces adultes dans le métro le matin dès 9h. C'est peut être la perte de confiance en soi qu'on compense par des robes et des talons, une féminité accrue qui n'a aucun sens. C'est peut être l'angoisse qui découpe mes cuisses, mes hanches, mon ventre à la hache. C'est peut être ces nuits sans sommeil et ces journées sans vie. C'est peut être ces journées où on doit comme s'il ne s'était rien passé, ces journées à rigoler, à mener sa vie comme si on allait super bien, qui m'ont fatiguée. C'est là que j'suis devenue adulte, que j'suis une fausse femme. 

Depuis, je vais tout le temps dans des cafés et je bois de la bière. Quand j'étais ado, je m'asseyais des heures sur un banc pour discuter, et j'allais au mcdo pour bouffer. Maintenant, je mange dans des endroits où il y a un serveur et une addition. C'est ça, être adulte. D'un coup, c'est arrivé. 

Quand on est petit, on a un amoureux et on se fait des bisous. Quand on est adulte, on a le coeur brisé et on se prend celui qui veut le plus de nous. Ca me rappelle ma mère. "L'essentiel, c'est qu'il t'aime." J'ai dit qu'il n'y avait que ça qui comptait. Elle a dit "Pour moi, si, parce que personne ne m'aime". Au final je pense pareil qu'elle mais j'ai trop d'ego pour le reconnaître, trop de fierté inexistante. J'ai l'impression d'être super orgueilleuse alors que ça fait bien longtemps que je n'ai plus aucun amour propre, que ma fierté a été bafouée mille et une fois. C'est drôle comment je refuse de voir les choses et que je sais que je refuse de les voir. J'ai l'impression d'être consciente de tout et de ne pas être responsable. Comme si je me regardais moi même par la fenêtre, marcher dans la rue. 

Romain m'a dit qu'on pouvait aller voir des psys gratuitement dans les centres médico-psychologiques. Au début je me suis dit pourquoi pas, et finalement je me suis dit que je n'irai pas. Cela ne servirait à rien parce que même si je vais vraiment trop mieux et que j'aime la vie et blablabla, l'humanité et le monde sera toujours aussi cheum et ça va encore me recasser. Je n'ai pas envie de me recasser, je veux me briser assez pour ne plus être vulnérable. Alors non, je pense pas que j'irais. Et je vois pas comment raconter ma vie à un inconnu, comme je le fais déjà ici, m'aiderait à quoique ce soit vu que je suis parfaitement consciente de mes comportements, de ce que je vis, mais que je m'écoute pas. Ma raison existe mais elle est indépendante du reste. De mon corps, de ce que je fais avec, ainsi que de mes sentiments. Mais sérieux, je me sens bien.

J'ai enlevé les commentaires parce que ça va me souler, vous allez me dire "Non mais il faut que t'y ailles chez le psy", blablabla. Mais de toute façon, personne ne m'en laisse, personne ne me lit, tout le monde fête Noël. Je suis désolée, je sais que l'époque où j'étais marrante vous manque un peu. Mais dès que j'ai l'occasion de raconter ma "vraie" vie, j'le fais, et c'est pas franchement superdrôle. 

Playlist


24 déc. 2011

Il est 5h du mat, j'étais super épuisée mais j'ai pas sommeil parce que je me suis endormie devant les Simpsons pendant trois bonnes heures.

Aujourd'hui, j'ai fait l'interview de Jackie Berroyer. J'avais un peu peur qu'il me prenne pour une débile (vu qu'il a déjà été interviewé par des pros, et qu'il est lui même un peu journaliste), mais finalement je l'ai trouvé assez doux et gentil. Je publierais peut être le résultat final ici, si ça intéresse trois pèlerins. 

Bon. En fait, depuis quelques jours, ma vie est un gros bordel. Pour changer de d'habitude, vous m'direz. Nan mais en fait, depuis quelques temps, ça allait mieux parce que je m'étais accommodée à la douleur permanente, mais là, c'est pas que je souffre mais je suis paumée. Je comprends plus les gens, l'humanité, l'espoir. Je crois tellement plus à rien que je m'en fous presque que d'être une poire. Et d'habitude, rien foutre pour Noël ça me déprime mais cette année, ça me fait rien. Je m'en fous. J'vais recevoir du fric, super. C'est tout. 

Par contre, j'avoue que j'appréhende un peu la soirée du Nouvel An. Je pensais que ce serait un peu genre posé avec beaucoup de gens, mais apparemment ça s'annonce comme une big teuf, le genre où l'appart du gars se transforme en boîte de nuit avec tout le monde qui gerbe et tout. Ca me rappelle mon nouvel an de seconde, dans une fête où je n'avais absolument pas ma place, trop bobo, trop hipster, trop dans l'excès. Ce fut une expérience, mais j'ai détesté. Trois ans après, je pense que mes capacités d'adaptation sont supérieures, mais j'ai peur de pas kiffer. Je suis toujours pas très douée en relations sociales, mais là ça va être blindé de gars d'école d'ingé donc j'me dis que ça doit être des petits geekos pas trop trop trop impressionnants. Bon, après, c'est vrai que c'est dans ma tête. Mais je préfère m'en persuader. J'espère que ça se passera bien. En plus je suis censée rester dormir, donc si ça me plaît pas, je pourrais pas me casser (Quoi ? Prendre le métro la nuit du Nouvel An ? Genre mission commando en mode talons et pompette quoi, next).

23 déc. 2011

Il est trois heures du mat, et j'en peux plus de la vie. J'en peux plus des mensonges, des déceptions, des connards. Et pourtant, je suis toujours là. Absurde.

indéfectible, adjectif
Sens  Qui ne peut cesser d'être. Ex Un amour indéfectible.

22 déc. 2011

Game Story

Je suis allée à l'exposition Game Story au Grand Palais.

Pour la première fois, je me suis levée avant midi pendant des vacances. A 10h30, j'étais debout, levée et lavée, un exploit que je voudrais faire remarquer. On arrive là bas pour l'ouverture, à midi. Et pourtant, il a fallu faire une heure et demi de queue sous la petite pluie. Assez horrible. Mes pieds gêlés m'ont rappelé l'époque des blocus au lycée.

Une fois dedans, à la caisse, ça m'a énervé parce que le tarif réduit était réservé qu'aux étudiants EN ART. Genre les autres étudiants ont plus de fric quoi. Nan sérieux, 8 euros, j'ai trouvé que ça faisait un peu mal pour des étudiants, mais soit, finalement je trouve que c'était assez bien rentabilisé, vu tous les jeux auxquels nous avions accès (j'me suis dit que ça faisait 4 jetons à la Tête Dans Les Nuages, une salle d'arcade).

L'expo est franchement super. Il y a un tas de jeux et l'attente est rarement très longue. Je faisais la queue pour Soul Calibur pendant que Jeremy regardait un truc à côté. Quand ce fut notre tour, un gars tout seul s'est mis à côté et j'ai appelé Jerem bien fort, sous entendu "Dégage, je joue avec mon pote" mais le mec est pas parti (en plus l'air de rien il m'avait discrètement doublé dans la queue, mais était seul). Donc j'ai joué contre lui et animée par la haine, je l'ai ter-mi-né (en trois round). C'était jubilatoire. Ensuite, j'ai aussi battu Jerem à deux reprises. Il parait que je suis arrogante quand je joue. Mais parce que j'exprime ma fierté, ma joie et mon excitation. Bref, j'adore ce jeu et je regrette de ne plus pouvoir y jouer (on a vendu la PS2 pour acheter la Wii).

Bref, j'ai beaucoup aimé. Il y avait Pong comme Pokémon comme Mario comme les jeux de danse avec des hardcore gamers qui font des putain de perfect et comme c'est super physique, c'est juste hyper impressionnant. Je trouve que quand on gère à ça, ça a trop de gueule. Que ce soit à la Japan Expo, dans les salles d'arcade ou en pleine expo (ici, c'était les "gardiens de salle" qui niquaient le score).



20 déc. 2011

Holidays





Hey folks,

Je sais que j'écris que dalle en ce moment malgré le fait qu'on soit en vacances, mais déjà, je suis peu paumée, et de deux, je bossais (exposés, revue de presse, observation ethnographique, blablabla), et de trois, ma vie est plutôt chargée en ce moment (pour une fois !).







Compte rendu.

Vendredi soir j'ai bu un verre avec un pote pendant cinq heures (en gros, jusqu'à deux heures du mat, première fois que je traîne aussi tard dans mon quartier). Un café sympa vient juste d'ouvrir au bout de ma rue. Il est un peu bobo et se démarque grave du reste du quartier, alors c'est mon nouveau QG. Il est super cool sauf qu'ils servent des olives aux happy hour. Des olives. A.K.A Le truc que je déteste le plus après les kiwis et le boudin, en terme de bouffe. Mais soit, rien n'est parfait hein.

Samedi, j'étais aux Galeries avec des copines et la foule, c'était dingue. Encore un autre verre. C'est vrai qu'en quelques semaines je suis devenue une folle furieuse des happy hour. Et des Monaco. DONC, Dimanche, après la répet de Jerem, je suis encore allée prendre un verre. La meuf qui s'arrête plus. Mais j'avoue je m'arrête plus. 

Lundi, je me suis curieusement levée à 21h30. Genre je me suis réveillée à 15h, j'ai mangé et je me suis recouchée et j'ai dormi comme une guedin sans pouvoir me réveiller même avec toute ma volonté. J'étais pas particulièrement épuisée non plus, mais c'était bizarre quand même. Je sais pas pourquoi ça me fait ça. Y'a des fois où je dors très très très peu et pourtant je vais très bien, et d'autres fois où JE M'ARRETE PLUS et j'atteins des scores incroyables de sommeil. Bref, c'était Tanane et les bras de Morphée.

Le Drapeau de la Fidélité : Aujourd'hui, j'ai mangé chez M.Quan (le viet moustachu dont je vous ai parlé précédemment), et franchement c'était ultra bon (j'ai pris le boeuf sauté) et c'était trop drôle quand il s'est aperçu que je parlais vietnamien, il m'a sorti plein de papiers sur le capitalisme humaniste en viet pour que j'le passe à ma mère et tout. Ce serait trop cool son restau se mondialisait et qu'on mangeait ça partout au lieu de manger Mcdo. Je dis ça parce que pour y aller, j'ai eu l'impression de traverser la moitié d'la terre (c'est à côté de Vaugirard).




Le Chat Potté : C'était bien, mais franchement sans plus. Je l'ai trouvé assez bâclé, sans l'humour de Shrek et j'ai trouvé ça un peu bizarre de mettre un oeuf comme un des personnages principaux, après ça n'est que mon avis.








Twilight : (OUI J'ASSUME) et j'ai trouvé la fin extrêmement réussie, mais la scène avec les loups qui se chamaillent un peu moins. C'était relou, enfantin et c'en était presque comique d'entendre des "GRRRRR" non-stop pendant trois minutes. Je trouve Robert Pattinson toujours cool et plus beau qu'avant.







Sleeping Beauty avec Emily Browning : Absolument incompréhensible et dérangeant. Je ne le recommande pas. J'aime bien Emily Browning mais on sait pas vraiment ce que l'héroïne ressent. En mode la meuf a un travail trop chelou et elle est en mode normale. Elle galère pour gagner sa vie et elle brûle un billet. POURQUOI? Expliquez-nous un minimum quoi. Il n'y a aucune musique pour aider (juste vers le milieu du film). C'est hyper malsain, et on sait pas vraiment pourquoi ça l'est...





Amélie Nothomb : Dans le métro cet aprem ! Elle mangeait des macarons avec une femme qui aurait pu être sa soeur, de par leur ressemblance. Je ne lui ai pas parlé parce que j'étais intimidée et que je voulais pas la déranger, dans un contexte aussi personnel. J'étais avec Jerem et j'avais repéré les deux meufs. Elle tourna la tête vers moi, j'ai senti mon coeur s'arrêter et j'ai agrippé Jerem en disant sans bouger les lèvres, de la façon la plus discrète que j'ai pu (sachant que la discrétion est LOIN d'être mon point fort) "OMG AMELIE NOTHOMB DERRIERE TOOOOI".
Bref, un ptit instant d'émotion quoi. 



A venir : 



Et je vais au Grand Journal en Janvier avec la fac !

Ptite dédi à Meredith, ainsi qu'à Yeelen que je vais voir Jeudi (STRESSSSSS).

15 déc. 2011

Mal à la gorge.

En fait, tenir un blog avec des photos de sa vie dedans, c'est de l'intime aussi, et pourtant, pourquoi personne dit rien ? J'avais commencé un truc comme ça (je l'ai laissé tomber)... J'ai trouvé que c'était inutile, parce que ma vie n'est pas extraordinaire et que je n'avais pas envie de la rendre extraordinaire.
Je trouve ça ouf, les blogs avec que des photos de soi et de ses potes, en mode "téma ma super vie !". Au final, c'est tellement superficiel, vu que je pense pas que ça représente vraiment la personne, ni sa réelle vie. Ca a beau faire rêver les lecteurs, je trouve que ce concept se rapproche plus de la télé-réalité que mon blog à moi.
Au moins, moi j'ai le mérite de ne pas vous mentir. Je ne fais pas semblant, je m'invente pas une vie de dingue et tant pis si elle paraît misérable.

Non sérieux, je viens de vivre un déclic de ouf en matant des blogs de meufs qui sont invitées à des événements privés, ce genre de meuf toujours cleans, toujours jolies, comme si elles pétaient pas, comme si ça leur arrivait jamais de faire caca. Je pense qu'il faut s'humaniser, que ce soit de nous à nous (donc ces bloggueuses) ou au niveaux des médias (mais ça tout le monde le pense depuis mille ans donc on s'en fout). Franchement c'est tellement superficiel de mettre un gros plan de soi et de légender "Mes lunettes de vue Marc by Marc Jacobs". On s'en fout non ? J'veux dire, c'est bien pour ta vie que t'aies des lunettes Marc Jacobs, mais pourquoi tu fais un article là dessus ? Je parle pas des blogs mode parce qu'au fond, c'est un peu comme des catalogues numériques et personnalisés selon le style de chacun, mais vraiment les blogs de meufs en mode "téma ma super life super superficielle". C'est nul. Putain d'attention whores !



Voilà un article nul, mais c'était histoire de faire la remarque.

Sinon hier j'ai fait mon exposé en anthropo avec les meufs et la prof a dit que c'était un travail remarque, de haut niveau. J'ai rigolé en pensant qu'elle déconnait, mais en fait non. J'me suis sentie ridicule, mais je suis contente donc je le clame sur mon blog (grande police, gras, souligné, tout ça... Ouais ouais j'me la raconte, ouais ouais je déconne, c'est pas l'école qui m'a dicté mes codes... BON JME CALME) J'crois que je retombe malade. J'en ai marre.

PS : Si tu retrouves la chanson, bravo pour ta culture sans limites.

PPS : J'ai décidé de laisser tomber H&M et d'aller tout le temps à NafNaf. Je connaissais pas vraiment avant, mais aujourd'hui j'ai passé l'aprem à chercher ma robe en S et j'ai fait genre 5 boutiques. Les vendeuses sont attentionnées sans être oppressantes, et ultra sympas et aimables.

13 déc. 2011

My one and only you


Hier, j’ai cliqué sur l’icône Twitter d’AdopteUnMec.com, et dessus, j’ai cliqué sur le lien d’un spot publicitaire que j’ai trouvé pourri, puis sur une des vidéos suggérées à droite, puis je suis tombée sur ça :


J'ai lu, et d'abord, ça m'a rendu un peu triste, cette accumulation d'aventures sexuelles sans lendemain. J'ai trouvé ça vraiment accablant de banaliser le sexe à tel point. Ensuite, je me suis demandé combien de mecs m'avait déjà jugé de la sorte, si ça se faisait souvent, et après, ce qu'ils s'étaient dit sur moi. Lire ce que ce mec a écrit, ça m'a découpé les couilles de moitié. Je pense qu'après ça, j'irai voir encore moins les mecs. En admettant qu'avant, j'allais les voir un minimum (en fait c'est pas vrai, mais disons que ça a découpé les couilles de ce qui me restait comme courage pour dépasser ma timidité).

Après, je suis allée dans mon lit et j'y ai repensé. Je me suis dit, "Tanane, pourquoi ce serait pas toi à la place de ce gars ?" et je me suis imaginé enchaîné les rendez-vous avec de purs inconnus, et ainsi, devenir une fille exubérante, transpirant la confiance en soi avec plein de trucs à dire, tout le temps, en toute occasion. Ce serait moi qui jugerait les mecs, moi qui prendrait le dessus sur ma timidité et sur la gente masculine. J'aurais plus peur d'aller voir les gens (actuellement je me prends la tête d'une manière pas possible pour savoir si je devrais rajouter les gens de ma promo sur Facebook ou pas), j'aurais plus à élaborer des stratégies super complexes pour adresser la parole à quelqu'un qui pourrait potentiellement me plaire avant de paniquer totalement et de m'enfuir aux toilettes (situation véridique). Si j'avais confiance en moi et en mon potentiel de séduction, tout coulerait de source, tout semblerait naturel et la vie en communauté serait plus facile à vivre pour moi.

J'ai pesé le pour et le contre.

Non mais je pourrais jamais, je suis pas comme ça, je suis trop sentimentale pour ça. Je vais jamais plaire, parce que si j'étais une tombeuse, ça se saurait, et puis de toute façon j'ai toujours prôné le sexe avec l'amour, et même si on parle que de mecs pour prendre un verre, si je trouve rien à leur dire, je vais être tellement mal à l'aise et ridicule. Et puis ça sert à rien de prendre un verre sans sexe ni relation à la fin, enfin ça servira à rien pour EUX : ils sont pas là pour qu'on soit amis...

contre 

Pourquoi je pourrais pas ? Faut que je me décoince, faut que je vive ma libération sexuelle, faut que j'arrête de sacraliser le sexe, ça me permettra de m'dire que c'est rien, ce qu'Il a pu me faire, et ce qu'il peut faire en ce moment avec sa copine de toute façon, hein ? Et puis de toute façon j'ai quand même 75% de taux de popularité, j'ai plein de gars qui s'ouvrent à moi. Si je leur plais en photos et si je souris en vrai, ça devrait rouler, non ?

Mais en repensant à mon instabilité psychologique et émotionnelle actuelle, j'ai peur de mal vivre mes expériences ou de tomber dans une sorte de terrible désillusion, me faisant vivre sans cesse dans l'excès. 

Ca peut être intéressant. Triste, certes, mais intéressant. De toute façon, aujourd'hui, l'amour ne veut plus rien dire pour moi. Alors ce que j'ai à tirer de la gente masculine n'est rien d'autre que de l'amitié, de l'argent, des orgasmes et des flatteries pour mon ego blessé depuis un an (je rappelle que je me suis inscrite sur adopteunmec pour l'expérience mais accessoirement et secrètement pour me rassurer sur mon potentiel physique après ce qu'Il m'a fait).

11 déc. 2011

Ecoute les oiseaux chanter pour toi !

1. J'ai un plan pour le nouvel an.

2. Je suis à demi bourrée.

3. Ma promo est au courant pour mon blog parce que j'ai fait l'erreur de lever la main quand la prof a demandé qui avait un blog. J'ai du parler de mon expérience de bloggueuse et tout. Du coup, j'pense que je vais moins parler de la fac quelques temps (une fille avec qui je fais un exposé l'a trouvé en cherchant des trucs, justement pour l'exposé). Quelques personnes déconnent à propos de ça, j'flippe qu'elles se mettent vraiment à le chercher.

4. Je vais voir Twilight et je sais pas si j'assume.

Sinon, je voulais écrire un article à propos du fait qu'on me prenne pour une intello (/une intello qui pète plus haut que son cul). Je développe.

L'autre jour je prenais le métro avec des gens de ma promo avec qui je parlais pour la première fois et apparemment (enfin c'est une conclusion que je tire), j'ai une terrible image d'intello, ENFIN, de fille "concernée" par le cour. Pourquoi ? Ils n'ont su me l'expliquer, mais moi je me suis posé la question. Peut être le fait que je sois une asiatique (si, si, ça joue, le côté un peu geek) + lunettes + je me mets souvent aux premiers rangs. Je pense pas que j'assume cette image, parce que ça voudrait dire que je parais pas drôle et sympa et cool et sociable (bah oui parce que intello = pas de vie), je trouve ça pas mal dommage, mais d'un côté, même si je me mettais au fond (etc), je serais trop timide pour paraître drole, sympa, cool et sociable, de toute façon. Enfin voilà, just sayin.

Et puis tout à l'heure j'étais sur adopteunmec parce que je m'emmerdais pendant ma pause dans mon travail (revue de presse à faire sur l'abolition de la prostitution), et j'reçois le message d'un mec qui me dit que j'ai du charme mais que j'suis typiquement la parisienne qui pète plus haut que son cul, qui montre qu'elle sait lire et qui écoute du rock. J'ai pas compris (hors le fait qu'il m'ait agressé) d'où venait le critère du "plus haut que son cul" mais je pense que c'est dû au fait que je n'ai pas de descriptions en mode "J'aime la vie et m'amuser ^^". 

Edit : En fait c'était un test que j'ai réussi, apparemment je suis une fille qui a du répondant, et ça change des autres filles.

Ca m'affole trop de me rendre compte de l'image que je peux renvoyer, à quel point (je trouve) elle ne me correspond pas. Enfin peut être que si hein, peut être que je suis une grosse intello parisienne qui pète plus haut que son cul. C'est triste. 

6 déc. 2011

Blinded by nostalgia

J'ai relu un ptit coup mon blog et sincèrement, je me suis trop dit « PUTAIN MAIS C'EST TA VIE !!! » Sérieux je pète un câble. Qui en a quelque chose à foutre que je sois partie à Disney, SERIEUX ? Tout le monde s'en bat les couilles quoi. Pourquoi vous me lisez ? Ma vie est trop misérable. Dans les articles un peu sentimentaux, on peut juste voir le journal d'une meuf en pleine déchéance. Ca va me faire quoi de faire le point sur un blog tout pourri où j'ai un délire genre 2 commentaires par jour, contre des centaines de visites ? Vous venez faire quoi, ici ? Un peu de blog-réalité en fin de journée, hophophop, ma vie est un divertissement. Lire mon blog, c'est comme lire Public, mais avec un people inconnu (en l'occurence, moi). Ca vous fait plaisir de savoir que « les autres » (incarné en ma personne) ont d'la cellulite, le coeur brisé et ne savent plus quoi foutre de leur existence, exactement comme vous. Ce n'est pas un reproche, mais j'me rends compte des choses qu'aujourd'hui. Franchement c'est chaud, je me rends pas compte à quel point je raconte ma vie dans ses moindres détails. Qui en a quelque chose à foutre que je mange que des clémentines toute la journée ? C'est dérisoire.

J'allais écrire un article pour raconter que je voulais aller faire un tour dans une boutique de bijoux celtes, mais que sur la route, j'ai acheté des chaussures et essayé des fringues, et que pour la première fois de ma vie, je me suis trouvée bien, mince, bonnasse et tout. Et c'était parce que j'avais rien mangé de la journée. Mais que de toute façon, ça servait à rien d'être bonnasse vu que j'étais la bonnasse de personne. Et que j'comptais pas l'être. Parce que mon idée de chercher à plaire à d'autres mecs, finalement je m'en fous parce qu'au final, si je plais, bah j'en aurais rien à faire vu que je sortirais avec personne (blabla peur de la déception) que j'ai plus aucune libido pour un quelconque sex friend ou coup d'un soir ou que sais-je encore (et de cette façon, vous savez tout de ma vie sexuelle, NICE). 
C'est la première fois que je ne mange plus. D'habitude quand je ne vais pas bien, au contraire, je mange un max. A chaque fois je me disais que ce serait bien si je pouvais perdre du poids à la place, et maintenant que ça arrive, j'me dis que c'est nul. Jamais satisfaite la meuf, j'avoue.
« Ah bah Tanane, t'as minci ! :D - Ouais, merci ^^ » Je dois faire comme si rien n'avait jamais existé. Comme si de rien n'était. Comme si ça m'était complètement égal d'le voir vivre avec une autre fille ce qu'on a vécu, alors qu'en réalité, à chaque instant qui passe, je suffoque, comme si à chaque seconde j'étais en train de mourir. C'est difficile. 

Je suis irritée en permanence. J'me sens pas souffrante comme avant, mais plutôt dévastée. A l'intérieur, je suis en mode Amy Winehouse, LIMITE. Un no man's land. Mais bon, ça va, j'ai l'impression de me stabiliser psychologiquement, je n'arrive plus à pleurer et j'ai l'impression de me désensibiliser du monde et de mes émotions (cela ne veut rien dire, devenir insensible à ses émotions...). J'me regarde des disneys à longueur de soirées, j'ai trouvé Dumbo nul à chier mais j'aime toujours autant Lilo et Stitch. J'ai l'impression d'être l'ombre de moi-même et que mon moi-même était une vaste blague. Ou un rêve. Une sorte de fausse vie façon truman show.


Je me rappelle quand il avait posté For Your Precious Love d'Otis Redding sur mon mur. Finalement, j'aimerais tellement pouvoir pleurer.

Cependant, j'arrive pas à m'imaginer sans blog. Enfin sans support pour écrire mes états d'âmes. Bizarre.

3 déc. 2011

Disneyland

Aujourd'hui, je suis allée à Disneyland un peu "sur le pouce", en mode surprise, parce que jeudi soir, une amie de Jeremy avait deux places, donc on y est allé après les cours, le parc étant privatisé. C'était la première fois que j'y allais en hiver. Il n'y avait aucune queue, ou limite 5 minutes. C'était assez cool, sauf que j'ai trouvé dommage le fait qu'on y voyait RIEN DE CHEZ RIEN donc le paysage Disney, j'en ai pas trop profiter, mais bon.

Ca m'a rappelé quand j'y allais tous les ans avec ma mère. C'est dans ces instants que je réalise qu'elle n'a pas toujours été comme elle est à présent. Dans le parc, rien n'a changé, c'est assez surprenant. Je retrouve les gants et l'écharpe que j'avais quand j'étais petite, la sucette pour laquelle j'avais fait un énorme caprice alors que je l'avais même pas finie (la rose et blanche avec la tête de Minnie dessus), celle qu'on retrouve dans mes mains sur ma photo avec Gepetto alors que j'avais 5 ans... Bref, c'est assez étonnant que leurs produits changent si peu. 

Je me suis aussi souvenue des différents endroits où j'avais posé en photo avec ma mère et j'ai beaucoup pensé à elle quand on a fait It's a small world qui est son attraction préférée. J'ai l'impression d'avoir eu deux femmes en tant que mère, c'est assez perturbant dans la mesure où je ne me suis pas rendue compte de l'évolution. Avant, elle était enthousiaste, on sortait souvent, et tout. Là, c'est un légume, un peu comme moi en ce moment mais depuis plusieurs années.

Bref, j'ai adoré toute la technique. J'avais jamais fait attention mais c'est un truc de dingue quoi. Les canons à neige sur le Main Street (ou truc comme ça), le feu d'artifice sur le château à 23h, les fausses grottes d'Adventureland, tout quoi !

Comme attraction, on a pu faire Peter Pan (je me suis aussi souvenue de la multitude des étoiles fluorescentes alors que ce souvenir date de ma petite enfance), Buzz LightYear, Space Moutain, it's a small world et Indiana Jones x2. Et on a mangé au café Hyperion où étaient diffusés des courts métrages Disney et Pixar. Concernant les attractions à sensations fortes, j'aime bien en faire parce que je me sens super détendue après, en mode orgasme, alors que je déteste ça en fait. Je passe toute le truc les yeux fermés, toute contractée, et je serre mes mains jusqu'à ce que mes ongles saignent ma paume. Bref, une horreur quoi. Je peux vraiment pas garder les yeux ouverts, je déteste voir la hauteur, VOIR LES DESCENTES et tout, ça me fait trop craquer. Je déteste aussi que l'on me parle pendant le truc, ça me fait péter des câbles. J'aime bien insulter la mère et la race de tout le monde, mais que ça devient vraiment extrême, pas UN SEUL MOT ne sort de ma bouche. Bref, c'est marrant de savoir comment réagissent les gens dans ce genre de truc, j'ai envie de dire : et vous ?

Pour terminer, on est allé à Disney Studios (et ouais, accès aux deux parcs en mode gratos, normal) pour faire La Tour de la Terreur (genre 10min d'attente, normal), et j'ai grave aimé parce que c'est genre posé, calme, confortable, mais t'as des sensations de malade, qui pour moi, sont totalement inédites. Bon, encore une fois, j'ai pas ouvert les yeux, mais je me suis motivée à un moment genre ALLEZ MONTRE QUE T'AS DES COUILLES TANANE (façon de parler), du coup j'ai entrouvert d'un millimètre un oeil, et là, je vois pleins de lumières en mode ville, SOUS ENTENDU "on est au dessus de tout Disney", COUP DE PRESSION, je sue ma race et je referme l'oeil avant d'imager la hauteur à laquelle nous sommes. Finalement, j'ai trouvé l'attraction assez courte (vaut mieux trop court que trop long, à mon sens, dans ce genre de truc) et moins pire (je sais que ça ne se dit pas) que ce que je pensais. C'était la première fois que je la faisais. 

On a ensuite quitté Studio parce qu'on était fatigués et moins chaud pour d'autres trucs hardcore genre Crush ou le truc avec Aerosmith, mais au final, j'ai trouvé que Studio, c'était quand même TOUT PETIT et qu'il n'y avait pas grand chose quoi. On a aussi visité Disney Village et voir une statue du Prince Philippe sortir son bouclier d'un sac Disney Store, ça m'a un peu déçue quoi.