16 août 2013

La fin

Bon bah voilà, notre histoire a pris fin ce soir. C'est loin des drames que je connais d'habitude. C'est juste l'issue d'un ressenti que j'avais aussi. J'avais l'impression que je ne tomberai jamais amoureuse de lui, il le voyait comme une distance, un manque de fusion nécessaire à sa vision du couple. Apparemment, notre relation est davantage faite pour une bonne amitié qu'une relation sentimentale. Je le pensais plus ou moins, sans trop oser poster à ce propos, de peur qu'il cherche et découvre mon blog (on lui a dit que je parlais de lui lors d'une réunion entre bloggueurs).

En fait je me sens mal de ne pas être tombée amoureuse d'un mec aussi génial et gentil que lui. Message à moi même : ce n'est pas une raison pour recraquer sur les bad boys.

Voilà, je marque cet événement par cet article.

6 août 2013

Rencontre.

Est-ce que vous faites partie des filles qui savent dès les premières minutes s'il va se passer un truc avec un mec ou pas ? Moi oui. J'ai toujours marché au crush. Avec mon copain, cette fois, c'était différent. Je savais pas grand chose de lui à part qu'il avait 20 piges et qu'il était dans le motion design. Il m'a dit "Passe chez moi, si tu veux" vers 21h, sans trop y croire. On s'était encore jamais vus. J'ai dit "Non mais je vais pas chez les inconnus comme ça, t'es fou" pour finir par m'auto-convaincre et lâcher "OK je pars dans 5 min". Du moi tout craché. Pourtant, il avait pas insisté, il a du dire "Ok, pas de soucis !" et j'ai du me faire un monologue de dix minutes toute seule dans la discussion FB. 

Une fois dans le métro, je me suis dit "Ok, et s'il me séquestre ? Ok, et s'il est moche ? Ok, et si c'est Voldemort ?". Je suis sortie de la bouche de métro, je l'ai appelé, j'ai entendu sa voix pour la première fois. Toute douce. Ok, bon, c'était pas Voldemort. Déjà ça de gagné. Puis je vois un mec un peu immense et filiforme. Avec son K-way et tout, je sais pas... Je trouvais qu'il avait l'air sorti d'un film indie britannique. Pas mon genre. On va chez lui, on discute, le courant passe plutôt, mais pas de "OH MON DIEU NOEMIE* C'EST COMME S'IL AVAIT TOUJOURS ETE EN MOI" (enculé, si tu lis ces lignes, je parle bien de toi).

Suite à des problèmes indépendants de ma volonté (problèmes de métro qui m'empêchent d'avoir ma correspondance à temps, déficit financier ne me permettant pas de traverser Paris en taxi et les limites de mes capacités de survie en noctilien en semaine), je suis restée dormir chez lui. "Les coups d'un soir et les plans cul, c'est pas mon truc hein", je précise. "J'ai bien compris, t'en fais pas". Il m'embrasse quand même. Enfin ! J'ai attendu toute la nuit pour qu'il le fasse. J'étais pas vraiment sûre de lui plaire pour le faire moi même. Et quand il l'a fait, je me suis aperçue que c'était le premier mec qui m'embrassait spontanément. On m'avait toujours demandé subtilement mon autorisation avant. No balls.

Enfin bref. Quelque chose chez lui m'avait touché. Je sais toujours pas quoi. Je le trouve mignon et attendrissant. C'est marrant parce que je lui avais parlé de ça, genre je lui ai dis que c'était pas mon genre habituel (à savoir les mecs métisses, passionnés et bad boy qui me chient à la gueule). Apparemment c'est réciproque. "Euh bah j'te signale qu'avant, j'avais jamais vanté les capacités intellectuelles de ma copine à ma mère". Ah ouais, et il les aime aussi fines et brune aux yeux verts. La réalité et nos idéaux sont un peu dépareillés pour le coup. Mais c'est pas grave, notre histoire est quand même cool.

*Le prénom de ma meilleure amie

5 août 2013

Ca fait quelques jours que je commence à me poser des questions. Tout plein de questions qui m'empêchent de dormir. Et si je ne pouvais plus jamais être heureuse de la vie ? C'est con à penser mais bon, je ne me suis toujours pas habituée au combo avoir un copain/être sereine. Je recommence à être angoissée, mais plus pour les mêmes raisons. Au début, on doute, on se demande pourquoi un mec si bien est avec nous. Après tout, qu'est-ce qu'il peut me trouver ? "Je suis bien avec toi. Après, je sais pas, je me pose pas la question, et j'ai pas envie de te dire n'importe quoi pour te vendre du rêve qui serait du vent". Très bien. Son honnêteté me désarme, mais elle me donne aussi l'impression que je suis pas la femme de sa vie. Pour la première fois, je me retrouve vraiment en face de la réalité sentimentale : un mec qui dit franchement ce qu'il pense. Je sais pas comment réagir. J'ai l'habitude qu'on soit (ou du moins qu'on prétende être) fou de moi, qu'on me fasse passer pour la meuf salvatrice et tout. Rien de ça. Pour lui, je suis une fille avec qui il est bien, point. 

Je suis consciente qu'il s'agit d'auto-torture gratuite mais ça commence à me titiller, le fait de me dire que j'ai trouvé un mec parfait sous toute couture et que ce sera peut être pas le grand amour. Du coup, je me sens vraiment con, à commencer à imaginer que je suis condamnée à vivre de brutales passions pour être un tant soit peu réellement heureuse (ou pour le coup, trouver que des connards beaux-parleurs, ce qui n'a aucun sens en soit).

Je sais pas. Je me demande pourquoi les choses sentimentales sont aussi compliquées.