Affichage des articles dont le libellé est Culture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Culture. Afficher tous les articles

6 févr. 2014

"La grandeur des gens d'esprit est invisible aux rois, aux riches, aux capitaines, à tous ces grands de chair." Pascal


Dans ma nouvelle école, j'ai fait la connaissance d'un mec de ma classe. Je l'ai abordé à la pause clope parce que j'avais vu qu'il connaissait PM (je ne veux pas être offensante vis à vis de sa popularité, mais c'est tout de même une situation improbable). Depuis, je traîne toujours avec lui.

C'est un grand lecteur. Tandis que l'on éprouve des remords quand on fait trop la fête ou qu'on a trop mangé, son truc à lui, c'est d'arriver en cours, mi-exalté mi-honteux d'avoir ENCORE acheté des bouquins chez le bouquiniste. Je trouve ça plutôt drôle. Je rencontre rarement des personnes avec lesquelles je m'entends quasi-parfaitement sur le plan intellectuel ET humain (souvent, c'est soit l'un soit l'autre). Avec lui, on rigole et on discute de trucs dont je ne peux pas forcément parler ailleurs sans qu'on me prenne pour une hystérique ou une obsédée (notamment toutes les questions liées au genre, au féminisme et à la pornographie).

Cet aprem, après les cours, je l'ai accompagné pour la première fois chez le bouquiniste, celui qui est juste à côté de la station de RER. C'était une question de cinq minutes, histoire de trouver un cadeau pour une pote. Au final, je suis rentrée chez moi 5h plus tard. Je crois que le voir dévorer les livres, et même devoir se cacher pour lire Proust (pour éviter mon regard inquisiteur à la bibliothèque, l'obligeant à réviser), m'a petit à petit redonné le goût de la lecture et plus spécialement de la littérature, que j'avais perdu non seulement avec l'arrivée d'internet, mais aussi lorsque j'ai commencé des études de sciences humaines et sociales. Ca fait deux ans et demi que j'ai arrêté de lire des romans, des autobiographies ou encore de la poésie pour lire des trucs de sociologie.

Et donc pendant ces 5h, sans compter la bière et le mcdo, on a flâné dans le quartier de Saint Michel, notamment à Boulinier. J'avais oublié ce que ça faisait. D'être quelque part sans attendre quelque chose. Quand j'ai besoin d'un livre, cela fait des années que j'ai l'habitude d'aller à la Fnac pour l'acheter ou juste le commander sur Amazon. Je ne me souviens plus de la dernière fois que je suis rentrée dans une boutique sans rien attendre de particulier, puis je me rends compte que je me suis enfermée dans un style de vie où je suis tout le temps occupée. Tout le temps un truc à faire, jamais le temps pour rien. Je suis dans une vie où je chronomètre quasiment toutes mes activités, parce que j'ai trop de choses à faire. Ok, un café avec A pour 2h, après je vais manger avec X puis je rentre faire ma préparation de texte, allez je me donne 3h, puis je mate la rediff de The Voice.  Je sais même pas ce que je fais, en vrai, mais j'éprouve le besoin de tout planifier pour ne pas perdre une miette de ma vie.

Mais en fait, c'est plutôt cool l'inattendu. Genre juste être là, regarder sans rien chercher de précis et repartir avec une dizaine de bouquins sous le bras, des bouquins qu'on a toujours voulu lire sans penser à les acheter. J'espère que je me donnerai du temps pour le faire.

- L'Amant aux éditions de minuit, quasi neuf pour 2,5€
- Le Deuxième Sexe I dans une édition bizarre et un peu moche mais limitée à 3000 exemplaires à 3€ (j'avais déjà commencé dans l'édition de poche normale)
- Anna Karénine en entier dans une édition des années 30 pour 4€
- Cocteau (Les parents terribles), parce que je sais que c'est une des inspirations principales de Xavier Dolan que j'adore, mais que je n'ai encore jamais lu 
- Les Pensées de Pascal, texte intégral, dans une très belle édition (bail du Cercle du Bibliophile.. ?), un bail un peu comme à Poudlard
- Manifeste du Parti Communiste (au fait, j'ai fait le test de Politest et je me suis découvert un peu plus à gauche que je ne le pensais haha)
TO BE CONTINUED

23 juin 2012

Festival des cinémas numériques


En ce moment, je souris tellement que j'en ai mal aux joues (c'est un fait).

Une soirée sous le signe cinématographique. Je ressens le besoin de commenter tout ce que j'ai vu ce soir, pour le devoir de mémoire haha. Tout juste rentrée du festival international des cinémas numériques. Je suis tombée sur l'affiche en allant justement à une projection.

Ce soir, j'étais donc conviée à une projection privée d'un film d'une connaissance, au Grand Action, j'y suis allée avec Jeremy qui s'est habillé comme un étudiant en école de commerce (oui je sais, je vis avec des stéréotypes dans ma tête) pour faire bonne impression auprès de mes connaissances, alors qu'on a croisé personne sauf le réalisateur, donc la connaissance qui m'a invitée quoi. Bref, tout un fromage pour rien, mais c'était chou quand même, dans le principe.

Concernant le film, il s'agissait du portrait du mec qui chante en arabe sur la ligne 2, avec son synthé. Les parisiens le connaissent certainement. En réalité, ce mec s'appelle Mohamed et avait une sorte de pudeur dans sa façon de répondre aux questions et dans son attitude physique face à la caméra, que j'en avais les larmes aux yeux. Et surtout, je ne savais absolument pas ce que voulait dire ce qu'il chantait, mais aussi niaises que les paroles soient, il se confie par ce biais. Il est venu à la projection et on a le droit à un mini-concert privé, c'était chouette. Par la suite, il y avait un cocktail mais je voulais filer au festival des cinémas numériques, dont j'avais vu l'affiche en traînant aux Arènes de Lutèce (Place Monge) une heure avant de venir.

La projection avait lieu sur place, donc aux Arènes. Un écran s'était dressé et ils avaient mis des chaises style barbecue devant. C'était des courts-métrages très variés, plus ou moins intéressants. Du coup, Parisiens, je vous conseille vivement d'y aller, même si vous êtes pas particulièrement fanas de cinéma, puisque c'est gratuit et vraiment sympa, avec de bonnes surprises. www.nouveaucine.com

Lifever (Ted Hardy-Carnac)
Français donc par définition, tout pourri (non, je vis mal avec mes stéréotypes, laissez-moi !). Jeux d'acteurs douteux et scénario inexploité. En fait c'est genre une ado (meuf qui joue mais SUPER mal genre meuf, ôte le cocotier de ton anus) qui communique avec son père via webcam ou téléphone. Et en fait, son cerveau est pris par une entreprise (Lifever) qui lui permet de continuer de vivre, alors que le mec est mort. Par souci financier, mais aussi par besoin de faire le deuil, la mère va voir le mec de l'entreprise pour dire qu'elle veut stopper. Le mec. Mais ALORS LE MEC. J'ai jamais vu un truc pareil. On aurait mis un balai à la place, ça aurait été pareil quoi.

Niagara (Leopold Dewolf)

Je vous laisse en juger par vous-même (4 minutes !). Je l'ai trouvé très bon !

Meine Liebe (Laura Pousa/Ricard Steinberg)
Un quinquagénaire sort avec une jeune qui lui a payé un voyage en amoureux à Berlin. Il assume pas de s'afficher avec elle donc au final, il lui fait "J'irai pas à Berlin avec toi. J'irai nulle part avec toi." Donc là, j'étais aussi assez triste d'imaginer Jerem me faire la même chose, même s'il l'avait déjà un peu faite l'année dernière. Mais y'avait pas le "J'irai nulle part avec toi", donc forcément, y'a une tournure beaucoup moins dramatique dans mon cas.

Lettre Aimée (Olivier Bancal)



Lettre Aimée from Olivier Bancal on Vimeo.

Une jeune fille incarne différentes lettres, que reçoivent différentes personnes, dans différentes situations. C'est vraiment drôle et original, et l'actrice jouait très bien. Je pense que c'était mon deuxième court-métrage préféré.

Lviv (Serge Rudenko)
Truc ukrainien sous titré trop bas pour être lu. En pâte à modeler. J'ai rien, mais absolument rien compris. Juste qu'un mec tend un sac à dos de randonnée avec une saucisse à l'intérieur à un autre mec.

Noise (Przemmyslaw Adamski)
Mon court métrage préféré. Polonais. C'est juste le transcription graphique et esthétique du son. C'est à dire que le son produisait l'image au lieu de l'inverse (souvent, c'est la musique qui suit les images quoi, on se comprend). Je sais pas comment expliquer mais c'était vraiment excellent. 



Le Môme Tintouin (Loïc Malo)
Sur le même modèle de réalisation qu'Angelina Anaconda, c'était l'histoire d'un petit garçon hanté par des troubles obsessionnels compulsifs. Intéressant. 

Felix (Anselm Besler)
Une minute, beau noir et blanc. Un petit dans un supermarché fait chier un mec qui finit par lui verser une brique de lait sur la gueule. Hilarant.

17 juin 2012

L'association

Television - McAvoy 1951

Tout est allé un peu vite ces derniers jours mais je fais un article parce que j'ai eu ma première réunion pour l'association aujourd'hui. Prévenue deux jours avant. Je suis donc prise pour être rédactrice pour Utopsies, une association visant la démocratisation de la culture via des actions de sensibilisation et d'éducation aux décryptage des médias dans les écoles, collèges et lycées, entre autres. 

J'avais prévu ça comme un stage, mais il s'agit d'une association nouvelle, voire naissante, nous sommes actuellement 11 (dont 8 nouveaux recrutés comme moi). Du coup, c'est davantage un engagement sur le long terme, ce que j'avais prévu puisqu'avant de recevoir le mail pour la réunion, je leur avais envoyé un truc pour dire que je voulais être bénévole plutôt que stagiaire. Pas de réponse particulière étant donné que pendant la réunion, on a vu qu'il n'y aura aucun travail non rémunéré, mais qu'il s'agit davantage que d'un stage. La rémunération dépendra des subventions que l'on recevra dans le futur.

Je suis la plus jeune du groupe et je suis plutôt heureuse d'avoir à travailler avec des gens assez intéressants et stimulants(des cinéastes comme un game designer ou encore des médiateurs culturels). J'ai l'impression que je vais enfin sortir de mon apathie intellectuelle et de mon handicap social. A force d'être active professionnellement, je me décoince petit à petit avec les inconnus et ça c'est plutôt cool. Avec de la chance, c'est moi qui sauterait sur Meredith quand on se verra (private joke).

En sortant, j'ai trouvé ça plutôt curieux qu'ils m'aient recruté sans me transformer en esclave (puisque j'aurais de vraies responsabilités), puisque j'ai que 18 ans et que j'ai absolument rien fait de ma vie. L'engagement que je manifeste n'est qu'assez récent (suite à un déclic pendant que j'essayais de dormir) mais cela dit, vif. "Si vous êtes là, c'est que vous avez la haine", rient-ils. Moi je ne ris pas. Oui j'ai la haine contre mes congénères qui traînent sur Facebook en attendant que le temps passe alors qu'on aborde des problématiques d'économie culturelle et numérique (Hadopi, Megaupload, l'industrie musicale face aux téléchargements, politique...). Ces gens qui se vernissent les ongles pendant qu'on parle d'analyse de la production médiatique, de ses manipulations. Ces gens qui ne se soucient que de leurs séries au lieu de voir des lois liberticides. Bref, je veux à tout prix consacrer ma carrière professionnelle et ma vie tout court, pour qu'on puisse vivre aware, comme le dit si bien JC Vandamne. Et que justement, ces étudiants en option "Médiation CULTURELLE" ne puissent plus me dire "Non mais j'aime pas trop l'art, je vais pas trop dans les musées".

PS : à Antonin : Le boss a dit qu'il avait beaucoup aimé mes articles et interviews, que c'était très bien écrit et que j'avais fait de bonnes critiques de films. BIM DANS TES DENTS. Tout ça pour dire que tu peux pas me juger sur un blog que je tiens "comme ça" et des travaux un peu plus sérieux.

11 mai 2012

Playlist


Cette semaine j'ai fait un back to basics en réecoutant des trucs dont j'étais folle au collège, mais qui me sont complètement passé, je sais même pas pourquoi, alors que le rock UK (entre autres), c'est vraiment trop bien. Je me souviens avoir commencé à écouter après avoir recopié tous les noms de groupes écrits au Tipex sur le sac du rockeur de mec que je kiffais à l'époque #creepygirl

Je suis de celle qui pense que tout ce qui est culturellement anglais (musique, fringues comme séries) est mieux. D'ailleurs où sont passé tous ces groupes ? Pour les connaisseurs, je suis une ex-émouvue confirmée :) Je suis même passée à l'antenne deux fois, une fois pour Twilight (c'était hipster à l'époque) et une émission sur Arte (Summer Of Love).

D'ailleurs, cher(e) inconnu(e) qui me linkait des morceaux, où es-tu passé(e) ? Tu me manques.

28 avr. 2012

J'ai vu Titanic 3D hier.


J'ai du mal à assumer, mais je sais même pas pourquoi ! C'est vraiment un de mes films préférés mais j'aime garder cette information secrète. Concrètement, je trouve que d'un point de vue esthétique et cinématographique, c'est excellent. Je veux dire qu'on reçoit grave l'angoisse et l'oppression quand Jack et Rose essaient de sortir par exemple. Alors je vois pas pourquoi j'aurais honte d'aimer un film qui est admirable même d'un point de vue raisonné et conventionnel. Quoiqu'il en soit, the best of the best, c'est vraiment le jeu des acteurs. Loin de Kristen Stewart et de Robert Pattinson, a.k.a the couple des années 2000, Leonardo DiCaprio et Kate Winslet sont d'une crédibilité DINGUE à mes yeux. J'ai l'impression que même s'ils restaient figés, on lirait dans leurs yeux l'amour passionnel qui unit leurs personnages. Bon ok, encore Robert ça va, mais Kristen Stewart, je la trouve personnellement insupportable du fait qu'elle cligne environ 100 fois des yeux par seconde.

Sincèrement, impossible de déterminer combien de fois j'ai vu Titanic mais à partir de ma parcoeurabilité, je dirais plus d'une vingtaine de fois. La première fois, je l'avais enregistré sur TF1 je crois. J'ai mis plusieurs jours pour me remettre de la mort de Jack. Et encore aujourd'hui, la plaie ne s'est pas refermée. Au cinéma, les premières larmes ont coulé à partir du moment où Rose sort du canot pour rejoindre Jack. UN TEL AMOUR PUTAIN, genre la meuf refuse de sauver sa vie pour rester avec un mec qu'elle connaît depuis 48h. Et puis voilà, je ne me suis plus arrêtée. Surtout que je décédais sur place pour étouffer mes sanglots et pas trop gêner les gens. Une fois que les lumières se sont rallumées au générique, j'ai tout lâché. Entre douleur et fou rire, il est vrai que mon potentiel de bégéitude était un peu réduit à néant.

Je suis très émotive et passe désespérément ma vie à pleurer pour tous les films que je vois, y compris Le Vilain Petit Canard (le chef d'oeuvre doublé par M.Pokora, allô !!!), parce que j'ai toujours trop de peine pour tout le monde. Mais Titanic, c'est différent, je pleure parce que je souffre littéralement et personnellement de la disparition de Jack qui est mon idéal masculin depuis des années, comme un millier de filles, oui. Bon, c'est vrai que Jeremy lui ressemble pas trop (pour ne pas dire pas du tout), mais Jack, c'est un peu le mec qui incarne mon idée de l'amour idéal et platonique. Du coup, quand il meurt, c'est comme si c'était l'homme de ma vie de mes rêves qui mourraient. Mais ce qui me touche le plus, c'est quand même la fin de l'histoire d'amour qui le lie à Rose. UN TRUC SI PUR PUTAIN. Ils voulaient faire tellement de choses ensemble et ils s'aimaient tellement qu'ils étaient près à tout l'un pour l'autre. Il désirait tellement la sauver qu'il en a sacrifié sa vie.

Et là je pleure devant l'ordi, no fake.

22 avr. 2012

Time of my life

Bon d'accord, il était six heures du mat et j'ai fini par décréter ça après plusieurs heures d'overthinking et une journée un peu épuisante mais ça y est, j'ai vécu the déclic de ma vie.

J'ai encore réfléchi à mon entretien d'embauche qui m'a ouvert les yeux sur la force de mes convictions, qui n'étaient pas celles que je croyais. Toute ma vie, j'ai rabâché tout mon entourage et même vous, sur le mérite, l'ascension sociale, mes conditions de vie, blablabla... J'ai toujours pensé à mon ascension personnelle sans penser à ceux des autres. Au final, ce qui me parait le plus important, ce n'est pas moi, mais que d'autres puissent agir comme moi, qu'il ai la possibilité et l'ouverture d'esprit pour. Lutter contre la détermination sociale et plus généralement, faire vivre la culture, ça me meut un peu plus que d'avoir un showroom ikea comme salon.

C'est comme ça que je me suis dit qu'à partir de ce soir (enfin hier soir/ce matin), professionnellement, je renonçais à toute ascension sociale si ça s'opposait au développement de la culture. Avant, je voulais bosser pour TF1 ou une major (si jamais je fais effectivement carrière dans les industries culturelles) parce qu'on y gagne plus, mais je veux promouvoir la création et l'innovation, je ne veux plus participer au foutage de gueule des peuples, alors voila, quitte à gagner un salaire moins fourni (mais il faut vivre quand même hein !), je préférerais alors bosser chez les indés.

Du coup, je sais plus vraiment ce que je veux faire, dans quel secteur de la com. Tout m'intéresse théoriquement, mais dans la pratique, j'ai envie de dire "rien", dans la mesure où rien ne me passionne vraiment, pour le moment... Bref, tout ça pour dire que ces temps ci, j'étais vraiment perchée et à l'ouest.

Ah oui et j'ai oublié de raconter que j'étais allée à un Before du Quai Branly. C'était très intéressant, bien qu'un peu trop "truc d'artiste élitiste incompréhensible" (vous trouverez un sens au mec qui est venu se tortiller, agonisant, à mes pieds, ce qui m'a coupé le souffle tellement j'étais sous tension) et l'expo "Les Maîtres du Désordre" est riche et complète, elle aborde plein de trucs comme l'exorcisme ou les bacchanales, c'est pas mal !

13 avr. 2012

Vacances - Planning de travail

POUR CHANGER DE D'HABITUDE et pour conforter tous ceux qui pensent que je suis une intello qui n'a pas de vie (big up les gens de la fac), je vais encore parler de travail, hihi.

En fait, j'avais envie de rédiger un article pour faire le point. Effectivement, j'écris à chaud : je viens de me rendre compte que mes goûts avaient assez changé depuis la terminale. Depuis toute petite, j'étais absorbée par les lettres. Mon bac en poche, point final d'une formation littéraire, je me suis donc dirigée vers des études généralistes et pluridisciplinaire de communication option journalisme, ce qui m'a ouvert les portes de plusieurs choses telles que l'économie ou la politique. Du coup, ça fait ptet... 4 mois que j'ai totalement laché les lettres pour les sciences sociales. Quand Descoings est mort, j'ai eu l'idée d'aller voir le site de Science Po et HOLY FUCK, je me demande encore pourquoi je n'ai jamais pensé à passer le concours (que je n'aurais sans doute pas eu, mais genre, par principe quoi !). Je ne m'y étais jamais intéressée, mais je n'arrive pas à me souvenir de pourquoi. J'étais peut être encore trop dans le délire "lettres"... Mais quoiqu'il en soit, aujourd'hui, je suis à fond dans l'économie, l'histoire me manque et je voudrais faire des études de droit (dans très longtemps, lors de ma crise de la quarantaine), certainement parce que je lis la presse quotidienne, ce que je ne faisais pas avant. Je ne me souviens même plus du dernier roman que j'ai lu.

Quoiqu'il en sooooit, mon intellect s'est retrouvé spectaculairement ramolli, faute à ma paresse démente. Mais voilà. Le drame de l'année. J'ai eu 10 à un partiel. C'est pas pour faire la meuf "je suis déçue omg, je suis indigne de me regarder dans la glace" mais quand on est habitué aux 16 sans rien branler, à part se plaindre sur un blog, on peut pas faire grand chose à part s'y complaire. Mais je relativise, je pensais avoir pire, après la trentaine de minutes que la prof a passé pour expliquer pourquoi les 70 personnes de la salle n'étaient que de pauvres merdes qui n'exploitaient pas la bibliographie. Et je plaide coupable. Cette note, pour mon intellect, a sonné comme un vuvuzela qui réveille le beauf endormi devant un match de foot. Mon ego s'est retrouvé écorché, et de suite, je suis allée emprunter un bouquin à la bibli.

Suite à ce sinistre événement, j'ai décidé de reprendre mes séances de musculation cérébrale en rétablissant un programme de travail (lié aux cours, mais aussi à ma volonté de connaissances personnelles) pour les vacances, QUE VOICI :

1ERE SEMAINE
Ce week end : Faire mon dossier sur Madmoizelle
Lundi - Mercredi : Rédiger les interviews pour l'entretien
Jeudi - Vendredi : Rédiger la critique de l'Exercice de l'Etat
Samedi : Reparcourir Sur la télévision (Bourdieu)
Dimanche : Repos

2EME SEMAINE
Lundi - Mercredi : Parcourir Sociologie de la communication (Rieffel)
Jeudi : Faire mon truc d'analyse de production médiatique pour la socio
Vendredi - Dimanche : Bosser sur le syllabus de Sociologie de Meredith

Acheter : 
- Introduction à la Sociologie Politique (Dormagen et Mouchard)
- Les grands problèmes politiques contemporains (Collovald et Courty)

Voilà qui me semble cohérent. Si j'arrive à suivre cet emploi du temps, j'aurais fini le travail que j'ai à faire pendant les vacances dès la fin de la première semaine, qui me laisse une deuxième semaine de vacances VRAIMENT tranquille. Pour me motiver/me stresser, j'ai fait un tableau excel que j'ai imprimé et collé en face de moi. ALLEZ TANANE ON Y CROIT. J'ai préféré faire quelque chose de relativement léger mais réalisable, plutôt que de me fixer des objectifs hors d'atteinte.

Last but not least, la partie fun des vacances :
- Aller à l'expo Witkin
- Aller à l'expo Burton
- Full day de l'amitié avec mes deux meilleures amies
- Aller voir les trucs en 3D de la Géode
- Aller à la Ménagerie du Jardin des Plantes

24 mars 2012

Autobiographie

100ème message du blog, youpi.

L'autre jour, j'ai réalisé qu'en réalité, ma vie était assez ouf quand même. Statistiquement parlant, j'aurais pu, voire du mal finir. Ce serait tout de même un peu prétentieux de ma part que d'écrire une autobiographie en plus de ce blog complètement égocentré, donc je me rabattrai sur un petit article.

Je pense que ceux qui me lisent depuis un certain temps sont déjà au courant de ma situation familiale et sociale, mais quand j'y réfléchis, même si je ne suis heureusement pas un cas rarissime dans ce genre de contexte,  je me dis que je pourrais tout de même être super fière de moi. Sauf que je ne le suis pas, parce qu'il m'a toujours semblé normal d'agir comme j'ai agis tout au long de ma vie.

Flash back (et là vous êtes censé avoir l'image d'une petite fille aux yeux EN AMANDE et non bridés, a.k.a moi).

Je suis née en juin 1993, ma grand mère et ses enfants sont arrivés en France durant la guerre du Vietnam sans mon grand père, car il s'agissait d'enfants illégitimes puisque ma grand mère était domestique, tandis qu'il était un riche couturier. Dit comme ça, ça fait un peu téléfilm de M6 où finalement le riche plaque toutes les conventions pour se marier avec la domestique, en mode Jennifer Lopez (je me rappelle plus du titre du film), mais la réalité est plus dure. A partir de ce moment, ma grand mère est devenue misandre, tout en conservant assez paradoxalement, une soumission envers les hommes, qui viendrait probablement de la culture vietnamienne.

C'est elle qui m'a élevé. Davantage que ma mère. Je ne sais plus ou je ne sais pas pourquoi, mais dans mes souvenirs, c'était elle qui me faisait à manger, elle qui s'occupait de moi quand j'étais malade et elle qui m'emmenait jouer au parc. J'essaie d'y réfléchir, je trouve bien des souvenirs avec ma mère, mais mon quotidien m'évoque surtout l'omniprésence de ma grand mère. Peut être parce que ma mère travaillait. A cette époque, elle était un truc genre secrétaire. Dans mes souvenirs, elle était heureuse. Sur les photos, elle était jolie. Ce devait être une belle époque. 

Ma vie est ainsi divisée en deux. Cette "belle époque", et aujourd'hui. Je pense que la césure s'est faite lorsque mon frère est né. J'espère qu'il ne lira jamais mon blog, car je ne veux pas qu'il pense que je fais le rapprochement entre sa naissance et un quelconque malheur, même si le fait qu'il soit né avec un handicap n'ait pas aidé ma mère à aller mieux.

Bref, retour dans le présent.

Je suis donc Tanane, 18 ans, fille d'immigrés, née d'une mère aujourd'hui employée de commerce et d'un père absent, si ce n'est décédé, élevée dans un quartier pauvre, par une grand-mère analphabète. Pourtant, je suis abonnée au Monde, je fais des études supérieures longues, j'ai eu les félicitations à tous les trimestres, j'aime la littérature, le cinéma indépendant, la philosophie et l'art, je présente un intérêt accru pour les sciences humaines et sociales et je pense avoir un minimum d'esprit critique et de réflexion sur le monde. Ma situation et ma personne ne sont évidemment pas opposées (puisque j'existe !) mais sont bel et bien décalées. La majorité des personnes ne seraient pas là à ma place. Je ne stigmatise rien ni personne, mais il est statistiquement prouvé que les enfants de classes populaires réussissent moins bien à l'école, qu'ils font moins de longues études que les fils d'enseignants. Et le fait qu'ils soient insensible à la culture, il n'y a pas besoin de statistiques, il n'y a qu'à sortir dans la rue et voir ces jeunes qui traînent dans la rue à ne rien foutre. Qu'est-ce qu'ils en ont à foutre d'aller au Louvre ? A la bibliothèque ? Ce n'est même pas une question financière étant donné que la plupart des structures sont gratuites pour les mineurs. C'est une question d'habitus, plus une question sociale qu'autre chose.

Trois choses m'ont sauvé la vie : l'école, la lecture, et internet.

La lecture a commencé lorsque je me suis inscrite à la bibliothèque de mon quartier. Pourquoi je l'ai fait ? Qu'est-ce qui m'a poussé à le faire ? Un passage en voiture. J'étais dans la voiture, ma mère conduisait, on est passé devant. J'ai demandé à ma mère si je pouvais y aller un jour, elle a dit oui. J'y suis allée toute seule, j'ai regardé les livres puis j'y suis retournée avec ma mère pour qu'on me fasse une carte. J'avais dix ans, je n'avais ni l'argent pour partir en vacances, ni internet, alors ce que je faisais pendant deux étés, c'était lire. Lire du matin au soir, dans mon lit. Je prenais trois livres et allais à la bibliothèque un jour sur deux ou tous les jours, ça dépendait de la longueur des livres. Je notais tous les livres que j'avais lu dans mon journal intime.

Je me rappelle que trop bien de ces journées que je passais à engloutir des histoires, ces nuits cachée sous ma couette avec une lampe que j'avais eu comme cadeau dans un numéro du journal de Mickey, la fois où on m'a surprise en train de lire au lieu de dormir, et qu'on m'a crié dessus parce que j'abîmais mes yeux, où j'ai pleuré et que j'disais que j'en avais rien à foutre de mes yeux. Je me rappelle du soin que je prenais à lire méthodiquement toute la bibliographie de Jacqueline Wilson, guettant les bouquins qui venaient d'être rendus ; dévorant tous les Roald Dahl sans me douter qu'il s'agissait qu'il s'agissait d'un grand écrivain de la littérature enfantine ; de la façon dont je n'arrivais pas à décrocher de Golem des frères et soeurs Murail, à en rêver la nuit et à courir à la bibliothèque prendre le tome suivant ; de mes initiations aux relations sentimentales avec Cathy Hopkins, et les aventures de Lucy, Lizzie, Tasha et J.T (c'était ma série préférée, pauvre nunuche que je suis). Voilà comment j'ai développé le goût de la lecture alors que ma mère ne possède aucun livre.

Bref, loin de Balzac et Zola, ces lectures ont fondamentalement construit la personne que je suis devenue aujourd'hui, mais vers mes douzes ans, ma vie passa à une nouvelle ère. J'avais l'habitude de passer quelques jours chez ma cousine qui deux ans de plus que moi, durant l'été, en banlieue. Je pense que mon penchant naturel à me coucher ultra tard vient d'elle. Et pleins d'autres trucs aussi, comme mon côté no-life. C'était une sorte de modèle pour moi, je la trouvais stylée. Elle avait donc internet et pas moi. Je trouvais ça tellement cool que j'ai supplié ma mère durant des mois pour avoir internet. Sans évoquer MSN ni Skyblog, je défendais ma cause en usant de l'argument scolaire. En sixième, on avait eu une évaluation écrite en sport, sur la Pétéca. Oui, la pétéca, un sport traditionnel du Brésil. On devait faire des recherches dessus et tout, mais comme je n'avais pas internet, je n'avais que la bibliothèque qui ne débordait pas d'informations dessus... Alors voilà, à l'évaluation, j'ai eu 2/20. Je fulminais en me disant "Si seulement Maman avait fait les démarches pour avoir Internet... !!!!" et en pensant au potentiel socio-discriminatoire de ce un contrôle sur la pétéca basé sur des recherches personnelles (et non un cours), sauf que dans ma tête, ça donnait plutôt "Pfff, ça se fait pas qu'il ait eu 19, ses parents sont riches...". Et oui parce qu'Internet n'était encore pas trop répandu à l'époque ! Et finalement, je l'ai eu à l'usure.

Internet m'a servi à développer mon esprit critique et à m'émanciper. Mon modèle n'était plus ma cousine, mais des "stars de Skyblog" type Pierre, Monica, Félicia (si ces prénoms vous parlent.. haha), des pseudos-emo qui m'énervaient, m'amusaient, et dont l'adolescence et la débauche me fascinaient (j'avais 13 ans). Sans m'épancher sur le côté kikoo, Internet m'a trop ouvert l'esprit. Trop de choses, trop de connaissances, trop de mondes, trop de musique. Trop de tout ! Tout débordait de partout ! Quand je venais d'avoir Internet, je trouvais ça juste dingue de taper "chatons" sur Google et de trouver des milliers d'images, de taper "pétéca" et de trouver des vidéos et des pages et des pages sur le sujet. Bref, un puit de connaissances sans fond s'était creusé. Depuis, je lis beaucoup moins et présente une addiction à l'ordinateur (je passe rarement plus de 24h sans y toucher), mais à côté, c'est comme ça que j'ai acquis un sens critique (déjà via Skyblog, en voyant toute la diversité culturelle) et une réflexion sur le monde, la vie, avec MSN où je discutais très souvent avec ma cousine qui, comme tout ado qui se respecte, me faisait partager ses questions existentielles ("Je ne vis pas, j'existe" m'aura marqué).

Quant à l'école, je sais pas quoi dire dessus. Elle m'aura tellement apporté que je pourrais écrire un bouquin entier dessus. Je sais pas comment on peut dire "nik l'école", comment on peut renier cette institution qui m'a portée jusque là où je suis. Pour moi, ça a été mon seul unique foyer intellectuel. J'y ai rencontré des gens qui m'ont tout autant aidée dans ma progression, notamment deux filles de l'école élémentaire : l'une venait d'une famille assez cultivée et qui poussait à l'apprentissage, chez qui j'avais l'habitude de squatter et même qu'ils lui faisaient des supers anniversaires trop bien (des anniversaires que je n'ai jamais eu de toute ma vie), tandis qu'avec l'autre, j'avais une relation peut être plus empathique et complice. Je me rappelle m'être roulée par terre, j'étais morte de rire parce qu'on parlait de poils de zézette. On se demandait si les blondes avaient les poils de zézettes blonds ou bruns. Oui, c'est bien d'avoir 10 ans, je sais mdrrr.

Les rencontres que l'école permettent ne se limitent pas qu'aux amis, mais concernent aussi les profs. J'ai toujours adoré mes professeurs de français. J'ai pleuré lorsque celle de 4ème a annoncé qu'elle partait à New York pour le reste de l'année (oui je suis un bébé). J'ai trop ri avec mon prof de troisième, que je considère comme l'un de mes pères spirituels. Il avait l'habitude de se moquer de mon égo surdimensionné lors de ses commentaires, sur mes devoirs. Je pense que de manière générale, mes profs ont toujours été bienveillants à mon égard. Ainsi je retrouve des commentaires comme "Elève qui sort des sentiers battus" sur mes bulletins. Ca me touche. Je trouve qu'on ne les estime jamais assez et je comprends pas comment des élèves peuvent leur manquer de respect gratuitement. Bref, je sais pas si je l'ai dit mais j'ai écrit une lettre à mon prof de philo pour le remercier. C'est quelque chose à laquelle on pense trop rarement. D'habitude, ça se résume à un "Merci monsieur, au revoir" en fin d'année, mais ce n'est pas suffisant. Ce n'est rien comparé à tout ce qu'ils ont pu m'apprendre. Surtout Monsieur Philo, qui, même sans parler des connaissances, m'a donné un oeil nouveau sur le monde, la société, les sentiments, les relations, bref, tout. Ca peut faire suceuse ou première de la classe, quand je dis que je lui ai écrit une lettre. Mais parce qu'il en vaut la peine..

Voilà ma vie. Tout ça, ce n'est pas quelque chose que je revendique particulièrement (m'a-t-on déjà vu écrire Vietnam rpz ?), mais un truc que j'assume. Je sais d'où je viens, et je ne l'oublierai jamais.

12 mars 2012

Youpiiiiiii il fait bon, il fait beau, je suis une toute autre personne.

Non franchement, la météo a trop d'impact sur moi, c'est parfois assez dingue. Tandis qu'il y a quelques jours, j'étais d'un sérieux absolu, me morfondant sur le non-sens de la vie et l'indignation des gens ignorants face aux 75% d'impôts de Hollande, aujourd'hui je me sens sereine et je retrouve petit à petit mon sens de l'humour (vous l'aurez remarqué, j'étais drôle avant), même si je suis toujours conséquemment blasée de la fac et de l'Humanité (j'avais jamais lu ce journal, il était distribué gratos ce matin et j'ai du l'acheter pour la socio, c'est dingue comment l'extrême gauche est sans cesse en train de se plaindre de tout, tout le temps et en toutes circonstances).

Bref, aujourd'hui il m'est arrivé un truc un peu anodin mais je tiens quand même à le relater pour parler du communautarisme qui me pousse à être presque méchante. Je mangeais mon sandwich, toute seule, en allant vers la salle pour le prochain cours quand une fille me demande ce qu'on a fait au dernier cours, d'un accent très prononcé. C'est une asiatique, et plus précisément, une blédarde. Donc je lui réponds qu'on a fait telle et telle chose. Bien. Prochaine question, "tu es née ici ?". OUI JE SUIS NEE EN FRANCE, oui. Et je pense que tu ne devrais pas m'adresser la parole juste parce que tu pensais que j'étais étrangère comme toi et qu'on aurait pu former une jolie petite bande avec les autres blédardes made in china. Franchement, c'est pas que je renie ma communauté mais c'est vraiment un truc que je déteste, ces tentatives de rapprochement parce que j'ai les yeux bridés (en plus en vrai ils sont même pas bridés, j'ai les yeux en amandes !!), ça n'a aucun sens. C'est comme au lycée où THE bande d'asiatiques se mettait toujours à côté de moi en tentant de me rallier à leur cause. A force, ça a développé une sorte de racisme modéré, dans la mesure où j'ai davantage de mal à me lier d'amitié avec des asiatiques, de peur qu'ils fassent partie de ces asiatiques qui traînent qu'entre asiatiques, ce qui pour moi, témoigne systématiquement d'un manque d'ouverture d'esprit. Mon raisonnemment est bien rapide, je sais, mais je peux pas m'empêcher de le penser. Surtout quand à la cantine, j'entendais la table d'une dizaine de chinois qui parlaient tous chinois entre eux. Pourquoi ils vont pas voir ce qu'il se passe en dehors, un peu ? C'est comme si c'était rédhibitoire, qu'ils pouvaient pas fréquenter des noirs, des arabes ou des blancs. Le communautarisme, c'est vraiment un truc qui me fait péter des câbles.

Bref, cela me conduit à parler des remarques que je subissais de la part de ma grand mère, qui me disait tout le temps des trucs genre "Pfff t'aurais pas pu prendre un blanc !" lorsqu'elle me voyait rentrer avec Jeremy. Je pense pas en avoir déjà parlé sur mon blog, mais j'ai longtemps souffert du racisme de ma grand mère, par rapport à ma relation avec Jeremy. En fait, il est vietnamien et guadeloupéen. Pour ma grand mère, tous les vietnamiens sont des cons, et les noirs, n'en parlons pas. Du coup, Jeremy c'était un peu le combo fatal. C'était assez difficile à vivre, il fallait encaisser les remarques et les discours pendant des mois entiers, mais je me suis dit que de toute façon, c'est pas elle qui vivait la relation. Alors j'ai pris l'habitude de ne plus répondre, de la laisser parler et finalement, aujourd'hui lorsque je rentre tard chez moi, elle m'engueule en me disant "J'espère que Jeremy était avec toi hein !!!!!!". Celui qui était mon pervertisseur est devenu, en quelque sorte, un gardien qui rassure ma grand mère de par sa présence à mes côtés. Je sais pas si sa vision des noirs a changé mais je suis soulagée d'avoir à subir de moins en moins ses remarques désobligeantes. 

Concernant ma mère, elle n'a jamais été dans ce cas là et accepte mes moeurs modernes et européennes. En parlant d'elle, elle vient d'avoir une semaine de vacances et c'est une toute autre personne, agréable à vivre, attentive et enjouée. Je pense que ce n'est pas sa personne en elle-même qui est insupportable, mais plutôt son travail qui l'aliène littéralement. J'aurais bien aimé qu'elle s'épanouisse professionnellement, ou qu'elle continue d'être femme au foyer après la naissance de mon frère. Mais sans autre revenu, cela est bien sûr impossible. Elle a repris le boulot aujourd'hui et rien que ce matin, moi, habituée à lui parler un petit peu depuis ses vacances, lui parle de Gran Torino, que j'ai vu hier et que j'ai trouvé TROPTROPTROPTRPORTPORP bien (surtout les jeux de lumière dans certaines scènes, et puis Walt est trop drôle). Sa réponse : "Hm.", alors qu'il y a trois jours, elle m'aurait répondu avec enthousiasme, comme quand je lui ai parlé de Duch le maître des forges de l'enfer, que j'ai vu en présence du réalisateur jeudi, un film sur les khmers rouges. Le lendemain, elle m'avait rapporté le dvd de La Déchirure avec John Malkovich, qui porte sur le même sujet. Bref, je cohabite littéralement avec deux personnes.

C'est ainsi que je prends conscience de l'importance de son métier, et que ça me rend ouf de savoir qu'il y a des jeunes qui laissent tomber la fac pour travailler au McDo, comme s'ils allaient faire ça de toute leur vie. Et qui s'en foutent littéralement. Je comprends qu'on puisse ne pas être obsédé par l'idée de "BIEN" gagner sa vie, mais le travail ne devrait pas être considéré aussi dérisoire par certains jeunes car l'indépendance s'acquiert par l'interdépendance. L'indépendance, avant d'être dans l'esprit, est selon moi, avant tout matérielle. Cette indépendance matérielle s'acquiert donc par le travail, qui sert à d'autres, comme le travail des autres nous sert. En fait, vivre en société, c'est tout un système dont ceux qui ont pour vocation de servir des frites toute la journée, n'ont pas conscience, j'ai l'impression. Surtout qu'aujoud'hui, même si la reproduction sociale est encore très présente, on peut choisir le métier que l'on veut exercer, ce qui assez cool pour l'épanouissement perso. Si tout le monde pouvait faire le métier qu'il veut, ce serait magnificos *_* (moi testeuse de matelas, de pizza ou d'hôtel de luxe).

Bon, j'arrête mon discours à la sauce de poneys sucrés.


PS : C'est bon, je réussis un peu à parler aux gens, au fait ! :D

21 févr. 2012

Minute culture

J'ai décidé de me plonger corps et âme dans la recherche de la connaissance en sciences humaines. J'en ai marre de glander sur le web à rien foutre. J'ai besoin de me prendre la tête et il faut que je trouve assez de courage pour le faire. Marx n'a-t-il pas dit que le travail permettait l'épanouissement, qu'il développait les capacités humaines (en gros) ? J'ai envie de "sortir de moi même" et m'imposer des contraintes qui me seront bénéfiques. J'ai la volonté de comprendre l'homme, d'acquérir un mode de pensée rigoureux, une perception du monde plus large et comprendre les mécanismes de la société. J'aspire à être quelqu'un de cultivé.

Il faut que j'assume ma décision qui a l'air plus idéale que concrète et que j'épanche ma soif de connaissance. J'ai toujours voulu savoir pour savoir, vous savez, le genre de personne à faire "T'aimes bien le poulet ?" "Bah oui, pourquoi ?" "Comme ça, pour savoir" et à passer pour la meuf ultra chelou qui va t'empoisonner la prochaine fois que tu prendras une cuisse de poulet au self. 

Enfin bref, mon projet a pour but d'élargir ma connaissance et... C'est tout. C'est très motivant et d'un côté non. Après tout, pourquoi aller lire un truc prise de tête si à côté, on peut traîner sur Facebook ? Il faut que je fasse en sorte que mon côté intellectuel ambitieux prenne le dessus sur ma paresse humaine. Je sais pas encore comment, mais je vais trouver ! (la meuf déter) Pour le moment, je suis en train de me faire une initiation à la politique en lisant l'actualité mais je compte  aussi approfondir mon cours de sociologie et lire "du Socrate" via Platon (faut que je me renseigne sur les trucs plus ou moins accessibles).

Délai : toute la vie

Je dresse une liste de choses que je dois déjà soit finir, soit lire, soit parcourir :
- Marianne
- Nouvel Obs
- Presse quotidienne
- Le Monde de Sophie
- La Princesse de Clèves
- Sociologie du Journalisme (Erik Neveu)
- Histoire politique et économique des médias en France (Ivan Chupin)
- La Presse en Ligne (Jean Marie Charon)
- Dictionnaire d'économie et de sciences sociales
- Sur la télévision (Bourdieu)
- Le trône de fer

- Introduction à la Sociologie Politique (Jean Baudouin)
- Introduction à la Sociologie Politique (Dormagen et Mouchard)
- Le Banquet (Platon)
- Les grands problèmes politiques contemporains (Collovald et Courty)

Polycopiés :
- Pendant les affaires, les affaires continuent (Denis Robert)
- Les médias à l'ère numérique in Les Cahiers du Journalisme (Jean Marie Charon)

Conférences à faire :
- Lire entre les lignes de l'information internationale
Du papier à la Toile
- Le poids des mots ou le choc des photos ? 
Enjeux et contraintes de l'information géopolitique
- La régulation de l'Internet
Des noms de domaine au « cas » MegaUpload
- Journalistes & amateurs 
Déterritorialisation des flux, défrontiérisation des compétences ?

Je cherche :
(= je fais appel à vous pour me conseiller)
- Un manuel d'initiation à la sociologie 
(différents courants, personnes importantes, notions)
- Un truc d'initiation aux sciences politiques et relations internationales 
(un truc global, pas trop détaillé)
- Du Socrate/Platon abordable 
(de préférence rien qui se réfère au Un etc, ça j'arrive pas à comprendre pour le moment)
- Sur la philosophie de l'art, mais très abordable aussi, style Daniel Arras 
(oui je sais, lui c'est de l'histoire de l'art mais vous voyez ce que je veux dire)

6 févr. 2012

Cowardly Me

Mon copain est passé sur le Mouv. Cette fois, ce n'est pas son groupe mais lui tout seul. Allez écouter ! Je suis très fière de lui :)

4 févr. 2012

Résumé de Janvier 2012

Je suis ENFIN en vacances !

Bon, pour raconter ma passionnante vie dans un article scandaleusement non structuré… Je vais commencer par ma vie sentimentale qui vous a tous captivés durant quelques temps. Depuis que mon ex et moi sommes re-ensemble, ça se passe relativement bien, dans la mesure où il n’y a eu qu’un drame alors que ça fait déjà environ un mois. Mais le côté sulfureux de la relation pointe le bout de son nez, ça me fait assez flipper. Bon, j’ai la flemme de raconter mais de toute façon, tout le monde me dira la même chose, à savoir « ah mais c’est un connard !! » blablabla. J’ai l’impression que les gens ne pourront jamais comprendre pourquoi on est ensemble, autant de son côté que du mien. Moi j’ai souvent le droit à « ah mais c’est une folle/psychopathe/dingue !! ». Malgré ça, j’ai tenu à afficher notre couple sur Facebook. J’avais envie que notre entourage soit au courant qu’on était tous les deux à nouveau « pris ». Qu’il était à moi.

Il est vrai que cet aspect possessif de ma personnalité n’est pas le plus sain de ma personne, mais je crois que je souffre d’une terrible peur de l’abandon, ce qui fait que j’ai tendance à tirer les gens vers moi, de peur qu’ils s’enfuient parce que je suis nulle. Je sais que je devrais pas dévoiler ma vulnérabilité de la sorte, et surtout pas ici, mais d’un autre côté, je ressens le besoin d’écrire un ptit truc dessus pour y réfléchir, ou même recevoir des témoignages de gens comme moi, ou de gens différents, j’en sais rien. Je sais pas pourquoi je suis comme ça. Stéréotypement parlant, je dirais que c’est à cause de l’abandon de mon père (non, écrire une lettre tous les six mois ne signifie pas qu’il ne s’agit pas d’un abandon), et petit à petit j’ai commencé à rejeter totalement ma famille pour m’en trouver une autre dans mes amis. Puis mes amis m’ont abandonné (en réalité, c’est juste que nos intérêts différaient en grandissant, mais c’est comme si je les avais perdus), alors depuis, je me sens… Traumatisée. Je sais pas quoi faire à part essayer de me raisonner, mais ma raison n’a aucune place dans ma vie, mis à part dans le secteur « études », et je pense que vous l’aurez compris.

Bref, du côté des amitiés, je fais plein de rencontres à la fac mais malgré mes efforts de cet été, j’arrive vraiment pas à être sociable. A chaque fois que je me retrouve dans un « moment détente » (on va dire ça comme ça), je stresse parce que je trouve rien de spé à leur dire. Je comprends pas ceux qui aiment faire des rencontres, je trouve ça dingue d’aimer : discuter en ayant un fil conducteur (personnellement j’ai l’habitude de passer du coq à l’âne dans les discussions avec mes potes), trouver des points communs, contrôler sa communication non-verbale (pour ma part, c’est me tenir droite, ne pas trop faire la gueule et réguler mon débit de parole. Oui car je parle peu mais très vite), et surtout, s’adapter au caractère d’autrui. Moi je trouve ça dingue comment certaines personnes peuvent le faire aisément. J’arrive jamais à faire de blague parce que j’ai peur que ce soit pas drôle ou mal perçu ou qu’il y ai un jugement qui aille avec genre « oh la beauf » (bien que je doute que je fasse des blagues de beaufs, mais on sait jamais). Du coup, je crois que je passe pour la meuf pas marrante, trop studieuse, trop sérieuse alors que tous mes potes savent que j’rigole tout le temps. Pour mon anniversaire (en Juin), je voudrais un caractère sociable pour avoir tout plein de nouveaux amis et un répertoire de blagues universelles.

Et sinon, je me suis dit que j’allais réaliser des court-métrages. En fait, depuis quelques mois, j’ai une très grande créativité audiovisuelle, dans la mesure où j’invente très aisément le scénario d’un clip en écoutant un morceau, ou que je filme souvent des plans pour un film imaginaire via mes yeux (oui c’est nul). Certes, je viens aussi de faire une semaine intensive de cours de vidéo et je pense que le travail en équipe m’a frustrée dans la mesure où je ne pouvais pas m’occuper de tout. Du coup, je pense m’acheter un trépied et des cartes mémoires dans un premier temps, une fois que j’aurais un projet bien précis en tête. Pour le moment, je pense à un truc plus axé sur l’esthétique que sur une intrigue béton. En tout cas, je vais essayer de me motiver pour ne pas laisser tomber cette envie de création, pour une fois que j’ai envie de me bouger !

Enfin, côté culture, hier Meredith m’a fait découvrir une excellente série canadienne : Le cœur a ses raisons. Je trouve ça, mais VRAIMENT trop marrant donc je vous la conseille vivement. Ne vous arrêtez pas au titre, si j’en parle sur mon blog, c’est que c’est quand même un peu VIP ! C’est une parodie des soap opera, c’est vraiment super cool et en plus y’a Anne Dorval, la mère de Xavier Dolan dans J’ai tué ma mère. Méconnaissable. Et les épisodes sont dispos sur Youtube.

Ensuite, demain je vais au cinéma voir Detachment avec mon Adrian Brody d’amouuur et son grand nez et son air de tristesse permanente que je trouve hyper charmant. Mercredi, je vais au Musée de Paléontologie pour la première fois, et puis j’irai aussi ptet prochainement à l’expo de Jean-Paul Goude, je n’ai eu que de très bons échos, mais je connais pas du tout, à part les pub Lafayette…

Pour le côté Doctissimo, rien à déclarer au niveau de ma santé. Je suis crevée à cause de mes journées intensives donc je me couche plus tôt qu'avant, donc mes soucis de sommeil se sont plus ou moins réglés. Pour le deuxième semestre, j'ai fait en sorte de remplir trois journées et avoir deux jours de repos en plus que ceux du week end, du coup je vais être super crevée, mais je vais quand même pouvoir me reposer et bosser. Par contre, je crois que je psychote mais je me demande si j'ai pas un trouble alimentaire : en fait il m'arrive régulièrement d'être à fond fond fond dans un aliment, ne manger QUE ça matin, midi et soir, jusqu'à ce que ça m'écoeure et que je retrouve une alimentation variée, avant de retrouver un aliment dans lequel je me donnerais à nouveau corps et âme, etc... Au fond, c'est pas très grave mais j'ai peur que ça s'aggrave en mode "si je mange pas ça, je fais une crise d'angoisse". Vous en pensez quoi ? Ah oui et sinon, je trouve que j'ai grossi, et pourtant, j'ai pas particulièrement changé mon emploi du temps ni mes activités... Ca me soule.

Et pour finir, pour faire un article exhausif, parlons shopping. J’ai une nouvelle lubie : des bottes en cuir marron, soit plates, soit avec un talon vraiment pas haut. Je pense profiter de cette semaine de vacances pour partir en expédition dans des fripes afin de trouver LES bottes parfaites, c'est-à-dire pas trop chères, confortables, avec le bout très arrondi, un modèle où le cuir « tombe » de façon à faire des plis (je sais que ça veut rien dire cque je dis, mais je me comprends). En fait, c’est parce que j’en ai marre des talons, j’en ai assez porté comme ça et je me casse toujours la gueule, et en plus j’avance à deux à l’heure avec, alors stop.

Quoiqu’il en soit, il me faut aussi un porte feuille correct. A savoir : j’utilise un porte feuille Minnie depuis quelques temps parce qu’avec mes cartes de bibliothèque, d’étudiant, vitale, etc… Mon porte monnaie Emily The Strange (oui oui, époque emo-punk en 4ème) ne suffisait plus, il me fallait organiser tout ça. D’ailleurs je comprends vraiment pas la taille de la carte d’identité. Pourquoi ils ont pas fait une carte d’une taille standard, qu’on puisse ranger avec toutes les autres cartes ? C’est elle qui est vraiment chiante parce que sinon, j’aurais pu prendre un joli porte monnaie et un truc pour ranger les cartes, et puis voilà quoi. Mais non, non, là il faut que j’me prenne un porte feuille pour la mettre. Les problèmes des jeunes du 21ème siècle, ouais.

Edit : Detachment est absolument extraordinaire.
Henry Barthes est un professeur remplaçant. Il est assigné pendant trois semaines dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise. Lui qui s’efforce de toujours prendre ses distances va voir sa vie bouleversée par son passage dans cet établissement...
C'est un de ces films qui font pleurer genre trois larmes (soit je pleure pas, soit je suis une madeleine), d'une émotion et d'une délicatesse vraiment rares. Adrian Brody est parfait dans son rôle. Je vous le conseille VIVEMENT.

Le Jedi Burger (autre registre) est aussi excellent.
Sauce à la moutarde, tranches de fromage fondu, dés de mozzarella, deux steaks.

CHOISISSEZ LE COTE DES GENTILS !!

Je pense que c'est mon burger préféré de Quick, avec le New York truc (je trouve rien sur Google, alors ils 'appelait peut être pas New York truc), qui était aussi en édition limité. Savoureux, moelleux, FONDANT, beaucoup de sauce, AMAZING QUOI. Par contre, un peu cher (4.70 le sandwich seul). Mais courez-y quand même. Désolée pour toutes les majuscules mais c'est l'expression de mon exaltation. Vous savez, comme les romantiques, mais en plus brut et moderne (je  parle du courant littéraire).

29 janv. 2012

Semaine intensive

Hey, cette semaine, j'étais en semaine intensive d'intégration et se lever à 7h tous les jours pour finir les cours à 17h, en fait ça change le monde, c'est comme si on vivait en accéléré dans un temps ralenti. Récapitulatif :
Je suis allée à Radio France pour assister à une émission de France Inter, le mec a même dit "Aujourd'hui nous sommes avec les infocom de P8 ! C'était... Notre heure de gloire. 





J'ai vu Muriel Robin






Je suis allée sur le plateau du Grand Journal de Canal, j'ai vu la scandaleuse couche de fond de teint d'Ariane Massenet,






Vanessa Paradis, toute petite et maigre 









et Rama Yade à la peau de porcelaine.







On a fait des débats comme à Science po ainsi qu'un magazine. J'ai écrit pour la rubrique Cinéma, mon prof a dit que c'était "très bien écrit" donc j'ai posté sur Senscritique. 
J'ai eu une partie des résultats de mes partiels et j'ai actuellement 17 de moyenne générale. Je suis prise en Médias et Médiatisation car j'ai finalement laissé tomber le Multimédia car je voulais me consacrer à la réflexion plutôt qu'à la pratique numérique, pour la mineure ou spécialité, appelez ça comme vous voudrez. Dans mon nouvel emploi du temps, j'ai une journée où j'ai 9h de cours non-stop (oui car dans ma fac, il n'y a pas de pause déjeuner) mais deux jours de repos. Voilà quoi ! Normalement, demain je repars pour une nouvelle semaine intensive, mais cette fois, de vidéo.

Girl Walks//All Day



22 janv. 2012

L'affaire Mega

Hello,

Comme vous l'avez sûrement appris (sinon, ce serait peut être le moment de sortir de sa tanière), le FBI a fait fermer Megaupload, ce qui m'amène à parler d'Anonymous, dont j'avais déjà parlé sur mon ancien blog, concernant leur hypothétique attaque contre Facebook (qui s'est révélé fausse, et qu'en plus, ce n'était qu'une petite partie qui agissait en leur nom). 

Le fait qu'ils aient down plusieurs sites les ont rendu populaires, mais ce que je trouve grave, c'est que les gens se sentent concernés par les lois liberticides que lorsque ça les touche personnellement. Genre ça y est, on peut plus mater ses ptites séries tranquilou et c'est comme ça qu'on se dit AH LA LA MAIS QUELLE POLITIQUE DE MERDE alors que selon moi, et je pense que vous serez d'accord avec moi, on devrait pas attendre que notre égoïsme soit attaqué pour acquérir une conscience politique. Cette affaire aura révélé à quel point les jeunes de nos jours sont amorphes et égocentriques. Ils se rendent compte des choses graves que lorsque ça touche leur individualité.

Quoiqu'il en soit, je soutiens totalement le mouvement d'Anonymous, je pense qu'ils sont un contre-pouvoir crédible et sous-estimé. Je salue également leur excellente communication. Vu qu'on peut plus compter sur la masse de la jeunesse (style mai 68) pour lutter contre le liberticide, je pense qu'ils peuvent avoir notre confiance, car leur idéologie est clairement établie et leurs actes sont fondés. Ils foutent pas le bordel juste pour le foutre le bordel, CONTRAIREMENT aux jeunes actuels qui font des blocus pour rien, et surtout pour ne pas aller en cours.

Concernant l'affaire Megaupload en soi, ok faut payer les artistes, mais je pense qu'il est plus important de privilégier la libre-circulation de la culture. Faire valoir les droits d'auteurs comme prétexte pour faire fermer un site de libre circulation de la culture, c'est privilégier une minorité, ce que James Madison appelait une faction. Ce qu'il disait, c'est qu'il fallait penser la politique selon le bien de l'ensemble et non pas selon le poids d'une telle ou telle faction. Donc à mon avis, le bien général réside dans la libre circulation de la culture et pas dans les trucs de droits d'auteur. 

Ces temps-ci, de par mes lectures et cette affaire, j'ai pu aussi ouvrir les yeux sur la politique dans laquelle nous vivons. On est censés être en démocratie, c'est à dire dans l'esprit du "pouvoir du peuple pour le peuple" mais je trouve plutôt qu'on vit dans un gouvernement où le pouvoir vient d"'en haut", où la politique est verticale, alors que le principe de la démocratie même, doit faire circuler la chose de manière horizontale. Ainsi, le dit "pouvoir du peuple" est illusoire, vu qu'on ne fait que choisir qui règnera sur nous. Le principe de la démocratie est perdu. Et je sais pas quoi faire contre ça.

Je ne comprends pas comment Sarkozy peut espérer être réelu s'il est content de la fermeture de Megaupload alors qu'il y a véritablement mouvement populaire à l'encontre de cet événement, et qu'en plus, le lendemain, fait monter la taxe des bouquins. On va petit à petit vers une société sans culture. Et sans culture, on est rien, manipulable.

Le seul espoir qu'il nous reste, c'est Internet (et thanks god, Anonymous get it). Le seul média qui permet une communication horizontale, de citoyen à citoyen. S'il commence à être censuré de toute part, c'est la fin, les potes ! 

Je sais que j'aurais faire un article un peu plus structuré et bien écrit mais il y a plein de bruit chez moi donc j'ai rédigé à l'arrache sans concentration.

PS : Pour découvrir une série qui passe pas à la télé, on est obligé de dépenser 50 boules dans un coffret pour être dans la légalité ?

25 déc. 2011

Once upon a time, I wanted to know what love was.



Je fais pas d'article pour Noël, simplement parce que je ne l'ai pas fêté. J'ai regardé le truc de Disney sur M6 dans mon lit. "Famille" n'a presque aucun sens dans ma situation actuelle. Mais bon, joyeux noël quand même à tous ceux qui kiffent.

J'ai décidé de renommer vite fait mon blog. Ce n'est plus qu'une vie à deux balles, c'est aussi le journal d'un coeur brisé. J'me suis dit que j'avais quand même pas mal arrêté de parler du reste de ma vie. Parce que c'est comme si j'étais en permanence brisée par cette relation. J'ai rien d'autre à dire sur le reste. Quel reste ? Ma grand mère est toujours malade, il n'y a plus de tensions avec ma mère, mon frère a eu une PS3. What else ? Les cours ? Rien à signaler à part une tonne de travail pas trop rébarbatif, style exposé sur Magritte et le surréalisme ou l'observation ethnographique à rédiger. C'est long à faire, quelque fois un peu chiant mais finalement, c'est presque agréable de bosser sur des choses comme ça.

A part ça, je me demande ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Les mensonges ne devraient pas exister, à part ceux que l'on fait quand on veut faire une surprise à quelqu'un. Je me suis rongée les ongles lorsque cet été, j'ai du mentir de multiples fois à une de mes meilleures amies pour lui préparer son cadeau surprise. J'avais ce poids dans mon âme, devoir affronter son regard et tout, c'était horrible. Mais c'était pour la bonne cause.

Je parle des vrais mensonges, ceux qui font mal aux gens. Ses petits mensonges comme ses gros remettent tout en cause. Est-ce que notre histoire a-t-elle vraiment existé pour lui ? Et son amour ? Et ses textos que je garde jalousement dans un fichier Word ? Ces mots valent-ils quelque chose ou la période la plus heureuse de ma vie est-elle basée sur la facticité ? 

J'imagine que si tout cela était faux, alors rien ne vaut la peine d'être vécu.

PS : Au lieu de faire ma revue de presse qui moisit depuis mille ans, je vais regarder Cashback. Aidez moi à me déculpabiliser ! Je l'avais déjà vu et je me souviens que j'avais pas énormément aimé, sauf que je me souviens plus pourquoi. Donc je le remate. C'est bizarre de voir Olivier Dubois dedans. Comme Rogue dans Love Actually. Le court-métrage est mieux que le film.

PPS : Aujourd'hui j'ai regardé Massacre à la tronçonneuse. C'est canon comme film !

PPPS : Je cherche des petits boutons en forme de pénis pour coudre sur un de mes nouveaux gros gilets, à la place des boutons dorés trop bling bling pour moi, quelqu'un saurait où je peux en trouver ? Je chercherais bien sur Google mais j'ai peur de taper "boutons pénis".

Playlist


22 déc. 2011

Game Story

Je suis allée à l'exposition Game Story au Grand Palais.

Pour la première fois, je me suis levée avant midi pendant des vacances. A 10h30, j'étais debout, levée et lavée, un exploit que je voudrais faire remarquer. On arrive là bas pour l'ouverture, à midi. Et pourtant, il a fallu faire une heure et demi de queue sous la petite pluie. Assez horrible. Mes pieds gêlés m'ont rappelé l'époque des blocus au lycée.

Une fois dedans, à la caisse, ça m'a énervé parce que le tarif réduit était réservé qu'aux étudiants EN ART. Genre les autres étudiants ont plus de fric quoi. Nan sérieux, 8 euros, j'ai trouvé que ça faisait un peu mal pour des étudiants, mais soit, finalement je trouve que c'était assez bien rentabilisé, vu tous les jeux auxquels nous avions accès (j'me suis dit que ça faisait 4 jetons à la Tête Dans Les Nuages, une salle d'arcade).

L'expo est franchement super. Il y a un tas de jeux et l'attente est rarement très longue. Je faisais la queue pour Soul Calibur pendant que Jeremy regardait un truc à côté. Quand ce fut notre tour, un gars tout seul s'est mis à côté et j'ai appelé Jerem bien fort, sous entendu "Dégage, je joue avec mon pote" mais le mec est pas parti (en plus l'air de rien il m'avait discrètement doublé dans la queue, mais était seul). Donc j'ai joué contre lui et animée par la haine, je l'ai ter-mi-né (en trois round). C'était jubilatoire. Ensuite, j'ai aussi battu Jerem à deux reprises. Il parait que je suis arrogante quand je joue. Mais parce que j'exprime ma fierté, ma joie et mon excitation. Bref, j'adore ce jeu et je regrette de ne plus pouvoir y jouer (on a vendu la PS2 pour acheter la Wii).

Bref, j'ai beaucoup aimé. Il y avait Pong comme Pokémon comme Mario comme les jeux de danse avec des hardcore gamers qui font des putain de perfect et comme c'est super physique, c'est juste hyper impressionnant. Je trouve que quand on gère à ça, ça a trop de gueule. Que ce soit à la Japan Expo, dans les salles d'arcade ou en pleine expo (ici, c'était les "gardiens de salle" qui niquaient le score).



20 déc. 2011

Holidays





Hey folks,

Je sais que j'écris que dalle en ce moment malgré le fait qu'on soit en vacances, mais déjà, je suis peu paumée, et de deux, je bossais (exposés, revue de presse, observation ethnographique, blablabla), et de trois, ma vie est plutôt chargée en ce moment (pour une fois !).







Compte rendu.

Vendredi soir j'ai bu un verre avec un pote pendant cinq heures (en gros, jusqu'à deux heures du mat, première fois que je traîne aussi tard dans mon quartier). Un café sympa vient juste d'ouvrir au bout de ma rue. Il est un peu bobo et se démarque grave du reste du quartier, alors c'est mon nouveau QG. Il est super cool sauf qu'ils servent des olives aux happy hour. Des olives. A.K.A Le truc que je déteste le plus après les kiwis et le boudin, en terme de bouffe. Mais soit, rien n'est parfait hein.

Samedi, j'étais aux Galeries avec des copines et la foule, c'était dingue. Encore un autre verre. C'est vrai qu'en quelques semaines je suis devenue une folle furieuse des happy hour. Et des Monaco. DONC, Dimanche, après la répet de Jerem, je suis encore allée prendre un verre. La meuf qui s'arrête plus. Mais j'avoue je m'arrête plus. 

Lundi, je me suis curieusement levée à 21h30. Genre je me suis réveillée à 15h, j'ai mangé et je me suis recouchée et j'ai dormi comme une guedin sans pouvoir me réveiller même avec toute ma volonté. J'étais pas particulièrement épuisée non plus, mais c'était bizarre quand même. Je sais pas pourquoi ça me fait ça. Y'a des fois où je dors très très très peu et pourtant je vais très bien, et d'autres fois où JE M'ARRETE PLUS et j'atteins des scores incroyables de sommeil. Bref, c'était Tanane et les bras de Morphée.

Le Drapeau de la Fidélité : Aujourd'hui, j'ai mangé chez M.Quan (le viet moustachu dont je vous ai parlé précédemment), et franchement c'était ultra bon (j'ai pris le boeuf sauté) et c'était trop drôle quand il s'est aperçu que je parlais vietnamien, il m'a sorti plein de papiers sur le capitalisme humaniste en viet pour que j'le passe à ma mère et tout. Ce serait trop cool son restau se mondialisait et qu'on mangeait ça partout au lieu de manger Mcdo. Je dis ça parce que pour y aller, j'ai eu l'impression de traverser la moitié d'la terre (c'est à côté de Vaugirard).




Le Chat Potté : C'était bien, mais franchement sans plus. Je l'ai trouvé assez bâclé, sans l'humour de Shrek et j'ai trouvé ça un peu bizarre de mettre un oeuf comme un des personnages principaux, après ça n'est que mon avis.








Twilight : (OUI J'ASSUME) et j'ai trouvé la fin extrêmement réussie, mais la scène avec les loups qui se chamaillent un peu moins. C'était relou, enfantin et c'en était presque comique d'entendre des "GRRRRR" non-stop pendant trois minutes. Je trouve Robert Pattinson toujours cool et plus beau qu'avant.







Sleeping Beauty avec Emily Browning : Absolument incompréhensible et dérangeant. Je ne le recommande pas. J'aime bien Emily Browning mais on sait pas vraiment ce que l'héroïne ressent. En mode la meuf a un travail trop chelou et elle est en mode normale. Elle galère pour gagner sa vie et elle brûle un billet. POURQUOI? Expliquez-nous un minimum quoi. Il n'y a aucune musique pour aider (juste vers le milieu du film). C'est hyper malsain, et on sait pas vraiment pourquoi ça l'est...





Amélie Nothomb : Dans le métro cet aprem ! Elle mangeait des macarons avec une femme qui aurait pu être sa soeur, de par leur ressemblance. Je ne lui ai pas parlé parce que j'étais intimidée et que je voulais pas la déranger, dans un contexte aussi personnel. J'étais avec Jerem et j'avais repéré les deux meufs. Elle tourna la tête vers moi, j'ai senti mon coeur s'arrêter et j'ai agrippé Jerem en disant sans bouger les lèvres, de la façon la plus discrète que j'ai pu (sachant que la discrétion est LOIN d'être mon point fort) "OMG AMELIE NOTHOMB DERRIERE TOOOOI".
Bref, un ptit instant d'émotion quoi. 



A venir : 



Et je vais au Grand Journal en Janvier avec la fac !

Ptite dédi à Meredith, ainsi qu'à Yeelen que je vais voir Jeudi (STRESSSSSS).

25 nov. 2011

L'expérience, c'est le nom que chacun donne à ses erreurs. (Wilde)

Hier, alors que je m'apprêtais à dormir, je me suis réveillée pour m'essayer au Sudoku, j'en ai tenté deux (un de libé et un du monde) mais j'y suis pas arrivée. Ce soir je teste celui du Direct Matin. En fait j'avais jamais compris comment faire et puis là j'essaie d'apprendre par moi même mais j'y arrive paaaas. Bref, je m'encourage moi même.

Et sinon, j'ai vraiment envie d'un tatouage (je sais que je l'ai déjà dit il y a quelques mois) et j'ai pensé le faire sur le haut de la cuisse, c'est caché, intime (sauf à la piscine, ok), cool. A la base, je préfère en dessous du sein (genre il suivrait la ligne) mais si je tombe enceinte, ce sera pas cool. Je suis actuellement à la recherche d'un truc à écrire, donc, sur ma cuisse. Bien sûr, je suis super tentée de mettre un truc en rapport avec l'amour, ce traître, mais ça fait trop ado emo donc faut que je trouve un truc intemporel. Peut être une citation de film, ou un message de moi à moi même (ça me rappelle quand je m'étais écris une lettre à mon futur moi, au collège).

J'ai aussi trouvé un magasin cool pour trouver la bague de mes rêves (une bague avec un petit onyx, genre 1cm de diamètre), ils font ça sur mesure et sur commande pour une cinquantaine d'euros (pour ce que je veux), c'est pas mal. Mais je veux voir si je peux trouver moins cher. En allant chercher Jeremy au lycée, j'ai croisé une pote en commun qui m'a parlé de deux autres magasins (la Mandragore et... Un autre truc), faut que j'aille voir. Enfin... Si quelques uns d'entre vous a d'autres adresses... ?

Je sais que je passe du coq à l'âne, mais sinon j'ai vu 50/50 avec Joseph Gordon-Levitt. Il m'a beaucoup rappelé Beginners avec Ewan McGregor. Je le trouve similaire au niveau du thème (maladie, relation sentimentale) et des plans, du rythme général du film. J'ai pleuré et je m'attendais à un truc beaucoup plus décalé et drôle, mais au final, ça reste bien un film sur le cancer. Enfin bref, pas mémorable mais assez sympa.