Finalement, j'ai réfléchi. Le problème, ce n'est pas ma formation. Au final, c'est assez enrichissant du côté pratique parce qu'après un an, j'ai une tonne d'interview et d'articles à présenter aux professionnels. Je trouvais ça chiant qu'on nous laisse dans la nature et qu'on fasse des trucs créatifs comme de la rédaction d'articles plutôt qu'étudier les théories de la communication mais au final, c'est pas mal. Finalement, c'est ce côté pratique qui m'avantagera pour l'écrit du Celsa : on m'a dit que ce qu'il comptait, c'était sortir du lot. Et les théories de la communication, on trouve ça dans les bouquins sur lesquels bosseront les prépas. Le style et les connaissances seront à peu près uniforme alors que "l'originalité" de ma fac apportera quelques aspérités quand à mes connaissances : j'ai notamment vu l'évolution du Héros des séries nord américaines depuis les années 50, j'ai fait un dossier sur l'identité discursive de Madmoizelle, un exposé sur une exposition du 104... Bref, des trucs qui me plaisent et assez peu communs ou académiques. Et surtout, je rencontre souvent des professionnels comme des communicants et des journalistes comme le directeur de la rédac de Slate Afrique, un ancien de Libé, des journalistes aux Inrocks comme à Cosmo, du coup ça crée des contacts (hé oui, j'ai leur mail héhé) et une vision du milieu plus proche et pratique. D'autant plus que cet aprèm, la journaliste de Cosmo est une ancienne de la filière et a fortement déconseillé Paris 3 (La Sorbonne Nouvelle) en Master à cause de l'aspect justement trop théorique de la formation. En gros, depuis le début, je me plains peut être un truc qui est bien pour moi...
De cet aspect (que je trouve trop) pratique, je suis habituée à rédiger des articles, à modifier mon style selon les lignes éditoriales (les derniers articles postés sur la télévision sont pour un dossier d'un Causette fake), à traiter de sujets divers... C'est plutôt pas mal pour travailler sa plume, mais du coup, on est appréciés non pas grâce à nos connaissances académiques (primordiale pour les concours) mais pour notre personnalité. Espérons que les correcteurs du Celsa soient du même style... En fait ça me stresse parce que c'est comme si je passais le bac sauf que j'ai ni d'exemples de copies ni d'examen blanc.
En réalité, ce qui me pose problème, c'est l'attitude de certains. Le fait de recevoir le PDG d'un distributeur de films indépendants qui vient nous parler de la promotion d'un film à l'international et qu'on se casse de la salle pour fumer une clope sous prétexte que "nan mais ça m'intéresse pas", ça me laisse plus que perplexe. C'est cette ambiance blasée en permanence qui fait que je déprime. Peu de gens prennent du plaisir à faire ce qu'ils font, s'intéressent aux problématiques qui devraient nous concerner en tant que futurs communicants ou journalistes... Ils ne jouent pas le jeu.
Par exemple, aujourd'hui et demain, on a des débats à faire devant toute la promo (on pioche un sujet et un prof nous attribue le "pour" et le "contre"). Un concept intéressant, qui pourrait être ludique et agréable... Mais moi ça me soule. Y'a pas de coeur à l'ouvrage du coup ça ressemble pas à un talk show comme ça devrait l'être, pour les profs. Du coup, ça me fait trop chier alors qu'à la base, si ça avait été avec des gens qui "jouent le jeu", ça aurait pu être marrant quoi. Je trouve ça plutôt dommage.















