Il a répondu.
Toujours cette question d'humilité et d'ego.
J'essaie de réfléchir pour voir à quel moment de ma vie mon ego surdimensionné a pu me porter préjudice.
A part lors de ma déception pour ma mention au bac, je ne vois pas. C'est mon ego qui fait vivre mon ambition, et mon ambition qui me fait vivre. Comment peut-on être convaincu que l'on vaut quelque chose lorsqu'on est modeste ? Qu'est-ce qui nous tire vers l'avant ?
Je trouve ça affreusement complexant de se dire "il me reste tant de choses à apprendre" par exemple. C'est parfaitement cool et optimiste, mais me connaissant, suite à cela, je me dirais "oh mon dieu, ça veut dire que je n'ai rien appris". Les extrêmes, ouais. Du coup, j'ai pris l'habitude de me focaliser sur ce que j'avais d'acquis et m'y conforter, puis rogner doucement ce qui me reste. Question de confiance en soi, après.
Alors oui, j'ai parfois du mal à m'excuser, à reconnaître mes torts et suis souvent persuadée que j'ai raison, même si je cède aisément à une bonne argumentation et à l'intimidation. Parce qu'à côté de cet ego, je cultive aussi un certain mal être, je ne m'aime pas, je me déteste même. Et pourtant, je suis si fière, si sûre de moi. Je me demande comment ces deux aspects peuvent cohabiter...