Aujourd'hui, il faut que j'écrive, que j'écrive pour me rappeler.
Me rappeler que j'ai fréquenté pendant un mois et demi un mec merveilleux, qui prenait soin de moi et qui me tirait vers le haut. Qui m'a fait prendre conscience que je n'avais pas à revoir mes exigences à la baisse parce que "les mecs c'est tous des cons". Aujourd'hui, c'était la dernière fois que je le voyais. Il vient de partir, il y a une demi heure.
La semaine prochaine, il sera sur un autre continent. "On sait pas ce que l'avenir nous réserve", il m'a dit. En tout cas, mes prochains mois ne seront pas avec lui. Il va terriblement me manquer. Je suis si heureuse d'avoir passé ces moments avec lui, et si triste qu'il parte. Je sais que les prochains jours seront hantés par les "et si ?". Et s'il était resté à Paris ? Et si on avait continué à se voir ? Et si on avait construit quelque chose ?
"Si j'étais resté, je pense que t'aurais été ma relation la plus longue". Il dit que je suis super intelligente, et que je donne confiance aux gens, à lui plus particulièrement. Je pense que j'aurais pu l'aimer.
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23 déc. 2015
8 sept. 2015
Le plus grands des hasards
J'ai un souvenir à conserver de mon week end.
J'ai commencé à voir un mec la semaine dernière, quelqu'un qui a tout pour me plaire.
Samedi, j'attendais qu'il vienne me chercher dans le bar d'un ami.
En l'attendant, j'ai rencontré quelqu'un.
Je sais pas, ça m'a frappée, un peu.
Le mec qui avait tout pour me plaire a finalement eu plusieurs heures de retard. Cela a laissé le temps pour qu'une bombe explose en moi.
J'ai rencontré ce mec, qui était juste sorti en même temps que moi pour fumer dehors, en fin d'après midi alors qu'il ne faisait pas très beau. Ca a commencé par "tu fais quoi dans la vie" puis on a parlé pendant deux heures. De tout et de rien, mais de façon tellement intense que je sais pas. Un truc s'est passé. Je vous jure qu'un truc s'est passé. Je sais pas trop quoi.
Mon ami passe et lâche : "putain vous êtes deux poisons mais en vrai, vous êtes l'antidote de l'un et de l'autre" J'ai pas bien compris (je comprends d'ailleurs toujours pas vraiment), mais je crois que ça se voyait que quelque chose se passait.
Il n'a pourtant rien qui puisse me plaire. Un artiste, d'autant plus d'un théâtreux. J'avais pourtant dit que j'arrêtais avec les artistes. Un mec un peu ghetto. Pas pour moi. Et puis tout nous opposait. Si la discussion nous a autant mobilisés, c'est parce qu'on était d'accord sur rien. Rien de chez rien. L'amour, le respect, l'industrie culturelle, le cinéma : on ne faisait que se contredire. Impossible de trouver un terrain d'entente sur quoique ce soit. Mais cela m'a paru plaisant. Je crois qu'à lui aussi. Etrange.
Puis celui qui avait tout pour me plaire est arrivé, pour venir me récupérer. Je n'avais aucune envie de quitter celui que je venais de rencontrer par le plus beau des hasards mais je suis quand même partie. Nous sommes allés au cinéma. Pendant tout le film, je repensais à l'autre et je me demandais ce que je foutais là. J'ai trouvé le mec qui avait tout pour me plaire d'une telle fadeur que c'était vraiment triste comme moment.
Cette nuit, j'ai dormi 3h, parce que je n'arrivais pas à débrancher mon cerveau, parce que je n'arrivais pas à comprendre. Tant de questions à l'instant où je vous écris : vais-je le revoir ? Quelle vie mène-t-il ? Est-ce que je lui ai plu ? Est-ce qu'il m'a plu ? Est-ce qu'il pense à moi ? Pourquoi est-ce que je pense à lui ? Qu'est-ce que je lui ai trouvé ? Pourquoi cette rencontre m'a-t-elle marquée comme ça ? Est-ce qu'il a aussi trouvé qu'"un truc s'était passé" ? Ou pas du tout ? Peut être qu'il s'en fout ? Qu'il se souvient même pas de moi ?
Je ne sais que son prénom, mais je suis convaincue que je suis amenée à le recroiser prochainement.
J'ai commencé à voir un mec la semaine dernière, quelqu'un qui a tout pour me plaire.
Samedi, j'attendais qu'il vienne me chercher dans le bar d'un ami.
En l'attendant, j'ai rencontré quelqu'un.
Je sais pas, ça m'a frappée, un peu.
Le mec qui avait tout pour me plaire a finalement eu plusieurs heures de retard. Cela a laissé le temps pour qu'une bombe explose en moi.
J'ai rencontré ce mec, qui était juste sorti en même temps que moi pour fumer dehors, en fin d'après midi alors qu'il ne faisait pas très beau. Ca a commencé par "tu fais quoi dans la vie" puis on a parlé pendant deux heures. De tout et de rien, mais de façon tellement intense que je sais pas. Un truc s'est passé. Je vous jure qu'un truc s'est passé. Je sais pas trop quoi.
Mon ami passe et lâche : "putain vous êtes deux poisons mais en vrai, vous êtes l'antidote de l'un et de l'autre" J'ai pas bien compris (je comprends d'ailleurs toujours pas vraiment), mais je crois que ça se voyait que quelque chose se passait.
Il n'a pourtant rien qui puisse me plaire. Un artiste, d'autant plus d'un théâtreux. J'avais pourtant dit que j'arrêtais avec les artistes. Un mec un peu ghetto. Pas pour moi. Et puis tout nous opposait. Si la discussion nous a autant mobilisés, c'est parce qu'on était d'accord sur rien. Rien de chez rien. L'amour, le respect, l'industrie culturelle, le cinéma : on ne faisait que se contredire. Impossible de trouver un terrain d'entente sur quoique ce soit. Mais cela m'a paru plaisant. Je crois qu'à lui aussi. Etrange.
Puis celui qui avait tout pour me plaire est arrivé, pour venir me récupérer. Je n'avais aucune envie de quitter celui que je venais de rencontrer par le plus beau des hasards mais je suis quand même partie. Nous sommes allés au cinéma. Pendant tout le film, je repensais à l'autre et je me demandais ce que je foutais là. J'ai trouvé le mec qui avait tout pour me plaire d'une telle fadeur que c'était vraiment triste comme moment.
Cette nuit, j'ai dormi 3h, parce que je n'arrivais pas à débrancher mon cerveau, parce que je n'arrivais pas à comprendre. Tant de questions à l'instant où je vous écris : vais-je le revoir ? Quelle vie mène-t-il ? Est-ce que je lui ai plu ? Est-ce qu'il m'a plu ? Est-ce qu'il pense à moi ? Pourquoi est-ce que je pense à lui ? Qu'est-ce que je lui ai trouvé ? Pourquoi cette rencontre m'a-t-elle marquée comme ça ? Est-ce qu'il a aussi trouvé qu'"un truc s'était passé" ? Ou pas du tout ? Peut être qu'il s'en fout ? Qu'il se souvient même pas de moi ?
Je ne sais que son prénom, mais je suis convaincue que je suis amenée à le recroiser prochainement.
29 juin 2014
Blue moon
En ce moment, je suis quelque peu obsédée par mon (je l'espère) prochain copain. J'en rêve la nuit et tout. Je rêve parfois d'une personne à la figure plus ou moins floue qui me rend absolument heureuse. Ca peut etre n'importe quelle situation : une rencontre lors de la soirée d'une amie, un matin où je me réveille dans son lit, dans un lieu inconnu mais qui me semble totalement familier... Parfois, c'est rien de particulier. Je rêve ma vie, sauf que j'ai un mec que j'aime.
C'est une obsession assez classique et niaise, pour le coup, je veux bien l'admettre, mais c'est plus fort que moi. Chaque jour, j'y pense en me disant que j'aimerais qu'il soit comme ça, ou pas comme ça, ce qui revient à établir des critères d'une précision absurde et à construire une espèce de figure mythique et idéalisée de ce que je pense être le grand amour. Je ne veux pas tomber dedans, mais après ceux que j'ai connu, je ne veux plus vraiment m'accorder le droit à l'erreur. J'ai assez vécu pour moins me tromper dans mes choix, en théorie (comme vous le savez, ce n'est pas du tout le cas en pratique).
Hier, j'ai appris que mon ex m'avait trompé pendant notre relation. Moi qui pensais tout savoir, j'en apprends encore tous les jours. Cela ne m'atteint plus. J'étais triomphante et fière de moi de m'apercevoir que le pincement au coeur et le souffle coupé habituels n'avaient pas eu lieu. J'ai évolué, tandis qu'à ma grande déception, il est toujours le même, c'est juste quelqu'un d'autre qui souffre.
Aujourd'hui, je m'estime sereine et bien dans ma vie, même si quelques questions me tourmentent de temps à autre. Toujours les mêmes depuis un an : suis-je capable d'aimer à nouveau et puis-je m'attacher à un homme ? La seconde, je me la posais plus vraiment lorsque je voyais Lucas, j'étais convaincue d'être finalement attachée à lui et m'étais rassuré sur mon capital affectif : j'étais encore apparemment humaine. Maintenant que je ne le vois plus, je réalise qu'il ne m'a pas manqué une seule seconde, et que sa présence (ou son absence du coup) dans ma vie me laissait indifférente. J'accepte habituellement mes émotions telles qu'elles sont, mais je me fais quand même un peu flipper : sept mois avec un mec, et rien. Qu'est-ce qui ne va pas ? Vous allez me dire "gneuh, c'était pas le bon" , etc, mais je ne parle ici du grand amour, je parle juste de l'attachement, qu'il soit sentimental ou non (ici non). Et depuis que je me suis séparée de mon ex il y a maintenant un an et demi, je n'ai jamais pu vraiment me réattacher à quelqu'un (à part un imposteur tout droit sorti de One Direction, mais ça m'est vite passé). Et chronologiquement, plus le temps passe, moins j'en ai quelque chose à foutre.
Je m'inquiète, je voudrais pouvoir aimer.
18 juin 2014
La connerie n'a pas de nom, cet article n'aura donc pas de titre
Plus je pense à ma relation avec Lucas, plus je me questionne sur ma capacité de discernement.
Après les lignes que j'ai pu écrire sur sa mignonnicité, quelques petits détails me reviennent concernant sa bêtise infinie.
Je me ressasse deux moments particuliers (outre bien sûr notre dernière rencontre où il a affirmé que j'étais Hitler parce que "tu fais tout ce que tu veux en te foutant de ce que les gens pensent de toi").
Le premier concerne l'écart qu'il y avait entre nos deux origines sociales. Issu d'un milieu bourgeois, il se savait chanceux d'avoir pu autant voyagé.
- Mais toi, t'es jamais allée au Vietnam [le pays d'origine de ma famille]?
- Non
- T'as pas envie ?
- Bah si
- Pourquoi t'y vas pas ?
- Ma famille n'a jamais eu assez d'argent [à savoir que je ne suis jamais partie en vacances en famille]
- Pourquoi ?
- Parce que ma mère est caissière et que j'ai pas de père
- Pourquoi elle change pas de métier ?
- Parce qu'elle a pas de diplômes
- Pourquoi ?
- Parce qu'elle a pas pu aller à l'école
- Mais pourquoi elle y va pas maintenant ?
- Parce qu'elle a une famille à nourrir
- Mais pourquoi...
Cette discussion semblait sans fin, et à ce moment là, j'ai compris que ne pas avoir d'argent était une idée qui dépassait son cadre mental. Il ne pouvait PAS considérer le fait qu'on puisse manquer d'argent, à croire que ça pousse sur les arbres. Même ayant vu plein de modes de vie différents au sien, vu la misère en Afrique et en Asie, il n'arrivait toujours pas à assimiler le fait qu'on n'ait pas toujours LE CHOIX de TOUT dans la vie, parce que lui, a toujours eu le choix. Ce n'est pas la fatalité de la bourgeoisie ni de la naïveté enfantine comme j'ai pu croire sur le moment, c'est simplement un manque de souplesse intellectuelle, à savoir un manque d'intelligence. Avec le recul, je suis désolée pour moi-même d'avoir passé autant de temps avec quelqu'un qui ne m'apportait vraiment rien, si ce n'est du divertissement. Il ne m'a pas manqué depuis qu'on s'est quitté. Pas une seule fois.
Alors comme ça, je suis encore capable de faire des mauvais choix. Après tout ça.
Quoiqu'il en soit, la deuxième discussion est beaucoup plus cruelle. Vers décembre/janvier, j'ai fait des piges pour le directeur très crapuleux d'un magazine local. Je n'ai toujours pas été payée et je racontais que ma pote avait été payée parce que son père avait appelé.
Lucas me dit : "Bah demande à ton père, toi aussi ! Ah bah non, t'as pas de père haha"
Sur le coup, je pense que j'étais dans le déni. Il n'a pas pu sortir ça. J'ai placé ça dans un coin de ma tête en ayant l'étrange sentiment que quelque chose n'était pas normal dans cette phrase, sans pour autant me sentir bizarre, énervée ou vexée. J'ai tilté il y a seulement, genre, trois jours. A ce stade-là, ce n'est plus de la maladresse mais de la simple et pure connerie.
Je n'arrive toujours pas à expliquer comment j'ai pu perdre mon temps ainsi, comment j'ai pu avoir du mal à me séparer de lui. Il n'était même pas ancré dans mes habitudes puisqu'il ne me manque pas. Peut-être que je sous-estime aussi mon niveau de connerie.
29 mai 2014
Fin de l'histoire.
A @basicallysad : Désolée pour mon MP un peu agressif, je suis un peu méfiante envers les demandes de following d'inconnus, surtout sans PP et tout, tu as bien sûr le droit de me follow (je m'adresse à toi à travers cet article vu que je ne peux pas te répondre à cause de ton unfollowing).
D'ailleurs, vous pouvez tous suivre mon bullshitage quotidien sur twitter (@tanane00).
J'ai mis un peu de temps pour me décider à écrire cet article.
Il y a déjà longtemps, je voulais arrêter ma relation avec le mec que je vois depuis sept mois en raison de divers événements qui m'avait soulé (genre des disputes où il hurle "ET PUIS J'EN AI MARRE DE TES TRUCS DE FEMINISTES DE MERDE") mais je me suis toujours dégonflée. Je le trouvais trop gentil pour pouvoir le lâcher pour de simples disputes.
Jusqu'à une aventure trop croustillante pour que je puisse la relayer sur mon blog. J'ai réalisé que cette relation n'était pas adaptée à mes aspirations réelles (sexuelles), j'ai donc balancé un "ça me soule, on arrête les bails" sur Facebook après une énième prise de tête. Il a demandé à ce qu'on se voit pour clarifier la situation, ce que l'on a fait deux semaines après.
Il arrive en m'embrassant, on discute à un café de tout et de rien jusqu'à ce que je mentionne le fait que je ne comprenais pas son baiser après ma décision. S'en suit un sketch improbable. Tandis qu'il ne comprenait pas ma décision ni ce dont j'avais envie et en quoi il ne pouvait pas me le donner, je lui expliquais que je préférais mettre fin aux choses plutôt que de lui demander de changer ou de s'adapter à moi. "Mais t'écoutes jamais rien de ce qu'on te dit, et puis je voulais pas te le dire pour pas te blesser, mais mes amis trouvent que tu te la pètes, mais GRAVE". Je réponds que je m'en bats les couilles de ce que ses amis peuvent penser de moi, ce qui le met hors de lui et le lance dans un monologue que je ne peux interrompre puisqu'il me coupe : "Non mais je sais déjà ce que tu vas dire, je réponds d'avance", ce qui me met hors de moi puisque je ne supporte pas que l'on puisse supposer mieux me connaître que moi. Blablabla tu es comme ça, tu es comme ci. Mec, j'en ai rien à foutre de ce que tu penses de moi. Si tu m'aimes bien, tant mieux, si tu m'aimes pas, je m'en fous. Je force personne à traîner avec moi.
Je pars du principe que mes amis m'apprécient et que cela m'est égal que l'on pense du mal de moi vu que je n'oblige personne à supporter ma présence. Il s'insurge : "Quoi ? T'en as rien à foutre de ce que pensent les autres de toi ? T'es Hitler en fait, tu fais que ce dont tu as envie et ceux qui pensent du mal de toi, ils vont se faire enculer quoi" Je réponds par l'affirmative. Il entre dans une colère noire tandis que je me retiens de rire. Moi. Hitler. Il se lève en affirmant avec fougue que je fais partie de ces mauvaises personnes qui ont participé aux périodes les plus noires de l'histoire.
Et je m'en fous, mais terriblement. Même après tout ce temps passé avec lui, je ne suis pas une seule seconde touchée par ses propos. Insensible ? Peut être. "Ne fais pas comme si cela ne te touchait pas, tu trembles des lèvres et tu rougis". Ridicule. Je rappelle que nous sommes en terrasse et que je suis bien trop peu couverte pour le temps qu'il faisait, et qu'il était de notoriété publique que l'alcool rougit mon visage (mais vraiment). Quoique : je suis excédée par sa connerie et sa simplicité d'esprit. Manichéen.
Il part sans un mot, sans me saluer, visiblement très énervé, me plantant en plein milieu d'un café après avoir tapé une scène aux Halles. Je suis sur le cul : comment ai-je pu passer autant de temps avec cet individu ? Toujours le même schéma quand une relation finit avec un mec. Je suis ridicule. Mon manque de discernement dans le choix de mes mecs me surprend. A chaque fois, c'est pareil. Je me dis "celui là est différent !". Non.
Tandis que je marchais jusqu'à l'appart de Jeremy (mon ex) pour lui raconter cette aventure, je reçois un texto. Lucas me traite de grosse salope, textuellement parce que j'en ai rien à foutre de ce que pensent les autres de moi. "Moi j'ai toujours été bien avec toi, tu l'as dit toi même, franchement c'est dur ce que j'entends." Je ne répondrai jamais.
Fin de l'histoire.
Et sinon, je suis de nouveau admissible au Celsa !
6 mars 2014
J'ai passé un week-end plutôt parfait.
Je ne fais plus trop la fête en ce moment, et ça ne me manque pas. Je crois que j'ai bientôt fini ma crise de la vingtaine ainsi que mon émancipation (comprendre : j'ai bientôt fini de faire n'importe quoi). Ce week end était parfait alors que je suis restée chez moi vendredi, tout en me couchant de bonne heure. Cela faisait des années que ça n'était pas arrivé, encore moins cette année (il y a quelques semaines, rester chez moi un vendredi soir n'était qu'une idée risible). Je suis allée à une prépa Celsa le samedi matin à mon ancienne université, organisé par l'un de mes ex-profs. Je n'aime plus beaucoup l'ambiance particulière qui y règne. Mon prof qui se prend pour mon pote et qui me dit "ta gueule", le manque de culture des étudiants et la vacuité intellectuelle. Je ne regrette pas du tout d'en être partie.
L'après-midi, après mangé, j'ai fait une sieste. C'est avec sérénité que je dors, maintenant. Depuis que j'ai déménagé, je retrouve un rythme de vie des plus sains. Cela fait un mois que je vis seule (ma mère et mon frère n'arrivent que dans une quinzaine de jours). Je n'ai plus de mal à me coucher tôt ni à dormir plus de 4h par nuit. L'insomnie me quitte. Finalement, je ne vais donc pas faire les tests sur mon activité cérébrale (mon médecin m'avait écrit une lettre de recommandation, etc). Dites vous que j'ai même commencé à faire du sport (incroyable). La semaine dernière, j'ai commencé doucement avec de la fitness chez moi (histoire de rentabiliser un tapis de sport que j'avais acheté pour ne jamais l'utiliser) puis ce soir, j'étais à la salle de sport de mon université.
Pour revenir sur ce week end, samedi soir, j'étais dans un bar avec mes amis et des amis de Lucas (le mec que je vois) pour fêter son anniversaire. Il a 25 ans. J'ai trouvé la soirée merveilleuse en dépit de sa trivialité (pas dans le mauvais sens du terme, juste qu'elle n'avait rien de plus qu'une soirée d'anniversaire dans un bar). A cause d'un mélange trop conséquent d'alcools, j'ai beaucoup vomi mais j'étais dans un état plutôt respectable. J'ai rencontré sa soeur, que j'ai bien aimé. J'espère qu'elle m'a bien aimé aussi. Sa mère et elle avaient déclaré leur envie de me rencontrer, bien que je ne sois pas sa copine. Parait que cela ne m'engage à rien. Maintenant que je suis rassurée de bien m'entendre avec sa soeur, une adorable et très belle fille, je n'ai plus trop peur de rencontrer sa mère, aussi formel que cela puisse être. Elle m'a dit qu'elle comprenait le "flou" volontaire de notre relation et que si ça nous convenait, il n'y avait pas de problème. Je verrai.
En tout cas, il a fait plutôt bonne impression à mes amis en dépit de son apparence un peu "négligée" (pour les citer). Que voulez-vous, c'est une sorte de Bear Grylls (il vient de revenir de trois semaines au Kenya). Ca me fait plutôt du bien puisque les dernières fois que j'ai présenté des mecs que je fréquentais à mes amis, c'était "Non mais déguerpis vite Tanane, je le sens pas du tout, je sais pas pourquoi" (à raison), "On dirait un mec de One Direction, genre bg de 5è" (à posteriori) ou encore "OH. MON. DIEU. MEUF T'ES SÉRIEUSE LA ?" (... à raison aussi, hélas)
Dimanche après-midi, j'ai pris un bain moussant genre comme dans les films américains. Je voulais à tout prix tester les pains moussants de Lush (en passant, je développe une inquiétante obsession envers cette marque depuis deux semaines). Je n'ai plus de baignoire dans mon nouveau chez-moi donc je ne peux prendre de bain que chez Lucas. Même s'il en avait pas trop envie, il a quand même accepté (et au final, il a kiffé). Il est vraiment gentil.
Dimanche soir, sur un coup de tête à 21h, j'ai couru pour aller voir The Grand Budapest Hotel avec Xavier (je sais plus si je vous ai parlé de Xavier. En gros, c'est un mec que j'ai rencontré sur adopteunmec qui est devenu un très bon ami, avec qui je suis partie à Berlin et tout). J'ai vraiment adoré. Wes Anderson est l'un de mes réalisateurs fétiches et je n'arrive pas à me détacher de l'adoration presque malsaine que je lui voue. J'avais un peu peur d'être déçue, de découvrir une sorte de caricature de sa propre oeuvre (comme Frankenweenie de Tim Burton), mais je trouve qu'il a su innover tout en gardant son style inimitable. Je rêve d'un poster du film pour ma chambre, mais faudrait déjà que j'en trouve à prix abordable.
Je ne sais pas comment finir cet article donc je vais faire comme ça : BISOUS.
21 févr. 2014
Bad boys à fêlures
Suite de l'histoire.
Le mec m'a recontacté et j'ai pris un café avec lui la semaine dernière. Au risque de vous décevoir : ce n'est pas l'homme de ma vie, bien qu'il soit une agréable compagnie. Un mec plutôt sociable, ouvert, curieux et drôle. Et mignon. Mais bref. Je n'ai pas senti l'étincelle que je recherche depuis que je me suis mis en tête que je ne me mettrais en couple que lorsque je la trouverai. Peut être jamais. Peut être un mythe de jeunesse, mais bon, j'ai l'impression d'avoir vraiment ressenti quelque chose de spécial quand j'ai rencontré Jeremy, mon ex de quatre ans. Même si c'était virtuel, j'ai bien ressenti une alchimie particulière (celle qui fait que nous sommes plus que des exs, c'est pourquoi j'ai toujours une bonne relation avec lui aujourd'hui).
En tout cas, j'ai décidé de changé de style de mec, pour mon bien.
Ce soir, j'étais au tournage du nouveau talk-show d'Alessandra Sublet, avec Nicolas Bedos. Jusqu'ici, j'étais plutôt insensible à ce personnage. En sortant du plateau, je me suis dit que c'était typiquement le genre de mecs pour qui je craquais, voire dont je tombais amoureuse : instable, torturé, cultivé, intelligent, pianiste. En somme, un "bad boy à fêlures" comme j'aime les appeler. Je pensais que ça m'était passé, que j'étais vaccinée avec ce mec avec qui je suis plus ou moins sortie au mois de mai (sur qui j'ai d'ailleurs fait un article mais j'ai la flemme de le linker). Cela dit, au fond, je continue de me demander si je serai capable d'aimer un mec dit "bien", quelqu'un qui prendrait soin de moi et qui serait bien dans sa peau. Genre pas un égoïste narcissique à l'air arrogant. Celui que je vois en ce moment (depuis cinq mois, à vrai dire) est comme ça. Je vous l'ai déjà assez raconté, mais il est vraiment adorable et gentil. Et pourtant, quoiqu'en disent mes amis, je suis quasiment sûre que je n'en tomberai jamais amoureuse, et j'ignore pourquoi. Il aurait été bien pour moi, tout comme mon ex de cet été (un article lui est également consacré).
Je ne me comprends pas trop. Moi qui suis d'une rationnalité presque énervante, je n'arrive pas à me persuader de mépriser ces hommes qui ne me rendront jamais heureuse.
9 févr. 2014
YOLO mode : epic
Bon, il vient de m’arriver un truc que je trouve assez ouf.
J’allais au ciné. On m’annonce que la séance est complète,
bon. J’erre vers Beaubourg en me demandant si j’allais voir l’Île des
Miam-nimaux à la place de Tel Père Tel Fils. Je croise le regard d’un mec
pendant que je marchais. Tac tac tac. Oh mon dieu, c’est lui qui est derrière
moi. « Excuse-moi. »
Je me retourne. Il commence à me parler, apparemment pas
très à l’aise. « Euh. Tu vas, euh, à la bibli ? » Je réponds,
gênée aussi. Habituellement, je suis une fille assez difficile à déstabiliser
et je perds rarement mon assurance. Ici, elle s’était cassée à Ouagadougou. On
est dimanche, je suis seule et je comptais me plonger dans une salle obscure :
je n’étais ni bien habillée ni maquillée. Pas la bonne parure pour jouer à la
femme fatale. La discussion est courte mais ridicule, j’essaie de répondre
posément tandis qu’il bégaie pour me dire qu’il me trouve adorable. Merci.
« Bon bah, je te souhaite une bonne journée. » Je
repars. Je fais 20m. Putain, merde. En quittant les sites de rencontres, n’est-ce
pas l’imprévisibilité des rencontres que je cherchais ? Je décide de
rebrousser chemin afin de lui proposer, je sais pas, un café par exemple, vu
que je n’allais plus au cinéma.
Il a disparu. LES BOULES. Je commence à dramatiser, comme à
mon habitude : j’ai raté l’homme de ma vie. Pendant que j’appelle mes
potes pour leur faire part de mon désarroi, il réapparaît, cette fois
accompagné de trois de ses amis. PUTAIN, JE FAIS QUOI.
Comme on dit, je me suis dit « YOLO ». J’ai rien à
perdre et il se peut qu’on ne se recroise jamais. Je n’avais pas de papier sur
moi, je prends mon bouquin, j’arrache la dernière page et je note mon numéro
ainsi que mon prénom. On inspire, on expire. Je lui cours après, lui prie de m’excuser,
lui donne le papier et repart, sans un mot. Si vous aviez vu la gueule de ses
potes, putain. Ils étaient dans le WTF total.
J’ignore si je suis passée pour une bolosse timide ou pour
une fille mystérieuse qui a des couilles, mais au moins je l’ai fait. J’ignore
aussi si j’ai envie qu’il me recontacte. J’ai pas envie de m’apercevoir que c’est
un con. Le désavantage des rencontres spontanées : pas de pré-sélection.
Impossible de checker ses goûts et ses centres d’intérêts avant de donner mon
numéro. J’espère qu’il sera cool.
28 janv. 2014
BISOUS CALINS
Je voulais écrire un article pour marquer ce moment de ma vie où un mec me respecte.
C'est con mais priceless.
Je suis vraiment bien dans ma relation avec Lucas. Samedi dernier, j'ai passé la soirée avec lui et ses amis, à qui il n'a pas cherché à cacher le fait qu'on avait une liaison. Ni à sa mère, ni à son ex. A personne, en fait. Je crois que ça me gênait jusqu'à aujourd'hui, avant que je me rende compte que ça me posait "problème" parce qu'il me respectait trop par rapport à ce que je devrais être pour lui (à savoir, une amie/partenaire sexuelle), et non sa copine. En fait, je voyais un problème là où il n'y en avait pas. Je stressais à l'idée qu'on puisse devenir un couple. Ce soir, je me suis par ailleurs rendue compte que je ne dissocie pas encore l'idée de couple de mon ancienne relation (traumatisante, blessante, contraignante). En fait, rien mis à part la pression sociale nous oblige à nous définir. On est plus que partenaires sexuels, moins qu'un couple. Voire mieux.
En fait, je pensais qu'il avait dit à ses amis qu'on était potes, avant qu'il ne m'embrasse, etc. Enfin, qu'il s'affiche avec moi dans la sphère publique, présentant une relation qui allait au delà de l'amitié. Je lui en ai parlé. Il m'a répondu "ça me gêne pas qu'on pense qu'on est ensemble". Ah. Bah en fait, moi non plus. Mais bon : émotion. J'ai pas le souvenir d'avoir connu un mec à qui ça ne dérangeait pas de s'afficher avec moi (c'est atroce, je sais). Mon ex de quatre ans avait pour habitude de m'isoler de son cercle social puisque j'étais une folle (n'est-ce pas ?), mon sexfriend d'avant me mettait à la porte à 7h du mat avant que sa soeur ne tombe sur moi tandis que le Tyler Durden dont j'ai déjà parlé me repoussait en public, ne supportant pas qu'on reste "collés" (ndlr. Je ne suis pas une fille collante du tout). Quant à mon ex de cet été, nous ne sommes pas restés assez longtemps ensemble pour que je rencontre réellement son cercle social, mais bon, je pense qu'il aurait été correct malgré tout. Mais plus par principe. Genre "parce que c'est ma copine". Vous voyez la nuance ? Alors que là, c'est juste que vu qu'on est un peu plus que sexfriends, y'a pas de raison pour qu'on le cache.
Quoiqu'il en soit, il faut absolument que je note ses attentions. Comme ça, plus tard, je pourrai me rappeler de la façon dont je peux être traitée (au mieux) : il m'a fait de vrais oeufs brouillés qui mettent 3h à être faits (perso, j'ai toujours mangé des omelettes déchiquetées en pensant manger des oeufs brouillés), me fait systématiquement mon bol de smacks trésor, m'a demandé si les affaires qui traînent de son ex me gênaient (et que dans le cas contraire, il pouvait s'en débarasser), prend un peu de temps pour me voir à l'improviste et me consoler de mon échec (oral d'histoire, trop foiré, laissez tomber) ou encore me demande simplement si je suis bien installée, assise sur son lit. Trop bizarre.
Au fur et à mesure que je gagne en expérience, je suis toujours surprise de voir à quel point un garçon peut être attentionné, et ça me refait toujours penser à la façon dont j'ai enduré quatre ans de relations sans un geste de ce genre.
Ma vie a atteint un équilibre quasi-parfait, ça y est !!!
PS : Je ne confonds pas attention et respect (même si les deux sont liés) mais j'ai la flemme de développer sur le respect.
AH OUI et je voulais aussi rajouter que ça me fait du bien de me rendre compte que les rapports de séduction ne sont finalement pas exclusivement basés sur des rapports de domination comme je l'ai pensé très fort au printemps dernier.
C'est con mais priceless.
Je suis vraiment bien dans ma relation avec Lucas. Samedi dernier, j'ai passé la soirée avec lui et ses amis, à qui il n'a pas cherché à cacher le fait qu'on avait une liaison. Ni à sa mère, ni à son ex. A personne, en fait. Je crois que ça me gênait jusqu'à aujourd'hui, avant que je me rende compte que ça me posait "problème" parce qu'il me respectait trop par rapport à ce que je devrais être pour lui (à savoir, une amie/partenaire sexuelle), et non sa copine. En fait, je voyais un problème là où il n'y en avait pas. Je stressais à l'idée qu'on puisse devenir un couple. Ce soir, je me suis par ailleurs rendue compte que je ne dissocie pas encore l'idée de couple de mon ancienne relation (traumatisante, blessante, contraignante). En fait, rien mis à part la pression sociale nous oblige à nous définir. On est plus que partenaires sexuels, moins qu'un couple. Voire mieux.
En fait, je pensais qu'il avait dit à ses amis qu'on était potes, avant qu'il ne m'embrasse, etc. Enfin, qu'il s'affiche avec moi dans la sphère publique, présentant une relation qui allait au delà de l'amitié. Je lui en ai parlé. Il m'a répondu "ça me gêne pas qu'on pense qu'on est ensemble". Ah. Bah en fait, moi non plus. Mais bon : émotion. J'ai pas le souvenir d'avoir connu un mec à qui ça ne dérangeait pas de s'afficher avec moi (c'est atroce, je sais). Mon ex de quatre ans avait pour habitude de m'isoler de son cercle social puisque j'étais une folle (n'est-ce pas ?), mon sexfriend d'avant me mettait à la porte à 7h du mat avant que sa soeur ne tombe sur moi tandis que le Tyler Durden dont j'ai déjà parlé me repoussait en public, ne supportant pas qu'on reste "collés" (ndlr. Je ne suis pas une fille collante du tout). Quant à mon ex de cet été, nous ne sommes pas restés assez longtemps ensemble pour que je rencontre réellement son cercle social, mais bon, je pense qu'il aurait été correct malgré tout. Mais plus par principe. Genre "parce que c'est ma copine". Vous voyez la nuance ? Alors que là, c'est juste que vu qu'on est un peu plus que sexfriends, y'a pas de raison pour qu'on le cache.
Quoiqu'il en soit, il faut absolument que je note ses attentions. Comme ça, plus tard, je pourrai me rappeler de la façon dont je peux être traitée (au mieux) : il m'a fait de vrais oeufs brouillés qui mettent 3h à être faits (perso, j'ai toujours mangé des omelettes déchiquetées en pensant manger des oeufs brouillés), me fait systématiquement mon bol de smacks trésor, m'a demandé si les affaires qui traînent de son ex me gênaient (et que dans le cas contraire, il pouvait s'en débarasser), prend un peu de temps pour me voir à l'improviste et me consoler de mon échec (oral d'histoire, trop foiré, laissez tomber) ou encore me demande simplement si je suis bien installée, assise sur son lit. Trop bizarre.
Au fur et à mesure que je gagne en expérience, je suis toujours surprise de voir à quel point un garçon peut être attentionné, et ça me refait toujours penser à la façon dont j'ai enduré quatre ans de relations sans un geste de ce genre.
Ma vie a atteint un équilibre quasi-parfait, ça y est !!!
PS : Je ne confonds pas attention et respect (même si les deux sont liés) mais j'ai la flemme de développer sur le respect.
AH OUI et je voulais aussi rajouter que ça me fait du bien de me rendre compte que les rapports de séduction ne sont finalement pas exclusivement basés sur des rapports de domination comme je l'ai pensé très fort au printemps dernier.
29 déc. 2013
"We accept the love we think we deserve"
Aujourd'hui, c'est approximativement l'anniversaire de ma rupture, à un jour près, je ne m'en souviens plus très bien.
Je pense que l'année qui vient de s'écouler est la plus riche que j'ai vécu jusqu'ici, dans ma vie.
Aujourd'hui, j'ai pleuré dans mon lit. Je me suis remémoré la relation que j'avais avec Jeremy. J'ai l'habitude de la considérer comme un souvenir lointain. Psychologiquement, cela fait vingt ans que j'en suis sortie. Aujourd'hui, cette blessure n'a jamais été aussi vive. Etant en excellents termes avec lui, je lui en ai parlé. Terrain glissant. A chaque fois qu'on aborde notre relation, il se sent toujours obligé d'affirmer que de toute façon, tout était de ma faute, d'une façon ou d'une autre. A propos de sa relation actuelle, il déclare même : "Dans cinq jours, ça va faire un an et zero problème". Ca me met dans un état indescriptible : 1) Le mec s'est remis en couple une semaine après m'avoir quitté, après 4 ans de relation. 2) Ce n'est pas de ma faute. CE N'EST PAS DE MA FAUTE. Il met la responsabilité de l'échec sur mon attitude, mais il ne s'est jamais dit que mon attitude était liée à son égoïsme, sa lâcheté et son instabilité. 3) Comment ai-je pu rester autant de temps avec quelqu'un qui ne me méritait pas ?
Même lui le reconnait. Dans ses heures d'ébriété, il m'appelle et pleure : "tu m'as tout donné alors que je méritais rien". Il fait semblant de ne pas s'en souvenir le lendemain. Je sais que ses démons le rattrapent quand il se relâche. Quand il n'a plus la force de faire l'effort d'être dans le déni. Aujourd'hui, même les garçons de passage me traitent mieux que lui. Celui d'en ce moment me propose de l'accompagner faire les courses de Noël, m'emmène aux resto "qu'il faut trop qu'on teste !" et me prépare mon petit déjeuner, même si ce n'est qu'un bol de smacks trésor avec du lait. Ca peut paraître futile, mais ce genre d'attentions correspond à un enthousiasme lié au plaisir de ma compagnie, c'est à dire quelque chose que mon ex n'a jamais exprimé. Je n'ai aucun souvenir de lui exprimant le désir de faire quelque chose de spécial avec moi. Le max, c'était ptet l'accompagner acheter du pain. Tout ce qu'on a vécu durant notre relation, tous les lieux qu'on a visité, toutes les activités qu'on a pu faire, venaient de mon initiative. Et je ne m'en suis jamais rendue compte, parce que j'étais dans l'illusion de la première année de la relation où on ne faisait que manifester l'envie de construire quelque chose ensemble. Envie qui s'est en réalité rapidement dissipée sans que je ne m'en aperçoive. Faut tilter quand même : mes plans fesses me traitent et considèrent mieux que mon ex de 4 ans.
Plein de gens pensent que c'est une chance pour moi d'avoir eu une relation de longue durée si jeune (15-19 ans). Pourtant, plus j'y repense, plus je regrette. Je pense que je conserverai des séquelles psychologiques à vie. Seuls ceux qui m'ont lue pendant cette période peuvent avoir l'idée de la souffrance que je ressentais en permanence. Une relation pénible que je m'en veux d'avoir vécu, parce qu'elle m'a dégradée et affaibli, et surtout parce que j'ai accordé la plus grande importance du monde à quelqu'un qui ne me considérait pas bien.
Il y a un an, je suis sortie (ou disons qu'il m'a expulsé) de la relation dévastée. En miettes. Littéralement, une grosse merde. Aucune confiance, aucun avenir, aucune perspective, aucun secours. Je ne savais plus quoi faire de mon existence, alors j'ai décidé de vivre, de casser les barrières que j'avais planté pour éviter la décadence. Ladite décadence est ce qui m'a ressuscitée. J'ai annihilé mes peurs et mes appréhensions. J'ai commencé par retrouver mon pouvoir de séduction avec quelques mois de relation "de passage" avec wannabe énarque, puis j'ai enchaîné avec tellement d'autres mecs que mes potes leur attribuent des surnoms pour pas se perdre dans les prénoms. J'ai continué en bravant mes peurs de la nuit et de la fête. Ce monde de superficialités est devenu monde d'enivrements. Cette année, j'étais à la reconquête de moi même. Durant l'adolescence, là où on se construit, je m'étais perdue en route. Maintenant, mes anciennes connaissances m'acceptent ou me désapprouvent, ça ne changera rien à mon identité. Elle est quelque chose qui s'est naturellement mais très rapidement bâtie et je la revendique. Je n'ai plus peur d'être ce que je suis ou qu'on me fasse du mal. Je n'ai plus honte d'être ce que je suis, parce que sortie de cette relaiton, personne n'a le pouvoir de me rabaisser ni de m'humilier en reportant ses propres erreurs sur moi.
Je suis plus heureuse comme ça, sans attaches. Pas que je consomme les hommes ou que je bois comme un trou, non. Je me considère plutôt comme hédoniste. J'ai fait des rencontres très intéressantes, j'ai lié de nouvelles amitiés (tout en conservant les meilleures de ma vie d'avant) et j'ai mangé sans retenue. Ah oui, avant j'étais en régime en permanence dans l'idée de rester désirable. Aujourd'hui, j'ai arrêté de me restreindre inutilement, je vais au restaurant dès que l'occasion se présente et d'après les archives de ma messagerie, je n'ai jamais été aussi désirable. Pire : bien dans ma peau.
Pourtant, la pensée de moi-même m'acceptant dans l'humiliation, la soumission et la violence des mensonges me tue. Je n'arrive pas à accepter mon passé, ni à accepter ma décision de rester avec lui alors que notre relation, quelqu'en soient les apparences, n'étaient que tumultes et mensonges. C'est le seul point que je n'arrive pas à régler.
2 déc. 2013
This is what makes us girls
Bon, le lendemain de mon départ d'Adopteunmec, j'ai installé Tinder, la nouvelle appli de rencontres géolocalisées, un peu hype. J'ai tout de suite rencontré ce mec du Celsa (enfin ancien de l'école). Je venais de recevoir mes résultats au concours. 16 à l'écrit, 7 à l'oral. Je savais plus trop quoi penser de moi même. Il a proposé qu'on se voit, peut être pour en parler. Ou juste pour que les grands esprits se rencontrent. Je le stalke sur Google : peut être très utile à mon réseau professionnel. En plus, il a plutôt l'air très très beau.
Parfait.
A la sortie du métro, je le reconnais à peine, il ne dégage pas la même chose que sur ses photos. Pixellisé, il fait plutôt beau gosse roméo. En vrai, plutôt un peu intello, un peu timide, mais tout de même pas à jeter, au contraire. Il m'a acheté mes bières préférées et du bon vin blanc. Une gamecube, et je suis heureuse. Doucement, il se rapproche. Je crois que je lui plais beaucoup. Aucune considération de ma part, ni une caresse ni un regard. Je réfléchis. Il faut que je sache ce que je suis en train de faire. Je ne veux rien regretter. Je n'y avais pas pensé, il avait l'air trop innocent pour imaginer cette configuration. Je sais qu'on ne se reverra probablement pas. Arrivé à un stade, je le repousse. Il me demande si je veux qu'il aille dormir sur le canapé. "Tu joues avec le feu là, meuf" j'me dis. Je cède, car comme on dit, "YOLO". C'était pas trop raisonnable, mais mon corps réclamait ses baisers. S'en suit une nuit de volupté comme je n'ai pas vécu depuis longtemps (en supposant que j'aie déjà vécu un truc pareil, ce dont je ne suis pas sûre).
Au milieu de la nuit, le cul vissé sur la cuvette, pendant que je pissais, je me demandais "et demain ?". Demain est un autre jour. Au réveil, j'ai mangé une tranche de brioche, j'ai fumé une cigarette et je suis partie. J'ai donné mon corps, je l'ai repris et je suis partie, sans me retourner, ni même envoyer un SMS. Dans le métro, je m'aperçois que je n'ai jamais connu une évolution personnelle aussi rapide. En bientôt un an, j'ai atteint un niveau d'indépendance impressionnant. De phobique de l'abandon / dépendante affective, je suis passée à la meuf capable de passer la nuit une nuit intense et magique avec un inconnu et de repartir l'air de rien. J'ignore cependant si je suis plus heureuse comme ça. Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, plus personne n'est essentiel à ma vie. Absolument personne n'a assez de pouvoir pour me faire du mal, ou même me bouleverser. C'est quelque chose dont je suis fière. Maintenant, il ne reste plus qu'à regagner mon humanité. Voilà, c'est la première fois que je me suis livrée à un quelqu'un que je ne reverrai pas. Je me suis dit qu'il fallait archiver ça.
25 nov. 2013
Lighthouse
Bon.
Ma grand mère est morte. Je suis en train de déménager. C'est la première fois de ma vie. Et surtout : je quitte Paris. Bon, d'accord, je vais pas non plus dans la campagne et je suis toujours desservie par le métro, mais dans le principe, je ne serai plus parisienne, alors que c'est un des adjectifs qui ressort le plus quand on veut me qualifier. Concernant le décès, je le vis plutôt bien. Cela faisait des années qu'elle était malade (j'étais encore sur skyblog, vous imaginez ?) et quelques mois qu'elle vit à l'hôpital. Je me suis habituée à son absence (nb : pour ceux qui n'ont pas suivi mon histoire, c'est avec elle que j'ai toujours vécu, elle qui m'a élevé). Le plus dur dans l'histoire, c'est de supporter le reste de ma famille. Ma mère ne m'a jamais autant cassé les couilles et plus le temps passe, plus je nie le lien de parenté que nous sommes supposées avoir. Jamais je ne me suis sentie aussi éloignée de quelqu'un. Spirituellement parlant, je veux dire. Quant à mon oncle, voilà hein. Je n'en avais jamais parlé jusqu'ici parce qu'il est l'individu qui me débecte le plus dans mon entourage. A titre illustratif, dernièrement, il m'a sorti la phrase suivante : "on a jamais rien dans ma vie si on est honnête". Voilà.
Sinon, ce soir j'ai maté The Holiday. Le film était un peu pourri mais nouveau déclic : je recrois (ou j'ai envie de recroire) à l'amour inopiné. Par conséquent, après des mois d'errance sur Adopteunmec.com et une quinzaine voire vingtaine de rencontres, j'ai enfin réussi à quitter le site. C'est fou comme c'est addictif. J'en ai assez des rencontres calculées. Je dois apprendre à être seule ("seule" étant un mot pour qualifier le fait de n'avoir personne dans le viseur), même si je fréquente toujours Lucas (voir articles précédents). Notre relation me suffit pour le moment : un truc stable, qui ne demande aucun engagement, et surtout, aucune attentes particulières. On se voit, on va au ciné, prendre des verres, parfois sans passer la nuit ensemble. Sa compagnie m'est agréable et je suis heureuse de ne pas avoir d'obligations à remplir (quotas de rdv par semaine, par exemple). Voilà.
Concernant l'école, je me suis rendue compte que je m'épanouissais pas mal. LIMITE l'impression de bosser chez Google. C'est fou comme le cadre matériel des études peut peser sur le moral. Le fait d'arriver dans de grands bâtiments propres, d'avoir un bar à salades pour le déjeuner (et non plus des kebabs), une salle de sport, des espaces de coworking, une émission tv étudiante diffusée en continu sur un énorme écran à l'entrée, des poufs dans la bibli, des espaces détente et tout... Ca me change vraiment de Paris 8. Je réalisais pas d'à quel point étudier dans des locaux vétustes remplis de graffitis révolutionnaires pouvait influer sur mon bien-être. Niveau cours, j'ai énormément de travail, mais je me débrouille pour le moment. Cela dit, je regrette que ce soit aussi académique. Je ne trouve pas qu'on nous pousse à réfléchir au monde de demain, qu'il s'agit d'un deuxième niveau de pensée que nous devons creuser par nous-mêmes. C'est faisable, mais compliqué. Puis ça crée un fossée entre ceux qui le font, et ceux qui ne le font pas. Je trouve ça naze. Voilà.
Aussi, je vous poste le soundcloud du groupe de mon ex :) Il m'a aidé à monter ma bibli cet aprem, je vais lui apporter des écoutes s'il y a toujours quelqu'un qui me lit ici.
3 nov. 2013
Hyper reality
Hier soir, on a mis les choses au clair : on ne sera jamais ensemble. Avant d'en discuter, je me rendais pas compte d'à quel point ça me pesait depuis deux semaines, depuis qu'il avait proposé qu'on se voit sans forcément baiser. Je ne voyais pas où il voulait en venir et mes potes me suggérait l'idée du couple. Je ne voulais pas y réfléchir, je souhaitais juste faire abstraction de ça. J'ai commencé par lui demander pourquoi il était distant en ce moment, et j'ai expliqué pourquoi moi aussi je l'étais. Il flippait que je me fasse des films et que je finisse par vouloir qu'on sorte ensemble. Pareil de mon côté. On rit. J'aime beaucoup sa compagnie, je n'ai rien à lui reprocher. On s'entend bien, mais pas assez pour être ensemble. D'un côté, je me pose des questions sur ma nouvelle peur de l'engagement (moi, la meuf la plus needy du monde, ne veut plus qu'un mec me rende de comptes ?!). De l'autre, je me dis que la prochaine fois que je me mets avec mec, c'est parce que c'est le coup de foudre, le feeling de ouf, la complicité de taré. Je sais pas quand ça arrivera, mais en attendant, je ne m'empêche pas d'en fréquenter d'autres (sans parler d'aventures sans lendemain hein, not my style). Je me remets aussi en question sur cette situation. On m'a fait remarqué que c'était pas très cool de voir des gens "en attendant mieux". Je ne vois pas le problème. Pour moi, je fais juste ce dont j'ai envie, je vois pas pourquoi je me priverais si j'ai des opportunités qui s'offrent à moi (à savoir des éphèbes cultivés et gentils). Mais bon. Ouais. Je sais pas.
J'ai l'impression que plus le temps passe, plus je perds de ma sensibilité, de ce qui m'anime habituellement. Récemment, une amie a décidé de couper les ponts avec moi, me jugeant trop égocentrique. Cela me fait de la peine, mais ça ne m'atteint quasiment pas. Voire pas du tout. Je me dis qu'elle fait ce qu'elle veut et que c'est la vie. Ca me manque un peu, ce temps que je passais à pleurnicher pour un rien, à être affectée au moindre truc. Et même, à la fac, parfois ma sérénité dans certaines situations (où je me serais transformée en Hulk) choque ma pote. Plus rien ne m'atteint. Plus personne n'est essentiel à ma vie. Ma capacité à m'attacher reste encore à prouver.
En quelques mois, je crois que je suis devenue l'exacte opposée de moi-même. Je suis plus trop qui je suis et où j'en suis, je n'arrive pas à caler mes envies profondes avec mes envies officielles. Je me sens plus femme qu'avant, déjà.
18 oct. 2013
Ma mère trouve que je m'habille de façon trop provocante.
Mon meilleur ami vient de se mettre en couple. En en parlant, je me rends compte qu'il est beaucoup plus sentimental que moi. En quelques mois, je suis passée d'une sensiblerie pleurnicharde à un bouclier émotionnel qui m'inquiète aujourd'hui. J'ai peur de ne plus pouvoir m'attacher, j'ai peur de l'engagement, qu'il soit émotionnel, social, ou que sais-je encore. J'ai peur d'être prise dans une relation contre mon gré. Du coup, je ne sais même pas si l'amour est toujours dans mes capacités. Je me rends toujours pas compte du fait que je sois déjà sortie avec un mec (celui dans le motion design), croire que c'est cool, que je le kiffe et tout, alors que j'en ai strictement rien à faire. De ce mec qui avait, selon ses dires, des sentiments pour moi. Je sais plus quoi faire de moi. J'en ai marre d'entendre les "tkt, il te faut juste trouver le bon". Comment je sais qui est le bon si je suis pas capable d'investir ne serait-ce qu'une pointe d'émotions dans les relations que j'ai ? Je veux dire qu'au final, à part le divertissement, je vois pas ce que ça m'apporte de fréquenter ces gars. Est-ce que je me sens plus heureuse avec ? Est-ce que je peux même m'en passer ? Est-ce que je suis capable de rester seule ? Je crois pas, je sais pas. Si je pouvais, je ne butinerais pas ainsi depuis plusieurs mois. Je dois me recentrer, arrêter de me trouver de bouche trous en attendant mon graal. D'un autre côté, ne pas souffrir, ne plus rien sentir, c'est pas ce que je voulais il y a un ou deux ans ? J'y suis arrivée. Moi qui vivait les choses trop intensément, aujourd'hui, je regrette ces moments où je me sentais en vie.
3 oct. 2013
Vie sentimentale : état des lieux
Bon. J'écris pas aussi régulièrement que je le souhaiterais. Je ne dispose plus de cette absence de pudeur qui faisait que je pouvais raconter n'importe quoi en toute inconscience. Mais bon, aujourd'hui je me dis que vu mon énorme break, plus personne ne me lit vraiment alors bon, libérons les démons.
Pour changer de mon kikoololisme qui a fait la réputation de mon blog, je voudrais parler de ma vie sentimentale. C'est un peu et toujours un énorme chaos. A chaque fois que j'ai un truc avec un mec, je me dis que je vais l'écrire ici pour me souvenir de la rencontre avec le père de mes enfants mais j'y renonce parce que je sais très bien qu'il ne sera pas le père de mes enfants. Vous l'aurez compris, depuis janvier, j'enchaîne les amourettes à deux balles, qui m'ont plus ou moins marquée. Je me suis découvert beaucoup moins sensible, sentimentale que je ne le pensais. Alors comme ça, je peux sortir avec un mec et ne rien en avoir à foutre de sa gueule ? On ne me connaissait pas comme ça, et pourtant, c'est arrivé.
Depuis quelques semaines, j'ai eu un espèce de déclic, je me suis dit que j'arrêterais de fréquenter des mecs juste comme ça et que j'attendrais le graal, l'unique élu, le père de mes enfants, patiemment. Mais bon, la semaine dernière, j'ai quand même rencontré Lucas. Je pense qu'il ne s'intéresse pas assez à moi pour me stalker et trouver mon blog. Je trouve qu'on dirait James Franco en plus mignon. Bon, c'est pas le père de mes enfants (enfin je pense), mais il me rend toute bizarre. Au début de la semaine, il m'a embrassée. Et au lieu de gérer et de faire ma femme fatale as usual, je me suis transformée en petite pucelle rougissante. Je suis une bolosse. Je me déteste lorsque je ne me contrôle pas et que je fais n'importe quoi. Je n'ose même pas soutenir son regard. Du coup, j'ai pas géré le premier baiser, j'avais l'impression que mon coeur allait sortir de ma poitrine et quand il a commencé à m'éteindre, je priais pour pas qu'il le sente. Âge mental : 15 ans. Dans mon souvenir, j'ai eu l'impression de partir en courant. Aujourd'hui, je me sens ridicule et je sais pas quoi faire pour rattraper la situation et reconquérir ma dignité de (wannabe) femme fatale de 20 ans.
Mes dix mois de butinage sont vains. Parfois, je me demande si je peux vraiment prendre de bonnes décisions concernant ma propre vie.
16 août 2013
La fin
Bon bah voilà, notre histoire a pris fin ce soir. C'est loin des drames que je connais d'habitude. C'est juste l'issue d'un ressenti que j'avais aussi. J'avais l'impression que je ne tomberai jamais amoureuse de lui, il le voyait comme une distance, un manque de fusion nécessaire à sa vision du couple. Apparemment, notre relation est davantage faite pour une bonne amitié qu'une relation sentimentale. Je le pensais plus ou moins, sans trop oser poster à ce propos, de peur qu'il cherche et découvre mon blog (on lui a dit que je parlais de lui lors d'une réunion entre bloggueurs).
En fait je me sens mal de ne pas être tombée amoureuse d'un mec aussi génial et gentil que lui. Message à moi même : ce n'est pas une raison pour recraquer sur les bad boys.
Voilà, je marque cet événement par cet article.
En fait je me sens mal de ne pas être tombée amoureuse d'un mec aussi génial et gentil que lui. Message à moi même : ce n'est pas une raison pour recraquer sur les bad boys.
Voilà, je marque cet événement par cet article.
6 août 2013
Rencontre.
Est-ce que vous faites partie des filles qui savent dès les premières minutes s'il va se passer un truc avec un mec ou pas ? Moi oui. J'ai toujours marché au crush. Avec mon copain, cette fois, c'était différent. Je savais pas grand chose de lui à part qu'il avait 20 piges et qu'il était dans le motion design. Il m'a dit "Passe chez moi, si tu veux" vers 21h, sans trop y croire. On s'était encore jamais vus. J'ai dit "Non mais je vais pas chez les inconnus comme ça, t'es fou" pour finir par m'auto-convaincre et lâcher "OK je pars dans 5 min". Du moi tout craché. Pourtant, il avait pas insisté, il a du dire "Ok, pas de soucis !" et j'ai du me faire un monologue de dix minutes toute seule dans la discussion FB.
Une fois dans le métro, je me suis dit "Ok, et s'il me séquestre ? Ok, et s'il est moche ? Ok, et si c'est Voldemort ?". Je suis sortie de la bouche de métro, je l'ai appelé, j'ai entendu sa voix pour la première fois. Toute douce. Ok, bon, c'était pas Voldemort. Déjà ça de gagné. Puis je vois un mec un peu immense et filiforme. Avec son K-way et tout, je sais pas... Je trouvais qu'il avait l'air sorti d'un film indie britannique. Pas mon genre. On va chez lui, on discute, le courant passe plutôt, mais pas de "OH MON DIEU NOEMIE* C'EST COMME S'IL AVAIT TOUJOURS ETE EN MOI" (enculé, si tu lis ces lignes, je parle bien de toi).
Suite à des problèmes indépendants de ma volonté (problèmes de métro qui m'empêchent d'avoir ma correspondance à temps, déficit financier ne me permettant pas de traverser Paris en taxi et les limites de mes capacités de survie en noctilien en semaine), je suis restée dormir chez lui. "Les coups d'un soir et les plans cul, c'est pas mon truc hein", je précise. "J'ai bien compris, t'en fais pas". Il m'embrasse quand même. Enfin ! J'ai attendu toute la nuit pour qu'il le fasse. J'étais pas vraiment sûre de lui plaire pour le faire moi même. Et quand il l'a fait, je me suis aperçue que c'était le premier mec qui m'embrassait spontanément. On m'avait toujours demandé subtilement mon autorisation avant. No balls.
Enfin bref. Quelque chose chez lui m'avait touché. Je sais toujours pas quoi. Je le trouve mignon et attendrissant. C'est marrant parce que je lui avais parlé de ça, genre je lui ai dis que c'était pas mon genre habituel (à savoir les mecs métisses, passionnés et bad boy qui me chient à la gueule). Apparemment c'est réciproque. "Euh bah j'te signale qu'avant, j'avais jamais vanté les capacités intellectuelles de ma copine à ma mère". Ah ouais, et il les aime aussi fines et brune aux yeux verts. La réalité et nos idéaux sont un peu dépareillés pour le coup. Mais c'est pas grave, notre histoire est quand même cool.
*Le prénom de ma meilleure amie
5 août 2013
Ca fait quelques jours que je commence à me poser des questions. Tout plein de questions qui m'empêchent de dormir. Et si je ne pouvais plus jamais être heureuse de la vie ? C'est con à penser mais bon, je ne me suis toujours pas habituée au combo avoir un copain/être sereine. Je recommence à être angoissée, mais plus pour les mêmes raisons. Au début, on doute, on se demande pourquoi un mec si bien est avec nous. Après tout, qu'est-ce qu'il peut me trouver ? "Je suis bien avec toi. Après, je sais pas, je me pose pas la question, et j'ai pas envie de te dire n'importe quoi pour te vendre du rêve qui serait du vent". Très bien. Son honnêteté me désarme, mais elle me donne aussi l'impression que je suis pas la femme de sa vie. Pour la première fois, je me retrouve vraiment en face de la réalité sentimentale : un mec qui dit franchement ce qu'il pense. Je sais pas comment réagir. J'ai l'habitude qu'on soit (ou du moins qu'on prétende être) fou de moi, qu'on me fasse passer pour la meuf salvatrice et tout. Rien de ça. Pour lui, je suis une fille avec qui il est bien, point.
Je suis consciente qu'il s'agit d'auto-torture gratuite mais ça commence à me titiller, le fait de me dire que j'ai trouvé un mec parfait sous toute couture et que ce sera peut être pas le grand amour. Du coup, je me sens vraiment con, à commencer à imaginer que je suis condamnée à vivre de brutales passions pour être un tant soit peu réellement heureuse (ou pour le coup, trouver que des connards beaux-parleurs, ce qui n'a aucun sens en soit).
Je sais pas. Je me demande pourquoi les choses sentimentales sont aussi compliquées.
24 juil. 2013
To insanity
Pendant l'arrêt du blog, il m'est arrivé un tas de trucs mais j'ai particulièrement envie d'archiver un souvenir qui date de deux mois. Une histoire d'amour. Comme ça, je pourrais me rappeler que pendant un mois, j'ai vécu une love story comme dans mon imaginaire de préado qui lisaient trop de romans pour préado (ou dans l'imaginaire de toutes les meufs qui ont trop maté The Notebook)
Il avait les cheveux noirs ondulés et un beau sourire. C'était un mauvais garçon. Moi j'le trouvais terriblement beau mais pour mon meilleur ami, c'était qu'un "BG mécheux" qui fait rêver que les collégiennes (il ne me l'a dit qu'après pour pas me vexer).
Dès la rencontre, il s'est passé un truc proche du coup de foudre. C'était comme s'il avait toujours existé dans un coin de ma tête, genre c'était un peu mon idéal de mec quand j'étais plus jeune. En plus il était fan d'Harry Potter. On se comportait comme si on se connaissait depuis des années. Je ne m'attendais pas trop à ça.
Bref, donc on s'est revus, blablabla. Et toute notre relation était digne d'une série. Et ça plaisait à la petite minette de merde que j'étais (et que je suis sans doute toujours) : il est le genre de mec à mordiller sa lèvre inférieure en souriant avant de m'embrasser fougueusement. Même la toute première fois ressemble à un film : dans une cuisine, à une soirée à laquelle je l'avais emmené. Il me fixait avec ses yeux noisettes trop beaux avant de déclarer "J'ai envie de t'embrasser". J'lui ai répondu "Bah t'as pas les couilles ?" et bim, baiser hollywoodien sur le plan de travail. Il maîtrisait vraiment l'art de faire rêver les kikoos.
C'était un mec rebelle et passionnel. Genre imdomptable, le gars. Pas tout à fait mentalement stable et sain, mais je craquais tellement pour les mecs torturés, à l'époque... Enfin bref, à force de rejouer les scènes les plus clichés qu'on peut trouver dans les séries de préados, je m'y croyais : j'allais vivre un big love de ouf à base de roulages de pelles sous la pluie, toussa.
Et puis voilà, on s'engueulait aussi tout le temps pour des histoires de jalousie. Un passionnel et une impulsive, c'est pas vraiment le bon combo mais j'y croyais quand même. On s'est mis officiellement ensemble pour de vrai étou et dès le lendemain, silence radio. Depuis, je n'ai jamais su ce qu'il a pensé, si ce qu'on a vécu était sincère et s'il joue tout le temps à ce jeu ou pas avec d'autres nanas. J'avais pleuré pour lui qu'une seule fois suite à une dispute. J'étais chez mon meilleur ami qui m'a servi un chocolat chaud et m'a fait juré que c'était la dernière fois que je pleurais pour un boloss. "Promis wallah !".
En tout cas, connard, si tu lis ces lignes un jour, sache qu'avec le recul, je me rends compte que t'es un des mecs des plus pitoyables qui soit, à te croire au dessus de tous alors que tu fous rien de ta vie. Cette image de bad boy qui encule la société, de pseudo Tyler Durden, en fait, c'est du vent. Et je pense qu'au fond, tu le sais.
Allez, je sors le petit best of de ses conneries pour le souvenir :
"A vrai dire, je me demande de plus en plus ce que tu fous avec moi. Tu as un avenir, des idées concrètes, une culture variée, de l'humour, tu es magnifique, de la conversation, un charisme, un sourire, un objectif. Ca m'a fait peur. De me dire que j'allais encore tout gâcher. "
CONGRATS DUDE !
C'est bon, c'en est fini des mecs passionnels maintenant. Un pote m'a dit que je ne pouvais pas vivre de relation saine. Que j'étais destinée à être le souffre-douleur d'un mec (bon, ça m'a énervé, j'ai trouvé ça méchant et j'me suis cassée). Mais j'espère qu'il a tort. Aujourd'hui, je suis avec un mec vraiment trop différent de ce que j'ai connu. Il est posé, calme, gentil, et SURTOUUUUT... Altruiste. J'ai jamais connu de mec altruiste. Avant lui, j'avais une espèce de peur de l'engagement, du couple, mais avec Pierre, je m'étais pas trop posée de question. Ca me fait bizarre de vivre une relation sans angoisse ni inquiétude. Il était grand temps. Je ferai peut être un article sur lui.
16 juin 2012
Amo0oreuz
Aujourd'hui, je l'aime et je suis si heureuse de pouvoir sortir de la salle de bain et le lui dire, ravie qu'il me soit réservé et comblée qu'il m'aime en retour. En dépit de tous ses actes passés, mon amour pour lui, comme vous le savez certainement, n'a jamais failli, même si la haine s'en mêlait.
Il y a chez lui une naïveté enfantine que je trouve assez charmante. Cette innocence rapidement rattrapée par la réalité. Non, les moineaux ne sont pas des bébés pigeons. Mais aussi cette gentillesse, ses "c'est bien parce que je t'aime hein", ses aller-retours de 20 minutes rien que pour me raccompagner au métro depuis trois bonnes années. Cette tolérance, cet amour à toute épreuve, cette indifférence face à mes poils, mes prises de poids et autres accidents plus gênants. Cette capacité à m'aimer toute entière, à m'accepter tel que je suis et à faire valoir le meilleur de moi même.
Il est le moteur de ma vie. Des propos démesurés sans doute, mais ce mouvement se comprend dans la vie quotidienne et non plus dans une idée chimérique qui nous portait tant, quand on s'est rencontré. Aujourd'hui, on ne parle plus d'âme soeur, de femme de sa vie, d'homme de ma vie ou de karma. Aujourd'hui, c'est juste Tanane et Jeremy, c'est tout. Je me risque parfois à parler de "si on habite ensemble" et il laisse régulièrement sa mère parler mariage et enfants, mais le temps des passions est fini. Aujourd'hui, nous vivons dans une relation saine, quasi "normale" et stable. Il n'y a plus d'assiettes qui volent, de portables fracassés ou de pleurs incessants. Je pense qu'on arrive à un stade heureux de notre relation. Sans être dans une euphorie incroyable mais illusoire (qui mène à la perte), je me pense heureuse et espère qu'il l'est tout autant.
A côté de ça, il a aussi une profondeur d'esprit, un côté énigmatique et noir. Une sorte de poker face qui fait que parfois, je ne le reconnais même pas. Et que je ne le comprends pas non plus, et qu'il se referme comme une huître parce que "tu peux pas comprendre". Mais si moi, qui le connaît par coeur, de son grain de beauté sur la fesse jusqu'à son choix de menu au Mcdo, en passant par sa pudeur des pieds (la peau de ses pieds est radicalement différente de celle de ses mollets, c'est vraiment à mourir de rire mais peu de personnes ont l'occasion de voir ses pieds), qui d'autre peut le comprendre ? C'est quelque chose que je regrette assez, mais cette facette m'a toujours attirée chez moi (c'est mon côté loveuse de mec dark vous voyez). Bref. C'est un mec plutôt paradoxal, qui n'aime personne mais qui paraît sociable, qui est populaire mais qui cherche la solitude, de nature optimiste et joviale mais aux idées créatives noires et dérangées... Enfin toujours cette double face qui me séduit bizarrement, alors que c'est plus chelou et instable qu'autre chose.
M'enfin, vous me direz qu'on s'en fout du moment que je l'aime.
(+ Son côté homme à femmes et sa féminité physique [on l'appelle souvent mademoiselle] et évidemment sa coupe asymétrique qui illustre toute son instabilité mentale)
Tout à l'heure je lui ai dis que c'était pas un garçon comme les autres, il m'a dit "fais pas la miss !". Du coup pour décharger tout mon amour, je préfère l'écrire sur mon blog plutôt que de lui dire, pfff.
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