27 févr. 2012

Appeler ophtalmo.

Ca fait bien un mois que j'ai un post it "appeler ophtalmo" qui pourrit dans mon agenda, et que je reporte à chaque semaine. POURQUOI j'appelle pas pour prendre rendez-vous, pour que ce soit ENFIN fait ?

C'est comme si y'avait un démon en moi qui m'empêchait de faire tous ces trucs du style "prendre un rendez-vous". Avant, appeler des inconnus, ça me rendait folle, genre sudation extrême des mains et tout. J'exagère même pas, c'était tellement une angoisse que c'était pareil que si j'allais faire un discours d'investiture devant le monde entier. Bref, je pense que ce stress m'est passé et que je gère un peu mieux les discussions d'ordre administrative, donc je vois pas ce qui m'empêcherait.

Je n'ose même pas fouiller dans mes articles pour chercher depuis quand je vous parle de mon envie de nouvelles lunettes. Franchement, six mois facile quoi. Le temps que je me décide concrètement à appeler, que j'appelle, que j'obtienne un rendez vous, que j'aille au rendez vous, qu'en attendant dans la salle d'attente, mon tour vienne, que je regarde le petit point au bout de l'horizon et que j'aille chez Jimmy Fairly essayer des paires, que je commande la mienne et que je la reçoive, j'aurais pas de lunettes avant disons... 2600.

Je m'exaspère. Parce que d'un côté, je suis quelqu'un d'extrêmement impulsif, qui démarre au quart de tour, je suis du genre à faire les choses le plus rapidement possible (oui je suis l'idole des foules car je me suis toujours avancée dans mon travail scolaire) mais de l'autre côté, quand il s'agit de choses que je devrais faire immédiatement, je ne le fais pas comme appeler ma conseillère banquaire pour avoir ma carte de crédit, ce qui pourrait être très utile, vous pensez pas ?

Bref, tout cet article pour dire que j'en ai marre de moi et que je veux une nouvelle monture couleur écaille brune, plus grosses et qui ne coupent pas mon regard de femme fatale. Pour le moment, j'ai fait une petite sélection de mes préférences, VOTEZ POUR VOTRE CANDIDATE PREFEREE :

Clayton

Yellowstone

Brooklyn (favorite pour le moment)

Difficile de choisir si vous ne connaissez pas ma tête MAIS C'EST PAS GRAVE, en gros, j'ai un visage rond/oval et je suis tchingtchangtchong mais avec des yeux en amandes, des lèvres de fatou et un gros front comme celui ci :


Merci pour vos futurs conseils.

Faut aussi que je m'achète des bottes en fripes, des robes et que j'utilise le DianaF+ que Jeremy m'a offert.

25 févr. 2012

Sous X

Message perso : Edouard, je t'ai répondu ! Et tiens moi au courant par mail steupléééé :D

Aujourd'hui, j'ai reçu le dossier à remplir pour la bourse.

De la paperasse, comme d’habitude. Mais cette fois-ci, un peu plus poussée. Ils demandent de remplir les cases genre « père », je ne mets rien, « beau père », je ne mets rien non plus. C’est là que ça me fait mal. Il me fallait le certificat de décès de mon père. Ma mère m’a rappelé quelque chose que j’avais oublié : je suis une enfant née sous X. Je ne cherche pas à savoir le pourquoi du comment, mais ce qui est sûr, c’est que ça montre que je ne suis pas le fruit d’un quelconque amour. Soit mon père n’a pas voulu me reconnaître, soit ma mère n’a pas voulu qu’il me reconnaisse. Pourquoi n’a-t-on pas voulu que je grandisse dans un milieu sain et stable ? Pire : normal ? Est-ce que c’est trop demander que de réfléchir un minimum et de penser au futur d’un enfant ?

Ca me rappelle la fois où elle m’a dit que si elle avait su ce que je deviendrais, elle aurait avorté. Moi je pense qu’elle aurait du avorter tout court. Comment est-ce qu’on a pu penser que j’aurais pu être heureuse dans cette situation familiale, en grandissant dans un amour factice ? Pourquoi on fait pas passer un test aux gens avant qu’ils ne deviennent parents ? Quand j’y pense, j’ai envie de pleurer. Je suis triste, affligée parce que la normalité je saurais JAMAIS ce que c’est. Avoir un appartement, une chambre, un père, une mère, un frère. Manger ensemble à table, partir en vacances, aller au cinéma en famille. Ce sont des choses que je ne connaîtrai pas jusqu’au jour où je fonderai ma propre famille, avec un homme que j’aime et une situation stable. Pourquoi les gens font des enfants si c’est pour les laisser, se barrer à l’autre bout du monde et refaire une autre famille ? Pourquoi ma mère m’appelle « trésor » et « chérie » alors que de toute ma vie, on est jamais allées au cinéma ensemble, ne serait-ce qu’une fois ? Et pire, pourquoi a-t-elle décidé de refaire la même erreur en accouchant de mon frère ? Je crois avoir entendu une discussion un jour, apparemment c’était pour encourager son père à arrêter l’alcool.

Ca me met hors de moi, c’est quoi ces cons qui s’en foutent de ce que peut être un humain. Je vais pas vous raconter dans quelles conditions matérielles on vit, mais mon frère vit comme un étranger, un visiteur de passage chez moi. Ca me tue qu’il fasse venir ses copains pour avoir un semblant de normalité, alors que chez nous, c’est très loin d’être comme chez les autres. Je n’ai jamais fait venir mes amis chez moi, parce que ce n’est comme chez personne.

Je veux bien que les parents se séparent, c’est normal. Mais ma mère gagne à peine le smic, je n’ai jamais eu de pension alimentaire et de père, j’en ai jamais eu. Alors ça me tue de devoir remplir ces putain de papiers pour me rappeler à quel point ma famille n’en est pas une. Il est inutile d’en parler à ma mère, ça ne fait que m’énerver, que de voir ce tas larvique me balancer des choses telles que « ton père ne t’as pas reconnu » comme si c’était la chose la plus normale qu’il soit.

J’avais commencé à relativiser sur elle, à regretter toutes les choses horribles que j’ai pu dire à son propos, mais finalement, je pense qu’il y a une part d’elle qui relève réellement de la connerie. Qu’est-ce qui lui a pris de faire un enfant si c’était pour le priver consciemment d’un père, d’un foyer structuré, d’une vie normale ? Je sais que ma situation n'est pas la pire. Quand j'vois les enfants de roms, ça m'hallucine. Ils sont enfants, encore un peu insouciant, mais après... ? Ils ne vont pas à l'école par peur de l'expulsion, donc ils sont condamnés à vivre dans la clandestinité, l'illétrisme et la mendicité. Les parents n'en ont donc rien à foutre ou quoi ? Qu'est-ce qu'ils pensent lorsqu'ils couchent ensemble ? "Un bébé, ce sera plus rentable quand on ira mendier" ? C'est pas possible, c'est même pas humain.

Vous ne savez pas comment je vis tous les jours, et je vous le dit : ce n’est pas normal. J’en ai rien à foutre que tout le monde puisse lire ce que j’écris aujourd’hui, qu’ils en tirent des conclusions hâtives, ou que ce sont des choses qu’ils n’ont pas à savoir. Mais je le dis aujourd’hui, pour tout ceux qui me sous-estiment et qui ne savent rien de moi : ce que je suis aujourd’hui, je ne le dois pas à ma famille. Alors toute ma façon d’être, je l’ai développé SEULE en apprenant SEULE en allant voir la normalité ailleurs, que ce soit dans les foyers de mes amis ou à l’école. Je ne dois rien à ma mère, ni à mon père, si ce n’est que du fric et de la bouffe. Alors non, je suis pas la science infuse, mais je n'ai pas honte de dire que je suis fière de la personne que je suis devenue et peu de gens se seraient aussi bien débrouillé. Seulement, je n'y arrive plus. Je suis comme une enfant sauvage qui imite pour s'intégrer, mais je ne me trouve pas. Je suis l'enfant de personne, alors je suis personne. J'aurais beau faire le maximum pour que ma condition familiale soit normale, elle ne l'est pas. Comment alors peut-on fonder une famille si on a qu'une idée abstraite de ce que c'est ? Comment puis-je entrevoir un avenir si mon passé n'existe que par ma construction maladroite ? Je ne sais pas qui je suis parce que la personne que je devrais être n'existe pas, mais celle qui vous écrit n'est que le fruit de mes fantasmes de normalité. Je ne suis qu'une illusion que je me suis donnée.

24 févr. 2012

La sociabilité à la fac

Bon, en fait, je crois que je suis victime, MAIS PAS AU BORD DU GOUFFRE ON S'CALME, d'un problème social qui m'empêche de créer de nouveaux liens durables avec les gens de la fac. Je sais pas pourquoi.

Je parle aux gens et tout mais je n'arrive pas à me faire d'amitiés "durables" genre me trouver quelqu'un avec qui je parle d'autre chose que de cours, avec qui rester tout le temps, etc... J'ai bien des filles sympas avec qui je me mets pour faire des travaux parce qu'on sait qu'on fonctionne bien ensemble, mais je pense que notre lien est davantage lié à notre compatibilité de méthode de travail plutôt qu'à de réels intérêts communs. 

C'est assez chelou parce que d'un côté, je me dis que j'ai pas besoin d'amis pour vivre à la fac, dans la mesure où tout est tellement mouvant que si on est seul, tout le monde s'en foutant de notre vie, genre c'est normal et toléré. Par exemple, manger seul au resto U est commun, même si je ne le fais pas étant donné que je n'ai pas de pause déjeuner dans mon emploi du temps (OF COURSE). En tout cas, jressens plus cette pression sociale qu'il y avait, lorsqu'on se retrouvait seul au lycée, style "han elle a pas d'amis". C'est trop con mais vous savez ce que je veux dire ! Du coup, la solitude est nettement plus vivable. Mais d'un autre côté, je me sens terriblement triste. Mes amies du lycée me manquent. Entre les pétages de câble de l'une et les débordements d'affection de l'autre, j'étais dans un excellent trio au lycée, qui me permettait un certain équilibre pour mon année de première et de terminale. 

En gros, actuellement, je passe ma vie à dire bonjour à 50 personnes dans la journée et pourtant, je n'ai pas d'amis fixes, jcrois que ça participe aussi à mon non-épanouissement dans la fac. J'arrive dans la salle de cours le matin, je finis de lire mon bouquin ou mon journal, le cours commence, je note le cours, à la pause, je pars faire pipi puis je continue mon bouquin, le cours reprend, je note la suite du cours, à la fin je remballe et je change de salle pour mon prochain cours où je réitère le même processus. Des fois je discute avec des gens sympas, mais rien d'approfondi. Le genre de situation où le sujet ne va jamais au delà de la fac.Ca parle du cours, de la bouffe et des profs quoi. 

J'sais pas quoi faire. Et surtout, j'sais pas COMMENT faire. Lorsque la folie m'empare et j'ose parler aux inconnus, ma tête se vide et je ne trouve plus rien à dire. Dans ce cas là, c'est très uber awkward, du coup je fuis. "Je vais aux toilettes", "je vais me chercher à manger", "je vais prendre un café". C'est horrible à vivre, surtout que je pense que je ne véhicule pas l'image que je voudrais renvoyer. Comme lorsque j'essaie d'être bienveillante et de donner des conseils, quand j'y réfléchis, ça fait plus la meuf prétentieuse qui se croit au dessus de tout le monde qu'autre chose. Gros fail. 

J'ai du mal avec ma communication non-verbale et ma voix qui bégaie en situation de stress (quand je parle aux inconnus en étant seule), d'autant plus que je parle super vite sans articuler, alors je dois faire un double effort de concentration pour penser au contenu de ce que je dis, mais aussi à la façon dont je le dis. 

Au final, c'est beaucoup trop compliqué pour moi de parler aux gens, du coup je n'arrive plus à me motiver alors je ne fais que lire mes trucs dans mon coin. MAIS j'en ai ras la zézette de passer ma vie à écrire ce genre d'article d'handicapée sociale, je comprends pas ce qui est difficile et pourquoi j'ai développé tant de difficultés dans mes relations humaines alors que je suis pas du tout née comme ça... Jme demande comment ça se passera pour le reste de ma vie. Si je reste comme ça, je suis in da shit.

21 févr. 2012

Cheese and Bones




Parce qu'il est encore trop tôt pour le mariage, l'appart et le bébé, Jeremy et moi avons crée un blog en commun que voici :


Lécé nou d koooomzz !!

Minute culture

J'ai décidé de me plonger corps et âme dans la recherche de la connaissance en sciences humaines. J'en ai marre de glander sur le web à rien foutre. J'ai besoin de me prendre la tête et il faut que je trouve assez de courage pour le faire. Marx n'a-t-il pas dit que le travail permettait l'épanouissement, qu'il développait les capacités humaines (en gros) ? J'ai envie de "sortir de moi même" et m'imposer des contraintes qui me seront bénéfiques. J'ai la volonté de comprendre l'homme, d'acquérir un mode de pensée rigoureux, une perception du monde plus large et comprendre les mécanismes de la société. J'aspire à être quelqu'un de cultivé.

Il faut que j'assume ma décision qui a l'air plus idéale que concrète et que j'épanche ma soif de connaissance. J'ai toujours voulu savoir pour savoir, vous savez, le genre de personne à faire "T'aimes bien le poulet ?" "Bah oui, pourquoi ?" "Comme ça, pour savoir" et à passer pour la meuf ultra chelou qui va t'empoisonner la prochaine fois que tu prendras une cuisse de poulet au self. 

Enfin bref, mon projet a pour but d'élargir ma connaissance et... C'est tout. C'est très motivant et d'un côté non. Après tout, pourquoi aller lire un truc prise de tête si à côté, on peut traîner sur Facebook ? Il faut que je fasse en sorte que mon côté intellectuel ambitieux prenne le dessus sur ma paresse humaine. Je sais pas encore comment, mais je vais trouver ! (la meuf déter) Pour le moment, je suis en train de me faire une initiation à la politique en lisant l'actualité mais je compte  aussi approfondir mon cours de sociologie et lire "du Socrate" via Platon (faut que je me renseigne sur les trucs plus ou moins accessibles).

Délai : toute la vie

Je dresse une liste de choses que je dois déjà soit finir, soit lire, soit parcourir :
- Marianne
- Nouvel Obs
- Presse quotidienne
- Le Monde de Sophie
- La Princesse de Clèves
- Sociologie du Journalisme (Erik Neveu)
- Histoire politique et économique des médias en France (Ivan Chupin)
- La Presse en Ligne (Jean Marie Charon)
- Dictionnaire d'économie et de sciences sociales
- Sur la télévision (Bourdieu)
- Le trône de fer

- Introduction à la Sociologie Politique (Jean Baudouin)
- Introduction à la Sociologie Politique (Dormagen et Mouchard)
- Le Banquet (Platon)
- Les grands problèmes politiques contemporains (Collovald et Courty)

Polycopiés :
- Pendant les affaires, les affaires continuent (Denis Robert)
- Les médias à l'ère numérique in Les Cahiers du Journalisme (Jean Marie Charon)

Conférences à faire :
- Lire entre les lignes de l'information internationale
Du papier à la Toile
- Le poids des mots ou le choc des photos ? 
Enjeux et contraintes de l'information géopolitique
- La régulation de l'Internet
Des noms de domaine au « cas » MegaUpload
- Journalistes & amateurs 
Déterritorialisation des flux, défrontiérisation des compétences ?

Je cherche :
(= je fais appel à vous pour me conseiller)
- Un manuel d'initiation à la sociologie 
(différents courants, personnes importantes, notions)
- Un truc d'initiation aux sciences politiques et relations internationales 
(un truc global, pas trop détaillé)
- Du Socrate/Platon abordable 
(de préférence rien qui se réfère au Un etc, ça j'arrive pas à comprendre pour le moment)
- Sur la philosophie de l'art, mais très abordable aussi, style Daniel Arras 
(oui je sais, lui c'est de l'histoire de l'art mais vous voyez ce que je veux dire)

20 févr. 2012

Stop being such a fucking miserable bitch and cheer your fucking self up.

Je viens de prendre une décision qui vient de ne je sais d'où : j'ai décidé de me foutre de ce que les gens pensent de moi. Plus facile à dire qu'à faire, mais maintenant que j'ai ça en tête, c'est déjà un bon début. 

En fait, je trouve qu'essayer de plaire aux gens, au final, ça rend trop superficiel et faible. Plaire aux gens, c'est ne pas être trop étrange, ne pas sortir du lot. Ne pas sortir du lot implique le fait d'être conventionnel, comme les autres. Et les filles, ça s'intéresse aux fringues, aux maquillages, ça doit se tenir bien et être sage. Au fond, je ne me sens pas comme ça. Je repense parfois à un moi antérieur, où j'ai perdu des amies à cause de mon manque d'intérêt pour le shopping, où je m'asseyais en écartant les jambes et où j'étais plus exubérante et provocante (j'avais la rebellion dans le sang) que réservée. OUI, ce moi a existé un jour. 

Le truc, c'est que j'aimerais le retrouver, et le coupler avec mon moi d'aujourd'hui qui met du blush, des talons et qui ne parle jamais aux inconnus afin de constituer un moi définit et que j'arrête de bloquer sur ma vie sociale en pensant que les gens ne m'aiment pas et que je fasse tout pour qu'on m'aime alors qu'en fait, on finit par ne pas m'aimer. On a lu ça dans tous les magazines : faut être soi-même. Mais voilà, c'est qui ce soi-même ? Même si je sors de mon adolescence, je suis toujours en train de me construire et de chercher ma personnalité dans l'espoir de combiner la fille que je voudrais être, la fille que je suis et la fille que je veux montrer. Là est toute la complexité de la chose. On est obligé de construire trois choses distinctes afin de former un tout cohérent et réalisable.

J'ai l'impression de me perdre à force d'avoir peur du jugement. Il y a quelques jours, je disais que je ne savais plus qui j'étais. Même à l'écrit, pour ceux qui me lisent depuis longtemps, je pense que vous avez remarqué que ma façon d'écrire est plus "passe-partout", plus classique qu'avant. J'ai tellement pris l'habitude d'être réservée, discrète, effacée, pour ne pas qu'on me juge, à la fac, que je ne sais même plus qui je suis "en réalité", en brut. Je vise tellement le conventionnel, je veux tellement m'approcher du moule pour pouvoir plaire à n'importe qui que je m'éloigne trop de ce que j'étais. Alors voilà, si j'ai envie de chanter une Femme like U à côté d'une fille que je connais pas trop, il faudra que j'le fasse. C'est comme ça. Elle aura qu'à penser que j'suis une bolosse, bah tant pis. Je continuerai jusqu'à ce que je trouve quelqu'un qui trouvera ça marrant. Il faut que je m'y mette, il faut que je m'en persuade. 

Il faut que la fille que je veux montrer soit en accord avec la fille que je voudrais être, et que la fille que je suis devienne celle que je veux être. Comme ça, si je n'ai plus peur du jugement des gens sur moi, ça m'encouragera à produire des choses, à être plus créative. Comme ça je n'aurais plus peur du jugement tout court. IL FAUT que je coordonne tout ça, sinon je risque de finir comme elle :


Vous avez senti la vague de motivation qui vient de me fouetter le visage ?

15 févr. 2012

Lorsqu'on l'interrogea sur la manière d'éviter la tentation de la chair, Diogène aurait répondu « en se masturbant », et aurait ajouté : « Ah, si l'on pouvait ainsi faire disparaître la faim rien qu'en se frottant le ventre ! »


J'ai de plus en plus de mal pour parler de moi ici, j'ai l'impression que ça me rend vulnérable, mais aujourd'hui j'ai besoin d'écrire sur un truc.

Je n'arrive pas à être positive, à croire au futur, c'est au dessus de mes forces. Je me dis tout le temps que tout va toujours mal tourner, et qu'il ne sert à rien d'espérer, si ce n'est que pour être déçu. Déçu de tout. De la vie, des gens, de la famille, des études. Je vis dans une telle désillusion depuis quelques mois qu'il m'est difficile de retrouver goût à la vie même si ma raison me dit qu'il faut que je continue, que je vois ce qu'il peut se passer. Mais d'un autre côté, je peux pas m'empêcher de me dire que même si ça se passera bien, ça finira par retomber. C'est le cycle de la vie. J'ai un côté fataliste en moi, comme ça, qui m'empêche d'apprécier la vie. 

Une partie de moi me dit d'aller vers le gens, l'autre me dit que ça ne sert à rien de se faire des amis qui vont me décevoir un jour ou l'autre. Une partie de moi me dit de profiter de mon retour avec celui que j'aimais, l'autre me dit qu'après tout ce qu'il a pu me faire, je ne pourrais plus être heureuse. Une partie de moi me dit que je peux avoir le concours du Celsa, l'autre partie me dit que ça n'est même pas la peine d'espérer quoique ce soit vu que je vais sans doute tomber de haut. 

C'est comme ça dans ma tête. En permanence. Je m'interdis d'apprécier les choses, de profiter de la vie, simplement parce que j'ai peur de la souffrance, alors que c'est cette interdiction qui réduit mes chances au bonheur à néant. J'ai envie d'être heureuse mais je n'ai pas envie de prendre les risques pour. Je crois que j'ai plus besoin d'indépendance qu'autre chose. Être indépendante, pour moi, c'est presque synonyme à insensible et rejoint la philosophie du cynisme, qui consiste à ignorer la souffrance (tandis que le stoïque l'accepte et l'épicurien l'évite). Voilà, j'aurais voulu pouvoir vivre dans un tonneau, avec seulement un manteau, une canne et un sac pour mettre ma bouffe (comme Diogène).

Mais bref, tout ça pour dire que même si je vais globalement mieux qu'il y a quelques mois, que j'ai retrouvé un peu plus la raison, je n'arrive toujours pas à remonter la pente. Je ne sais pas comment je dois prendre la vie. Et même si je savais, je sais même pas si j'appliquerais la façon dont je veux vivre. C'est con, je me prends beaucoup trop la tête, mais je peux pas m'en empêcher, j'ai trop peur de souffrir. J'ai peur de tout, j'angoisse, je stresse en permanence, pour tout et pour rien. J'essaie de me convaincre que j'en ai rien à foutre mais ça finit toujours par revenir. Je crains la vie, en fait. Tout ce qui peut arriver, ou ne pas arriver. Ces incertitudes... Je sais pas comment font les gens pour vivre aisément et sans souci en ne sachant pas ce qui pourrait arriver le lendemain. Si quelque chose va bouleverser l'ordre de sa vie ou pas. Si on sera toujours vivant ou pas. Si le partiel sera dur. 

N'importe quoi.

J'sais pas qui je suis, j'sais pas pourquoi on me porterait de l'intérêt. J'sais pas ce que j'aurais de plus que les autres. Au final, cette détermination, cet aspect "je sais ce que je veux dans la vie" que je reflète, est le pire des mensonges. Et il est là pour détourner le regard de cette perdition que je vis.

13 févr. 2012

Bazar

1. J'ai jeté un coup d'oeil sur la page FB de Sarkozy. L'illustration de la politique ressemble plus à une monarchie qu'autre chose. Il semble que le rôle d'un président est de passer sa vie à sourire et serrer des mains dans des bleds de la France profonde ou à l'étranger. J'ai aussi constaté à quel point les cérémonies pouvaient être ridiculement fastes, comme l'hommage aux 4 mecs morts en Afghanistan. Oui dit comme ça, c'est comme si j'étais née de la dernière pluie, mais sincèrement, je pensais pas que ça pouvait être aussi écoeurant (ma conscience politique ayant naquis il y a tout juste quelques mois). Mais la communication politique me tente quand même pour une carrière future, seulement si je peux changer un peu les choses (je sais que je suis personne pour le faire, mais il faut un début à tout, non ?).

2. Je vais peut être au Festival de Cannes avec un pass pour toutes les salles. J'ai envie d'y aller mais d'un autre côté, j'ai la flemme d'écrire une lettre, d'y aller sans amis mais seulement des connaissances, et puis je sais pas, ça m'angoisse un peu.

3. Pourquoi j'ai l'impression qu'on me trouve prétentieuse lorsque je me montre déterminée pour avoir le concours du Celsa ? Finalement, je suis partie pour l'avoir du premier coup, parce que j'ai un peu la flemme de redoubler ma L3 et que ça me rajoute un an de plus dans ma quête de l'indépendance. Néanmoins, je ne me fais pas d'illusion, c'est juste un changement d'état d'esprit. Je pars moins perdante qu'avant. Sinon j'ai réfléchi concernant mes vies parallèles quand j'ai retrouvé des brochures que j'avais prises lors des Salons post-bac. Pourquoi j'ai pas fait un bi-cursus philo à la Sorbonne / Bachelor de Sciences sociales à Science Po ? (Ok, d'accord, sûrement parce que j'aurais pas été prise. Mais j'aurais pu essayé !!!) En fait, j'ai commencé à lire Le Monde de Sophie de Gaarder, qui est un roman d'initiation à la philosophie. Pour ma part, j'adore et j'adhère. Je suis très contente de renouer avec cette matière qui m'a apporté plus que je le pensais. Du coup, je regrette un peu de ne pas avoir fait d'études un peu plus "nobles" que celle de communication. Quand je dis nobles, je parle de celles où on a pas de boulot après (à savoir une licence de philo, de cinéma, etc)... Un domaine qui demande beaucoup de réflexion existentielle quoi. Ca a l'air complètement débile, ce que je dis, certes, mais vous voyez ce que je veux dire. Le monde est quand même mal foutu parce qu'il est beaucoup plus utile d'avoir un Socrate qu'un charcutier-traiteur dans la société. Et pourtant, c'est le charcutier-traiteur qui aura un boulot. 

4. J'ai repris les cours aujourd'hui. Mon cours d'esthétique a l'air d'être super clair et intéressant (philosophie de l'art), celui de sociologie a l'air fat (analyse de la production médiatique). En tout cas, ça m'a l'air déjà un peu plus stimulant que le premier semestre, j'espère que je vais davantage faire fonctionner mes neurones. J'ai l'impression que depuis que j'ai intégré ma licence, mon langage a perdu un peu de qualité. Parfois, il m'arrive d'avoir des blancs et de ne plus savoir comment structurer les phrases comme "comment cela t'a-t-il semblé ?" je sais même pas si ça se dit, mais en tout cas c'est moche. AVANT, CA SORTAIT TOUT SEUL. Mon sang de tchingtchangtchong reprend le dessus, gnaaaah.


Aujourd'hui (enfin depuis 57 minutes), c'est la Saint Valentin.

Sans surprise, je fais partie de ces gens qui disent que c'est un jour commercial et qu'il ne faut pas attendre le 14 fev pour faire plaisir à l'autre. Maiiis d'un autre côté, mon côté darkside, celui qui a crée le blog fan de M.Pokora quand j'avais douze ans, celui qui m'a fait faire 13h de queue pour le concert de Tokio Hotel, celui qui m'a fait acheté un sac Pucca rose FLUO, oui, celui là, le côté caché, pervers et kikoo de ma personnalité, fait que malgré moi, j'attends de Jeremy qu'il soit particulièrement un amouuur ce jour-là. Quelle déception connaîtra-t-il (mon côté darkside) alors demain. Je sais pertinemment que mon copain est loin d'être ce genre de mec.

10 févr. 2012

Mon frère

Je crois que mon petit frère est un génie, je savais pas mais il a 20 en maths et s'est inscrit à l'association sportive de danse au collège. Je le trouve extraordinairement mature pour ses 11 ans. Il est très loin des petits frères ultra chiants, je pense que c'est une des personnes les plus gentilles et serviables que j'ai pu connaître dans ma vie. Il est doté d'une sensibilité rare chez les garçons de son âge et quand il m'a parlé de la danse, j'étais trop heureuse de savoir qu'il ne feraient pas partie de ces mecs qui pensent que c'est une activité de pd. Je pense qu'il est capable de grandes choses, je regrette juste que ma mère ne s'en aperçoive absolument pas et qu'elle refuse d'investir et de s'investir plus que ça, la flemme accompagnée de peu de moyens financiers gâche vraiment les talents de mon frère, j'en suis persuadée.

La solitude et la tristesse a sûrement développé cette maturité et ce recul qu'il peut avoir par rapport à la vie. Dans diverses occasions, j'ai pu voir qu'il fantasmait sur une famille normale, comme moi. Le genre de famille qui va faire des promenades dans le bois le week end, où il y a un papa qui nous apprend à faire du vélo et une maman qui fait des gâteaux. Chez nous, y'a rien de tout ça. Le week end, c'est télé. Un papa, j'en ai pas eu, quand au sien, c'est un mec qui préfère offrir des fringues à sa maîtresse plutôt qu'un truc à son fils pour Noël. Moi j'ai du mépris et j'en veux à ma mère de nous avoir donné la vie dans un tel contexte familial, mais lui, non, il a seulement de la tristesse. Il passe sa vie à soupirer, à s'ennuyer de tout, parce qu'il ne peut rien faire et que l'école est trop facile pour lui.

Il est tellement désillusionné que ça me surprend encore. Il n'a même pas douze ans et a déjà perdu la foi en tout ce qui pouvait être divin, ou imaginaire. Dieu, Bouddha, il s'en moque. "Maman prie tous les jours et... Voilà quoi, t'as vu comme on est. Y'a rien."

Mais même désillusionné par la vie, paradoxalement, il est enthousiaste par rapport aux choses qu'il peut apprendre. L'autre jour, je lui demandais quelle était sa matière préférée, il m'a dit qu'il aimait tout, même l'art plastique, seule matière où il ne brille pas parce qu'il paraît qu'il manque de confiance en lui. C'est dingue d'être aussi ouvert d'esprit et humble. Enfin moi, je trouve.

Vous voyez les génies du violon sur Youtube ? Mon frère aurait pu en faire partie si seulement il était né ailleurs.

9 févr. 2012

Abricots secs

Aujourd'hui, 

J'étais dans la rue et une anglophone nous a arrêté pour nous prendre en photo. En fait elle avait un blog mode et elle faisait des streetstyles pour refléter the Parisian style. La classe, j'ai envie de dire haha (la meuf qui se sent trop bien habillée depuis). En plus ça fait plusieurs fois qu'on nous arrête Jeremy et moi pour nous prendre en photo : une première fois aux Tuileries parce qu'il parait qu'on était de beaux ensemble sauf qu'on sortait pas encore vraiment ensemble et le photographe a fait une remarque du style "OK MEC T'AS PAS CONCLU MAIS UN PEU DE PROXIMITE LA" et je me sentais affreusement mal à l'aise suite à ça, et une autre fois pour un énorme projet photo/concours (je sais plus trop) de Nikon, ou truc comme ça, où la photo de moi ressemble à une pub pour une assurance.

A part ça, on avait aussi ptet le projet d'ouvrir un blog de lifestyle, pas genre "HEY MA VIE EST SUPER COOL", mais plutôt une sorte de carnet de bord en mode photos. On passe beaucoup de temps ensemble, on va souvent explorer de nouveaux endroits (pour manger, visiter) ou on traîne juste ensemble chez lui, d'autant plus que ça ferait un bon support pour faire de la promo pour ses créations artistiques (musicales, graphiques, etc) et comme je suis déjà dans l'univers du blogging, ce sera quand même un peu familier... Qu'en dites-vous ? C'est pas too much ? En tout cas, c'est pas vraiment certain mais ce qui est sûr, c'est qu'on a déjà un gros stock de photos haha.

Je suis de plus en plus chaude pour faire des projets en commun parce que l'autre jour sa mère vient me voir genre "Tanane... Franchement, j'ai envie d'une seule chose : être Grand-Mère". Normal. Dans la cuisine et tout. Le truc qui fout à peine la pression. Vu mon malaise, elle a continué sur "Vous avez des projets ... ? Style vivre ensemble ?" Vu que ça fait à peine un mois qu'on s'est remis ensemble, je pense qu'il est trop tôt pour parler mariage et appart donc pourquoi pas un blog ? C'est un bon début, vous pensez pas ?

Concernant le planning des publications d'articles, finalement je crois que je m'en fous et que je vais continuer à publier en mode freestyle même si je reçois pas de commentaires. D'ailleurs, j'ai été surprise que ma review de Janvier vous ai rendus si peu bavards !

Mais bref, allez je m'en fous du succès, je n'écris pas pour la gloire (genre la meuf.)


Moi. Musée de paléontologie.

Fac

Hier j'ai écrit un super long article pour parler de l'arrogance que je développais par rapport à mes congénères étudiants. J'ai finalement décidé de ne pas le publier par pure censure, afin de ne pas vexer les egos qui liraient mon blog sans mon consentement.

Quoiqu'il en soit, je fais un nouvel article pour exprimer le mépris que j'ai par rapport à ma fac. Je n'en peux plus. J'ai tellement, mais TELLEMENT envie de me barrer. Tout me déplaît, que ce soit les locaux crades et vandalisés à force de tout laisser ouvert pour tout le monde, les profs lunatiques, irrespectueux ou high comme s'ils étaient sous weed en permanence (au choix), l'ambiance "on aime la richesse spirituelle de chacun et fuck le capitalisme" et surtout l'administration. Tout le monde me dit "non mais tu sais, c'est le bordel dans toutes les facs" et moi je vous réponds que OK c'est peut être le bordel partout mais c'est impossible de faire pire qu'ici. Littéralement IMPOSSIBLE. Il y a un tel manque de communication et d'incompétence que ça en devient inquiétant, surtout pour un UFR de communication quoi. Un exemple parmi d'autres : hier, on reçoit un mail genre "LES L1 NE VOUS INSCRIVEZ PAS SUR LE WEB" en majuscules et tout, et aujourd'hui un autre mail genre "Aux L1, j'espère que vous avez bien coché Médias Ecrits et Médias Oraux pour le second semestre hein ^^". 

C'est littéralement invivable. J'ai beau laissé couler, ce n'est pas pour autant que j'arrive à apprécier un tant soit peu ma fac. J'aime convenablement ce qu'on fait (surtout le travail sur le terrain, en fait) mais un seul de mes profs note justement le travail. Pour le reste, j'ai l'impression que la note se met en fonction de l'originalité, c'est ainsi que je me suis retrouvée à faire l'histoire d'un mec aux chiottes pour mon projet photo. Enfin je sais pas, mais quoiqu'il en soit, le mépris s'est développé malgré moi. Au début de l'année, ça a été difficile de vivre cette "chute sociale et scolaire", j'ai essayé d'apprécier, de me dire que ce n'était pas si terrible mais à force de relativiser, je me suis retrouvée à me complaire dans la médiocrité à un tel point qu'aujourd'hui je me réveille à nouveau en me disant que ma place n'est pas ici. Et avec honte. Je me sens si hautaine et arrogante que je ne le dis à personne à la fac. Ma voix intérieure a beau me dire "mais meuf, tu te prends pour qui là ?" et je sais pas quoi me répondre. Je me prends pour personne, mais j'ai le sentiment de valoir un peu plus que mon cursus actuel, c'est ainsi. Alors tant pis, je suis arrogante et hautaine, merde.

6 févr. 2012

Cowardly Me

Mon copain est passé sur le Mouv. Cette fois, ce n'est pas son groupe mais lui tout seul. Allez écouter ! Je suis très fière de lui :)

4 févr. 2012

Résumé de Janvier 2012

Je suis ENFIN en vacances !

Bon, pour raconter ma passionnante vie dans un article scandaleusement non structuré… Je vais commencer par ma vie sentimentale qui vous a tous captivés durant quelques temps. Depuis que mon ex et moi sommes re-ensemble, ça se passe relativement bien, dans la mesure où il n’y a eu qu’un drame alors que ça fait déjà environ un mois. Mais le côté sulfureux de la relation pointe le bout de son nez, ça me fait assez flipper. Bon, j’ai la flemme de raconter mais de toute façon, tout le monde me dira la même chose, à savoir « ah mais c’est un connard !! » blablabla. J’ai l’impression que les gens ne pourront jamais comprendre pourquoi on est ensemble, autant de son côté que du mien. Moi j’ai souvent le droit à « ah mais c’est une folle/psychopathe/dingue !! ». Malgré ça, j’ai tenu à afficher notre couple sur Facebook. J’avais envie que notre entourage soit au courant qu’on était tous les deux à nouveau « pris ». Qu’il était à moi.

Il est vrai que cet aspect possessif de ma personnalité n’est pas le plus sain de ma personne, mais je crois que je souffre d’une terrible peur de l’abandon, ce qui fait que j’ai tendance à tirer les gens vers moi, de peur qu’ils s’enfuient parce que je suis nulle. Je sais que je devrais pas dévoiler ma vulnérabilité de la sorte, et surtout pas ici, mais d’un autre côté, je ressens le besoin d’écrire un ptit truc dessus pour y réfléchir, ou même recevoir des témoignages de gens comme moi, ou de gens différents, j’en sais rien. Je sais pas pourquoi je suis comme ça. Stéréotypement parlant, je dirais que c’est à cause de l’abandon de mon père (non, écrire une lettre tous les six mois ne signifie pas qu’il ne s’agit pas d’un abandon), et petit à petit j’ai commencé à rejeter totalement ma famille pour m’en trouver une autre dans mes amis. Puis mes amis m’ont abandonné (en réalité, c’est juste que nos intérêts différaient en grandissant, mais c’est comme si je les avais perdus), alors depuis, je me sens… Traumatisée. Je sais pas quoi faire à part essayer de me raisonner, mais ma raison n’a aucune place dans ma vie, mis à part dans le secteur « études », et je pense que vous l’aurez compris.

Bref, du côté des amitiés, je fais plein de rencontres à la fac mais malgré mes efforts de cet été, j’arrive vraiment pas à être sociable. A chaque fois que je me retrouve dans un « moment détente » (on va dire ça comme ça), je stresse parce que je trouve rien de spé à leur dire. Je comprends pas ceux qui aiment faire des rencontres, je trouve ça dingue d’aimer : discuter en ayant un fil conducteur (personnellement j’ai l’habitude de passer du coq à l’âne dans les discussions avec mes potes), trouver des points communs, contrôler sa communication non-verbale (pour ma part, c’est me tenir droite, ne pas trop faire la gueule et réguler mon débit de parole. Oui car je parle peu mais très vite), et surtout, s’adapter au caractère d’autrui. Moi je trouve ça dingue comment certaines personnes peuvent le faire aisément. J’arrive jamais à faire de blague parce que j’ai peur que ce soit pas drôle ou mal perçu ou qu’il y ai un jugement qui aille avec genre « oh la beauf » (bien que je doute que je fasse des blagues de beaufs, mais on sait jamais). Du coup, je crois que je passe pour la meuf pas marrante, trop studieuse, trop sérieuse alors que tous mes potes savent que j’rigole tout le temps. Pour mon anniversaire (en Juin), je voudrais un caractère sociable pour avoir tout plein de nouveaux amis et un répertoire de blagues universelles.

Et sinon, je me suis dit que j’allais réaliser des court-métrages. En fait, depuis quelques mois, j’ai une très grande créativité audiovisuelle, dans la mesure où j’invente très aisément le scénario d’un clip en écoutant un morceau, ou que je filme souvent des plans pour un film imaginaire via mes yeux (oui c’est nul). Certes, je viens aussi de faire une semaine intensive de cours de vidéo et je pense que le travail en équipe m’a frustrée dans la mesure où je ne pouvais pas m’occuper de tout. Du coup, je pense m’acheter un trépied et des cartes mémoires dans un premier temps, une fois que j’aurais un projet bien précis en tête. Pour le moment, je pense à un truc plus axé sur l’esthétique que sur une intrigue béton. En tout cas, je vais essayer de me motiver pour ne pas laisser tomber cette envie de création, pour une fois que j’ai envie de me bouger !

Enfin, côté culture, hier Meredith m’a fait découvrir une excellente série canadienne : Le cœur a ses raisons. Je trouve ça, mais VRAIMENT trop marrant donc je vous la conseille vivement. Ne vous arrêtez pas au titre, si j’en parle sur mon blog, c’est que c’est quand même un peu VIP ! C’est une parodie des soap opera, c’est vraiment super cool et en plus y’a Anne Dorval, la mère de Xavier Dolan dans J’ai tué ma mère. Méconnaissable. Et les épisodes sont dispos sur Youtube.

Ensuite, demain je vais au cinéma voir Detachment avec mon Adrian Brody d’amouuur et son grand nez et son air de tristesse permanente que je trouve hyper charmant. Mercredi, je vais au Musée de Paléontologie pour la première fois, et puis j’irai aussi ptet prochainement à l’expo de Jean-Paul Goude, je n’ai eu que de très bons échos, mais je connais pas du tout, à part les pub Lafayette…

Pour le côté Doctissimo, rien à déclarer au niveau de ma santé. Je suis crevée à cause de mes journées intensives donc je me couche plus tôt qu'avant, donc mes soucis de sommeil se sont plus ou moins réglés. Pour le deuxième semestre, j'ai fait en sorte de remplir trois journées et avoir deux jours de repos en plus que ceux du week end, du coup je vais être super crevée, mais je vais quand même pouvoir me reposer et bosser. Par contre, je crois que je psychote mais je me demande si j'ai pas un trouble alimentaire : en fait il m'arrive régulièrement d'être à fond fond fond dans un aliment, ne manger QUE ça matin, midi et soir, jusqu'à ce que ça m'écoeure et que je retrouve une alimentation variée, avant de retrouver un aliment dans lequel je me donnerais à nouveau corps et âme, etc... Au fond, c'est pas très grave mais j'ai peur que ça s'aggrave en mode "si je mange pas ça, je fais une crise d'angoisse". Vous en pensez quoi ? Ah oui et sinon, je trouve que j'ai grossi, et pourtant, j'ai pas particulièrement changé mon emploi du temps ni mes activités... Ca me soule.

Et pour finir, pour faire un article exhausif, parlons shopping. J’ai une nouvelle lubie : des bottes en cuir marron, soit plates, soit avec un talon vraiment pas haut. Je pense profiter de cette semaine de vacances pour partir en expédition dans des fripes afin de trouver LES bottes parfaites, c'est-à-dire pas trop chères, confortables, avec le bout très arrondi, un modèle où le cuir « tombe » de façon à faire des plis (je sais que ça veut rien dire cque je dis, mais je me comprends). En fait, c’est parce que j’en ai marre des talons, j’en ai assez porté comme ça et je me casse toujours la gueule, et en plus j’avance à deux à l’heure avec, alors stop.

Quoiqu’il en soit, il me faut aussi un porte feuille correct. A savoir : j’utilise un porte feuille Minnie depuis quelques temps parce qu’avec mes cartes de bibliothèque, d’étudiant, vitale, etc… Mon porte monnaie Emily The Strange (oui oui, époque emo-punk en 4ème) ne suffisait plus, il me fallait organiser tout ça. D’ailleurs je comprends vraiment pas la taille de la carte d’identité. Pourquoi ils ont pas fait une carte d’une taille standard, qu’on puisse ranger avec toutes les autres cartes ? C’est elle qui est vraiment chiante parce que sinon, j’aurais pu prendre un joli porte monnaie et un truc pour ranger les cartes, et puis voilà quoi. Mais non, non, là il faut que j’me prenne un porte feuille pour la mettre. Les problèmes des jeunes du 21ème siècle, ouais.

Edit : Detachment est absolument extraordinaire.
Henry Barthes est un professeur remplaçant. Il est assigné pendant trois semaines dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise. Lui qui s’efforce de toujours prendre ses distances va voir sa vie bouleversée par son passage dans cet établissement...
C'est un de ces films qui font pleurer genre trois larmes (soit je pleure pas, soit je suis une madeleine), d'une émotion et d'une délicatesse vraiment rares. Adrian Brody est parfait dans son rôle. Je vous le conseille VIVEMENT.

Le Jedi Burger (autre registre) est aussi excellent.
Sauce à la moutarde, tranches de fromage fondu, dés de mozzarella, deux steaks.

CHOISISSEZ LE COTE DES GENTILS !!

Je pense que c'est mon burger préféré de Quick, avec le New York truc (je trouve rien sur Google, alors ils 'appelait peut être pas New York truc), qui était aussi en édition limité. Savoureux, moelleux, FONDANT, beaucoup de sauce, AMAZING QUOI. Par contre, un peu cher (4.70 le sandwich seul). Mais courez-y quand même. Désolée pour toutes les majuscules mais c'est l'expression de mon exaltation. Vous savez, comme les romantiques, mais en plus brut et moderne (je  parle du courant littéraire).

1 févr. 2012

La campagne, ce truc de ouf.











Semaine intensive de cours de vidéo, on devait réaliser un truc. Aujourd'hui on a tourné à la campagne, donc j'ai pris des photos comme une touriste.