23 déc. 2015

Adieux.

Aujourd'hui, il faut que j'écrive, que j'écrive pour me rappeler.

Me rappeler que j'ai fréquenté pendant un mois et demi un mec merveilleux, qui prenait soin de moi et qui me tirait vers le haut. Qui m'a fait prendre conscience que je n'avais pas à revoir mes exigences à la baisse parce que "les mecs c'est tous des cons". Aujourd'hui, c'était la dernière fois que je le voyais. Il vient de partir, il y a une demi heure.

La semaine prochaine, il sera sur un autre continent. "On sait pas ce que l'avenir nous réserve", il m'a dit. En tout cas, mes prochains mois ne seront pas avec lui. Il va terriblement me manquer. Je suis si heureuse d'avoir passé ces moments avec lui, et si triste qu'il parte. Je sais que les prochains jours seront hantés par les "et si ?". Et s'il était resté à Paris ? Et si on avait continué à se voir ? Et si on avait construit quelque chose ?

"Si j'étais resté, je pense que t'aurais été ma relation la plus longue". Il dit que je suis super intelligente, et que je donne confiance aux gens, à lui plus particulièrement. Je pense que j'aurais pu l'aimer.

8 sept. 2015

Le plus grands des hasards

J'ai un souvenir à conserver de mon week end.

J'ai commencé à voir un mec la semaine dernière, quelqu'un qui a tout pour me plaire.
Samedi, j'attendais qu'il vienne me chercher dans le bar d'un ami.

En l'attendant, j'ai rencontré quelqu'un.
Je sais pas, ça m'a frappée, un peu.
Le mec qui avait tout pour me plaire a finalement eu plusieurs heures de retard. Cela a laissé le temps pour qu'une bombe explose en moi.

J'ai rencontré ce mec, qui était juste sorti en même temps que moi pour fumer dehors, en fin d'après midi alors qu'il ne faisait pas très beau. Ca a commencé par "tu fais quoi dans la vie" puis on a parlé pendant deux heures. De tout et de rien, mais de façon tellement intense que je sais pas. Un truc s'est passé. Je vous jure qu'un truc s'est passé. Je sais pas trop quoi.

Mon ami passe et lâche : "putain vous êtes deux poisons mais en vrai, vous êtes l'antidote de l'un et de l'autre" J'ai pas bien compris (je comprends d'ailleurs toujours pas vraiment), mais je crois que ça se voyait que quelque chose se passait.

Il n'a pourtant rien qui puisse me plaire. Un artiste, d'autant plus d'un théâtreux. J'avais pourtant dit que j'arrêtais avec les artistes. Un mec un peu ghetto. Pas pour moi. Et puis tout nous opposait. Si la discussion nous a autant mobilisés, c'est parce qu'on était d'accord sur rien. Rien de chez rien. L'amour, le respect, l'industrie culturelle, le cinéma : on ne faisait que se contredire. Impossible de trouver un terrain d'entente sur quoique ce soit. Mais cela m'a paru plaisant. Je crois qu'à lui aussi. Etrange.

Puis celui qui avait tout pour me plaire est arrivé, pour venir me récupérer. Je n'avais aucune envie de quitter celui que je venais de rencontrer par le plus beau des hasards mais je suis quand même partie. Nous sommes allés au cinéma. Pendant tout le film, je repensais à l'autre et je me demandais ce que je foutais là. J'ai trouvé le mec qui avait tout pour me plaire d'une telle fadeur que c'était vraiment triste comme moment.

Cette nuit, j'ai dormi 3h, parce que je n'arrivais pas à débrancher mon cerveau, parce que je n'arrivais pas à comprendre. Tant de questions à l'instant où je vous écris : vais-je le revoir ? Quelle vie mène-t-il ? Est-ce que je lui ai plu ? Est-ce qu'il m'a plu ? Est-ce qu'il pense à moi ? Pourquoi est-ce que je pense à lui ? Qu'est-ce que je lui ai trouvé ? Pourquoi cette rencontre m'a-t-elle marquée comme ça ? Est-ce qu'il a aussi trouvé qu'"un truc s'était passé" ? Ou pas du tout ? Peut être qu'il s'en fout ? Qu'il se souvient même pas de moi ?

Je ne sais que son prénom, mais je suis convaincue que je suis amenée à le recroiser prochainement.

30 juin 2015

30 juin

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire.

J'ai 22 ans.

J'ai connu une période plutôt heureuse jusqu'ici.

J'ai à nouveau des problèmes, et je me suis souvenue de mon blog.

Je vais peut être essayer d'écrire à nouveau.

Je remercie encore ceux qui continuent de venir même si je ne poste plus rien depuis longtemps.

26 oct. 2014

Incubateur

Ca fait quatre jours que je n'ai pas adressé une parole à ma mère.

Mardi dernier, j'ai appris que l'association culturelle de l'école avait choisi mon projet. Un truc sur lequel je bosse depuis un mois a été sélectionné. Je suis donc devenue présidente de l'association en question et prépare actuellement un grand événement qui se déroulera en septembre 2015.

Je me suis sentie extrêmement heureuse et fière des nouvelles copines avec qui je bosse, ainsi que de notre travail. Ce sera le plus gros projet de ma vie pour l'instant, j'ai jamais entrepris un truc aussi grand de A à Z, encore moins en le dirigeant.

En rentrant, je l'annonce donc à ma mère. Allongée devant la télévision, elle me demande alors ce que je gagne. Je réponds que je gagne le fait de pouvoir réaliser mon projet. "Ok" Je commence à avoir un peu les boules et lâche un "ok tu t'en fous en fait".

- Mais non.
- Bah si, tu dis ok alors que ça fait un mois que je bosse dessus et que c'est un projet qui va me prendre un an !!
- Je sais pas, tu gagnes rien en fait, donc bon.

Et là, je sais pas, je me suis sentie imploser. Cette meuf, c'est une blague. Elle serait plus heureuse et fière de moi si je gagnais de la thune en bossant au Mcdo, sans avoir jamais fait d'études (puisque je ne rapporte rien) ni même intégré mon école.

"Mais pourquoi tu cries ?"

Cette femme n'a même pas l'intelligence pour reconnaître la colère de sa fille. Même en mettant le mépris à côté, je me pose sincèrement des questions sur les capacités de cette femme, si elle n'a pas de léger retard mental. Il n'est pas possible autrement d'avoir un comportement pareil, même ma grand mère qui était analphabète, qui ne comprenait pas grand chose de ce que je vivais, était capable de ressentir de la fierté à mon égard, juste par le fait de me voir fière de moi même. 

Le pire : je suis faible, je ne peux rien faire sans être soutenue.
Et si je n'avais les filles avec qui je travaille ? Pas mes amis ?
Je n'aurais même pas pu compter sur ma propre mère pour vivre. 

3 oct. 2014

Enfin voilà.

Ca va.

Trois de mes amis proches sont partis. Soit à l'étranger, soit à l'autre bout de la France. Ca ne fait pas trop longtemps mais ils me manquent déjà puisqu'ils sont un bout de moi. Du coup, je me sens maussade.

Ce week end, c'était mon week end d'inté. C'était plutôt sympa et bon enfant. Pour l'instant, ma nouvelle école me plaît assez. Je ne suis pas déçue mais ce n'est pas aussi extraordinaire que dans mon imaginaire, lorsque j'étais venue aux portes ouvertes la première fois quand j'avais 16 ans. Je trouve le niveau des cours semblables à celui de mon ancienne école, mais le dynamisme des associations est assez stimulante. Pour l'instant, je suis prise dans les processus de recrutement de quatre trucs, c'est un peu fatiguant.

Je me sens maussade parce que je suis fatiguée, en fait. Je n'ai plus vraiment une minute où je peux me poser. Je ne me rappelle plus du dernier soir où je suis directement rentrée chez moi après les cours, où je me suis douchée tranquillement avant de me mettre sur Facebook. J'espère que le reste de ma vie ne sera pas trop comme ça. Même si je m'ennuie vite quand je suis seule dans ma chambre sans rien de prévu, j'aime raisonnablement ce sentiment de temps infini (seulement quand je paresse, genre je n'aime pas ce sentiment lors d'un cours relou par exemple).

Je ne sais plus vraiment sur quoi écrire ici. Je fais plein de choses et ça absorbe mon mental. Il me reste peu d'énergie pour mener des réflexions existentielles. J'en ai cependant deux à reporter :

- Je suis en révolution vestimentaire. Je me suis rendue compte que j'étais arrivé à un stade où je m'en fous de ce qu'on peut penser de ma personnalité, si on pense que je suis une connasse ou pas, mais que j'étais extrêmement sensible au jugement par rapport à mes habits, c'est pourquoi cela fait des années que je m'habille d'une façon tout à fait banale et neutre, afin d'être injugeable. Ainsi, une amie a parlé d'un "uniforme tanane" qui consiste en trois choses : noir, bordeaux et fleurs. Du jour au lendemain, j'ai décidé de me faire un nouveau style de façon un peu random, c'est à dire acheter tout ce qui me plait, pièce par pièce, et faire avec. J'ai commencé par des plateformes holographiques même si mon pote en mode me dit que c'est old.

- Je n'ai jamais passé autant de temps sans pécho. Je crois que j'ai un peu perdu la main. J'ai désinstallé Tinder parce que je n'y arrivais plus, je ne rencontrais personne. Ca me tente de rencontrer un mec directement en vrai. Je crois que je n'ai jamais pécho de mecs rencontré hors internet, sauf un ami, pour un soir. Je sais pas vraiment comment on fait. "Non mais va dans des bars", me dit-on à l'oreillette. Je passe la moitié de ma semaine à sortir et boire des pintes, que voulez-vous de plus ? Je ne rencontre jamais personne dans les bars, je sais pas pourquoi. Et même si je rencontrais des gens, il faudrait qu'ils soient non seulement DES MECS, mais aussi BEAUX ET SYMPAS. Les statistiques sont vite faites. Enfin bref, et donc même si je rencontrais des mecs beaux et sympas, je n'ai strictement aucune idée de comment je devrais m'y prendre. Quand on a un rdv adopte ou tinder, la finalité est binaire et claire : oui ou non. Quand on rencontre quelqu'un de cool IRL, il faut pousser le curseur VERS le oui, et j'aurais besoin d'un mode d'emploi pour ça. En ce moment, je connais un mec mignon et gentil, mais je crois qu'il est gay. MAIS OUI, il faut aussi gérer ces paramètres-là, que l'on a pas lorsqu'on trouve quelqu'un sur internet.

Enfin voilà.

2 sept. 2014

Fin de l'été.

Globalement, je demeure heureuse.

Mais ce soir, de douloureux souvenirs remontent à la surface et je me demande comment j'ai pu perdre à tel point le contrôle de ma vie. Je crois que je ne serais plus jamais aussi malheureuse que je l'ai été dans mon ancienne relation.

Et ça fait cinq minutes que j'essaie d'exprimer mon sentiment.
Je n'arrive pas à m'étendre dessus.

C'est en train de passer.

10 juil. 2014

Admission

Pour poursuivre l'article précédent sur mon niveau de bonheur actuel : je suis admise au Celsa !

Ceux qui me suivent depuis plusieurs années savent que j'ai toujours fait de cette école un bien trop big deal, ce qui, je pense, a causé mon échec l'année dernière. Cette année, heureuse à l'Institut Français de Presse, j'avais repassé le concours sans grande conviction et sans réviser par manque de temps (arrivée à une semaine du concours, je me suis décidée à bosser un jour avant de réaliser qu'il était ridicule de préparer un concours en une semaine). J'y suis allée, je me suis posée devant Foucault et le selfie (qui est le sujet complémentaire lié à ma filière) en écrivant une certaine quantité de bullshit, ce qui me faisait ricaner toute seule devant ma copie (oui le selfie bouleverse les tabous de la société occidentale, absolument) (je déconne pas, c'était vraiment le postulat de ma copie).

Sans vraiment de surprise, il s'avère que je suis admissible aux oraux (même sans réviser, j'étais intérieurement convaincue que l'IFP m'avait apporté un niveau académique suffisant pour cela). J'étais quasiment sûre d'échouer à ce niveau, et ce, pour plusieurs raisons : déjà d'une, j'étais en pleine période de partiels donc pas vraiment le temps de préparer de speech, de deux, j'avais eu 7/20 l'année dernière sans vraiment comprendre mes erreurs donc pas de chance de m'améliorer, et de trois, j'avais un partiel exactement le même jour que mes oraux.

Je me suis donc pointée aux oraux totalement suante, stressée (je devais courir de mon partiel au Celsa, ce qui représentait quasiment une heure de transports), déprimée (j'ai foiré mon partiel) et déjà à moitié vaincue. J'essayais de me rassurer avec le ressenti de mes camarades de promo qui étaient passés quelques jours avant moi. Apparemment, ce n'était pas le même jury que l'année dernière et il y a avait la responsable de la filière, une femme douce et bienveillante. Cool.

En fait non, se pointe sous mes yeux mon pire cauchemar, le responsable de la licence, celui qui m'avait fait passé l'année dernière, un homme charismatique dont culture semble infinie. Autrement dit, le mec qui m'intimide le plus au monde (et d'un certain côté, mon idole). Je tremble comme une feuille et je commence à avoir des palpitations. "Vont-ils me donner une seconde chance si je m'évanouis, là maintenant tout de suite ?" Un mec sort de la salle en clamant "OH LA LA, J'AI TOUT DEFONCE !!!! C'ETAIT GENIAL". Soit. A mon tour.

Je ne sais plus si je l'avais raconté ici mais voilà, je me suis transformé en gros caca incapable de garder confiance en moi parce que le jury ne m'emmenait pas où je voulais aller. J'avais fait quelques oraux blancs pendant la semaine avec des amis de ma promo, tout allait bien à ce moment là. Sauf que mon oral ne ressemblait pas du tout à ceux que j'avais passé.

Je parle de lecture sur la pornographie, au lieu de m'interroger sur la pornographie et sa communication (j'avais tout prévu), on me lance sur les éditions de ce bouquin, etc... Une vraie cata. Je repars remplie de regrets et de haine envers moi-même. Je sais que j'ai beaucoup d'assurance habituellement, et que je me laisse difficilement déstabiliser, alors POURQUOI à ce moment crucial de ma vie, je devenais le plus petit des poussins ?

Soit. Dans l'après midi vient l'anglais, où je tombe sur la curieuse histoire d'un militant cyborg. Le sujet m'a beaucoup plu et je remercie mon bénévolat chez RAGEMAG qui m'avait fait lire quelques jours avant sur la robotique au Japon. C'est un sujet sur lequel j'ai pu développé avec pleins d'exemples : Google Glass, le film Her (le jury s'est foutu de ma gueule, à cause de mon accent, je parlais du film Hair, ce qui n'a aucun rapport), l'excellente série Black Mirror et même quelques références philosophiques (Homo faber de Bergson, la perfectibilité de Rousseau, etc). J'étais contente de la richesse de mon exposé mais pas du tout convaincue par mon accent et mon niveau d'expression orale (qui craint, surtout en situation de dialogue).

A la fin de cette journée, j'étais totalement convaincue que je continuerai à l'IFP et que je ferai un master de recherche en sociologie des médias, et cela m'allait, même si un arrière goût persistait puisque je n'avais pas donné le meilleur de moi-même.

Aujourd'hui, une connaissance de mon ancienne université me félicite sur Facebook pour mon admission. Surprise, je vais sur le site consulter les résultats. J'y vois mon nom. J'implose. je consulte les autres listes : tous mes amis de l'IFP admissibles ont été aussi pris. J'explose. Au bureau, je lâche un "sa mère la pute, je suis prise au Celsa !!" Mes collègues m'ont offert un resto, une bière et ont passé Booba en mon honneur.

Nous sommes jeudi 10 juillet, il est 23h40. Après l'anniversaire de mes 21 ans, l'obtention de ma licence de sciences politiques et sociales ainsi que ma merveilleuse année remplie de bonnes rencontres, je suis heureuse de pouvoir déclarer que pour la première fois depuis plusieurs années, j'envisage mon avenir dans une meilleure perspective.

Aujourd'hui, je suis débarrassée de tout regret, remord, mélancolie, nostalgie, peine (à compléter).

Pour ceux qui ont passé des concours ou postulé à des masters ou autre, j'espère que vous avez eu ce que vous vouliez et que vous serez tout aussi heureux que moi.

6 juil. 2014

Twenty one

Je viens d'avoir 21 ans.

J'ai réalisé que l'année de mes 20 ans a été une des plus heureuses de toute ma vie, mes moments les plus tristes ayant été relaté ici. Je n'arrive pas bien à écrire sur la joie et le bonheur, à relire mes derniers articles, on pourrait me croire en dépression, alors que c'est dans une joie immense que je me lève aujourd'hui chaque matin.

Premièrement, j'ai passé une excellente année scolaire, avec une certaine exigence académique (sans pour autant m'empêcher de vivre), ainsi qu'un enrichissement intellectuel certain (des cours de sémio sur Breaking Bad comme un peu de relations internationales). Mais aussi et surtout des rencontres. Contrairement à Paris 8 où je n'ai quasiment gardé aucun contact, j'ai pu me lier d'amitié avec une dizaine de personnes de ma promo, des gens drôles, passionnants, solidaires et brillants (une bonne partie s'en va à Sciences Po tandis qu'on était pas mal à être admissibles au Celsa). Hier à ma soirée d'anniversaire, j'étais tellement émue de les connaître que j'en avais les larmes aux yeux (mon côté drama queen s'exacerbe avec les caïpirihna, j'avoue).

Deuxièmement, je suis actuellement en stage dans une maisons d'éditions de presse numérique et j'aime beaucoup ce que je fais même si je ne suis que stagiaire. Je fais, en gros, de l'édition et des relations publiques. Pour l'instant, ils ont bien compris que mon but principal est d'arriver au bout en ayant fait évoluer mon intelligence sociale. Disons que j'ai ma personnalité et que je manque de souplesse et de capacité d'adaptation. Lorsque je rencontre quelqu'un d'hermétique, en général je l'envoie un peu se faire foutre, or j'aimerais être capable de jongler avec n'importe quel type de personnalité afin de vendre un produit (ici, du journalisme narratif). Ils sont cool et m'apprennent beaucoup plus, que ce soit en terme technique ou social, que mes quatre mois au Muséum d'histoire naturel il y a deux ans.

Ensuite, lors de certaines situations, j'ai pu aussi réaliser que j'avais atteint une sorte de paix intérieure. Je ne suis plus comme avant, je ne contiens plus de rancoeur ni de haine en moi. Je ne cherche plus à changer les gens, ne me situe plus dans une perspective de lutte ou de conflit : face à l'insatisfaction, je ne fais que partir. Et tout ce qui me faisait habituellement chier ou juste du mal, aujourd'hui je m'en fous. Cela me dépasse littéralement. Autrement dit, toutes les personnes qui m'entourent actuellement, je les aime profondément et les accepte tels qu'ils sont. S'il arrive qu'un jour, je me retrouve déçue de l'un d'entre eux, je partirai. J'ai perdu trop de temps à essayer de m'expliquer, de leur faire comprendre des choses, de rendre les choses meilleures mais j'avais pas compris qu'une relation était ce qui se situait entre deux entités indépendantes, et pas un truc "en soi". Je sais pas si je me fais comprendre, mais voilà.

Aujourd'hui, nous sommes le 6 juillet et vous vous trouvez face à une Tanane de 21 ans, heureuse et sereine.

29 juin 2014

Omelette aux lardons

Je ne supporte plus ma mère et je me demande même comment elle fait pour continuer à exister.

En parlant avec mon frère, je me suis rendue compte qu'il avait envie de manger des légumes, chose qu'il n'a jamais faite jusqu'à maintenant vu que ma mère ne lui achète que ce dont il a envie (c'est à dire des plats préparés, des frites surgelées, etc). Pour remettre le contexte de la situation : ma mère sait cuisiner AU MAX une omelette et cela fait des années que je mange de façon absolument séparée (je fais mes propres courses, mes propres repas et me sustente à des horaires décalés). Les repas en famille, je n'ai jamais connu. 

Bref, le problème ici, c'est que je reproche à ma mère de continuer de lui acheter des choses mauvaises pour sa santé (j'en avais déjà parlé à mon médecin qui me dit que osef tant que mon frère a un poids normal, OK CIMER) et qui vont à l'encontre des envies de mon frère. Elle me rétorque en soupirant qu'elle ne peut pas faire autrement s'il ne lui dit pas quoi acheter. Pardon ? Tu as besoin que ton fils de 14 ans prenne des décisions pour toi ? Qu'il te commande ? C'est toi la mère, non ? "Non mais après, j'achète des trucs que personne ne mange" MAIS PUTAIN MEUF c'est NORMAL, t'achètes que de la merde de gros porc (des charcuteries immondes genre museau de porc).

J'ai comme le sentiment que ça lui est égal de nous tuer à petit feu, comme si prendre une petite compote en fin de repas deux fois par semaine allait améliorer notre santé. Ses habitues alimentaires me sortent par les yeux et démontrent une telle stupidité que je me demande ENCORE comment cette femme peut être ma mère. Quant à moi, je suis en surpoids et je dois perdre environ trois kilos pour me préserver du diabète (ma mère ayant du diabète, du cholestérol et un cancer du foie, bien l'héritage génétique nan ?) et en plus de cela, j'ai un taux de cholestérol un peu trop élevé. Au lieu de m'aider et de me soutenir dans mon entretien corporel, ma mère me suggère de me faire une omelette aux lardons (les oeufs étant le meilleur ami du cholestérol et les lardons, inutile de préciser) ou me propose encore de finir le pot de glace. Je finis par entrer dans des colères noires et penser qu'elle veut me tuer. Mes accès de colère sont tellement répétitifs que je ne comprends pas comment ma mère peut réitérer ce type de suggestions en toute candeur. 

Mes amis trouvent que je parle mal à ma mère. Même si je pense que le respect est un principe inconditionnel et absolu, je me rends compte que je n'arrive pas à avoir du respect pour ma mère, simplement parce que je trouve qu'elle n'en mérite aucun. Je continue de me demander comment aujourd'hui, n'importe qui peut encore engendrer la vie en toute impunité.

Blue moon

En ce moment, je suis quelque peu obsédée par mon (je l'espère) prochain copain. J'en rêve la nuit et tout. Je rêve parfois d'une personne à la figure plus ou moins floue qui me rend absolument heureuse. Ca peut etre n'importe quelle situation : une rencontre lors de la soirée d'une amie, un matin où je me réveille dans son lit, dans un lieu inconnu mais qui me semble totalement familier... Parfois, c'est rien de particulier. Je rêve ma vie, sauf que j'ai un mec que j'aime.

C'est une obsession assez classique et niaise, pour le coup, je veux bien l'admettre, mais c'est plus fort que moi. Chaque jour, j'y pense en me disant que j'aimerais qu'il soit comme ça, ou pas comme ça, ce qui revient à établir des critères d'une précision absurde et à construire une espèce de figure mythique et idéalisée de ce que je pense être le grand amour. Je ne veux pas tomber dedans, mais après ceux que j'ai connu, je ne veux plus vraiment m'accorder le droit à l'erreur. J'ai assez vécu pour moins me tromper dans mes choix, en théorie (comme vous le savez, ce n'est pas du tout le cas en pratique).

Hier, j'ai appris que mon ex m'avait trompé pendant notre relation. Moi qui pensais tout savoir, j'en apprends encore tous les jours. Cela ne m'atteint plus. J'étais triomphante et fière de moi de m'apercevoir que le pincement au coeur et le souffle coupé habituels n'avaient pas eu lieu. J'ai évolué, tandis qu'à ma grande déception, il est toujours le même, c'est juste quelqu'un d'autre qui souffre.

Aujourd'hui, je m'estime sereine et bien dans ma vie, même si quelques questions me tourmentent de temps à autre. Toujours les mêmes depuis un an : suis-je capable d'aimer à nouveau et puis-je m'attacher à un homme ? La seconde, je me la posais plus vraiment lorsque je voyais Lucas, j'étais convaincue d'être finalement attachée à lui et m'étais rassuré sur mon capital affectif : j'étais encore apparemment humaine. Maintenant que je ne le vois plus, je réalise qu'il ne m'a pas manqué une seule seconde, et que sa présence (ou son absence du coup) dans ma vie me laissait indifférente. J'accepte habituellement mes émotions telles qu'elles sont, mais je me fais quand même un peu flipper : sept mois avec un mec, et rien. Qu'est-ce qui ne va pas ? Vous allez me dire "gneuh, c'était pas le bon" , etc, mais je ne parle ici du grand amour, je parle juste de l'attachement, qu'il soit sentimental ou non (ici non). Et depuis que je me suis séparée de mon ex il y a maintenant un an et demi, je n'ai jamais pu vraiment me réattacher à quelqu'un (à part un imposteur tout droit sorti de One Direction, mais ça m'est vite passé). Et chronologiquement, plus le temps passe, moins j'en ai quelque chose à foutre.

Je m'inquiète, je voudrais pouvoir aimer.

18 juin 2014

La connerie n'a pas de nom, cet article n'aura donc pas de titre

Plus je pense à ma relation avec Lucas, plus je me questionne sur ma capacité de discernement.

Après les lignes que j'ai pu écrire sur sa mignonnicité, quelques petits détails me reviennent concernant sa bêtise infinie.

Je me ressasse deux moments particuliers (outre bien sûr notre dernière rencontre où il a affirmé que j'étais Hitler parce que "tu fais tout ce que tu veux en te foutant de ce que les gens pensent de toi").

Le premier concerne l'écart qu'il y avait entre nos deux origines sociales. Issu d'un milieu bourgeois, il se savait chanceux d'avoir pu autant voyagé. 

- Mais toi, t'es jamais allée au Vietnam [le pays d'origine de ma famille]?
- Non
- T'as pas envie ?
- Bah si
- Pourquoi t'y vas pas ?
- Ma famille n'a jamais eu assez d'argent [à savoir que je ne suis jamais partie en vacances en famille]
- Pourquoi ?
- Parce que ma mère est caissière et que j'ai pas de père
- Pourquoi elle change pas de métier ?
- Parce qu'elle a pas de diplômes
- Pourquoi ?
- Parce qu'elle a pas pu aller à l'école
- Mais pourquoi elle y va pas maintenant ?
- Parce qu'elle a une famille à nourrir
- Mais pourquoi...

Cette discussion semblait sans fin, et à ce moment là, j'ai compris que ne pas avoir d'argent était une idée qui dépassait son cadre mental. Il ne pouvait PAS considérer le fait qu'on puisse manquer d'argent, à croire que ça pousse sur les arbres. Même ayant vu plein de modes de vie différents au sien, vu la misère en Afrique et en Asie, il n'arrivait toujours pas à assimiler le fait qu'on n'ait pas toujours LE CHOIX de TOUT dans la vie, parce que lui, a toujours eu le choix. Ce n'est pas la fatalité de la bourgeoisie ni de la naïveté enfantine comme j'ai pu croire sur le moment, c'est simplement un manque de souplesse intellectuelle, à savoir un manque d'intelligence. Avec le recul, je suis désolée pour moi-même d'avoir passé autant de temps avec quelqu'un qui ne m'apportait vraiment rien, si ce n'est du divertissement. Il ne m'a pas manqué depuis qu'on s'est quitté. Pas une seule fois. 

Alors comme ça, je suis encore capable de faire des mauvais choix. Après tout ça.

Quoiqu'il en soit, la deuxième discussion est beaucoup plus cruelle. Vers décembre/janvier, j'ai fait des piges pour le directeur très crapuleux d'un magazine local. Je n'ai toujours pas été payée et je racontais que ma pote avait été payée parce que son père avait appelé. 

Lucas me dit : "Bah demande à ton père, toi aussi ! Ah bah non, t'as pas de père haha"

Sur le coup, je pense que j'étais dans le déni. Il n'a pas pu sortir ça. J'ai placé ça dans un coin de ma tête en ayant l'étrange sentiment que quelque chose n'était pas normal dans cette phrase, sans pour autant me sentir bizarre, énervée ou vexée. J'ai tilté il y a seulement, genre, trois jours. A ce stade-là, ce n'est plus de la maladresse mais de la simple et pure connerie.

Je n'arrive toujours pas à expliquer comment j'ai pu perdre mon temps ainsi, comment j'ai pu avoir du mal à me séparer de lui. Il n'était même pas ancré dans mes habitudes puisqu'il ne me manque pas. Peut-être que je sous-estime aussi mon niveau de connerie.

29 mai 2014

Fin de l'histoire.

A @basicallysad : Désolée pour mon MP un peu agressif, je suis un peu méfiante envers les demandes de following d'inconnus, surtout sans PP et tout, tu as bien sûr le droit de me follow (je m'adresse à toi à travers cet article vu que je ne peux pas te répondre à cause de ton unfollowing). 

D'ailleurs, vous pouvez tous suivre mon bullshitage quotidien sur twitter (@tanane00).

J'ai mis un peu de temps pour me décider à écrire cet article.

Il y a déjà longtemps, je voulais arrêter ma relation avec le mec que je vois depuis sept mois en raison de divers événements qui m'avait soulé (genre des disputes où il hurle "ET PUIS J'EN AI MARRE DE TES TRUCS DE FEMINISTES DE MERDE") mais je me suis toujours dégonflée. Je le trouvais trop gentil pour pouvoir le lâcher pour de simples disputes. 

Jusqu'à une aventure trop croustillante pour que je puisse la relayer sur mon blog. J'ai réalisé que cette relation n'était pas adaptée à mes aspirations réelles (sexuelles), j'ai donc balancé un "ça me soule, on arrête les bails" sur Facebook après une énième prise de tête. Il a demandé à ce qu'on se voit pour clarifier la situation, ce que l'on a fait deux semaines après.

Il arrive en m'embrassant, on discute à un café de tout et de rien jusqu'à ce que je mentionne le fait que je ne comprenais pas son baiser après ma décision. S'en suit un sketch improbable. Tandis qu'il ne comprenait pas ma décision ni ce dont j'avais envie et en quoi il ne pouvait pas me le donner, je lui expliquais que je préférais mettre fin aux choses plutôt que de lui demander de changer ou de s'adapter à moi. "Mais t'écoutes jamais rien de ce qu'on te dit, et puis je voulais pas te le dire pour pas te blesser, mais mes amis trouvent que tu te la pètes, mais GRAVE". Je réponds que je m'en bats les couilles de ce que ses amis peuvent penser de moi, ce qui le met hors de lui et le lance dans un monologue que je ne peux interrompre puisqu'il me coupe : "Non mais je sais déjà ce que tu vas dire, je réponds d'avance", ce qui me met hors de moi puisque je ne supporte pas que l'on puisse supposer mieux me connaître que moi. Blablabla tu es comme ça, tu es comme ci. Mec, j'en ai rien à foutre de ce que tu penses de moi. Si tu m'aimes bien, tant mieux, si tu m'aimes pas, je m'en fous. Je force personne à traîner avec moi.

Je pars du principe que mes amis m'apprécient et que cela m'est égal que l'on pense du mal de moi vu que je n'oblige personne à supporter ma présence. Il s'insurge : "Quoi ? T'en as rien à foutre de ce que pensent les autres de toi ? T'es Hitler en fait, tu fais que ce dont tu as envie et ceux qui pensent du mal de toi, ils vont se faire enculer quoi" Je réponds par l'affirmative. Il entre dans une colère noire tandis que je me retiens de rire. Moi. Hitler. Il se lève en affirmant avec fougue que je fais partie de ces mauvaises personnes qui ont participé aux périodes les plus noires de l'histoire. 

Et je m'en fous, mais terriblement. Même après tout ce temps passé avec lui, je ne suis pas une seule seconde touchée par ses propos. Insensible ? Peut être. "Ne fais pas comme si cela ne te touchait pas, tu trembles des lèvres et tu rougis". Ridicule. Je rappelle que nous sommes en terrasse et que je suis bien trop peu couverte pour le temps qu'il faisait, et qu'il était de notoriété publique que l'alcool rougit mon visage (mais vraiment). Quoique : je suis excédée par sa connerie et sa simplicité d'esprit. Manichéen. 

Il part sans un mot, sans me saluer, visiblement très énervé, me plantant en plein milieu d'un café après avoir tapé une scène aux Halles. Je suis sur le cul : comment ai-je pu passer autant de temps avec cet individu ? Toujours le même schéma quand une relation finit avec un mec. Je suis ridicule. Mon manque de discernement dans le choix de mes mecs me surprend. A chaque fois, c'est pareil. Je me dis "celui là est différent !". Non.

Tandis que je marchais jusqu'à l'appart de Jeremy (mon ex) pour lui raconter cette aventure, je reçois un texto. Lucas me traite de grosse salope, textuellement parce que j'en ai rien à foutre de ce que pensent les autres de moi. "Moi j'ai toujours été bien avec toi, tu l'as dit toi même, franchement c'est dur ce que j'entends." Je ne répondrai jamais. 

Fin de l'histoire.
Et sinon, je suis de nouveau admissible au Celsa !

12 mai 2014

Rien

Dans ma promo, il y a un peu d'étudiants qui ont eu l'occasion de vivre à l'étranger étant plus jeune. Ne parlons pas de ma fac qui doit exploser le record du nombre de fils ou filles de bourgeois au mètre carré. Certains arrivent en taxi le matin.

Je suis la fille qui, derrière ses airs de "OUAIS J'ASSUME TOUT, KESKIA", n'aime pas beaucoup parler de ma situation personnelle et familiale, de ce que j'ai pu vivre dans mon enfance. En fait, j'en parle jamais. Un de mes meilleurs amis a même récemment appris que je n'étais même pas née au vietnam. Je parle volontiers de moi (en témoigne ce blog), mais de moi et moi seule. J'ai toujours redouté les fiches personnelles à remplir à la rentrée. J'ai déjà préféré écrire que ma mère était au chômage plutôt que d'indiquer son vrai métier. Je voulais faire peser le poids de la misère familiale sur l'Etat et la crise économique plutôt que sur ma famille.

Dans les conversations, je redoute toujours le moment où on ne connaît pas trop l'autre mais tout de même assez pour pouvoir lui demander ce que font ses parents dans la vie. D'habitude, j'ai peur de rien. Vraiment. Et surtout pas du regard de l'autre (enfin plus maintenant). Mais aujourd'hui, la voix tremblante, je m'oblige à annoncer que ma mère est caissière et que je suis née sous X de père.

Pour autant, cela fait quelques mois que je fais cet effort sans l'accepter dans ma vie sociale. J'ai peur qu'on me juge, que je perde du crédit ou qu'on ne me considère plus de la même façon une fois que l'on sait d'où je viens.

Je n'arrive même pas à aller plus loin dans l'article. Pourtant, je voulais dire plein de trucs. Encore une fois, j'ai honte.

3 avr. 2014

Récap fin 2013

Ces derniers jours, je suis tombée sur deux articles de presse qui me concernent directement. Le premier est de Libération sur les expulsions et la fin de la trêve, le second est publié sur Rue89 et c'est le témoignage d'une femme qui parle de son beau père atteint d'un cancer qui ne trouve pas sa place au sein du système médical français. 

Ces deux articles résument assez bien ma vie ces derniers mois. Je crois que j'ai tout vécu sur le mode de la passivité, en attendant que ça passe ou en déléguant mes inquiétudes à ma mère. Je veux dire que c'est comme si je n'avais pas assisté à ma vie, ni à la mort de ma grand-mère, ni aux préoccupations liées à mon logement. 

Pour revenir au commencement : suite à des maux de têtes, les médecins ont détecté une tumeur au cerveau de ma grand mère il y a environ quatre ans. Pour une fois, je n'ai pas googlé, j'ai pas fouillé de fond en comble doctissimo. Je passais le bac, je ne voulais pas m'inquiéter. Je savais cependant que c'était plutôt grave mais je n'avais pas peur de la mort : ma grand mère est une battante. La guerre, la fuite, le viol, la violence, l'abandon, la misère : rien ne l'avait tué, alors pourquoi cette fois-ci ?

Vu que je vivais avec elle, je la voyais s'affaiblir. Depuis un ou deux ans, je m'étais alors préparée à son départ, bien que je ne supportais pas la façon dont la maladie et le traitement la changeait : elle perdait la tête, comme on dit. Je ne la reconnaissais plus, donc symboliquement, même si elle est décédée en novembre, cela fait déjà un moment qu'elle m'avait déjà quitté.

Puis ma mère aussi est tombée malade, elle a actuellement un cancer. L'hospitalisation de ma grand-mère se combina alors avec un arrêt de travail. L'état de ma grand-mère jugé "trop stable", "on ne peut plus la garder". Elle se destinait à la maison de retraite médicalisée, à savoir un truc à des milliers d'euros par mois (davantage qu'un mois de salaire de ma mère). "Heureusement", elle est décédée avant.

Quoiqu'il en soit, le loyer n'allait pas se payer seul, donc ma mère vivait avec la peur au ventre pendant des mois, parce qu'on allait être expulsés. Je savais absolument tout ça mais je m'y refusais d'y penser. J'en avais parlé à quelques amis, je sais que j'aurais eu des endroits où aller. Je suis d'une ignoble cruauté mais je ne me souciais pas du destin de ma mère, en partant du principe suivant : "tu n'es pas en mesure d'assurer un toit à tes enfants, pourquoi t'en as pondu deux ? Maintenant, tu te démmerdes" Je m'étais démmerdé, à elle d'assurer sa propre survie (nb : ça fait plus d'un an que j'assure moi-même toutes mes dépenses, même si mon assistante sociale m'a déjà conseillé de porter plainte pour négligence parce que ma mère refusait d'assurer mon alimentation. Elle ne me doit qu'un toit, et encore, c'est la première fois de sa vie étant donné que je vivais sous le toit de ma grand mère).

Pour ma mère, la mort de ma grand-mère signifiait ma naissance. D'un coup, elle se retrouvait avec une meuf de 20 ans à charge. Et direct, on a failli se retrouver SDF. Je peux pas imaginer qu'elle soit la fille de ma grand mère. Soit. Ca s'est réglé parce que mon oncle dispose de plusieurs appartements et qu'il a pu nous reloger (j'ai parlé de ma mère à mon médecin, elle adore la positionner en tant que victime genre "peu de gens qui ont vécu dans les mêmes circonstances que ta mère en serait là", sauf qu'elle est nulle part et que son frère, ayant vécu dans les mêmes circonstances qu'elle, se retrouve proprio et pété de thunes, cherchez l'erreur).

Me voilà reléguée en banlieue. Je ne me plains pas de ma situation, c'est largement moins pire que je ne le pensais (je souffrais davantage d'harcèlement de rue dans mon ancien quartier parisien qu'ici dans le 93). J'ai déménagé dès que possible, donc ça faisait deux mois que j'avais emménagé dans ce nouvel appart, seule. Ma mère est arrivée il y a environ deux semaines. Nous sommes discrètement partis de nos apparts respectifs dans la discrétion. Je ne suis pas sûre que quelqu'un remarquera mon départ, dans mon ancien immeuble, bien que j'y ai vécu 20 ans.

Pour ceux qui se posent la question de pourquoi on est pas dans un HLM : ma mère ne fait pas la demande en disant qu'on n'en aura pas. Tout comme j'ai raté une année de bourse parce qu'elle m'a découragé lorsque je voulais postuler en disant que je n'aurais rien (en vrai : je suis aujourd'hui à l'avant dernier plus haut échelon). Hashtag "ma mère", comme je le dis quotidiennement.

Je ne comprends toujours pas comment des personnes peuvent faire des enfants sans pouvoir les assumer, ni financièrement, ni psychologiquement. Je veux dire : what's the point ? Quel intérêt, quel bonheur trouve-t-on dans la reproduction si on n'est pas capable d'assurer le minimum (tant matériel qu'émotionnel) à ses enfants ? Je ne suis pas en colère. Disons que je me pose simplement ce type de questions.

21 mars 2014

Journalisme, or not journalisme.

"C'est le genre d'interview qui pourrait lancer ta carrière de journaliste."
- Un de mes supérieurs, il y a quelques heures.

Je bosse pour Ragemag depuis quelques mois en temps que secrétaire de rédaction, bénévolement. Ca me prend pas énormément de temps par semaine et j'apporte ma pierre pour la construction d'une certaine vision du journalisme, que je partage, tout en me cultivant constamment (moi qui ne connaissais rien à la situation politique de la Thaïlande...).

Il y a quelques temps, le rédacteur en chef, après concertation avec le reste de la hiérarchie, m'a proposé d'écrire. Toujours partante, j'ai accepté. Résultat : lundi, je pars à l'aventure dans les locaux de la rédaction d'un magazine que vous connaissez très certainement. Je ne suis pas sûre de pouvoir publiquement en parler avant la publication de l'interview, donc je ne préciserai pas de magazine il s'agit pour le moment. J'ai eu au téléphone le journaliste qui m'accompagnera. Un poids lourd qui a des années de journalisme derrière lui et un name-dropping qui va avec son expérience. Bon, je crois qu'il est censé être là pour me rassurer, "ne pas laisser l'interviewé me bullshiter" comme il dit, mais bon, ça me rajoute aussi plus de pression : on va me juger sur mes capacités.

Travailler chez Ragemag, c'est plutôt épanouissant. J'ai un peu le sentiment d'être une imposture parce qu'on me complimente assez régulièrement sur mon travail. Pour l'anecdote, c'état tellement flatteur que je pensais le commentaire ironique et je me suis même excusé en demandant ce qui n'allait pas. Ridicule. Bref : ils sont très satisfaits de mon travail et apprécient ma personnalité. Paraît que c'est le type qu'ils cherchent du côté de la rédaction, et c'est pourquoi ils m'ont proposé d'écrire.

Je ne sais pas très bien comment le vivre. Je suis heureuse d'avoir de telles opportunités et flattée de sentir mon travail considéré, mais à côté, j'ai aussi le sentiment d'être une sorte d'imposture. J'ai peur qu'ils se rendent compte un jour qu'ils s'étaient trompé à mon égard et qu'ils m'ont surestimée. Ouais, voilà, j'ai le sentiment d'être surestimée, en fait. De ce que j'ai vécu, je ne me suis jamais sentie à l'aise dans le milieu professionnel et pragmatique (c'est pourquoi je pense de plus en plus à continuer dans le milieu universitaire en faisant de la recherche, plus tard). Je veux dire qu'en stage, on a jamais manifesté une réelle satisfaction (et ça se voit lors de l'évaluation). En même temps, j'étais en com dans une institution publique. La com. J'ai fait mes études en pensant que j'allais bosser dedans mais en fin de compte, je me sens beaucoup plus à l'aise dans le milieu journalistique. Davantage de connaissance du milieu et un intérêt grandissant.



"Je te vois TROP journaliste"
Mes potes me répètent souvent ça. Surtout celle avec qui je suis en permanence, en cours. Je crois qu'au fond, personne ne comprend pourquoi je m'obstine à penser que je vais bosser dans la com tellement ma vocation journalistique est forte. Cela dit, je ne me suis pas inscrite aux concours d'écoles de journalisme parce que j'ai vraiment pas envie de faire un master de journalisme l'année prochaine. Je crois que ce type d'études est trop conditionné aux médias traditionnels et ce n'est pas ce que j'ai envie de faire. Je n'ai ni envie de courir après l'information, ni être polyvalente et être autant incollable en géopolitique qu'en sport. 

Je vais pas développer parce que ça va faire trop dissert, mais je suis pour un journalisme de fond. Celui qui explique, qui développe, qui fait réflechir, qui informe au sens de cultiver. Un journalisme de spécialiste, en somme. Je sais pas si vous voyez ce que je veux dire. Je crois qu'au fond, même si j'ai théoriquement renoncé à être journaliste, j'ai profondément envie d'écrire pour être lue et de me situer dans une perspective de démocratisation des enjeux sociétaux. Je crois qu'inconsciemment, c'est pour ça que j'ai envie d'un master de recherche. Pas pour faire de la recherche en fait, mais pour apprendre à réflechir, et non apprendre à faire. Apprendre à faire, on l'apprend sur le tas. Je veux dire qu'on apprend pas à faire un flan en lisant la recette sur marmiton.org mais en exécutant la recette, nan ? Bah là c'est la même chose pour mes études.

Tout ça pour dire que je sais pas quoi faire de ma vie professionnelle.

9 mars 2014

J'ai un problème avec les titres : je n'en trouve jamais

Ces derniers jours, deux mecs m'ont fait des remarques quand à l'image que je leur renvoyais et je crois que mon féminisme me pousse à rejeter toutes les formes de flatteries "intéressées", tout ce qui me présente comme étant "Femme. Objet de séduction." (je parle ici de la séduction sentimentale). 

Dans le premier cas, c'est un mec de ma classe qui me parlait sur Facebook. Quelqu'un à qui je dis bonjour, avec qui je discute un peu quand je le croise, sans plus. Bref, et donc il me parle sur Facebook en parlant des applications de rencontres et je réponds, UN PEU EN RIGOLANT QUOI, "La fidélité, c'est old". S'ensuit une longue tirade selon laquelle, je résume :

- Je suis indomptable
- Je recale 10 mecs par jour
- J'ai des atouts que pleins d'hommes recherchent chez une femme
- A SAVOIR : une femme qui prend les choses en main, qui s'impose sans être chiante, qui sait de quoi elle parle
- Et surtout : énigmatique, inaccessible
- Qu'on a l'impression que c'est très dur parce que pour me satisfaire ou me faire rire, la barre est haute
- Que j'ai le luxe de pouvoir choisir parmi tant d'hommes à mes pieds

WHAT. THE. FUCK.
De quelle mystérieuse créature parle-t-il ?

Ce n'est pas dans un souci de modestie mais de réalisme que je tiens à rétablir la vérité. Je veux dire que vous qui me lisez depuis (pour certains) des années, vous savez que je suis à des années lumières de ce qu'il décrit, bien que mon blog ne soit pas le reflet total de ce que je suis de façon pragmatique. Mais tout de même. Je veux dire que j'ai jamais eu de tabou par rapport à l'écriture de mon blog, j'estime que ce que vous percevez de moi est d'une sincérité totale, bien qu'il ne soit pas exhaustif.

Quoiqu'il en soit, vous m'avez connue incroyablement soumise à mon ex et à l'amour. Je suis un chaton lorsque j'aime quelqu'un. Je dirais donc : indomptable, moi ? Jamais. Quant à mon succès auprès de la gent masculine, il n'a jamais été fameux. Bon, c'est vrai que j'ai beaucoup joué la carte de la femme fatale lors de mon année d'émancipation féminine. J'ai effectivement pas mal scoré niveau conquêtes masculines mais aucun homme digne de ce nom (c'est à dire un être qui sache garder un minimum sa dignité) ne s'est retrouvé à mes pieds, et heureusement ! Enfin pour finir, MOI, ENIGMATIQUE ? Putain mais allo, je suis la meuf qui a pondu des centaines de pages pour étaler toute son intimité, une fille avec qui déballe sa vie à chaque opportunité (j'adore ça et vous le savez). Genre parler avec moi puis se dire "Hmmm... Tanane est si énigmatique...", n'est-ce pas une idée totalement risible ? Enfin je sais pas, j'hallucine quoi. Je commence vraiment à me poser des questions sur l'image que je renvoie. Enfin à ce stade, je m'étais dit que ça pouvait être un cas isolé, que le mec se complaisait simplement dans l'idée d'un mythe féminin que j'aurais pu être, ou j'en sais rien.

Mais quelques jours plus tard, un collègue avec qui je parlais un peu de boulot avant de dire bonne nuit à 3h du matin me fait une remarque. Ici, en tant que supérieur hiérarchique, sans tirade ni superflu, je ne l'ai pas pris comme une tentative de séduction. Juste une remarque, courte, simple, mais quelque peu étonnante : "Vous êtes décidément une femme très surprenante Thanh-Nhan".

Je vais me coucher. 

Le lendemain, je demande pourquoi il me dit ça. "Pour tout un tas de raisons. Tu as l'air curieuse, intéressée par tout un tas de trucs... Un caractère bien trempé aussi, me trompe-je ?"

Bizarre. Le moment incongru de cette remarque ainsi que sa concision lui a débarassé tous les filtres sociaux que j'avais posé dans le cas précédent. Ici, ça ne devait être qu'une pensée qui lui a traversé l'esprit et qu'il a partagé. Bien.

On n'a jamais dit que j'étais une meuf surprenante. Ca me fait extrêmement plaisir, mais d'un autre côté, je me sens un peu overrated. En fait, je crois que l'idée que quelqu'un pense de moi quelque chose qui ne correspond pas à l'idée que je me fais de moi-même, bah ça m'angoisse. Je suis mue par un désir de rétablir la vérité (ma vérité) à chaque fois, quitte à passer pour une fille qui n'a pas ou qui a trop confiance en elle. Je crois qu'il s'agit d'une entreprise vaine.

Depuis ma révolution intérieure, je pense que seule l'image que j'ai de moi correspond à ce que je suis "vraiment", et qu'il n'y a que cette représentation qui compte. Alors pourquoi est-ce que cela me tracasset-t-il qu'on puisse penser, à tort, que je suis une femme fatale ? Pourquoi est-ce que je me sens angoissée qu'un collègue, c'est à dire quelqu'un avec qui je n'entretiens pas de rapports intimes, puisse m'estimer (ma pensée est la suivante : il ne me connaît pas plus que ça, son jugement ne peut qu'être érroné et en vrai je suis pas du tout surprenante) ? 

En fait, c'est comme si la vision qu'avaient les gens n'étaient jamais légitimes. Et j'ignore comment vous (les autres, quoi) faites avec les représentations que les autres font de vous. Sont-elles à considérer ? Autrui peut-il avoir un regard plus juste sur nous que nous-mêmes ? 

7 mars 2014

Mood : blog beauté

Alors je sais que je ne suis pas un blog beauté MAIS comme je l'ai mentionné dans l'article précédent, ça fait quelques semaines que je suis obsédée par les produits de Lush, jusqu'à me priver de burgers (incroyable mais vrai) pour pouvoir continuer à vivre dans des conditions décentes (je rappelle que je n'ai pas d'autres revenus que ma bourse scolaire). DONC petite review histoire que je me fasse ma check-list. Si vous êtes aussi adeptes de la marque (ou non d'ailleurs), je vous invite à me suggérer des produits ou au contraire, m'en déconseiller :)

Visage


Mon tout premier produit Lush. J'ai franchi le pas après qu'une crème Chanel (offerte à ma mère par une personne lointaine, qu'elle ne voulait pas utiliser, se foutant totalement du niveau d'hydratation de son épiderme) m'ait foutu une tonne de boutons. J'accuse : le silicone. A la recherche d'un produit miracle pour apaiser ma peau, je suis donc allée chercher du côté des cosmétiques fabriqués à base de produits naturels. C'est ainsi que je suis tombée dans le cercle infernal de Lush. Herbalism est un nettoyant/exfoliant à base de plantes apaisantes, d'amandes et d'argile. A priori parfait pour ma peau mixte et souffrante. Plutôt satisfaite du résultat : il a assainit ma peau, mais je ne le rachèterai pas. Je le trouve un peu difficile d'utilisation (il faut mélanger le produit avec de l'eau au creux de la main sauf que ça fait pas une texture très homogène) et difficile à rincer sans trop dégueulasser le lavabo. Mais bon, ma peau ayant retrouvé son swag d'antan, j'ai décidé d'essayer d'autres produits, et notamment celui qui va suivre.

Par le plus grand des hasards, on me l'a donné en échantillon. Comme à leur habitude, l'échantillon est tellement conséquent que je n'ai même pas pu le finir avant la date de péremption (3 mois) (d'ailleurs je trouve que c'est un très bon point). Première application. Illumination. Je sens ma vie changer : une sensation de fraîcheur INTENSE, digne d'une plage bretonne au mois d'octobre, m'envahit. Dès la première utilisation, on constate un avant/après à vue d'oeil mais aussi au niveau du toucher et de la sensation. Mon nez jadis luisant n'est plus. Ma peau est nette, lisse et douce. Lush m'a tuer. Du coup, j'en ai racheté et j'en racheterai jusqu'à la fin de mes jours, laissant tomber mon masque thermo-actif de Nuxe (15 balles le truc minuscule qui tient genre 4 utilisations, pfeuh). Il peut paraître couteux à première vue par rapport aux produits de supermarché (8,45€ le petit pot qui dure largement plus que 3 mois) mais le rapport quantité/qualité est excellent, on peut l'utiliser sans se soucier du dosage (ce que je faisais avec mon masque Nuxe, dont je réduisais l'utilisation qu'aux moments d'extrême détresse, tout en essayant d'en appliquer le moins possible).

Cheveux


Bon voilà, j'ai les cheveux gras, ok ? J'assume. On m'a filé un échantillon d'I love Juicy quand j'ai acheté la Grande Mentheuse. Totalement convaincue. Après avoir fini mon shampooing actuel (Lush, donc qui risque de durer longtemps), je saute sur une bouteille de Juicy ! Une seule utilisation et mes cheveux ont mis un temps à regraisser (je me lavais les cheveux tous les un jour et demi alors que quand j'ai essayé I love Juicy, ça a mis genre deux jours, ce qui change pas mal pour une seule et unique utilisation). Par contre, je trouve que ça pue un peu quand même (enfin c'est parce que je trouve que la papaye a une odeur de vomi).

Quoi ? Un shampooing solide ? Wtf ? Convaincue par le rapport quantité/prix (environ 9€ pour l'équivalent de 3 bouteilles de shampooing classique) et ayant (toujours) les cheveux gras, je me lance dans l'aventure. Nouvelle révélation : mes cheveux crissent après la douche, même à la racine. J'avais oublié cette sensation de cheveux propres, d'assainissement chevelu, vraiment agréable. Pour l'instant, pas de progrès flagrant par rapport à I love Juicy mais l'utilisation est plutôt ludique (on prend le galet qu'on frotte un peu entre les mains avant de se shampouiner). Par rapport à mes shampooings précédents (qui traînent toujours dans le porte-savon...), des produits de chez le coiffeur (10 balles la bouteille), il régule quand même mieux mon sébum, c'est à dire que parfois, je me lavais les cheveux le matin et le soir ils étaient déjà un peu poisseux alors que là, ils ne le sont que le lendemain dans la mi-journée. Cependant, il ne faut pas sous-estimer ce petit galet :  je n'en vois pas la fin. J'en rachèterai volontiers.

Eu en échantillon (d'ailleurs ils sont trop cool parce qu'ils vous demandent ce qui vous ferait plaisir donc vous pouvez demander l'échantillon du produit que vous voulez, voire plusieurs échantillons, ils ne sont pas du tout radin là dessus), je trouve regrettable qu'il soit aussi cher (18€) ! Je conserve farouchement le reste de l'échantillon qu'il me reste mais il a fait ses preuves après une utilisation : c'est un shampooing à base de gros sel (bizarre je sais), d'eau de mer et d'agrumes qui donne du volume. Son odeur est fraîche et l'effet volumineux marche bien. Jusqu'ici, c'est le shampooing qui fait le moins regraisser mes cheveux et qui m'a le plus convaincue entre les trois. Je vais essayer de me faire un stock d'échantillon hahaha.

Corps


Convaincue que le lait sous la douche de Nivea est une arnaque totale, je n'ai jamais voulu le tester. Amoureuse de Lush, j'ai voulu essayer leur beurre corporel (qui n'est pas un beurre corporel au sens commun du terme, c'est à dire une crème qui s'applique sur peau sèche). Ce truc, tu le passes sur le corps sous la douche, tu rinces vite fait et hop, ta peau est nourrie. Mais genre nourrie de chez nourrie. Je sais pas comment ils font ça mais ce truc à rincer nourrit mieux mes mollets de crocodile que ma crème pour le corps habituelle. Par contre, dommage que ça sente pas grand chose. La sensation de gras en sortant de la douche est un peu bizarre (vu que j'ai l'habitude d'avoir la peau sèche à ce moment-là) mais ça passe après quelques minutes. Je le trouve cependant un peu cher : 11€ le "petit" (qui est en fait gros) bloc. Je pense que je vais continuer à m'étaler de la crème sur peau sèche.

Scratch est une demi-sphère gommante. A conserver à l'abri de l'humidité, je l'ai foutu sur une étagère dans ma chambre, sagement emballé dans son sachet d'origine mais il embaume toute la pièce avec son odeur mi végétale mi citronnée. Il fait partie de mon top révélation. Il est un peu abrasif mais gomme extraordinairement la peau. Lucas m'a fait la remarque, trouvant ma peau exceptionnellement lisse et douce le lendemain de la première utilisation. Paraît qu'il est aussi anti-cellulite. C'est vrai que mon début de cellulite a disparu mais je sais pas si je le dois à ce truc où à mon sport (1h de fitness y'a deux semaines et 1h de vélo d'appart avant hier) haha. Quoiqu'il en soit, j'en racheterai sans hésitation vu son résultat mais aussi son prix. Ca coûte 5€ et si je calcule bien, ça fait plus de 16 utilisations (en fait je le fractionne au couteau avant de l'utiliser, comme me l'ont recommandé les vendeuses pour l'économiser et moins faire bobo à la peau), ce qui est bieeeeeen loin du rapport quantité/prix des gommages de supermarché. Je crois que ça coûte 4 balles et je défonce le tube en 3 utilisations (en plus, ma peau est douce mais pas lisse après ça). Je le conseille absolument, à part pour les peaux sensibles parce que les grains de sucre sont assez durs quand même.

J'ai demandé un savon en échantillon. Il sent bon les agrums, il lave bien. Je ne sais pas comment décrire cette sensation mais j'imagine que vous voyez de quoi je parle quand je vous dit que quand on passe la main sur sa peau, elle "bute". Enfin ça glisse pas crème quoi. Ca veut dire que la peau est nettoyée et vraiment propre. Je me rappelle que la première fois que j'ai connu cette sensation, c'était avec le savon de ma grand mère paternelle (ok je digresse) et que je trouvais ça trop bizarre mais maintenant j'aime bien. Cela dit, l'odeur ne reste pas et il n'est pas plus exceptionnel que ça, mais il dure longtemps (toujours pas fini mon échantillon alors que je l'utilise tous les jours... Décidément !). Je vais pas en reprendre.

LA COOLITUDE ABSOLUE. Comme je vous en ai parlé dans l'article précédent, je l'ai testé avec Lucas dans sa baignoire. D'abord réticent à l'idée que j'achète un truc exprès pour un bain de mousse ("meuuuh gel douche mon petit marseillais suffit, on le fout sous le jet et c'est bon"), il a plutôt été convaincu. Economique (TOUJOURS !), on prend le gros pain, on l'effrite et on fout le jet d'eau. Première utilisation, je savais pas comment doser donc j'ai pris genre un cinquième du truc mais la mousse a débordé de la baignoire, ça a un peu dégénéré haha. Ca donne des bains genre comme dans les films américains, qui sent très fort mais très bon et qui colore l'eau en violet hihihihi (kikou phase). Je peux pas prendre régulièrement de bain donc je sais pas s'il serait intéressant pour moi d'en racheter mais si j'avais une baignoire, j'en aurais probablement un stock.

Toujours dans mon délire de produits solides, j'ai acheté le parfum solide (oui, parfaitement) "Lust". Enfin, "eau de toilette" solide, en fait. J'ai mis mille ans à choisir un parfum parce qu'à chaque fois que j'en achète un, c'est une grosse déception : j'adore l'odeur puis une fois ma thune dépensée, bah ça rend pas pareil chez moi. Super. Je crois même à une conspiration de l'industrie cosmétique à propos des échantillons qui passent super bien et une fois le flaçon acheté, c'est dégueux. Je suis souvent écoeurée des parfums que je porte, voilà pourquoi ça fait des années que je n'en mets plus. Lucas m'a dit "putain, tu te rends compte que j'ai un parfum et pas toi ? :o" (il est dans un délire du mythe de la femme, etc, je vais pas revenir là dessus pour le moment). Bon, une petite dizaine d'euros, c'est pas trop risqué : je tente. La vendeuse me raconte un peu sa vie, comme quoi elle pécho grave avec Lust, réputé sexy. J'hésite avec un autre parfum, Euphoria. "Garçon d'une vie, garçon d'une vie, à vous de choisir" Je choisis l'odeur pour le garçon d'une nuit, Lust. Je saurais pas vraiment décrire l'odeur. Sur le site, c'est écrit "parfum charnel et aguicheur au jasmin", avec de la vanille, de la rose et du ylang-ylang. Je dirais que c'est une odeur quelque peu lascive et sexuelle, mais j'a d o r e. Je le mets même dans mon sac pour m'en remettre dans la journée (à savoir : je n'ai absolument pas de trousse de maquillage quand je sors, je n'emporte qu'un rouge à lèvres à la limite). Je le portais à l'anniversaire de Lucas et plusieurs personnes dans la soirée, en me faisant la bise, se sont extasiées sur mon odeur. Même des gens que je ne connaissais pas trop se rapprochaient de moi pour réinspirer mon odeur (moment un peu awkward, je vous l'avoue). Tellement convaincue que je songe à prendre la version parfum (donc plus concentrée que l'eau de toilette), bien que ce soit un petit peu plus cher (une trentaine d'euros).

VOILA, j'ai fini de raconter ma vie de dinde (mais : à la peau lisse et douce, aux cheveux volumineux et qui sent bon).

Achats en perspective :
- Crème visage "Buvard"
- Tonique visage "Bouffée d'air frais"
- Crème corps "Divine vanille"

Je vous invite aussi à consulter le site et à lire les descriptions plutôt cool et les noms de produits plutôt rigolos. Ils ont une excellente com basée sur une grande transparence (listes des ingrédients) et un processus de production intéressant. Je vous laisse gambader sur le site pour voir leur engagement éthique.

6 mars 2014

J'ai passé un week-end plutôt parfait.

Je ne fais plus trop la fête en ce moment, et ça ne me manque pas. Je crois que j'ai bientôt fini ma crise de la vingtaine ainsi que mon émancipation (comprendre : j'ai bientôt fini de faire n'importe quoi). Ce week end était parfait alors que je suis restée chez moi vendredi, tout en me couchant de bonne heure. Cela faisait des années que ça n'était pas arrivé, encore moins cette année (il y a quelques semaines, rester chez moi un vendredi soir n'était qu'une idée risible). Je suis allée à une prépa Celsa le samedi matin à mon ancienne université, organisé par l'un de mes ex-profs. Je n'aime plus beaucoup l'ambiance particulière qui y règne. Mon prof qui se prend pour mon pote et qui me dit "ta gueule", le manque de culture des étudiants et la vacuité intellectuelle. Je ne regrette pas du tout d'en être partie.

L'après-midi, après mangé, j'ai fait une sieste. C'est avec sérénité que je dors, maintenant. Depuis que j'ai déménagé, je retrouve un rythme de vie des plus sains. Cela fait un mois que je vis seule (ma mère et mon frère n'arrivent que dans une quinzaine de jours). Je n'ai plus de mal à me coucher tôt ni à dormir plus de 4h par nuit. L'insomnie me quitte. Finalement, je ne vais donc pas faire les tests sur mon activité cérébrale (mon médecin m'avait écrit une lettre de recommandation, etc). Dites vous que j'ai même commencé à faire du sport (incroyable). La semaine dernière, j'ai commencé doucement avec de la fitness chez moi (histoire de rentabiliser un tapis de sport que j'avais acheté pour ne jamais l'utiliser) puis ce soir, j'étais à la salle de sport de mon université. 

Pour revenir sur ce week end, samedi soir, j'étais dans un bar avec mes amis et des amis de Lucas (le mec que je vois) pour fêter son anniversaire. Il a 25 ans. J'ai trouvé la soirée merveilleuse en dépit de sa trivialité (pas dans le mauvais sens du terme, juste qu'elle n'avait rien de plus qu'une soirée d'anniversaire dans un bar). A cause d'un mélange trop conséquent d'alcools, j'ai beaucoup vomi mais j'étais dans un état plutôt respectable. J'ai rencontré sa soeur, que j'ai bien aimé. J'espère qu'elle m'a bien aimé aussi. Sa mère et elle avaient déclaré leur envie de me rencontrer, bien que je ne sois pas sa copine. Parait que cela ne m'engage à rien. Maintenant que je suis rassurée de bien m'entendre avec sa soeur, une adorable et très belle fille, je n'ai plus trop peur de rencontrer sa mère, aussi formel que cela puisse être. Elle m'a dit qu'elle comprenait le "flou" volontaire de notre relation et que si ça nous convenait, il n'y avait pas de problème. Je verrai. 

En tout cas, il a fait plutôt bonne impression à mes amis en dépit de son apparence un peu "négligée"  (pour les citer). Que voulez-vous, c'est une sorte de Bear Grylls (il vient de revenir de trois semaines au Kenya). Ca me fait plutôt du bien puisque les dernières fois que j'ai présenté des mecs que je fréquentais à mes amis, c'était "Non mais déguerpis vite Tanane, je le sens pas du tout, je sais pas pourquoi" (à raison), "On dirait un mec de One Direction, genre bg de 5è" (à posteriori) ou encore "OH. MON. DIEU. MEUF T'ES SÉRIEUSE LA ?" (... à raison aussi, hélas)

Dimanche après-midi, j'ai pris un bain moussant genre comme dans les films américains. Je voulais à tout prix tester les pains moussants de Lush (en passant, je développe une inquiétante obsession envers cette marque depuis deux semaines). Je n'ai plus de baignoire dans mon nouveau chez-moi donc je ne peux prendre de bain que chez Lucas. Même s'il en avait pas trop envie, il a quand même accepté (et au final, il a kiffé). Il est vraiment gentil.



Dimanche soir, sur un coup de tête à 21h, j'ai couru pour aller voir The Grand Budapest Hotel avec Xavier (je sais plus si je vous ai parlé de Xavier. En gros, c'est un mec que j'ai rencontré sur adopteunmec qui est devenu un très bon ami, avec qui je suis partie à Berlin et tout). J'ai vraiment adoré. Wes Anderson est l'un de mes réalisateurs fétiches et je n'arrive pas à me détacher de l'adoration presque malsaine que je lui voue. J'avais un peu peur d'être déçue, de découvrir une sorte de caricature de sa propre oeuvre (comme Frankenweenie de Tim Burton), mais je trouve qu'il a su innover tout en gardant son style inimitable. Je rêve d'un poster du film pour ma chambre, mais faudrait déjà que j'en trouve à prix abordable.

Je ne sais pas comment finir cet article donc je vais faire comme ça : BISOUS.

21 févr. 2014

Bad boys à fêlures

Suite de l'histoire.

Le mec m'a recontacté et j'ai pris un café avec lui la semaine dernière. Au risque de vous décevoir : ce n'est pas l'homme de ma vie, bien qu'il soit une agréable compagnie. Un mec plutôt sociable, ouvert, curieux et drôle. Et mignon. Mais bref. Je n'ai pas senti l'étincelle que je recherche depuis que je me suis mis en tête que je ne me mettrais en couple que lorsque je la trouverai. Peut être jamais. Peut être un mythe de jeunesse, mais bon, j'ai l'impression d'avoir vraiment ressenti quelque chose de spécial quand j'ai rencontré Jeremy, mon ex de quatre ans. Même si c'était virtuel, j'ai bien ressenti une alchimie particulière (celle qui fait que nous sommes plus que des exs, c'est pourquoi j'ai toujours une bonne relation avec lui aujourd'hui).

En tout cas, j'ai décidé de changé de style de mec, pour mon bien.

Ce soir, j'étais au tournage du nouveau talk-show d'Alessandra Sublet, avec Nicolas Bedos. Jusqu'ici, j'étais plutôt insensible à ce personnage. En sortant du plateau, je me suis dit que c'était typiquement le genre de mecs pour qui je craquais, voire dont je tombais amoureuse : instable, torturé, cultivé, intelligent, pianiste. En somme, un "bad boy à fêlures" comme j'aime les appeler. Je pensais que ça m'était passé, que j'étais vaccinée avec ce mec avec qui je suis plus ou moins sortie au mois de mai (sur qui j'ai d'ailleurs fait un article mais j'ai la flemme de le linker). Cela dit, au fond, je continue de me demander si je serai capable d'aimer un mec dit "bien", quelqu'un qui prendrait soin de moi et qui serait bien dans sa peau. Genre pas un égoïste narcissique à l'air arrogant. Celui que je vois en ce moment (depuis cinq mois, à vrai dire) est comme ça. Je vous l'ai déjà assez raconté, mais il est vraiment adorable et gentil. Et pourtant, quoiqu'en disent mes amis, je suis quasiment sûre que je n'en tomberai jamais amoureuse, et j'ignore pourquoi. Il aurait été bien pour moi, tout comme mon ex de cet été (un article lui est également consacré).

Je ne me comprends pas trop. Moi qui suis d'une rationnalité presque énervante, je n'arrive pas à me persuader de mépriser ces hommes qui ne me rendront jamais heureuse. 

9 févr. 2014

YOLO mode : epic

Bon, il vient de m’arriver un truc que je trouve assez ouf.

J’allais au ciné. On m’annonce que la séance est complète, bon. J’erre vers Beaubourg en me demandant si j’allais voir l’Île des Miam-nimaux à la place de Tel Père Tel Fils. Je croise le regard d’un mec pendant que je marchais. Tac tac tac. Oh mon dieu, c’est lui qui est derrière moi. « Excuse-moi. »

Je me retourne. Il commence à me parler, apparemment pas très à l’aise. « Euh. Tu vas, euh, à la bibli ? » Je réponds, gênée aussi. Habituellement, je suis une fille assez difficile à déstabiliser et je perds rarement mon assurance. Ici, elle s’était cassée à Ouagadougou. On est dimanche, je suis seule et je comptais me plonger dans une salle obscure : je n’étais ni bien habillée ni maquillée. Pas la bonne parure pour jouer à la femme fatale. La discussion est courte mais ridicule, j’essaie de répondre posément tandis qu’il bégaie pour me dire qu’il me trouve adorable. Merci.

« Bon bah, je te souhaite une bonne journée. » Je repars. Je fais 20m. Putain, merde. En quittant les sites de rencontres, n’est-ce pas l’imprévisibilité des rencontres que je cherchais ? Je décide de rebrousser chemin afin de lui proposer, je sais pas, un café par exemple, vu que je n’allais plus au cinéma.

Il a disparu. LES BOULES. Je commence à dramatiser, comme à mon habitude : j’ai raté l’homme de ma vie. Pendant que j’appelle mes potes pour leur faire part de mon désarroi, il réapparaît, cette fois accompagné de trois de ses amis. PUTAIN, JE FAIS QUOI.

Comme on dit, je me suis dit « YOLO ». J’ai rien à perdre et il se peut qu’on ne se recroise jamais. Je n’avais pas de papier sur moi, je prends mon bouquin, j’arrache la dernière page et je note mon numéro ainsi que mon prénom. On inspire, on expire. Je lui cours après, lui prie de m’excuser, lui donne le papier et repart, sans un mot. Si vous aviez vu la gueule de ses potes, putain. Ils étaient dans le WTF total.


J’ignore si je suis passée pour une bolosse timide ou pour une fille mystérieuse qui a des couilles, mais au moins je l’ai fait. J’ignore aussi si j’ai envie qu’il me recontacte. J’ai pas envie de m’apercevoir que c’est un con. Le désavantage des rencontres spontanées : pas de pré-sélection. Impossible de checker ses goûts et ses centres d’intérêts avant de donner mon numéro. J’espère qu’il sera cool.