29 mai 2014

Fin de l'histoire.

A @basicallysad : Désolée pour mon MP un peu agressif, je suis un peu méfiante envers les demandes de following d'inconnus, surtout sans PP et tout, tu as bien sûr le droit de me follow (je m'adresse à toi à travers cet article vu que je ne peux pas te répondre à cause de ton unfollowing). 

D'ailleurs, vous pouvez tous suivre mon bullshitage quotidien sur twitter (@tanane00).

J'ai mis un peu de temps pour me décider à écrire cet article.

Il y a déjà longtemps, je voulais arrêter ma relation avec le mec que je vois depuis sept mois en raison de divers événements qui m'avait soulé (genre des disputes où il hurle "ET PUIS J'EN AI MARRE DE TES TRUCS DE FEMINISTES DE MERDE") mais je me suis toujours dégonflée. Je le trouvais trop gentil pour pouvoir le lâcher pour de simples disputes. 

Jusqu'à une aventure trop croustillante pour que je puisse la relayer sur mon blog. J'ai réalisé que cette relation n'était pas adaptée à mes aspirations réelles (sexuelles), j'ai donc balancé un "ça me soule, on arrête les bails" sur Facebook après une énième prise de tête. Il a demandé à ce qu'on se voit pour clarifier la situation, ce que l'on a fait deux semaines après.

Il arrive en m'embrassant, on discute à un café de tout et de rien jusqu'à ce que je mentionne le fait que je ne comprenais pas son baiser après ma décision. S'en suit un sketch improbable. Tandis qu'il ne comprenait pas ma décision ni ce dont j'avais envie et en quoi il ne pouvait pas me le donner, je lui expliquais que je préférais mettre fin aux choses plutôt que de lui demander de changer ou de s'adapter à moi. "Mais t'écoutes jamais rien de ce qu'on te dit, et puis je voulais pas te le dire pour pas te blesser, mais mes amis trouvent que tu te la pètes, mais GRAVE". Je réponds que je m'en bats les couilles de ce que ses amis peuvent penser de moi, ce qui le met hors de lui et le lance dans un monologue que je ne peux interrompre puisqu'il me coupe : "Non mais je sais déjà ce que tu vas dire, je réponds d'avance", ce qui me met hors de moi puisque je ne supporte pas que l'on puisse supposer mieux me connaître que moi. Blablabla tu es comme ça, tu es comme ci. Mec, j'en ai rien à foutre de ce que tu penses de moi. Si tu m'aimes bien, tant mieux, si tu m'aimes pas, je m'en fous. Je force personne à traîner avec moi.

Je pars du principe que mes amis m'apprécient et que cela m'est égal que l'on pense du mal de moi vu que je n'oblige personne à supporter ma présence. Il s'insurge : "Quoi ? T'en as rien à foutre de ce que pensent les autres de toi ? T'es Hitler en fait, tu fais que ce dont tu as envie et ceux qui pensent du mal de toi, ils vont se faire enculer quoi" Je réponds par l'affirmative. Il entre dans une colère noire tandis que je me retiens de rire. Moi. Hitler. Il se lève en affirmant avec fougue que je fais partie de ces mauvaises personnes qui ont participé aux périodes les plus noires de l'histoire. 

Et je m'en fous, mais terriblement. Même après tout ce temps passé avec lui, je ne suis pas une seule seconde touchée par ses propos. Insensible ? Peut être. "Ne fais pas comme si cela ne te touchait pas, tu trembles des lèvres et tu rougis". Ridicule. Je rappelle que nous sommes en terrasse et que je suis bien trop peu couverte pour le temps qu'il faisait, et qu'il était de notoriété publique que l'alcool rougit mon visage (mais vraiment). Quoique : je suis excédée par sa connerie et sa simplicité d'esprit. Manichéen. 

Il part sans un mot, sans me saluer, visiblement très énervé, me plantant en plein milieu d'un café après avoir tapé une scène aux Halles. Je suis sur le cul : comment ai-je pu passer autant de temps avec cet individu ? Toujours le même schéma quand une relation finit avec un mec. Je suis ridicule. Mon manque de discernement dans le choix de mes mecs me surprend. A chaque fois, c'est pareil. Je me dis "celui là est différent !". Non.

Tandis que je marchais jusqu'à l'appart de Jeremy (mon ex) pour lui raconter cette aventure, je reçois un texto. Lucas me traite de grosse salope, textuellement parce que j'en ai rien à foutre de ce que pensent les autres de moi. "Moi j'ai toujours été bien avec toi, tu l'as dit toi même, franchement c'est dur ce que j'entends." Je ne répondrai jamais. 

Fin de l'histoire.
Et sinon, je suis de nouveau admissible au Celsa !

3 commentaires:

Angélique a dit…

Chauuuuud.
Il a l'air un peu simplet ce mec quand même.

Cette lecture fait germer en moi une réflexion : la colère est-elle capable de transformer nos proches en véritables inconnus (à nos yeux mais aussi à leurs propres yeux), ou ne fait-elle au contraire que révéler leur vrai visage? (c'est beau ce que j'écris, ça pourrait constituer un sujet de dissertation)

Parce que j'ai remarqué que pour ma part, lorsque je me met en colère (ce qui est plutôt rare), je suis capable de devenir la pire des pestes, de balancer les mots les plus blessants et acerbes à la figure de mes proches (alors qu'au fond, je les aime). Mais il est vrai que même dans ces cas là, je ne peux pas affirmer par la suite "je ne pensais rien de ce que j'ai dit". Au final, ces mots durs reflètent de manière exacerbée ma pensée profonde, c'est-à-dire que je vais attaquer en termes beaucoup trop forts toutes ces petites choses qui m'agacent chez mes proches (et que je pourrais leur faire remarquer de manière plus diplomate).

Bon cela dit, je ne tombe jamais dans la vulgarité, et c'est vrai que recevoir un "salope" de son copain devenu ex il y a seulement 5 minutes c'est craignos. Ca révèle dans ce cas un irrespect profond envers toi

Tanane a dit…

Pour participer à la question que tu poses, je pense qu'il n'y a simplement pas de "vrai" visage vu qu'il n'y a pas une personnalité fixe et constante. Cela dépend des périodes et des situations, c'est pourquoi j'opterais pour la première proposition.

PS : Lucas n'était pas mon copain, bien que notre relation était exclusive haha.

elle m a dit…

La colère nous révèle un peu qui on est et ce que l'on pense. Ça révèle la personne qu'on tente d'enterrer. Et parfois exagere même nos pensées.
Super article :)
Bisous