23 juin 2012

Festival des cinémas numériques


En ce moment, je souris tellement que j'en ai mal aux joues (c'est un fait).

Une soirée sous le signe cinématographique. Je ressens le besoin de commenter tout ce que j'ai vu ce soir, pour le devoir de mémoire haha. Tout juste rentrée du festival international des cinémas numériques. Je suis tombée sur l'affiche en allant justement à une projection.

Ce soir, j'étais donc conviée à une projection privée d'un film d'une connaissance, au Grand Action, j'y suis allée avec Jeremy qui s'est habillé comme un étudiant en école de commerce (oui je sais, je vis avec des stéréotypes dans ma tête) pour faire bonne impression auprès de mes connaissances, alors qu'on a croisé personne sauf le réalisateur, donc la connaissance qui m'a invitée quoi. Bref, tout un fromage pour rien, mais c'était chou quand même, dans le principe.

Concernant le film, il s'agissait du portrait du mec qui chante en arabe sur la ligne 2, avec son synthé. Les parisiens le connaissent certainement. En réalité, ce mec s'appelle Mohamed et avait une sorte de pudeur dans sa façon de répondre aux questions et dans son attitude physique face à la caméra, que j'en avais les larmes aux yeux. Et surtout, je ne savais absolument pas ce que voulait dire ce qu'il chantait, mais aussi niaises que les paroles soient, il se confie par ce biais. Il est venu à la projection et on a le droit à un mini-concert privé, c'était chouette. Par la suite, il y avait un cocktail mais je voulais filer au festival des cinémas numériques, dont j'avais vu l'affiche en traînant aux Arènes de Lutèce (Place Monge) une heure avant de venir.

La projection avait lieu sur place, donc aux Arènes. Un écran s'était dressé et ils avaient mis des chaises style barbecue devant. C'était des courts-métrages très variés, plus ou moins intéressants. Du coup, Parisiens, je vous conseille vivement d'y aller, même si vous êtes pas particulièrement fanas de cinéma, puisque c'est gratuit et vraiment sympa, avec de bonnes surprises. www.nouveaucine.com

Lifever (Ted Hardy-Carnac)
Français donc par définition, tout pourri (non, je vis mal avec mes stéréotypes, laissez-moi !). Jeux d'acteurs douteux et scénario inexploité. En fait c'est genre une ado (meuf qui joue mais SUPER mal genre meuf, ôte le cocotier de ton anus) qui communique avec son père via webcam ou téléphone. Et en fait, son cerveau est pris par une entreprise (Lifever) qui lui permet de continuer de vivre, alors que le mec est mort. Par souci financier, mais aussi par besoin de faire le deuil, la mère va voir le mec de l'entreprise pour dire qu'elle veut stopper. Le mec. Mais ALORS LE MEC. J'ai jamais vu un truc pareil. On aurait mis un balai à la place, ça aurait été pareil quoi.

Niagara (Leopold Dewolf)

Je vous laisse en juger par vous-même (4 minutes !). Je l'ai trouvé très bon !

Meine Liebe (Laura Pousa/Ricard Steinberg)
Un quinquagénaire sort avec une jeune qui lui a payé un voyage en amoureux à Berlin. Il assume pas de s'afficher avec elle donc au final, il lui fait "J'irai pas à Berlin avec toi. J'irai nulle part avec toi." Donc là, j'étais aussi assez triste d'imaginer Jerem me faire la même chose, même s'il l'avait déjà un peu faite l'année dernière. Mais y'avait pas le "J'irai nulle part avec toi", donc forcément, y'a une tournure beaucoup moins dramatique dans mon cas.

Lettre Aimée (Olivier Bancal)



Lettre Aimée from Olivier Bancal on Vimeo.

Une jeune fille incarne différentes lettres, que reçoivent différentes personnes, dans différentes situations. C'est vraiment drôle et original, et l'actrice jouait très bien. Je pense que c'était mon deuxième court-métrage préféré.

Lviv (Serge Rudenko)
Truc ukrainien sous titré trop bas pour être lu. En pâte à modeler. J'ai rien, mais absolument rien compris. Juste qu'un mec tend un sac à dos de randonnée avec une saucisse à l'intérieur à un autre mec.

Noise (Przemmyslaw Adamski)
Mon court métrage préféré. Polonais. C'est juste le transcription graphique et esthétique du son. C'est à dire que le son produisait l'image au lieu de l'inverse (souvent, c'est la musique qui suit les images quoi, on se comprend). Je sais pas comment expliquer mais c'était vraiment excellent. 



Le Môme Tintouin (Loïc Malo)
Sur le même modèle de réalisation qu'Angelina Anaconda, c'était l'histoire d'un petit garçon hanté par des troubles obsessionnels compulsifs. Intéressant. 

Felix (Anselm Besler)
Une minute, beau noir et blanc. Un petit dans un supermarché fait chier un mec qui finit par lui verser une brique de lait sur la gueule. Hilarant.

1 commentaire:

Meredith B. a dit…

Oh je viens regarder celui avec la lettre, il est cool!