24 juin 2012

No future


En travaillant dans un bureau chaque jour, je me suis rendue compte que ce n'était pas ce que je voulais faire toute ma vie. Je pensais pouvoir y trouver un confort, une routine qui aurait été une solution à mon angoisse, à l'imprévu. Mais non. Arriver, dire bonjour à ses collègues, regarder ses mails, adopter un rythme que l'on reproduira semaine après chaque semaine, se soumettre à une autorité (écrire un édito et devoir laisser le directeur le signer à sa place et mettre sa photo lors de la publication), c'est assez difficile à supporter sur le long terme. Quatre mois, la routine est encore plaisante, mais une dizaine d'années, je pense que c'est quand même autre chose.

Je n'ai encore aucune idée de ce que je veux faire comme métier plus tard. Je voudrais pouvoir concilier mes activités à mes croyances. Je rappelle que c'est une idée nouvelle vu qu'il y a quelques semaines, je ne cherchais qu'un métier lucratif. Et quelques mois avant, je rêvais de travailler chez TF1, suite à un discours d'un étudiant du Celsa. Les grands noms de ses références m'ont fait rêver, mais aujourd'hui, je me rends compte qu'il n'a fait que vendre son âme au diable.

En fait, j'ai envie d'avoir une vision internationale dans ce que je fais. C'est à dire qu'aujourd'hui, je fais mon stage en communication interne, c'est à dire que je n'agis qu'en fonction des employés du Muséum national d'Histoire naturelle, ce qui est assez restreint, aussi nombreux qu'ils soient. J'ai envie de pouvoir faire en sorte de donner l'accès à internet aux cubains, par exemple, de médiatiser les avortements forcés en chine, ou de réduire la fracture numérique entre tiers monde et occident. Directement, ou indirectement. Naturellement, avec ma formation, je ne vais jamais aller sur le terrain faire de l'humanitaire, mais je peux éventuellement être dans la cellule communication d'une ONG, ou que sais-je. Je sais pas si le temps presse, si je dois absolument y réfléchir aujourd'hui ou si je peux me permettre de tout faire sur le tas.

J'ai juste envie de passer ma vie à me dire que ce que je fais vaut la peine d'être fait (ce qui n'est pas le cas pour le journalisme d'entreprise, ce que je fais actuellement, par exemple).

AH OUI, ça me plairait aussi de travailler dans les industries créatives. Je parlais de ça il y a quelques mois, en me disant que j'allais bosser chez Universal et que ce serait cool. Mais quelle vendue je faisais à l'époque, comme si l'argent et le pouvoir rendaient heureux. De nos jours, ils ne font que nous déposséder (thanks god, le diable a bien voulu me rembourser mon âme, il était bourré). Je peux travailler dans le cinéma et m'occuper des trucs un peu underground tavu, et développer la démocratisation de la culture via l'organisation des festivals comme celui de Paris (29 - 10 juillet), où tous les films sont à cinq euros, lorsque l'entrée n'est pas gratuite. Ou comme le festival des cinémas numériques d'hier, qui permettent de promouvoir des court-métrages de mec inconnus mais à grand potentiel.

Enfin, le champ de la communication est vaste. Cela dit, le fait que ce soit full of women me donne un peu d'exercer une fonction de secrétaire, sans dénigrer la profession, c'est plutôt rabaissant de savoir que les gens pensent que je suis en mode Miss France alors que ma formation me fait décrypter les médias et prendre conscience des enjeux politiques et la manipulation des foules, mais soit. Je vis avec.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Les cubains doivent se sentir trop happy maintenant que le messie de la communication international trop underground va s'occuper de leur pays..MDR FYL

Tanane a dit…

Désolée de trouver le monde pourri et de vouloir le changer hihi

Anonyme a dit…

Waoooooh ... Le changer en étant dans la comm d'une ONG !!! Ca c'est la classe ! Quel courage ! C'est sûr que vraiment bosser pour l'ONG et gagner 400 balles par mois ça doit moins te dire. :(
Mais je pense comme toi : les pauvres faut les aider, mais pas s'ils sont sales !

Anonyme a dit…

Pète un coup l'anonyme là. O_o
C'trop galère de trouver ce qu'on veut faire plus tard... Si ce n'est qu'on finira tous profs dans ma famille et celle de mon copain ^^ Ah fatalité familiale !
Estelle