21 mai 2012

Une lamentation de plus

Aujourd'hui, résultats de la sociologie. A la dissert, je découvre que j'ai 18. Au travail de groupe, je vois que j'ai 10. Travailler avec les autres revient donc à me porter préjudice, concrètement. Ce n'est pas la première fois mais cette fois-ci, j'en ai la preuve concrète. Ce n'est donc ni du dédain ni du mépris mais une réalité. J'en ai plus qu'assez de dépendre des autres, de devoir travailler pour cinq et que ces mêmes personnes aient la même note que moi. Bah oui, noter individuellement les exposés, ce serait trop pénalisant pour les glandeurs.

La semaine dernière, je suis allée en parler à mon prof. Au final, on aura qu'un point d'écart. Un point, ça n'est pas assez. Un point, ça ne représente pas la distance qu'il y a entre ces gens qui viennent une fois sur trois alors que je me fais chier à venir tout le temps, et qui n'ont rien fait pour l'exposé, même pas le powerpoint. Ce n'est pas un point qu'il y a entre eux et moi, c'est le cosmos. Dans ma fac, il n'y aucune valorisation du travail personnel et les autres ne sont, pour moi, qu'un poids à traîner.

Ils n'ont pas les même ambitions, les même envies ni la même façon de travailler, très bien, mais qu'ils ne viennent pas me gêner dans ma façon de voir les choses. Les profs ne le comprennent pas, ils nous foutent que des exposés à faire, que des entraves à la réussite et au mérite personnel. Une façon de démocratiser la licence. Que dis-je, de la brader. Car ces même gens, j'entends, auront la même licence que moi et auront accès aux même masters que moi parce que les travaux en groupe leur auront profité. Ce n'est plus vivable, il faut absolument que j'accède au Celsa, que je m'échappe d'ici. Qu'il soit le graal ou pas, ce sera toujours mieux qu'ici.

Ici, les gens manquent tellement d'ambition que même en étant en communication, ils ne connaissent pas cette école. Je trouve ça abérant de se complaire ainsi dans la médiocrité. D'être immature au point que, sur un amphi de 200-300 personnes, dès qu'elles savent qu'elles ne sont pas obligées de venir, il ne reste qu'une vingtaine de personnes. 

Mais qu'est-ce que je fous là, sérieusement ? Je ne fais que ressasser cette question dans ma tête, entre deux soupirs d'exaspération. Les cours sont intéressants mais ne sont pas très compliqués, pour que tout le monde puisse avoir le partiel n'est-ce pas ? Je vis dans une sorte de détresse. J'ai même plus de mépris pour ces individus, ce n'est pas de leur faute s'ils ne visent pas plus haut qu'une fac de banlieue, chacun sa vie. Mais c'est le système qui me sort par les trous de nez. Même s'ils veulent que tout le monde aient la licence, ce n'est pas une raison pour la brader, et encore moins pénaliser les meilleurs car oui, aujourd'hui j'estime que je fais partie des meilleurs de la promo même si dit comme ça, ça fait atrocement prétentieuse et meuf auto-suffisante. Je suis pas une exception, il y a d'autres étudiants intéressants et intéressés, mais hélas, ils ne sont qu'une toute petite minorité. Aujourd'hui je me retrouve à faire un stage inouï dans une grande institution, d'un intérêt parfois loin de ceux des L3 (affirmation de mon prof!) alors que je ne suis qu'en première année et ce n'est certainement pas grâce à cette fac que je le dois. Je n'ai aucune gratitude, aucune affection pour Paris 8. Alors que mon lycée et mes profs auront toujours une place particulière dans mon coeur. Ils m'ont littéralement élevée. Grandi intellectuellement. Inculqué des valeurs. Ont tout fait dans l'intérêt de chacun.

Il y a un an, je râlais parce que je passais tous mes cours d'anglais à faire des bacs blancs. Je trouvais ça chiant à mourir, et tout ce que je voulais faire, c'était des débats comme en première (on avait la même prof). Mais c'est parce que j'en avais pas compris l'intérêt. On me faisait souffrir, on m'a contrainte à travailler dans mon propre intérêt. J'ai eu 16 au bac.

Ainsi, si pendant trois ans, les retards étaient intolérés (t'arrives avec 5min de retard, t'attends une heure dans la rue. Y compris quand il fait 3°C), les absences rigoureusement sanctionnées. En fait, c'était pas pour nous faire chier, mais pour nous apprendre à être ponctuel et rigoureux. Aujourd'hui, mes cours durent théoriquement 3h, mais ils commencent avec 30 min de retard, finit 30 min plus tôt, avec 30min de pause. Ca se voit, ça se sent, qu'on a pas été à la même école.

En seconde j'ai passé des nuits à pleurer, à m'arracher les cheveux parce que je n'avais pas de bons résultats en maths. La prof n'a jamais flanché, ne m'a jamais mis de notes for fun. Ca m'a poussé à avancer, à me tuer pour m'améliorer, même s'il n'y avait aucun enjeu pour mon passage en première (vu que j'ai fait littéraire). Cette année m'aura appris que le travail, ce n'est pas juste avoir son bac ou ne pas redoubler. Le travail, c'est être fier de ce qu'on produit, de la rigueur que l'on s'inflige juste pour une question d'ego. La facilité, ce n'était pas pour chez nous. Le cours de philo était par exemple cérébralement éprouvant et très magistral, pas un cours de hippies où on débat sur le sens de la vie, où le prof prenait un peu l'avis de chacun style ptite discussion de comptoire. C'était tellement mais TELLEMENT plus enrichissant que ce que je vis aujourd'hui que je vais en mourir.

[Musique de drame, tadaaa]

16 commentaires:

Miss S. a dit…

Je suis dans la même fac que toi. Dans un tout autre domaine, mais dans la même fac.
Je suis d'accord sur un seul point: le travail en groupe devrait mieux porter son nom, voir le porter tout simplement.
Dire que dans ta fac, qui est aussi la mienne par conséquent, il n'y a aucune valorisation du travail personnel, est une telle généralité que ca me fait doucement rire. As-tu connu tous les ufr pour faire un tel constat? Si oui, je m'excuse. Mais je ne pense pas. Mon ufr est reconnu et est consideré comme l'un des meilleurs de l'ile de france. Bien que tu reproches sans cesse son emplacement. A cette université. Ah parce que ca, c'est THE drame quoi. Mais connais-tu d'autres facs sincerement? Pour pouvoir denigrer autant celle la? Je ne suis pas quelqu'un de tres FACtriotique ( oui, je sais que ce mot n'existe pas mais tu comprends le sens )ou fier d'être là où je suis, mais je ne trouve pas que tu sois un tant soit peu objective vis a vis de cette université.

Ensuite, tu le dis toi même, tu t'es fait chié a mourir a passer ses bacs blancs. Bon ok, tu as eu un 16. Au bac. Coefficient. Mais quel interet? Le tien. Mais sincerement? A part te dire que tu as eu 16, il y a vraiment un interet quelconque? Je comprends que tu te sentes valorisée par cette note qui, soyons objective, est très bien, mais tu ne l'ecris pas sur ton CV. Et c'est le bac quoi. Tout le monde l'a. Non? Autant tu de-sacralises la licence a paris 8, autant je de-sacralise le bac. J'ai eu une mention bien au bac Scientifique qui permet soit disant d'ouvrir toutes les portes, que parait-il il faut avoir. Je ne connais pas le bac L et je pense que j'aurais surement foiré en beauté ce bac.

J'adore le passage ou tu dis, je cite "En seconde j'ai passé des nuits à pleurer, à m'arracher les cheveux parce que je n'avais pas de bons résultats en maths. La prof n'a jamais flanché, ne m'a jamais mis de notes for fun." Tu ne penses pas que simplement tu ne meritais pas de bonnes notes, que ce n'etait fait exprès pour que tu perserves?
Je suis allée dans un tout autre lycée que le tien, enfin je suppose. Mais c'etait la meme chose. Retard intolérés et absences a justifier dans les 2 jours sous peine de ne pas pouvoir rentrer. Quand on te lit, enfin quand je te lis plutot, on dirait que ton ancien lycée était AMAZING! le mien etait OMG QUOI! Je peux tout a fait le concevoir, mais il y avait d'autres cours que la philosophie ou pas?


Ps: Le journalisme audivisuel est très bien. C'est juste que tu ne regardes pas les bonnes émissions, documentaires, reportages.

Je tiens juste a préciser que ceci n'est pas une critique négative ( et non, ce n'est pas un pléonasme ) mais juste un avis different du tien. Que j'aimerais bien comprendre. Je m'excuse aussi pour les fautes, je ne mets jamais d'accent et je ne relis pas.

Tanane a dit…

Ce n'est pas une généralité mais ce que je ressens dans ma filière. Je n'ai jamais revendiqué une quelconque objectivité. Au contraire, j'ai crée mon blog pour partager mes expériences de vie qui sont, par définition, tout à fait subjectives. Quoiqu'il en soit, j'en ai discuté avec des potes de la fac en géo, en musique... Il n'y a bizarrement aucun souci dans la leur. Apparemment ils n'ont même pas Apogée...
Il est évident que les méthodes de travail divergent selon les UFR. Par exemple, j'ai pris mes cours d'anglais en LLCE et tout était parfait (la prof, la méthode, l'exigence, l'administration... et même celle-ci insulte presque le secrétariat d'infocom quand je devais régulariser mon cours d'anglais). Ce n'est pas la fac en elle-même que je critique, mais celle que je vis tous les jours.

Oui je connais d'autres facs, j'ai fait les portes ouvertes et j'ai des amis dans d'autres facs... Et même des gens de P8 qui viennent d'autres facs reconnaissent qu'ailleurs c'est mieux ! J'ai vu les locaux de Paris 4, le cadre et l'ambiance de Paris 7, et même ma conseillère banquaire soutient que Nanterre a une meilleure ambiance que P8 ! L'avis de chacun est certes relatif mais de manière générale, je trouve P8 invivable.

L'intérêt de l'enseignement de ma prof, c'est que j'ai eu 16 au bac, que je suis sortie du lycée avec une grammaire tellement poussée que je suis entrée directement au niveau maximum (6) et que je prends mes cours d'anglais dans le département de LLCE, où j'ai validé mon cours d'histoire américaine avec un 13 de moyenne alors que 90% des anglicistes ne l'ont pas eu, pendant que des L3 sont au niveau 4, oui. L'intérêt est là, dans mes compétences (ici linguistiques). Sur mon CV, je peux par conséquent écrire : "Bon niveau en anglais". Je me sens affreusement prétentieuse de te répondre de cette façon et je m'en excuse, mais ce sont des faits établis qui certifient mes propos.

Je ne sacralise pas du tout le bac, puisqu'effectivement, tout le monde l'a. Mais mon lycée m'a préparée de façon à justement, que je me prépare au post-bac, il s'est occupé de moi. Tandis qu'à P8, ils s'en foutent de ta réussite, de tes perspectives, de ton mérite personnel. Quand je parle de ma prof de maths, justement, elle a mis ce que ma copie méritait, voire elle me sous-notait (c'est une pratique répandue tout à fait assumée chez les profs de mon lycée, justement pour nous pousser). A la fac, c'est différent. Tout le monde a la moyenne, tout le monde valide, aucune complication pour personne, ou encore, à la limite, les rattrapages. Ce n'est pas du tout noté justement, c'est pourquoi je parle de l'illégitimité que je ressens vis à vis de mes notes (j'avais 13 en bossant au lycée et j'ai 16 sans rien branler au premier semestre wtf). Ca n'est pas exigeant et c'est loin d'être motivant pour chercher à aller plus loin. C'est pourquoi en comparaison, je trouve que mon lycée était AMAZING!, en considérant ce qui m'a été donné. J'avais 9h hebdomadaires de philo donc dans ma tête, c'est comme s'il n'y avait que ça haha.

PS : J'étudie les médias, je pense être un peu plus renseignée sur le sujet. La manipulation par l'image est aisée et très répandue. On assiste à l'avénèment du sensationnel et de la séduction par l'affect. Bien sûr qu'il y a des exceptions, c'est comme si tu me disais "les magazines féminins sont sexistes !" et que je te disais "non, y'a Causette" par exemple. Dans cet article, je parle des plus influents (donc certainement pas d'Arte).

Je te remercie pour ton tact et l'intérêt que tu portes à mes lamentations.

Tinhy a dit…

On m'a parlé de ta fac et j'ai aussi eu des échos pas très positif ( une personne de ma famille qui y est m'a presque "interdit" d'y aller, pour te dire... ). Bref, je n'aime pas non plus être notée en binôme pour les mêmes raisons que toi. Quand t'es avec un bosseur, ça va encore, mais quand c'est toi qui te tape tout le boulot...
Tu ne peux pas changer de fac ?
( Je crois me souvenir que c'était la seule fac qui proposait ce cursus, non ? Mais plus globalement, est-ce qu'on peut changer de fac en 2ème année ? )

Anonyme a dit…

en mod ékol de la IIIè Rép la Tanane la ! lololol.
Signé : Le khâgneux méprisant.

Miss S. a dit…

Je comprends ton point de vue. Ainsi que le fait que ce soit ton blog et que tu écrives ce que tu ressentes. J'avais une impression, et pas des moindres, de generalisation, d'extension des défauts que tu exprimes à toute la faculté.

Ne te sens pas pretencieuse. Si tu as bon niveau en anglais, je ne vois pas pourquoi tu ne le dirais pas. Comme je l'ai deja dit, j'ai de-sacralisé le bac, et pour moi, les notes ne refletent pas toujours le travail réel, effectif produit par le bachelier. ( Je n'insinue pas que tu ne travailles pas ).

La sous-notation etait aussi repandue dans mon lycée, chose qui me parait totalement indigeste. Je ne voyais pas l'interet, et je ne le vois toujours pas, de noter en dessous des capacités pour te pousser à travailler. Si je mérite une telle note, je dois avoir cette note. Enfin, cela me parait logique. J'aurais aimé avoir le même professeur de philosophie que toi. :) Mais je n'ai pas eu cette chance. Déjà n'étant pas dans la même section que toi, je n'ai pas eu autant d'heures et finalement heureusement. Tous les defauts que tu cites des professeurs de P8 étaient exacerbés ( je ne sais même pas sure que cela puisse être dit ) chez mon ancien professeur.


Ps: Je crois que je devais te laisser un autre commentaire pour le journalisme. Cela n'a rien a voir avec ce qui est dit precedemment. Je crois que je devrais m'excuser, j'ai été légerement piquante mais j'ai un gros, voire enorme probleme avec les reportages & cie de TF1 ( mais certaines autres chaines aussi comme M6 ). Je m'indigne devant la stupidité de ces programmes qui arrivent a faconner certaines personnes a leur convenances. Je sais très bien ( en te lisant ) que tu as le recul nécéssaire pour comprendre tous les subterfuges pour ne pas te laisser berner. Mais le jour même de la lecture de ton article, ( ou presque ), une amie m'a dit avoir vu ce reportage et l'avoir trouvé bien. J'ai d'abord été en colère qu'elle y croit, à ce debordement de bons sentiments patriotiques, puis attristée. Malgre le fait qu'elle reconnaisse une "scénarisation" de ces reportages, elle l'a trouvé bon. Bon? Ce reportage? Sur tf1?!! Où se trouve la caméra cachée? MDR quoi. ( Je n'ai pas fini mon commentaire mais je dois partir. )( Oui, la je suppose que tu as envie de l'avoir :) )

Tanane a dit…

Il est vrai que j'oublie de rappeler que ça ne concerne que ma filière ! Quand je dis "fac de merde", c'est surtout par rapport à ma formation et non pas contre l'établissement.

Moi je trouvais ça stimulant la sous-notation, quand bien sûr, ça n'est pas démoralisant. J'ai pas l'impression que c'était généralisé mais que les profs faisaient en fonction de la psychologie de chacun des élèves... Et en plus, c'était tout à fait assumé, ceux qui le faisaient l'annonçaient au tout premier cours, comme ça on était prévenus !

PS : Tu peux changer de sujet en un seul commentaire, je vois pas le souci. Moi aussi je m'indigne (mais je suis flattée que tu penses que j'ai le recul nécessaire, en même temps dans mes études, il est primordial). Je vois pas en quoi il est bon parce que déjà, rien que le fait que ce soit un fait divers, ça le rend nul. J'aurais cherché à voir ce qu'elle a pu trouvé de bon et à quoi correspond sa définition de "bon" haha. Ca m'intéresse !

Miss S. a dit…

Alors elle l'a trouvé bon dans le sens ou on rendait grâce a ce héros. Je ne conteste pas ce fait, ce qu'il a fait est courageux, mais de là à faire un reportage? On pourrait croire qu'elle oublie tout ce que est réalisé consciemment par les créateurs du reportage. ( Tu l'as dit dans ton article ).

Je percevais la sous-notation comme une injustice. En plus, tu dis que les professeurs faisaient en fonction des eleves; je suis choquée. Pour moi, une note doit etre objective et juste.

Par rapport au questionnement du changement de commentaire, je pensais plutot a faire correspondre l'article et le commentaire posté.

Tanane a dit…

De là à faire carrément une interview quand même... Il y a un sérieux problème de hiérarchisation de l'info : quelques mois avant, c'était Lady Gaga qui parlait de son rapport à Dieu (j'ai succombé à TF1 : j'ai pleuré) ou encore Natasha Kampusch... Du gros n'importe quoi.

Une note en cours se perçoit sur le long terme, sur toute l'année. Une note n'est pas qu'une note mais pour moi, le reflet d'une évolution. Quand je disais que ça dépendait des élèves, genre quand un mec avait 8, on lui mettait pas 7 quoi. Mais quelqu'un qui avait 15, on pouvait lui mettre 14. Après, si les notes objectives existaient, ça se saurait (cf. les écarts de notation au bac) !

Miss S. a dit…

Lady Gaga et son rapport a Dieu? Euh comment dire. J'ai un probleme, dirons nous, avec TF1, mais c'est de la pacotille par rapport à celui avec Dieu. ( Qu'importe la religion). Mais c'est personnel. Je confirme, il y a un tel écart entre chaque reportage que je trouve ça limite inquiétant. Les gens ne vont plus se rendre compte de ce qui est important ou pas. Déjà que parfois, ils ne voient pas toutes les ficelles alors si en plus, tout se retrouve sur un même niveau d'interet, blasant.

J'avais compris pour la psychologie. Que généralement les bonnes notes étaient baissées pour être motivantes, et pas les mauvaises. Ca me fait penser qu'au bac, avec le livret, on peut t'ajouter des points pour avoir la moyenne ou une mention. J'ai eu le bac il y a trois ans maintenant et je ne sais toujours pas si je suis pour ou contre cette démarche. Je me souviens avoir été surprise qu'une personne ait pu avoir une mention grâce à son livret ( les professeurs lui ont dit qu'elle l'avait eu grâce a ce livret). D'un coté, je me dis que c'est une reconnaissance du travail accompli toute l'année et de l'autre, une subjectivité qui permet d'avoir la même chose que les autres, sans fournir le même travail. Bon, je sais que je suis dure, ce n'est pas comme si il ajoutait 50 points. Mais bon, peut être si j'avais eu une mention en plus, je n'aurais pas le même discours.

Tanane a dit…

Ouais je sais, seum de ma vie, il me manquait que quelques points pour la mention bien et malgré mon dossier béton, je les ai pas eu (mystère). Je suis pour dans la mesure où c'est extrêmement modéré (comme dans mon cas, il me manquait un truc genre 0.4 pour avoir 14), et en plus le bac, c'est aussi assez aléatoire dans la mesure où tu peux assurer toute l'année et flancher un peu à l'examen (comme moi)...

Anonyme a dit…

( Anté Nain )

[ "Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. » Normal, le type. ]

Tu fais de la pub à longueur de journée sur ton blog et patrick Le Lay je devais être au collège quand il a dit ça.. t'aurais pu être plus originale mais bon.

Bon bon bon... commençons :

Tu craches tout ce que tu as contre cette fac qui est loin d'être exempte de défauts (je la connais bien) et tu nous ressors des bribes de tes cours entremêlées d'analyses personnelles de niveau seconde.

Je sais pas si t'auras le CELSA mais t'as un niveau de suffisance incroyable et totalement injustifié de par la superficialité de ta pensée.

C'est pas le fait que tu dises être la meilleure de ta promo qui fait pédant : tu l'es peut-être. Il est facile, via les notes de savoir si tu es effectivement " Major" de ta promo mais venant de quelqu'un pour qui les ray-bans forment le b.a-ba de la culture, ton avis est pas forcément mieux que les autres. Disons tout juste aussi bien, tout juste aussi "médiocre" (dont tu ne maîtrises pas le sens, je crois).

Tu idéalises le lycée et la pensée scolaire française de telle manière qu'il est évident que tu n'as pas ta place à Paris 8. ( Ce n'est pas un reproche mais la pensée scolaire française est magistrale, un prof magister enseigne son savoir, les élèves l'apprennent, le régurgitent sans autre forme de débat : je ne critique pas en mal ce moyen, le par-coeur est pour moi partie intégrante d'un enseignement )


Tes cours ne durent pas théoriquement 3h : tes cours sont enregistrés pour des créneaux horaires de 3H laissant à l'enseignant le choix d'utiliser ces 3h comme il le souhaite, étant donné qu'il est le seul habilité à dire si il a besoin de 3h ou non, s'il accepte une pause ou non, le tout pour enseigner ce qui lui semble être son cours exhaustif, ce pourquoi l'université est en contrat avec lui.

Le système des retards dépendent des profs (et non de l'établissement, les profs passent outre et c'est normal il s'agit de leur cours) donc ton analyse est biaisée.

En seconde t'as passé des nuits à pleurer parce que t'avais de mauvais résultats en maths ? Ma pauvre, t'étais nulle en maths, y'en a beaucoup des comme toi.

" la facilité ce n'était pas pour chez nous "

Je pourrais rétorquer à cette phrase débile (et très mal écrite) en forme de conclusion : Tu as choisi la facilité en allant en L là où tu savais que tu n'aurais plus de maths. Ce serait du même niveau.

Arrête avec ton franglais par pitié :

" j'étais upset "

" c'était akward "

" en mode OMG "

" Nevermind "

Sérieusement, la fille qui fait info-com et qui parle en franglais y'a pas plus cliché. ( et encore t'as évité le cliché -et je citerais un ami - de la " pute de dut" - à mettre en parallèle avec le "kéké de dut" )


"Moi j'ai trouvé ça extrêmement important de le soutenir parce que c'est pas pour répondre aux préjugés, mais c'est pas comme s'il faisait du foot (il aime bien le foot aussi). Faire de la danse en tant que garçon, c'est un peu difficile vu que ça va à l'encontre des stéréotypes..."

Tu écris très bien, tu dois avoir de bonnes notes en rédaction. Ton passage en 4ème est -presque- assuré.


Oui je suis méchant, je suis vile, je suis cruel mais je m'en fiche parce que ça reste mieux que d'être le parangon de ce mélange chimérique de niaiserie et de pédanterie que tu représentes à mes yeux.

Bon mon message est pas très structuré mais je m'en fous c'est de l'énervement ponctuel alors un style tananesque me suffira.

ps : sinon ça va ?

Tanane a dit…

Au pire, si c'est vraiment insoutenable, tu as le droit de ne pas lire. C'est dommage de te faire du mal comme ça.

PS : Je ne présente pas mon blog comme une oeuvre stylistique ou littéraire.

Paul a dit…

En réalité, ce qu'on te reproche avec Antonin, c'est de ne pas savoir ce que tu veux. Tu stigmatises le soi-disant écart de niveau qu'il existe entre toi et la plupart des tes collègues de L1 info-com. Mais dans ce cas-là, il faut assumer ton prétendu niveau et avoir le courage d'affronter la prépa, qui te mènera avec des chances de réussite bien bien plus sérieuses au Celsa que ta fac. Or, tu n'as pas eu ce courage et tu te complais dans une sorte de révolte intérieure et méprisante contre ces pauvres gens qui ne t'arrivent pas à la cheville mais qui, comble de leur médiocrité, tirent tes notes d'exposés vers le bas. Certes, la prépa ne t'assurerait pas à coup sûr un débouché vers la communication en cas d'échec au concours du Celsa. Toutefois, il existe à Paris II (c'est ma fac) une L3 info-com qui est également très réputée, et dont le concours est plus accessible (ma soeur en khâgne, ayant raté le Celsa, avait réussi ce concours). Y as-tu pensé ou restes-tu bloquée sur la prétendue absence de débouchés de la prépa, pour ce que tu veux faire ? A mon avis, tu aurais dû un peu plus réfléchir à ton orientation, sauf ton respect. Par ailleurs, je ne conteste pas les qualités que tu prétends posséder.

LaChiante a dit…

si té pa conten, ya la croi en haut a droite!!!

Tanane a dit…

Ne pas avoir fait de prépa dans mon cas, c'était pas du à un problème de courage mais d'envie. C'était reconnu comme ma destinée pendant toute l'année de terminale, avant que je me rende compte que j'avais mis ça en premier choix suite à la pression de mes profs et non pas par rapport à ce que j'avais vraiment envie de faire.

De plus, je ne peux pas me permettre de perdre un an dans mes études pour les raisons personnelles (financières, familiales) que j'ai déjà évoqué ultérieurement.

Anonyme a dit…

@Paul "prétendue absence des débouchés de la prépa" LOLPTDRMDR enfin bref, là n'est pas le propos.

Déçue donc par ta première année de licence ? Tu sais, la fac, c'est la jungle !! N'attends pas que tes profs s'intéressent particulièrement à ton cas et vous fasse étudier des trucs quiroxentdupangolin.
C'est pour ça que j'ai fait un détour par la case prépa (qui était une bonne blague, soit-dit en passant).
T'as une mentalité de grosse battante, ce dont je te félicite. Donc t'es frustrée, parce que tu gères au milieu des branleurs. Je te propose pas de venir en L2 à P3, ils sont bien gratinés, eux aussi hélas.
Travaille pour toi, fais-toi plaisir dans tes études et si tu en ressens le besoin, comble les lacunes de tes TD. T'étais dans un super lycée ? Je t'envie.
Je préfère de loin être en licence :)

Et honnêtement, les messages de gros frustrés du kiki, ça me fait marrer. Il a un peu trop d'audience ton blog, t'as pensé à le privatiser ou c'est ok comme ça ?

PS : moi aussi j'étais nulle en maths. Quand je dis nulle, c'est nulle. :)