Avant hier, entre larmes et sanglots, j'ai vécu une nuit qui m'a bouleversée, maintenant je crois que j'entre (ou que je suis en plein dans) une période chaotique de ma vie psychologique.
A part ça, j'ai plus envie de mec, fini les regards sensuels dans le métro au BoGoss que seul le moche derrière remarque (je lol), les fantasmes sur les amours en mode Titanic ou Moulin Rouge, les histoires d'homme de ma vie ou trucs comme ça. J'y renonce. L'amour fait bien trop souffrir pour que je recommence, il a perdu tous ses charmes. On s'en fout mais je me le signale quand même pour que je m'en rappelle le jour où je voudrais retomber amoureuse, pour que le souvenir de la souffrance revienne à la lecture de ces mots. Attention, future Tanane !! Il a une copine désormais, il dit que c'est mieux pour qu'on s'oublie. Il a raison. Et malgré ce qu'il peut dire, pour moi tout se fini là.
Bref, quoiqu'il en soit, je suis allée chez ma grand mère paternelle hier et elle m'a fait un petit speech sur le fait que j'avais une famille pour m'aider, et que je ne serai jamais toute seule. Avant, je les prenais pour des exemples d'hypocrisie vénère mais étant dans une période fragile, je me suis laissée émouvoir et je me suis interrogée sur mon hypothétique vie, si j'avais vécu avec mon père. Serait-il parti en Australie avec moi ? Et puis ça aurait été une toute autre ambiance, du côté de mon père, il s'agit de gens éduqués, avec le "sens de la famille" (peut être du au nombre, j'ai 7 oncles et tantes) contrairement à mon milieu actuel rempli de sordides secrets de famille (que je ne connais pas)... J'ai d'assez bons souvenirs avec particulièrement trois de mes tantes, une qui parle sept langues, qui avait l'habitude de me donner quelques uns de ses bijoux et qui m'emmenait au cinéma, une qui avait une chienne que j'adorais et une qui habitait, selon moi, dans un château. Mais je crois juste que c'était une très grande maison en banlieue, en fait. Bref, je suis en mode Mr Nobody mais c'est vrai que c'est curieux de constater la différence entre mes deux familles.
Et puis sinon, j'ai décidé d'accepter ma solitude. Il parait qu'elle est "normale" mais que moi, je me trouve beaucoup trop seule à cause de ma carence affective, alors j'essaie de me mettre à la norme, j'essaie de me dire que c'est normal de ne pas avoir un truc à faire tous les week end, ou après les cours, que c'est normal de se promener sans but dans la rue et que je ne suis pas aussi seule que je peux le penser. Entre les "Je serai toujours là pour toi" d'une personne qu'il n'est plus la peine de mentionner et les discours familiaux de ma grand mère paternelle, faut que j'arrête de penser que je suis toute seule dans ma vie merdique (j'ai à manger, des fringues et une éducation, mais ça ne suffit pas pour être heureux).
Et j'ai commencé The New Girl avec Zooey Deschanel. Je trouve ça dommage qu'elle joue toujours les même rôles... La série est sympa, mais sans plus.
2 commentaires:
Le passage sur Mr Nobody, je connais bien. Je me demande toujours quelle aurait été ma vie si j'avais été élevée par mon père, si j'avais fait ceci et non cela... Quoiqu'il en soit, je te comprends, surtout en ce moment, ça ne va pas trop non plus. Je me sens horriblement seule et délaissée...
Je me reconnais dans certaines choses de cet article. Donc ça me rassure. Et je me dis qu'au fond, les jeunes étudiants ressentent tous à peu près la même chose et sont tous dans le même caca.
A propos de ta grand-mère, je ne sais pas ce qu'il en est exactement de ta relation avec elle, mais je sais que c'est trèèès important la grand-mère. Enfin je dis peut-être ça parce que pour ma part c'est un de mes seuls soutiens familiaux sur Paris (vu que mes parents sont dans le sud). Mais de manière générale, quand on a la chance d'avoir une grand-mère sur laquelle on puisse compter un minimum, c'est vraiment primordial, c'est un peu la "seconde personne" qu'on peut toujours aller voir en cas de problème, sur qui on peut s'appuyer, qui pourra compter comme point de vue externe, qui a l'expérience et la sagesse (au mieux ahah, j'idéalise un peu je sais bien). Enfin en tout cas, c'est un peu comme une béquille dans beaucoup de familles. Quand la tienne te dit que tu ne seras jamais toute seule, je ne pense pas que ça soit des paroles en l'air
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