J'ai un souvenir à conserver de mon week end.
J'ai commencé à voir un mec la semaine dernière, quelqu'un qui a tout pour me plaire.
Samedi, j'attendais qu'il vienne me chercher dans le bar d'un ami.
En l'attendant, j'ai rencontré quelqu'un.
Je sais pas, ça m'a frappée, un peu.
Le mec qui avait tout pour me plaire a finalement eu plusieurs heures de retard. Cela a laissé le temps pour qu'une bombe explose en moi.
J'ai rencontré ce mec, qui était juste sorti en même temps que moi pour fumer dehors, en fin d'après midi alors qu'il ne faisait pas très beau. Ca a commencé par "tu fais quoi dans la vie" puis on a parlé pendant deux heures. De tout et de rien, mais de façon tellement intense que je sais pas. Un truc s'est passé. Je vous jure qu'un truc s'est passé. Je sais pas trop quoi.
Mon ami passe et lâche : "putain vous êtes deux poisons mais en vrai, vous êtes l'antidote de l'un et de l'autre" J'ai pas bien compris (je comprends d'ailleurs toujours pas vraiment), mais je crois que ça se voyait que quelque chose se passait.
Il n'a pourtant rien qui puisse me plaire. Un artiste, d'autant plus d'un théâtreux. J'avais pourtant dit que j'arrêtais avec les artistes. Un mec un peu ghetto. Pas pour moi. Et puis tout nous opposait. Si la discussion nous a autant mobilisés, c'est parce qu'on était d'accord sur rien. Rien de chez rien. L'amour, le respect, l'industrie culturelle, le cinéma : on ne faisait que se contredire. Impossible de trouver un terrain d'entente sur quoique ce soit. Mais cela m'a paru plaisant. Je crois qu'à lui aussi. Etrange.
Puis celui qui avait tout pour me plaire est arrivé, pour venir me récupérer. Je n'avais aucune envie de quitter celui que je venais de rencontrer par le plus beau des hasards mais je suis quand même partie. Nous sommes allés au cinéma. Pendant tout le film, je repensais à l'autre et je me demandais ce que je foutais là. J'ai trouvé le mec qui avait tout pour me plaire d'une telle fadeur que c'était vraiment triste comme moment.
Cette nuit, j'ai dormi 3h, parce que je n'arrivais pas à débrancher mon cerveau, parce que je n'arrivais pas à comprendre. Tant de questions à l'instant où je vous écris : vais-je le revoir ? Quelle vie mène-t-il ? Est-ce que je lui ai plu ? Est-ce qu'il m'a plu ? Est-ce qu'il pense à moi ? Pourquoi est-ce que je pense à lui ? Qu'est-ce que je lui ai trouvé ? Pourquoi cette rencontre m'a-t-elle marquée comme ça ? Est-ce qu'il a aussi trouvé qu'"un truc s'était passé" ? Ou pas du tout ? Peut être qu'il s'en fout ? Qu'il se souvient même pas de moi ?
Je ne sais que son prénom, mais je suis convaincue que je suis amenée à le recroiser prochainement.
8 sept. 2015
30 juin 2015
30 juin
Aujourd'hui, c'est mon anniversaire.
J'ai 22 ans.
J'ai connu une période plutôt heureuse jusqu'ici.
J'ai à nouveau des problèmes, et je me suis souvenue de mon blog.
Je vais peut être essayer d'écrire à nouveau.
Je remercie encore ceux qui continuent de venir même si je ne poste plus rien depuis longtemps.
J'ai 22 ans.
J'ai connu une période plutôt heureuse jusqu'ici.
J'ai à nouveau des problèmes, et je me suis souvenue de mon blog.
Je vais peut être essayer d'écrire à nouveau.
Je remercie encore ceux qui continuent de venir même si je ne poste plus rien depuis longtemps.
26 oct. 2014
Incubateur
Ca fait quatre jours que je n'ai pas adressé une parole à ma mère.
Mardi dernier, j'ai appris que l'association culturelle de l'école avait choisi mon projet. Un truc sur lequel je bosse depuis un mois a été sélectionné. Je suis donc devenue présidente de l'association en question et prépare actuellement un grand événement qui se déroulera en septembre 2015.
Je me suis sentie extrêmement heureuse et fière des nouvelles copines avec qui je bosse, ainsi que de notre travail. Ce sera le plus gros projet de ma vie pour l'instant, j'ai jamais entrepris un truc aussi grand de A à Z, encore moins en le dirigeant.
En rentrant, je l'annonce donc à ma mère. Allongée devant la télévision, elle me demande alors ce que je gagne. Je réponds que je gagne le fait de pouvoir réaliser mon projet. "Ok" Je commence à avoir un peu les boules et lâche un "ok tu t'en fous en fait".
- Mais non.
- Bah si, tu dis ok alors que ça fait un mois que je bosse dessus et que c'est un projet qui va me prendre un an !!
- Je sais pas, tu gagnes rien en fait, donc bon.
Et là, je sais pas, je me suis sentie imploser. Cette meuf, c'est une blague. Elle serait plus heureuse et fière de moi si je gagnais de la thune en bossant au Mcdo, sans avoir jamais fait d'études (puisque je ne rapporte rien) ni même intégré mon école.
"Mais pourquoi tu cries ?"
Cette femme n'a même pas l'intelligence pour reconnaître la colère de sa fille. Même en mettant le mépris à côté, je me pose sincèrement des questions sur les capacités de cette femme, si elle n'a pas de léger retard mental. Il n'est pas possible autrement d'avoir un comportement pareil, même ma grand mère qui était analphabète, qui ne comprenait pas grand chose de ce que je vivais, était capable de ressentir de la fierté à mon égard, juste par le fait de me voir fière de moi même.
Le pire : je suis faible, je ne peux rien faire sans être soutenue.
Et si je n'avais les filles avec qui je travaille ? Pas mes amis ?
Je n'aurais même pas pu compter sur ma propre mère pour vivre.
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