30 juin 2015

30 juin

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire.

J'ai 22 ans.

J'ai connu une période plutôt heureuse jusqu'ici.

J'ai à nouveau des problèmes, et je me suis souvenue de mon blog.

Je vais peut être essayer d'écrire à nouveau.

Je remercie encore ceux qui continuent de venir même si je ne poste plus rien depuis longtemps.

26 oct. 2014

Incubateur

Ca fait quatre jours que je n'ai pas adressé une parole à ma mère.

Mardi dernier, j'ai appris que l'association culturelle de l'école avait choisi mon projet. Un truc sur lequel je bosse depuis un mois a été sélectionné. Je suis donc devenue présidente de l'association en question et prépare actuellement un grand événement qui se déroulera en septembre 2015.

Je me suis sentie extrêmement heureuse et fière des nouvelles copines avec qui je bosse, ainsi que de notre travail. Ce sera le plus gros projet de ma vie pour l'instant, j'ai jamais entrepris un truc aussi grand de A à Z, encore moins en le dirigeant.

En rentrant, je l'annonce donc à ma mère. Allongée devant la télévision, elle me demande alors ce que je gagne. Je réponds que je gagne le fait de pouvoir réaliser mon projet. "Ok" Je commence à avoir un peu les boules et lâche un "ok tu t'en fous en fait".

- Mais non.
- Bah si, tu dis ok alors que ça fait un mois que je bosse dessus et que c'est un projet qui va me prendre un an !!
- Je sais pas, tu gagnes rien en fait, donc bon.

Et là, je sais pas, je me suis sentie imploser. Cette meuf, c'est une blague. Elle serait plus heureuse et fière de moi si je gagnais de la thune en bossant au Mcdo, sans avoir jamais fait d'études (puisque je ne rapporte rien) ni même intégré mon école.

"Mais pourquoi tu cries ?"

Cette femme n'a même pas l'intelligence pour reconnaître la colère de sa fille. Même en mettant le mépris à côté, je me pose sincèrement des questions sur les capacités de cette femme, si elle n'a pas de léger retard mental. Il n'est pas possible autrement d'avoir un comportement pareil, même ma grand mère qui était analphabète, qui ne comprenait pas grand chose de ce que je vivais, était capable de ressentir de la fierté à mon égard, juste par le fait de me voir fière de moi même. 

Le pire : je suis faible, je ne peux rien faire sans être soutenue.
Et si je n'avais les filles avec qui je travaille ? Pas mes amis ?
Je n'aurais même pas pu compter sur ma propre mère pour vivre. 

3 oct. 2014

Enfin voilà.

Ca va.

Trois de mes amis proches sont partis. Soit à l'étranger, soit à l'autre bout de la France. Ca ne fait pas trop longtemps mais ils me manquent déjà puisqu'ils sont un bout de moi. Du coup, je me sens maussade.

Ce week end, c'était mon week end d'inté. C'était plutôt sympa et bon enfant. Pour l'instant, ma nouvelle école me plaît assez. Je ne suis pas déçue mais ce n'est pas aussi extraordinaire que dans mon imaginaire, lorsque j'étais venue aux portes ouvertes la première fois quand j'avais 16 ans. Je trouve le niveau des cours semblables à celui de mon ancienne école, mais le dynamisme des associations est assez stimulante. Pour l'instant, je suis prise dans les processus de recrutement de quatre trucs, c'est un peu fatiguant.

Je me sens maussade parce que je suis fatiguée, en fait. Je n'ai plus vraiment une minute où je peux me poser. Je ne me rappelle plus du dernier soir où je suis directement rentrée chez moi après les cours, où je me suis douchée tranquillement avant de me mettre sur Facebook. J'espère que le reste de ma vie ne sera pas trop comme ça. Même si je m'ennuie vite quand je suis seule dans ma chambre sans rien de prévu, j'aime raisonnablement ce sentiment de temps infini (seulement quand je paresse, genre je n'aime pas ce sentiment lors d'un cours relou par exemple).

Je ne sais plus vraiment sur quoi écrire ici. Je fais plein de choses et ça absorbe mon mental. Il me reste peu d'énergie pour mener des réflexions existentielles. J'en ai cependant deux à reporter :

- Je suis en révolution vestimentaire. Je me suis rendue compte que j'étais arrivé à un stade où je m'en fous de ce qu'on peut penser de ma personnalité, si on pense que je suis une connasse ou pas, mais que j'étais extrêmement sensible au jugement par rapport à mes habits, c'est pourquoi cela fait des années que je m'habille d'une façon tout à fait banale et neutre, afin d'être injugeable. Ainsi, une amie a parlé d'un "uniforme tanane" qui consiste en trois choses : noir, bordeaux et fleurs. Du jour au lendemain, j'ai décidé de me faire un nouveau style de façon un peu random, c'est à dire acheter tout ce qui me plait, pièce par pièce, et faire avec. J'ai commencé par des plateformes holographiques même si mon pote en mode me dit que c'est old.

- Je n'ai jamais passé autant de temps sans pécho. Je crois que j'ai un peu perdu la main. J'ai désinstallé Tinder parce que je n'y arrivais plus, je ne rencontrais personne. Ca me tente de rencontrer un mec directement en vrai. Je crois que je n'ai jamais pécho de mecs rencontré hors internet, sauf un ami, pour un soir. Je sais pas vraiment comment on fait. "Non mais va dans des bars", me dit-on à l'oreillette. Je passe la moitié de ma semaine à sortir et boire des pintes, que voulez-vous de plus ? Je ne rencontre jamais personne dans les bars, je sais pas pourquoi. Et même si je rencontrais des gens, il faudrait qu'ils soient non seulement DES MECS, mais aussi BEAUX ET SYMPAS. Les statistiques sont vite faites. Enfin bref, et donc même si je rencontrais des mecs beaux et sympas, je n'ai strictement aucune idée de comment je devrais m'y prendre. Quand on a un rdv adopte ou tinder, la finalité est binaire et claire : oui ou non. Quand on rencontre quelqu'un de cool IRL, il faut pousser le curseur VERS le oui, et j'aurais besoin d'un mode d'emploi pour ça. En ce moment, je connais un mec mignon et gentil, mais je crois qu'il est gay. MAIS OUI, il faut aussi gérer ces paramètres-là, que l'on a pas lorsqu'on trouve quelqu'un sur internet.

Enfin voilà.