3 nov. 2013

Hyper reality

Hier soir, on a mis les choses au clair : on ne sera jamais ensemble. Avant d'en discuter, je me rendais pas compte d'à quel point ça me pesait depuis deux semaines, depuis qu'il avait proposé qu'on se voit sans forcément baiser. Je ne voyais pas où il voulait en venir et mes potes me suggérait l'idée du couple. Je ne voulais pas y réfléchir, je souhaitais juste faire abstraction de ça. J'ai commencé par lui demander pourquoi il était distant en ce moment, et j'ai expliqué pourquoi moi aussi je l'étais. Il flippait que je me fasse des films et que je finisse par vouloir qu'on sorte ensemble. Pareil de mon côté. On rit. J'aime beaucoup sa compagnie, je n'ai rien à lui reprocher. On s'entend bien, mais pas assez pour être ensemble. D'un côté, je me pose des questions sur ma nouvelle peur de l'engagement (moi, la meuf la plus needy du monde, ne veut plus qu'un mec me rende de comptes ?!). De l'autre, je me dis que la prochaine fois que je me mets avec mec, c'est parce que c'est le coup de foudre, le feeling de ouf, la complicité de taré. Je sais pas quand ça arrivera, mais en attendant, je ne m'empêche pas d'en fréquenter d'autres (sans parler d'aventures sans lendemain hein, not my style). Je me remets aussi en question sur cette situation. On m'a fait remarqué que c'était pas très cool de voir des gens "en attendant mieux". Je ne vois pas le problème. Pour moi, je fais juste ce dont j'ai envie, je vois pas pourquoi je me priverais si j'ai des opportunités qui s'offrent à moi (à savoir des éphèbes cultivés et gentils). Mais bon. Ouais. Je sais pas. 

J'ai l'impression que plus le temps passe, plus je perds de ma sensibilité, de ce qui m'anime habituellement. Récemment, une amie a décidé de couper les ponts avec moi, me jugeant trop égocentrique. Cela me fait de la peine, mais ça ne m'atteint quasiment pas. Voire pas du tout. Je me dis qu'elle fait ce qu'elle veut et que c'est la vie. Ca me manque un peu, ce temps que je passais à pleurnicher pour un rien, à être affectée au moindre truc. Et même, à la fac, parfois ma sérénité dans certaines situations (où je me serais transformée en Hulk) choque ma pote. Plus rien ne m'atteint. Plus personne n'est essentiel à ma vie. Ma capacité à m'attacher reste encore à prouver.

En quelques mois, je crois que je suis devenue l'exacte opposée de moi-même. Je suis plus trop qui je suis et où j'en suis, je n'arrive pas à caler mes envies profondes avec mes envies officielles. Je me sens plus femme qu'avant, déjà.

21 oct. 2013

Les nouvelles du dimanche

Hier, je lui ai dit que j'avais un peu repris mon blog. Il a rigolé en disant "Imagine tu parles de moi et tout, haha !". Un peu gênée, je lui ai dit que je parlais de mes relations sans trop avouer qu'il était le sujet principal de mes remises en questions actuelles. Thanks god, Blogspot permet de ne pas être répertorié sur les moteurs de recherche. 

Bref, comme je vous l'ai dit sans trop développer, je suis entrée à l'Institut Français de Presse. Et c'est dur. Le niveau est loin de celui de Paris VIII, ainsi que la charge de travail. La dernière fois que j'ai autant bossé que le week end dernier, c'était lors du bac. En gros, deux ans de complaisance intellectuelle qui ont ramolli non seulement mes capacités intellectuelles, mais aussi mes capacités de travail. Je n'arrive vraiment pas à me faire à mon nouveau rythme et je suis en permanence fatiguée (dur d'avoir cours tous les jours alors qu'on était habitués aux week ends de quatre jours).

Pédagogiquement, je dois reconnaître qu'il s'agit du jour et de la nuit. A Paris VIII, on laissait libre cours aux goûts et préférences de chacun, ce qui nous permettait de travailler sur nos domaines de prédilection. Le mien étant les enjeux de l'internet libre, j'ai pu écrire un article sur Aaron Swartz et être publiée dans l'Huma, analysé le discours médiatique concernant ACTA, étudié les liens entre conscience politique et Anonymous, etc... Alors qu'à l'IFP, c'est beaucoup dans l'excellence académique, chose que je recherchais en sortant du lycée. Aujourd'hui, je sais que j'aurai davantage d'opportunités professionnelles et un nom de prestige sur mon CV, mais je ne suis pas sûre que cela suffise à mon épanouissement. 

Mais bon, sinon, je suis aussi devenue secrétaire de rédaction chez RAGEMAG ! Je vous invite à découvrir ce super magazine qui fait des articles de fond et qui propose de l'information réelle qui peut nourrir vos esprits ! Je trouve leur initiative et leurs articles vraiment pas mal, c'est pourquoi je me suis engagée dans le projet. Je suis un peu stressée mais je pense que ça ira, l'équipe est plutôt sympa.

19 oct. 2013

Strike the pose

Pendant l'été, j'ai fait mon entrée dans le milieu queer.

"Queer est, à la base, un mot anglais signifiant « étrange », « peu commun », souvent utilisé comme insulte envers des individus gays, lesbiennes, transsexuels… Par ironie et provocation, il fut récupéré et revendiqué par des militants et intellectuels gays, transsexuels, bisexuels, adeptes du BDSM, fétichistes, travestis et transgenres à partir des années 1980."

Ca a commencé avec Nathan. Un bloggueur lyonnais, devenu un pote de longue date (depuis le collège ! C'est pourquoi je n'ai pas de blog à vous linker). Il était en week end à Paris et le vendredi soir, c'était l'échec total. On avait pas prévu le coup donc on était trop mal habillés pour sortir le soir, on nous a recalé au Nüba ainsi qu'au Wanderlust (pour les non-parisiens : il s'agit de boîtes très à la mode mais très péteuses, cela dit GRATUITES). Plusieurs fois. On était pas assez sobres pour ne pas faire les relous qui retentent trois fois. On avait pas d'endroit où rentrer alors on a arpenté Paris pour finir par manger un kebab à 4h du matin devant Beaubourg, vide. "Bon, demain, on rattrape tout ça", il me dit. Très bien.

Samedi soir, il m'emmène à la Java (une boîte de Belleville) à la soirée "Trou aux Biches", une soirée gay. Je ramène deux copines, de vagues connaissances récemment rencontrées. Au bout d'une heure, elles se barrent, ne supportant pas de ne pas être regardées (il faut admettre qu'elles sont très jolies). Un nouveau monde s'ouvre à moi. Pas d'inhibition. Je danse, je transpire et je finis à 4h du mat en soutif sans que personne ne me regarde. Je goûte à une forme de liberté sociale : je ne connais plus les normes. C'est l'éclate.

Emballée, je continue les soirées queer en tentant de ramener qui je peux : mon copain de l'époque, un couple de potes, un autre pote bloggueur sociologiquement curieux. Finalement, je rencontre deux potes gays dans le métro, par hasard, en allant à ma deuxième trou aux biches. Dreamteam.

Je suis récemment ressortie avec eux au Social Club pour Cakes Da Killa. Génialissime.

Avec toutes ces soirées, j'ai découvert le twerk (le vrai, pas celui de Miley Cyrus), le voguing et cette sensation d'enivrement de danser comme on veut sans se dire que les autres penseront qu'on est vulgaire.