Pendant l'été, j'ai fait mon entrée dans le milieu queer.
"Queer est, à la base, un mot anglais signifiant « étrange », « peu commun », souvent utilisé comme insulte envers des individus gays, lesbiennes, transsexuels… Par ironie et provocation, il fut récupéré et revendiqué par des militants et intellectuels gays, transsexuels, bisexuels, adeptes du BDSM, fétichistes, travestis et transgenres à partir des années 1980."
Ca a commencé avec Nathan. Un bloggueur lyonnais, devenu un pote de longue date (depuis le collège ! C'est pourquoi je n'ai pas de blog à vous linker). Il était en week end à Paris et le vendredi soir, c'était l'échec total. On avait pas prévu le coup donc on était trop mal habillés pour sortir le soir, on nous a recalé au Nüba ainsi qu'au Wanderlust (pour les non-parisiens : il s'agit de boîtes très à la mode mais très péteuses, cela dit GRATUITES). Plusieurs fois. On était pas assez sobres pour ne pas faire les relous qui retentent trois fois. On avait pas d'endroit où rentrer alors on a arpenté Paris pour finir par manger un kebab à 4h du matin devant Beaubourg, vide. "Bon, demain, on rattrape tout ça", il me dit. Très bien.
Samedi soir, il m'emmène à la Java (une boîte de Belleville) à la soirée "Trou aux Biches", une soirée gay. Je ramène deux copines, de vagues connaissances récemment rencontrées. Au bout d'une heure, elles se barrent, ne supportant pas de ne pas être regardées (il faut admettre qu'elles sont très jolies). Un nouveau monde s'ouvre à moi. Pas d'inhibition. Je danse, je transpire et je finis à 4h du mat en soutif sans que personne ne me regarde. Je goûte à une forme de liberté sociale : je ne connais plus les normes. C'est l'éclate.
Emballée, je continue les soirées queer en tentant de ramener qui je peux : mon copain de l'époque, un couple de potes, un autre pote bloggueur sociologiquement curieux. Finalement, je rencontre deux potes gays dans le métro, par hasard, en allant à ma deuxième trou aux biches. Dreamteam.
Je suis récemment ressortie avec eux au Social Club pour Cakes Da Killa. Génialissime.
Avec toutes ces soirées, j'ai découvert le twerk (le vrai, pas celui de Miley Cyrus), le voguing et cette sensation d'enivrement de danser comme on veut sans se dire que les autres penseront qu'on est vulgaire.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire