19 oct. 2013

Encore du bullshit, désolée



Dans l'article précédent, j'ai oublié de mentionner que j'avais développé un bouclier psychologique non seulement à l'égard de la gent masculine, mais aussi au niveau de mes amitiés. Je veux dire que c'est quelque chose qui a fondamentalement pris place dans mon mode de vie. La différence, c'est que les mecs, je les prends et je m'en fous alors que dans mes relations sociales, j'ai plutôt élevé mon niveau d'exigence. Je ne suis plus la victime d'hier. Aujourd'hui, pour être mon ami (et non pas un pote ou une connaissance), il faut me jurer fidélité et loyauté, parce que je n'hésite plus une seule seconde à quitter ceux qui me font faux bond. Par conséquent, mon cercle d'amis proches s'est fortement réduit alors que mes relations sociales ont explosé (d'ailleurs je m'étonne moi-même de manger un bol de muesli en écrivant cet article alors qu'il est 1h et qu'on est vendredi soir). Aujourd'hui je suis capable de replier mes sentiments et de réduire mes relations amicales à néant si j'estime que ces relations n'en valent pas la peine. Je suis parvenue à une espèce de machinisation de mes relations et à un contrôle effrayant de mes émotions. Cela fait longtemps que j'ai arrêté de pleurer pour les gens. Je ne pleure plus que pour la fiction (dernièrement : Alabama Monroe). J'ignore si c'est mal, si c'est bien. 

Je me suis rendue compte que j'étais incapable de faire preuve de sens critique sur mes propres choix. Autant je suis une bonne amie à qui on peut se confier et qui donne toujours de bons conseils, autant je suis incapable de prendre du recul sur ma situation. Enfin, c'est aussi le cas pour les fringues : je sais jamais si un truc me va ou pas, par exemple. C'est assez handicapant dans la vie quotidienne, je suis obligée d'appeler ma meilleure amie pour savoir. Et avec elle qui se refuse tout le temps de faire des jugements de valeur même quand je la sollicite... Je m'en sors pas. J'ai vraiment l'impression que ma vie est un chaos mais je ne sais pas par quoi commencer pour la ranger. 

Je serais même incapable de dire si je suis heureuse ou non. Les sentiments ont déserté. Par contre, je passe ma vie à me poser des questions et à me prendre la tête, comme vous pouvez le remarquer. Je pense que de la fumée sortirait de mes oreilles si cela était possible. C'est très étrange, ce sentiment de cogiter des heures à propos de ma relation avec Lucas et se rendre compte qu'au final, je n'éprouve rien de spécial (je crois) à son égard. De la sympathie, à la limite. J'aime bien sa compagnie pour mater Jumanji sous la couette, le fait qu'il me prenne systématiquement dans ses bras ou qu'il m'embrasse le front quand il se réveille la nuit et puis sa simplicité. Il ne m'embête jamais. En écrivant ces lignes, je me demande si je m'attacherais à lui un jour. J'espère que ça ne me fera pas comme la dernière fois où je me croyais attachée, où je pensais que mon ex allait me manquer quand il m'a quittée, alors qu'absolument pas. J'ai pas envie de me rendre compte à nouveau que je n'étais pas celle que je pensais être.

En tout cas, je pense que c'est un des plus beaux garçons que j'ai fréquenté.

18 oct. 2013

Ma mère trouve que je m'habille de façon trop provocante.

Mon meilleur ami vient de se mettre en couple. En en parlant, je me rends compte qu'il est beaucoup plus sentimental que moi. En quelques mois, je suis passée d'une sensiblerie pleurnicharde à un bouclier émotionnel qui m'inquiète aujourd'hui. J'ai peur de ne plus pouvoir m'attacher, j'ai peur de l'engagement, qu'il soit émotionnel, social, ou que sais-je encore. J'ai peur d'être prise dans une relation contre mon gré. Du coup, je ne sais même pas si l'amour est toujours dans mes capacités. Je me rends toujours pas compte du fait que je sois déjà sortie avec un mec (celui dans le motion design), croire que c'est cool, que je le kiffe et tout, alors que j'en ai strictement rien à faire. De ce mec qui avait, selon ses dires, des sentiments pour moi. Je sais plus quoi faire de moi. J'en ai marre d'entendre les "tkt, il te faut juste trouver le bon". Comment je sais qui est le bon si je suis pas capable d'investir ne serait-ce qu'une pointe d'émotions dans les relations que j'ai ? Je veux dire qu'au final, à part le divertissement, je vois pas ce que ça m'apporte de fréquenter ces gars. Est-ce que je me sens plus heureuse avec ? Est-ce que je peux même m'en passer ? Est-ce que je suis capable de rester seule ? Je crois pas, je sais pas. Si je pouvais, je ne butinerais pas ainsi depuis plusieurs mois. Je dois me recentrer, arrêter de me trouver de bouche trous en attendant mon graal. D'un autre côté, ne pas souffrir, ne plus rien sentir, c'est pas ce que je voulais il y a un ou deux ans ? J'y suis arrivée. Moi qui vivait les choses trop intensément, aujourd'hui, je regrette ces moments où je me sentais en vie.

3 oct. 2013

Vie sentimentale : état des lieux

Bon. J'écris pas aussi régulièrement que je le souhaiterais. Je ne dispose plus de cette absence de pudeur qui faisait que je pouvais raconter n'importe quoi en toute inconscience. Mais bon, aujourd'hui je me dis que vu mon énorme break, plus personne ne me lit vraiment alors bon, libérons les démons.

Pour changer de mon kikoololisme qui a fait la réputation de mon blog, je voudrais parler de ma vie sentimentale. C'est un peu et toujours un énorme chaos. A chaque fois que j'ai un truc avec un mec, je me dis que je vais l'écrire ici pour me souvenir de la rencontre avec le père de mes enfants mais j'y renonce parce que je sais très bien qu'il ne sera pas le père de mes enfants. Vous l'aurez compris, depuis janvier, j'enchaîne les amourettes à deux balles, qui m'ont plus ou moins marquée. Je me suis découvert beaucoup moins sensible, sentimentale que je ne le pensais. Alors comme ça, je peux sortir avec un mec et ne rien en avoir à foutre de sa gueule ? On ne me connaissait pas comme ça, et pourtant, c'est arrivé.

Depuis quelques semaines, j'ai eu un espèce de déclic, je me suis dit que j'arrêterais de fréquenter des mecs juste comme ça et que j'attendrais le graal, l'unique élu, le père de mes enfants, patiemment. Mais bon, la semaine dernière, j'ai quand même rencontré Lucas. Je pense qu'il ne s'intéresse pas assez à moi pour me stalker et trouver mon blog. Je trouve qu'on dirait James Franco en plus mignon. Bon, c'est pas le père de mes enfants (enfin je pense), mais il me rend toute bizarre. Au début de la semaine, il m'a embrassée. Et au lieu de gérer et de faire ma femme fatale as usual, je me suis transformée en petite pucelle rougissante. Je suis une bolosse. Je me déteste lorsque je ne me contrôle pas et que je fais n'importe quoi. Je n'ose même pas soutenir son regard. Du coup, j'ai pas géré le premier baiser, j'avais l'impression que mon coeur allait sortir de ma poitrine et quand il a commencé à m'éteindre, je priais pour pas qu'il le sente. Âge mental : 15 ans. Dans mon souvenir, j'ai eu l'impression de partir en courant. Aujourd'hui, je me sens ridicule et je sais pas quoi faire pour rattraper la situation et reconquérir ma dignité de (wannabe) femme fatale de 20 ans.

Mes dix mois de butinage sont vains. Parfois, je me demande si je peux vraiment prendre de bonnes décisions concernant ma propre vie.