14 mars 2012

Racontage de vie pas très intéressant

Bonne nouvelle, je commence à arrêter de réfléchir.

Premier rapport : aujourd'hui j'avais envie de Pepsi, alors je suis allée dans une épicerie tenue par un arabe, communément appellée l'ADC (arabe du coin). Y'en avait pas. Alors au lieu de lui dire "Merci, au revoir." comme je l'aurais fait habituellement, je me suis dit "fock, il est 22h30, j'ai trop envie de Pepsi" donc j'ai engagé la conversation style "Vous avez pas de Pepsi ? C'est bizarre, j'en trouve nulle part alors que c'est le premier concurrent de Coca quand même, c'est marrant", ce qui m'a vallu un tuyau "bah tu peux aller à Pizza Hut, ils en ont je crois :)".

MORALITE DE CETTE HISTOIRE DE OUF (oui, je sais qu'elle est ouf), si j'avais réfléchi en me disant "non vas y je me casse, je vais pas lui demander vu que y'en a visiblement pas, ça sert à rien de demander, il va me prendre pour une conne et se dire "mais c'est quoi cette bigleuse" et en plus j'ai des lunettes, c'est pas possible !" mais que j'étais ardemment à la recherche de Pepsi, je n'en aurais jamais eu.

La sympathie et le sourire ne me servent pas qu'à la sociabilité mais peuvent aussi m'aider à régler mes problèmes temporaires, youpi.

Oui, je sais, c'était super intéressant.

Bon sinon, j'en ai marre d'être ignorée en jean alors que j'ai remarqué que j'avais davantage de privilège lorsque j'étais en mini-jupe, alors que j'ai la même gueule et le même corps. Pourquoi sommes-nous invisibles aux yeux des mâles lorsque notre chair est recouverte par un tissu un peu plus épais qu'un collant ? (je ne parle évidemment pas de combinaison de ski mais genre d'un jean, normal quoi, TRANQUILLE) Par exemple, j'étais au secrétariat pour régler un problème administratif, dans une queue un peu conséquente. Je suis arrivée en mini-jupe ras-le-boule, soupirante style "PUTAIN QUELLE ADMINISTRATION DE MERDE" qui a du sonner un truc genre "Han la la, comme cela m'épuise de faire la queue comme tout le monde", et les mecs qui étaient devant m'ont proposé de passer devant, alors qu'ils n'avaient pas l'air moins pressés que moi, ou quoique ce soit. Ca a donné un truc genre "Tu veux passer ? :)" et après l'autre de devant "ouais vas y !" et encore l'autre de devant "Je t'en prie" alors que les trois ne semblaient pas se connaître (en arrivant ils faisaient tous une activité individuelle). Je suis sûre que cela ne serait pas arrivé si j'étais en jean-basket. Bon, ok, j'ai des avantages, mais ça m'énerve quand même, que je sois le plus souvent invisible et dès qu'on voit mes cuisses, ça y est j'suis Madonna quoi. C'était un exemple parmi d'autre.

Pour compléter cet article sans queue ni tête qui raconte des trucs de merde, j'annonce que j'aimerais passer mon BSR et avoir un scooter. En fait, le permis est trop cher et j'ai pas besoin de voiture, vivant à Paris. Mais j'aimerais bien pouvoir rentrer tard toute seule chez moi, ni dépendre des suicidés du métro. Enfin voilà, être un peu autonome dans mes déplacements. Le permis moto étant assez coûteux aussi, je me rabats donc sur le scooter et le BSR, étant plus accessible et présentant les mêmes avantages. Une Vespa, c'est cool en plus. Qu'en pensez-vous ? N'est-ce pas une bonne alternative ?


Bon sinon, aujourd'hui, un mec dans la rue qui achetait sa baguette a dit à Jeremy et moi "Hey, vous allez graaaave bien ensemble !" (ce qui étonnamment, est loin d'être la première fois). Ca m'a fait plaisir. On avait pensé à poser pour The Kooples mais on est loin de se fringuer comme ça et d'acheter des t-shirt blanc à trente mille boules. Même si notre vie est tout aussi cool. Bon ok, la sienne. Moi je fais que blogguer et boire du coca (étant donné que je trouve pas de Pepsi alors que je me suis rendue compte au KFC que je préférais le Pepsi. Je sais que c'est un sacrilège donc j'évite de le dire trop fort). J'anticipe les questions : il a beau être en terminale, il graffe, dessine, photographie, filme, monte, etccccc. C'est pas pour me la péter que je dis ça hein, mais juste que j'le sais quoi :).

Et enfin, pour finir, je vous invite à voir ce site trop marrant qui répertorie les pires design de sites, websites from hell.

Je vous invite également à vous abonner à Libé. En effet, ils proposent un abonnement web gratuit de deux mois aux jeunes, dans le cadre de la Présidentielle. C'est un très bon plan. De plus, je trouve que Libé a un aspect un peu "magazine", plus simple à lire que Le Monde, auquel je me suis abonnée (en papier). C'est l'occasion d'acquérir une conscience politique pour ceux qui ne s'y connaissent pas :) Je vais peut être changer de journal quotidien, du coup, si ça me plaît bien.

Il vous suffit de cliquer là : VOILA LE LIEN 

12 mars 2012

Youpiiiiiii il fait bon, il fait beau, je suis une toute autre personne.

Non franchement, la météo a trop d'impact sur moi, c'est parfois assez dingue. Tandis qu'il y a quelques jours, j'étais d'un sérieux absolu, me morfondant sur le non-sens de la vie et l'indignation des gens ignorants face aux 75% d'impôts de Hollande, aujourd'hui je me sens sereine et je retrouve petit à petit mon sens de l'humour (vous l'aurez remarqué, j'étais drôle avant), même si je suis toujours conséquemment blasée de la fac et de l'Humanité (j'avais jamais lu ce journal, il était distribué gratos ce matin et j'ai du l'acheter pour la socio, c'est dingue comment l'extrême gauche est sans cesse en train de se plaindre de tout, tout le temps et en toutes circonstances).

Bref, aujourd'hui il m'est arrivé un truc un peu anodin mais je tiens quand même à le relater pour parler du communautarisme qui me pousse à être presque méchante. Je mangeais mon sandwich, toute seule, en allant vers la salle pour le prochain cours quand une fille me demande ce qu'on a fait au dernier cours, d'un accent très prononcé. C'est une asiatique, et plus précisément, une blédarde. Donc je lui réponds qu'on a fait telle et telle chose. Bien. Prochaine question, "tu es née ici ?". OUI JE SUIS NEE EN FRANCE, oui. Et je pense que tu ne devrais pas m'adresser la parole juste parce que tu pensais que j'étais étrangère comme toi et qu'on aurait pu former une jolie petite bande avec les autres blédardes made in china. Franchement, c'est pas que je renie ma communauté mais c'est vraiment un truc que je déteste, ces tentatives de rapprochement parce que j'ai les yeux bridés (en plus en vrai ils sont même pas bridés, j'ai les yeux en amandes !!), ça n'a aucun sens. C'est comme au lycée où THE bande d'asiatiques se mettait toujours à côté de moi en tentant de me rallier à leur cause. A force, ça a développé une sorte de racisme modéré, dans la mesure où j'ai davantage de mal à me lier d'amitié avec des asiatiques, de peur qu'ils fassent partie de ces asiatiques qui traînent qu'entre asiatiques, ce qui pour moi, témoigne systématiquement d'un manque d'ouverture d'esprit. Mon raisonnemment est bien rapide, je sais, mais je peux pas m'empêcher de le penser. Surtout quand à la cantine, j'entendais la table d'une dizaine de chinois qui parlaient tous chinois entre eux. Pourquoi ils vont pas voir ce qu'il se passe en dehors, un peu ? C'est comme si c'était rédhibitoire, qu'ils pouvaient pas fréquenter des noirs, des arabes ou des blancs. Le communautarisme, c'est vraiment un truc qui me fait péter des câbles.

Bref, cela me conduit à parler des remarques que je subissais de la part de ma grand mère, qui me disait tout le temps des trucs genre "Pfff t'aurais pas pu prendre un blanc !" lorsqu'elle me voyait rentrer avec Jeremy. Je pense pas en avoir déjà parlé sur mon blog, mais j'ai longtemps souffert du racisme de ma grand mère, par rapport à ma relation avec Jeremy. En fait, il est vietnamien et guadeloupéen. Pour ma grand mère, tous les vietnamiens sont des cons, et les noirs, n'en parlons pas. Du coup, Jeremy c'était un peu le combo fatal. C'était assez difficile à vivre, il fallait encaisser les remarques et les discours pendant des mois entiers, mais je me suis dit que de toute façon, c'est pas elle qui vivait la relation. Alors j'ai pris l'habitude de ne plus répondre, de la laisser parler et finalement, aujourd'hui lorsque je rentre tard chez moi, elle m'engueule en me disant "J'espère que Jeremy était avec toi hein !!!!!!". Celui qui était mon pervertisseur est devenu, en quelque sorte, un gardien qui rassure ma grand mère de par sa présence à mes côtés. Je sais pas si sa vision des noirs a changé mais je suis soulagée d'avoir à subir de moins en moins ses remarques désobligeantes. 

Concernant ma mère, elle n'a jamais été dans ce cas là et accepte mes moeurs modernes et européennes. En parlant d'elle, elle vient d'avoir une semaine de vacances et c'est une toute autre personne, agréable à vivre, attentive et enjouée. Je pense que ce n'est pas sa personne en elle-même qui est insupportable, mais plutôt son travail qui l'aliène littéralement. J'aurais bien aimé qu'elle s'épanouisse professionnellement, ou qu'elle continue d'être femme au foyer après la naissance de mon frère. Mais sans autre revenu, cela est bien sûr impossible. Elle a repris le boulot aujourd'hui et rien que ce matin, moi, habituée à lui parler un petit peu depuis ses vacances, lui parle de Gran Torino, que j'ai vu hier et que j'ai trouvé TROPTROPTROPTRPORTPORP bien (surtout les jeux de lumière dans certaines scènes, et puis Walt est trop drôle). Sa réponse : "Hm.", alors qu'il y a trois jours, elle m'aurait répondu avec enthousiasme, comme quand je lui ai parlé de Duch le maître des forges de l'enfer, que j'ai vu en présence du réalisateur jeudi, un film sur les khmers rouges. Le lendemain, elle m'avait rapporté le dvd de La Déchirure avec John Malkovich, qui porte sur le même sujet. Bref, je cohabite littéralement avec deux personnes.

C'est ainsi que je prends conscience de l'importance de son métier, et que ça me rend ouf de savoir qu'il y a des jeunes qui laissent tomber la fac pour travailler au McDo, comme s'ils allaient faire ça de toute leur vie. Et qui s'en foutent littéralement. Je comprends qu'on puisse ne pas être obsédé par l'idée de "BIEN" gagner sa vie, mais le travail ne devrait pas être considéré aussi dérisoire par certains jeunes car l'indépendance s'acquiert par l'interdépendance. L'indépendance, avant d'être dans l'esprit, est selon moi, avant tout matérielle. Cette indépendance matérielle s'acquiert donc par le travail, qui sert à d'autres, comme le travail des autres nous sert. En fait, vivre en société, c'est tout un système dont ceux qui ont pour vocation de servir des frites toute la journée, n'ont pas conscience, j'ai l'impression. Surtout qu'aujoud'hui, même si la reproduction sociale est encore très présente, on peut choisir le métier que l'on veut exercer, ce qui assez cool pour l'épanouissement perso. Si tout le monde pouvait faire le métier qu'il veut, ce serait magnificos *_* (moi testeuse de matelas, de pizza ou d'hôtel de luxe).

Bon, j'arrête mon discours à la sauce de poneys sucrés.


PS : C'est bon, je réussis un peu à parler aux gens, au fait ! :D

11 mars 2012

Shittin on the past

Aujourd'hui,

Je suis allée au salon de l'Etudiant pour soutenir mon copain dans ses voeux post-bac. Comme à mon habitude, je suis passée au stand du Celsa même si je connais déjà cette école par coeur. Après avoir discuté avec une dame (???), je pense changer de voie. Au lieu d'aller en Médias et Communication, je pense postuler pour Management de la communication, qui est plus globale et exhaustive, ce qui m'ouvre plus de possibilités pour le futur même si récemment, j'ai eu un déclic qui me fait réaliser que je voudrais travailler dans les industries créatives.

Je suis su-per motivée de ouf. La dame a dit qu'il ne semblait y avoir aucun problème pour moi étant donné mon cursus actuel et la motivation que je semble avoir, héhé. Mais malgré cela, je sais pas comment me situer par rapport au concours. Je ne voudrais pas y aller défaitiste, mais si j'y vais en ayant en tête "je l'aurai", si je ne l'ai pas du premier coup, je serai effondrée.

Ca me tient plus à coeur qu'on ne pourrait le penser. En fait, c'est surtout le ras-le-bol de ma fac actuelle qui me pousse à vouloir être admise dès la première fois que je passerai le concours. J'en ai marre. De la banlieue, des banlieusards, du too much de militantisme, de la demi heure requise pour rejoindre Paris, de l'absence de stimulation intellectuelle, de l'encouragement au progrès... Néanmoins, j'aime mieux les cours qu'au début de l'année. Je trouve qu'on y apprend plus mais que c'est pas assez intensif, du coup je rechigne à faire un dossier (sur Madmoizelle d'ailleurs ! :D) alors que j'ai un mois pour le faire, vous voyez le genre ? Si j'avais eu à le faire pour la semaine prochaine, je l'aurais fait direct. Mais la, je sens que je vais le faire à la dernière minute vu que je me serais trop détendue. J'ai perdu l'habitude de la performance et je sais plus comment travailler.

Bref, mon lycée, ses lieux, son emplacement, ses profs me manquent terriblement. C'est aujourd'hui que j'réalise que j'étais habituée à une excellence modérée dans la mesure où on nous poussait toujours à aller plus haut en sous-notant, et où on se souciait de notre avenir (viser plus loin que le bac quoi), sans pour autant nous mettre en compétition ou la pression. L'ambiance était excellente dans ma classe. Je suis un poulain de cette institution-là, pas celle de ma fac. Ca peut ressembler à du patriotisme mais je suis fière de dire que je viens de CE lycée. Mais maintenant, quand on me questionne sur mes études, je préfère taire le nom de mon université et dire que je suis juste en infocom.

C'est terrible ce sentiment, ça me déprime de jour en jour d'y aller. J'espère que ça me motivera pour donner le meilleur de moi même, dans un an, lorsque je passerai le concours qui m'ouvrira un autre univers, qui est ceci dit toujours banlieusard, mais côté Neuilly-sur-Seine, avec rien aux alentours non plus... Mais rien que pour le bien être de l'accomplissement de soi, je suis prête à y aller.

Sinon, je pense que je vais recommencer à dessiner. J'avais appris à dessiner pendant un été où je n'avais plus d'ordi et franchement, en retrouvant mes dessins, je trouve que je me débrouillais assez bien donc j'aimerais bien reprendre pour exploiter mon potentiel (ptet imaginaire hein). Problème, je sais pas quoi dessiner. Je suis créative mais quand la mesure où j'ai une base (genre un sujet, ou un modèle). Tanane contre une feuille blanche, j'y arrive pas. A part des formes géométriques mais c'est nul, ou des dessins d'enfant style "moi et jeremy plus tard ^^" où j'avais mis E.T comme animal de compagnie et tout. Bref, donnez moi des sujets, aidez mon talent !

PS : Pour ceux qui se souciaient du sort d'Edouard, le jeune homme qui voulait parler à une fille, j'annonce qu'il sort actuellement avec, donc bravo à lui ! :'D


Cet article ne sert à rien, je sais.

PPS : J'ai passé une heure et demi à Etam avec une vendeuse et j'ai découvert que ma vraie taille de soutif était 95B alors que je portais du 80A. C'est fou la vie, je sais.