4 nov. 2011

Lectures

Il faut se quitter souvent pour s'aimer toujours.
Rien à voir avec le reste.

Aujourd'hui j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai ENFIN fini Une Forme de Vie d'Amélie Nothomb, qui, je rappelle, était l'un de mes auteurs préférés. J'admets enfin la vérité : elle me déçoit de plus en plus. Alors que je suis une grande fan de Stupeur et Tremblements, ou encore de Métaphysique des Tubes, plus j'en lis et moins j'en veux. Ses oeuvres deviennent de plus en plus médiocres et inintéressantes, il n'y aucune évolution, et j'ai de plus en plus de mal à les finir, malgré leur nombre de pages risibles. Dans Une Forme de Vie, il s'agit d'une correspondance entre elle et un soldat américain obèse. Il faut quand même rappeler que c'est toujours ELLE qui écrit, et donc elle qui écrit en se faisant passer pour Melvin Mapple. Et ça ne choque personne qu'elle se jette des fleurs à chaque lettre, genre "olala je pensais que vous étiez hautaine, cynique et intransigeante, alors que vous êtes tellement douce, simple et modeste !!!!" (ok je trafique, mais le fond y est) ou encore "Vous êtes tellement bonne avec moi, olalala, comment pouvez-vous me pardonner d'être un con ? olalala <3"... Et même sans passer pour Melvin Mapple, elle est en mode "Ah la la, je suis vraiment une dingue d'avoir 2000 correspondants parmi mes lecteurs quand même hein. En plus je le fais même pas par pur marketing, ah non pas du tout, mais parce que j'aime les gens ! Vive les gens ! Heureusement qu'il y a des auteurs à succès comme moi qui savent rester humain."

Voilà en gros, j'ai l'impression qu'elle développe un narcissisme énorme, ce qui ne lui ressemblait pas. Ce qui fait qu'à présent, je coupe les ponts, elle ne m'intéresse plus, je ne vais plus me forcer à lire ses bouquins parce que je m'étais déclarée fan.

Bref. A part ça, j'ai aussi lu Intimité de Hanif Kureishi, qui je rappelle, était un auteur que j'avais étudié l'année dernière en spécialité anglais. Toute l'année on s'est tapé Buddha of Surburbia (Le Bouddha de Banlieue), qui est quand même le bouquin le plus bourré de sexe façon weirdos que j'ai pu lire dans ma vie. Original, drôle et peu commun dans un cadre scolaire, il m'avait particulièrement plu, alors j'avais décidé de lire une autre oeuvre du même mec, pour voir si l'ambiance était la même. 

La réponse est non. Alors que dans Buddha of Suburbia, il s'agit de dog's jissom (sperme de chien) et d'autres trucs complètement dégueux sortis de son contexte (euh dégueux tout court en fait) qui font du bouquin un truc super marrant, l'ambiance d'Intimité est grave plus lourde, triste et sérieuse. Normal, en fait, vu que dans le premier, c'est l'histoire d'un ado qui se cherche et que dans le second, c'est les pensées d'un mec qui quitte sa femme et ses gosses en bas-âge. Néanmoins, c'est pas ça qui empêche Hanif de rajouter du cul à chaque fois que c'est possible. Entre les fans de cunni, les fraises entre les fesses et la masturbation, il ne nous prive pas de ses passages sexuels un peu wtfuckant. Mais au milieu de ça, quelques citations vraiment belles (que je retrouve pas vu que je refuse d'annoter mes bouquins, donc je peux rien vous sortir alors que j'en avais l'intention). Le mec qui quitte la meuf, le père qui quitte ses enfants. Des situations qui me rappellent vaguement quelque chose :) Bref, je conseille.

Et pour finir, j'ai commencé Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis, qui raconte la vie d'une famille à la préhistoire. Plutôt drôle, ça parle de la découverte du feu, des problèmes de logements (caverne) et de chasse, mais sur un arrière-plan moderne, comme s'il s'agissait d'une famille aujourd'hui. Je conseille vivement aussi.

3 nov. 2011

You don't want to be alone.

Salut.

Aujourd'hui je me demandais comment faire pour contrôler, ou du moins, réagir face à ses propres émotions. J'ai été conne de penser qu'en me convaincant que j'étais une femme forte, je finirai par le devenir. Faut que j'arrête de me bercer d'illusions, de fantasmer sur la meuf que je ne serais jamais et plutôt me concentrer sur celle que je suis MAINTENANT.

Donc ouais, faut que j'arrête d'essayer de m'auto-convaincre parce que ça marche pas, et qu'ensuite, je pense que je dois accepter la peine et la souffrance, mais quand c'est le cas, j'ai l'impression de toujours finir par m'y complaire en quelque sorte. Je me sens comme une loque embourbée dans une merde jusqu'aux yeux sans volonté d'y sortir parce que de toute façon, je suis déjà trop "morte" pour pouvoir remuer quoique ce soit et tenter de m'en sortir.

Alors voilà, ce que je fais, c'est que je vis ma vie tout à fait normalement, je ris, je chante et je dors, et des fois je me mets à pleurer, mais genre comme une fontaine, à ne plus pouvoir m'arrêter, et puis je m'en remets petit à petit et continue de vivre comme si de rien n'était. Je ne pense pas que ce soit bon pour mon psychisme. Bon pour moi tout court d'ailleurs. Je me sens perdue et noyée dans mes sentiments, que j'essaie de contenir genre comme un barrage de castor, et à des moments inopinés, tout craque, les bouts de bois sautent dans tous les sens et c'est le déluge.

Ce que je voudrais faire, c'est être en harmonie avec ma peine. Qu'elle circule tranquille dans ma tête, sans que j'ai à la retenir, ou à m'y noyer. Je sais que mon discours fait très yoga-secte bizarre-victime de la scientologie-et que sais-je, mais je ne trouve pas d'autre métaphore pour illustrer ce que je ressens. J'ai l'impression de devenir folle.

2 nov. 2011

Hey girl, whatcha doing ? Hey girl, where you going ?

Avant hier, entre larmes et sanglots, j'ai vécu une nuit qui m'a bouleversée, maintenant je crois que j'entre (ou que je suis en plein dans) une période chaotique de ma vie psychologique. 

A part ça, j'ai plus envie de mec, fini les regards sensuels dans le métro au BoGoss que seul le moche derrière remarque (je lol), les fantasmes sur les amours en mode Titanic ou Moulin Rouge, les histoires d'homme de ma vie ou trucs comme ça. J'y renonce. L'amour fait bien trop souffrir pour que je recommence, il a perdu tous ses charmes. On s'en fout mais je me le signale quand même pour que je m'en rappelle le jour où je voudrais retomber amoureuse, pour que le souvenir de la souffrance revienne à la lecture de ces mots. Attention, future Tanane !! Il a une copine désormais, il dit que c'est mieux pour qu'on s'oublie. Il a raison. Et malgré ce qu'il peut dire, pour moi tout se fini là.

Bref, quoiqu'il en soit, je suis allée chez ma grand mère paternelle hier et elle m'a fait un petit speech sur le fait que j'avais une famille pour m'aider, et que je ne serai jamais toute seule. Avant, je les prenais pour des exemples d'hypocrisie vénère mais étant dans une période fragile, je me suis laissée émouvoir et je me suis interrogée sur mon hypothétique vie, si j'avais vécu avec mon père. Serait-il parti en Australie avec moi ? Et puis ça aurait été une toute autre ambiance, du côté de mon père, il s'agit de gens éduqués, avec le "sens de la famille" (peut être du au nombre, j'ai 7 oncles et tantes) contrairement à mon milieu actuel rempli de sordides secrets de famille (que je ne connais pas)... J'ai d'assez bons souvenirs avec particulièrement trois de mes tantes, une qui parle sept langues, qui avait l'habitude de me donner quelques uns de ses bijoux et qui m'emmenait au cinéma, une qui avait une chienne que j'adorais et une qui habitait, selon moi, dans un château. Mais je crois juste que c'était une très grande maison en banlieue, en fait. Bref, je suis en mode Mr Nobody mais c'est vrai que c'est curieux de constater la différence entre mes deux familles.

Et puis sinon, j'ai décidé d'accepter ma solitude. Il parait qu'elle est "normale" mais que moi, je me trouve beaucoup trop seule à cause de ma carence affective, alors j'essaie de me mettre à la norme, j'essaie de me dire que c'est normal de ne pas avoir un truc à faire tous les week end, ou après les cours, que c'est normal de se promener sans but dans la rue et que je ne suis pas aussi seule que je peux le penser. Entre les "Je serai toujours là pour toi" d'une personne qu'il n'est plus la peine de mentionner et les discours familiaux de ma grand mère paternelle, faut que j'arrête de penser que je suis toute seule dans ma vie merdique (j'ai à manger, des fringues et une éducation, mais ça ne suffit pas pour être heureux).

Et j'ai commencé The New Girl avec Zooey Deschanel. Je trouve ça dommage qu'elle joue toujours les même rôles... La série est sympa, mais sans plus.