29 juin 2014

Omelette aux lardons

Je ne supporte plus ma mère et je me demande même comment elle fait pour continuer à exister.

En parlant avec mon frère, je me suis rendue compte qu'il avait envie de manger des légumes, chose qu'il n'a jamais faite jusqu'à maintenant vu que ma mère ne lui achète que ce dont il a envie (c'est à dire des plats préparés, des frites surgelées, etc). Pour remettre le contexte de la situation : ma mère sait cuisiner AU MAX une omelette et cela fait des années que je mange de façon absolument séparée (je fais mes propres courses, mes propres repas et me sustente à des horaires décalés). Les repas en famille, je n'ai jamais connu. 

Bref, le problème ici, c'est que je reproche à ma mère de continuer de lui acheter des choses mauvaises pour sa santé (j'en avais déjà parlé à mon médecin qui me dit que osef tant que mon frère a un poids normal, OK CIMER) et qui vont à l'encontre des envies de mon frère. Elle me rétorque en soupirant qu'elle ne peut pas faire autrement s'il ne lui dit pas quoi acheter. Pardon ? Tu as besoin que ton fils de 14 ans prenne des décisions pour toi ? Qu'il te commande ? C'est toi la mère, non ? "Non mais après, j'achète des trucs que personne ne mange" MAIS PUTAIN MEUF c'est NORMAL, t'achètes que de la merde de gros porc (des charcuteries immondes genre museau de porc).

J'ai comme le sentiment que ça lui est égal de nous tuer à petit feu, comme si prendre une petite compote en fin de repas deux fois par semaine allait améliorer notre santé. Ses habitues alimentaires me sortent par les yeux et démontrent une telle stupidité que je me demande ENCORE comment cette femme peut être ma mère. Quant à moi, je suis en surpoids et je dois perdre environ trois kilos pour me préserver du diabète (ma mère ayant du diabète, du cholestérol et un cancer du foie, bien l'héritage génétique nan ?) et en plus de cela, j'ai un taux de cholestérol un peu trop élevé. Au lieu de m'aider et de me soutenir dans mon entretien corporel, ma mère me suggère de me faire une omelette aux lardons (les oeufs étant le meilleur ami du cholestérol et les lardons, inutile de préciser) ou me propose encore de finir le pot de glace. Je finis par entrer dans des colères noires et penser qu'elle veut me tuer. Mes accès de colère sont tellement répétitifs que je ne comprends pas comment ma mère peut réitérer ce type de suggestions en toute candeur. 

Mes amis trouvent que je parle mal à ma mère. Même si je pense que le respect est un principe inconditionnel et absolu, je me rends compte que je n'arrive pas à avoir du respect pour ma mère, simplement parce que je trouve qu'elle n'en mérite aucun. Je continue de me demander comment aujourd'hui, n'importe qui peut encore engendrer la vie en toute impunité.

4 commentaires:

Angélique a dit…

J'ai parlé de ça y'a pas si longtemps avec je sais plus trop qui. L'éducation alimentaire.
Je trouve ça ultra important, fondateur même. J'ai l'impression que la santé se joue vraiment dans l'assiette des gamins, à partir de 1 an jusqu'à la fin de l'adolescence. C'est pour ça que ça me tue les gens qui prennent ça à la légère et filent à leurs gosses dès 3 ans des sodas, bonbons et biscuits industriels plusieurs fois par semaine "pour leur faire plaisir". Comme si c'était une récompense, alors qu'en réalité ça bousille leur organisme plus qu'autre chose.

De ce côté là je me dis que j'ai vraiment eu de la chance, avec des parents branchés mode de vie hippie végétarisme-bio-yoga et compagnie dans leur jeunesse. A une époque où l'hygiène alimentaire était encore majoritairement considérée comme une lubie d'illuminés par ailleurs...

Ash a dit…

Beaucoup de personnes vont trouver cet article violent. Mais il ne s'agit pas d'un manque de respect envers ta mère comment certains le penserons. Je pense que c'est une déception telle envers ses actions (ou plutôt sa passivité) qui te mettent en colère au point d'en sortir ces mots crus. Souvent l'aîné se retrouve à devoir jouer le rôle de la mère qui a tendance à perdre sa place au sein d'une famille "brisée". Je pense qu'il va falloir un gros déclic... sans que ça aille jusqu'à la maladie pour ton frère.

Anonyme a dit…

Qu'est-ce que tu attends pour quitter son appartement ?

Tanane a dit…

Ash : Je ne suis vraiment pas sûre qu'il y aura un déclic un jour. On est arrivé au fond du gouffre (que ce soit financièrement ou moralement avec le décès de ma grand mère) et rien ne se passe.

Anonyme : J'attends d'avoir de quoi m'en payer un peut être ?