J'ai passé un week-end plutôt parfait.
Je ne fais plus trop la fête en ce moment, et ça ne me manque pas. Je crois que j'ai bientôt fini ma crise de la vingtaine ainsi que mon émancipation (comprendre : j'ai bientôt fini de faire n'importe quoi). Ce week end était parfait alors que je suis restée chez moi vendredi, tout en me couchant de bonne heure. Cela faisait des années que ça n'était pas arrivé, encore moins cette année (il y a quelques semaines, rester chez moi un vendredi soir n'était qu'une idée risible). Je suis allée à une prépa Celsa le samedi matin à mon ancienne université, organisé par l'un de mes ex-profs. Je n'aime plus beaucoup l'ambiance particulière qui y règne. Mon prof qui se prend pour mon pote et qui me dit "ta gueule", le manque de culture des étudiants et la vacuité intellectuelle. Je ne regrette pas du tout d'en être partie.
L'après-midi, après mangé, j'ai fait une sieste. C'est avec sérénité que je dors, maintenant. Depuis que j'ai déménagé, je retrouve un rythme de vie des plus sains. Cela fait un mois que je vis seule (ma mère et mon frère n'arrivent que dans une quinzaine de jours). Je n'ai plus de mal à me coucher tôt ni à dormir plus de 4h par nuit. L'insomnie me quitte. Finalement, je ne vais donc pas faire les tests sur mon activité cérébrale (mon médecin m'avait écrit une lettre de recommandation, etc). Dites vous que j'ai même commencé à faire du sport (incroyable). La semaine dernière, j'ai commencé doucement avec de la fitness chez moi (histoire de rentabiliser un tapis de sport que j'avais acheté pour ne jamais l'utiliser) puis ce soir, j'étais à la salle de sport de mon université.
Pour revenir sur ce week end, samedi soir, j'étais dans un bar avec mes amis et des amis de Lucas (le mec que je vois) pour fêter son anniversaire. Il a 25 ans. J'ai trouvé la soirée merveilleuse en dépit de sa trivialité (pas dans le mauvais sens du terme, juste qu'elle n'avait rien de plus qu'une soirée d'anniversaire dans un bar). A cause d'un mélange trop conséquent d'alcools, j'ai beaucoup vomi mais j'étais dans un état plutôt respectable. J'ai rencontré sa soeur, que j'ai bien aimé. J'espère qu'elle m'a bien aimé aussi. Sa mère et elle avaient déclaré leur envie de me rencontrer, bien que je ne sois pas sa copine. Parait que cela ne m'engage à rien. Maintenant que je suis rassurée de bien m'entendre avec sa soeur, une adorable et très belle fille, je n'ai plus trop peur de rencontrer sa mère, aussi formel que cela puisse être. Elle m'a dit qu'elle comprenait le "flou" volontaire de notre relation et que si ça nous convenait, il n'y avait pas de problème. Je verrai.
En tout cas, il a fait plutôt bonne impression à mes amis en dépit de son apparence un peu "négligée" (pour les citer). Que voulez-vous, c'est une sorte de Bear Grylls (il vient de revenir de trois semaines au Kenya). Ca me fait plutôt du bien puisque les dernières fois que j'ai présenté des mecs que je fréquentais à mes amis, c'était "Non mais déguerpis vite Tanane, je le sens pas du tout, je sais pas pourquoi" (à raison), "On dirait un mec de One Direction, genre bg de 5è" (à posteriori) ou encore "OH. MON. DIEU. MEUF T'ES SÉRIEUSE LA ?" (... à raison aussi, hélas)
Dimanche après-midi, j'ai pris un bain moussant genre comme dans les films américains. Je voulais à tout prix tester les pains moussants de Lush (en passant, je développe une inquiétante obsession envers cette marque depuis deux semaines). Je n'ai plus de baignoire dans mon nouveau chez-moi donc je ne peux prendre de bain que chez Lucas. Même s'il en avait pas trop envie, il a quand même accepté (et au final, il a kiffé). Il est vraiment gentil.
Dimanche soir, sur un coup de tête à 21h, j'ai couru pour aller voir The Grand Budapest Hotel avec Xavier (je sais plus si je vous ai parlé de Xavier. En gros, c'est un mec que j'ai rencontré sur adopteunmec qui est devenu un très bon ami, avec qui je suis partie à Berlin et tout). J'ai vraiment adoré. Wes Anderson est l'un de mes réalisateurs fétiches et je n'arrive pas à me détacher de l'adoration presque malsaine que je lui voue. J'avais un peu peur d'être déçue, de découvrir une sorte de caricature de sa propre oeuvre (comme Frankenweenie de Tim Burton), mais je trouve qu'il a su innover tout en gardant son style inimitable. Je rêve d'un poster du film pour ma chambre, mais faudrait déjà que j'en trouve à prix abordable.
Je ne sais pas comment finir cet article donc je vais faire comme ça : BISOUS.

1 commentaire:
Pour l'affiche du film, pas besoin de payer. Il faut juste avoir le courage de te pointer tous les mardis soirs au ciné, en leur demandant s'ils comptent prolonger la diffusion de Grand Budapest Hotel, et si non, s'ils peuvent te mettre de côté un poster. Ne me remercie pas. BISOUS
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