Mon rêve dans la vie, c'est d'avoir de la conversation.
En fait, en discutant avec un américain ce matin, j'ai trouvé que les rapports sociaux étaient vachement plus "open" avec lui qu'avec les gens que j'ai pu rencontrer, de manière générale. Comme je suis super intelligente, j'en ai fait une généralité dans ma tête et je me suis dit que les américains étaient moins "retenus" lorsqu'ils rencontraient de nouvelles personnes.
Enfin bref, cela m'a fait réaliser que ces temps-ci, je m'enfermais dans une bulle qui m'intellectualisait à outrance. Je passe mes journées à engloutir les informations, à lire des livres et à écrire (mes cours, sur le blog, en SMS...), à un tel point que j'en perds mon potentiel social. Je m'explique : Je suis tellement en PERMANENCE dans la réfléxion que je ne sais plus tenir une discussion banale, je ne sais plus parler du beau temps, j'angoisse de plus en plus face au contact humain. Je trouve ça très handicapant sur le long terme et je voudrais trouver une solution pour équilibrer les deux éléments (qui ne s'opposent pas !) pour éviter de tomber dans un intellectualisme que je ne cautionne pas.
Cela dure depuis ptet.. Une semaine ? Je pense que c'est remédiable mais faut que je me trouve un plan, des exercices à faire, pour retrouver cette spontanéité sociale. Je pourrais aisément parler de la sémiologie plastique, d'externalités du réseau ou encore de Platon, mais parler de la météo, je peux pas. Je sais pas quoi répondre aux gens. J'acquiese, je souris, mais je suis incapable de rebondir sur un sujet, incapable de relancer la conversation. Du coup ils pensent qu'ils m'emmerdent, du coup ils s'en vont, du coup je pense qu'ils ne m'aiment pas, du coup on se reparle jamais de la vie sauf prétexte important. Donc c'est bien beau de connaître des gens qui écrivent, qui exposent, qui font des collages, des peintures (hors fac), mais je ne peux rien "tirer" d'eux (façon de parler !) si je ne peux pas développer la relation humainement parlant, autrement dit, DEVENIR POTES.
Le savoir qu'on acquiert en rencontrant les autres est d'autant plus important que celui qu'on apprend théoriquement dans les livres ou les journaux. Evidemment, déclarer cette difficulté, en parler, c'est la considérer et d'une certaine façon, la dramatiser. J'aurais voulu m'en rendre compte mais ne pas y réfléchir. Maintenant, ça me bloque. C'est comme quand on rencontre quelqu'un, quand on se dit "je suis timide", on sera bloqué par notre timidité, alors que si on ne se dit rien, ça glisse tout seul. Enfin dans mon cas, c'est ça.
Attention, je précise que je ne dis pas "oskour je suis trop intelligente" mais "oskour je suis pas assez sociable". Bref, je fais appel à vous. Aidez moi à m'en sortir, ne me laissez pas tomber dans l'intellectualisme. En d'autres termes, aidez moi à travailler ma sociabilité. Je veux devenir comme ces mecs président des élèves, dans les films américains, genre super intelligents, super populaires, super sociables ! (Pas une pompom girl populaire mais superficielle et conne) (Ni l'intello avec des couettes et une jupe qui s'arrête aux mollets) (En fait, comme Steve dans Chronicle ! Sauf que je suis pas noire donc l'effet Obama ne peut pas marcher) (MAIS JE SUIS ASIATIQUE !!! J'tiens un truc là !!)
Ps : Qui se souvient de ça ?
Ce sont des berlingots de lait concentré !
PPS/edit : En fait j'ai réfléchis et je pense pas que ça ait un rapport avec une quelconque timidité. Je passe un oral, je fais un exposé devant tout le monde, j'interviens pdt le cours, j'exprime mon opinion sans mal. C'est vraiment la conversation banale, en face à face qui m'angoisse. J'ai peur du blanc, qu'on se dise "mais c'est quoi cette meuf qui a rien à dire" du coup, je dis rien, je prends pas de risques et je m'enfonce encore plus. Bref, c'est atroce.


16 commentaires:
Non c'est vrai les américains sont beaucoup plus ouvert. Une fois j'étais à chicago avec mes cousins (américains) ont a rencontré une bande de filles à un feu rouge, ils leur ont dit un truc totalement banal et ont a fini par passer toouuuutes la nuit avec elles comme si ça avait été prévus de longue date, genre. Alors que c'était juste des meufs rencontrées à un feu rouge.
ps : berlingots de lait concentré <3
Tu te poses vraiment trop de questions meuf! Tu peux parler de ce que tu veux avec les gens, surtout si c'est des gens qui sont en cours avec toi! Et puis s'il y a des blancs c'est pas un drame non plus, je pense pas qu'on te jugera sur ça franchement ou alors c'est pas des gens très intelligents.
Même les plus grands amis peuvent avoir des blancs dans une conversation, faut pas que tu vois ça négativement.
Bon courage en tout cas, et ne te pose pas 450569 questions je pense pas que ça t'aide plus au contraire!
Ahh, si tu savais comme je te comprends... Mon manque de conversation est juste mon plus gros complexe, et pourtant j'en ai pas mal! Pour te dire, j'angoisse deux semaines à l'avance à l'idée d'un midi que je vais devoir passer seule à seule avec une amie (et pourtant c'est une très bonne amie, seulement les conversations à deux m'angoissent à mort...)
Mais dis-moi, et avec ton copain, si ce n'est pas trop privé, est-ce que tu as peur de la conversation ou est-ce ça passe tout seul?
ah ça m'arrive... encore plus depuis la prépa et son overdose de stimulation intellectuelle! C'est même l'effet inverse du début d'année (genre merde ils sont tous hyper cultivés, la on se tape des trips sur Roland Barthes quoi, et avec mes potes du dehors c'est... plus pareil). j'crois qu'il faut que tu arrêtes de te focaliser dessus, car à part y réfléchir et t'enfermer encore plus dedans, ça ne te fais pas avancer. J'te comprends dans un sens, t'as tellement l'habitude d'analyser les rapports sociaux que ça perd toute sa spontanéité, son.. naturel. J'ai vu un truc la dessus apparemment c'est la déréalisation, qui fait que tu remets tout en question au lieu d'avoir des contacts sociaux spontanés, donc ça te mets à l'écart et forcément... te perturbes. (jdis ça parce que pendant un moment, quand je te lisais, tu badais pas mal.) Breeeef vois tes potes proches, reprends l'habitude des contacts connus si vraiment t'es bloque face aux inconnus, mais franchement évites d'y accorder trop d'importance. Y'a des tas de gens qui traversent ta vie et dont tu te souviens longtemps quand eux t'ont déjà oubliée depuis longtemps, que tu aies eu l'air d'une incompatible du contact social ou non d'ailleurs^^ faut que tu sortes de la logique 'aaaah faut qujme fasse des potes", laisses les évènements venir, au jour le jour!
J'pense surtout qu'il faut que tu inspires expires et que tu dises surtout que c'est pas grave. Plus tu te diras que c'est handicapant plus ça va t'handicaper.
Anonyme : JE SAIS que j'me prends trop la tête, et c'est justement ça qui me soule. J'ai envie d'être libérée, de ne pas forcément réfléchir à tout ce que je vais dire par peur de ce qu'on peut penser de moi suite à cela. MAIS LES BLANCS CA ME STRESSE, j'ai trop peur que ça montre le fait que je suis inintéressante.
Mais je suis bien consciente que me dire tout ça, de réaliser mon angoisse, c'est plus handicapant qu'autre chose :/
Je pense que tu as mal compris mon article, parce que je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis dans ton commentaire. Je suis la première à dire qu'une énorme pression sociale pèse sur les hommes, et je n'en fais pas les méchants. Il n'y a pas de méchants ni de gentils d'ailleurs, juste des être humains que l'on cherche à enfermer dans des cases selon leur sexe. J'ai suivi et je suis des cours sur les problèmes de genre et les rapports sociaux de sexe, donc je suis bien consciente des problèmes que pose la masculinité hégémonique sur les hommes (je crois d'ailleurs que je vais écrire mon exam de fin de semestre là-dessus). Quant au fait de dire que j'ai le droit de mettre ma carrière avant le reste, bien sûr que j'en ai le droit, je soulignais juste le fait que quand je dis ça, la plupart des personnes sont choquées, et me disent que je ne le ferai surement pas parce que pour une femme la priorité c'est les enfants (et ça que ce soit des personnes jeunes ou plus âgées). Et moi c'est ce genre de discours que je trouve rétrograde, et c'est surtout ça que je voulais faire passer dans l'article, le fait que certains discours sont encore bien trop présents dans les mentalités, et que tant qu'ils resteront là, les choses n'avanceront pas réellement. Je rêve juste d'une société où les hommes et les femmes pourraient faire ce qu'ils veulent de leur vie sans devoir à tout prix respecter un "idéal" défini on ne sait trop comment, qui au final les rend plus malheureux qu'autre chose. C'est une utopie certes, mais bon on a tous le droit de rêver hein ^^.
L'éternel problème de sociabilité... Tu vas y arriver j'en suis sûre (et moi aussi un jour) ! Pour ce qui est des Américains, pour en avoir rencontré un certain nombre ici, c'est sûr qu'ils sont hyper sociables eux ! Après quant au fait que tu intellectualises tout et que tu réfléchis trop, si tu le dis c'est que c'est sûrement vrai, et c'est sûr que parler philo ou socio c'est généralement pas le meilleur moyen d'approche pour lier connaissance. Mais une fois que la relation sera établie, tu pourras parler de tout ça, si la personne en face est réceptive bien sûr. Donc peut être qu'il faut juste que tu te prennes moins la tête et que tu te forces à arrêter de réfléchir à ce que tu vas bien pouvoir dire ou répondre à la personne qui te parle. Laisse toi juste guider par la conversation, parle de trucs tout bête (comme de la météo ^^), intéresse toi à l'autre, des choses comme ça... Et puis si la conversation piétine ce n'est pas forcément que de ta faute non plus ! Courage ! :)
Ooooh ! Je me souviens trop de ça, c'était Tic et Tac si je me souviens trop. J'en mangeais trop quand j'étais petite, j'avais complètement oublié ! Je suis nostalgique maintenant x)
Le lait concentréééé mon Dieu, j'adore ça.
Je vois tout à fait ce que tu veux dire quand tu parles de blancs dans la conversation, j'ai exactement le même problème, j'ai aucune idée de ce que j'peux raconter à des gens (que je les connaisse ou pas d'ailleurs)et ça me saoûle parce que j'me dis "vas-y dis un truc, y'a un blanc là, ça craint, parle de quelque chose" et y'a rien qui me vient. En revanche je suis hyper loquace quand il s'agit de parler d'un sujet en particulier, où il y a matière à développer ses opinions, j'adore connaître l'avis des gens et débattre.
En tout cas si tu trouves une solution miracle tient nous au courant :)
ouiiiii les berlingots de Tic et Tac les écureuils !
Ca ne se fait plus du tout dans le commerce ?
(désolée de pas vraiment réagir au vrai fond de l'article, mais moi je suis NI intellectuelle, NI sociable, je ne serais donc pas d'une grande aide)
Tu te prends troooop la tête Tanane, c'est ça ton problème! Rien de pire dans les relations sociales que de se mettre la pression. Tu vois, je pense même que les gens le sentent sans s'en rendre compte, et que l'absence de détente et de naturel peut en repousser certains. Tous les problèmes que tu exposes ici, c'est toi-même que te les crées. Des gens très intelligents peuvent parler de météo avec un grand naturel. Je pense que c'est juste une question de détente et d'un certain laisser-aller, détachement. Si tu es bouddhiste, tu dois percevoir ce que je veux dire par "détachement" (transition tadaaaaam).
A propos des temples bouddhistes, je me renseignerai, mais il est en effet possible qu'il n'y en ai pas à Paris même, ce qui expliquerait le fait que je n'en ai jamais entendu parler (un temple ce n'est pas rien tout de même, les guides touristiques devraient le mentionner mince!).
C'était pas moi qui était dans l'ambiance Tokyo Hotel à la séance de dédicace! Ce sont les fous qui ont dormi sur place (pour rien, je les ai tous doublé en arrivant 1h30 avant l'ouverture). J'ai beau être fan, jamais je n'aurais fait un truc pareil. En tout cas il est super cool en vrai oui, enfin il a l'air. Il était ultra détendu et souriant, malgré les 2h30 pendant lesquelles il allait devoir serrer des mains et faire des petites signatures. Il avait même l'air content. Puis il était décoiffé et il avait l'air de rien, comme d'hab, ça c'est le summum du cool.
Mmmh... C'est vrai que si tu as adopté un systématisme prise de tête, il ne doit pas être facile de s'en détacher. As-tu toujours été comme ça?
Le changement peut se faire progressivement, en tentant de temps en temps de faire quelque chose de manière tout à fait naturelle et sans réflechir. Puis voir comment ça se passe, et en tirer les conséquences : à réitérer si ça se passe bien (généralement, ça se passe toujours bien ou presque). Les changements d'attitudes et les déconditionnements, c'est très compliqué, ça se fait de manière lente et ça demande un vrai effort sur la durée. On peut avoir tendance à vite retomber dans les anciens schémas, par paresse ou découragement. C'est d'ailleurs bien pour ça que j'ai depuis longtemps abandonné la perspective de corriger mes défauts mouhaha.
Non mais disons que je pense que c'est dur à mettre en oeuvre seul. L'idéal c'est un bon psy, comme je te l'avais dit, mais comme tu ne projettes pas de faire la démarche, il te faut un autre soutien. Quelqu'un avec qui faire le bilan fréquemment, qui soit là pour t'engueuler si tu retombes dans tes habitudes. Jeremy par exemple?
Je n'en attendais pas moins de Tim Burton capillairement parlant, en effet ^^
Ahah ouais ce qu'on trouve sur le net est souvent UN PEU badant et supergrave, ça entretient nos côtés hypocondriaques quelque part.(tu connais doctissimo m'a tuer?) Mais la même que toi, une fois que c'est exprimé ça a tendance à aller mieux. Normal en fait.
Arf ouais pour tes potes ça ne facilite pas les choses.. Mais eux déjà ne t'ont pas oubliée x) et si les gens s'éloignent c'est aussi qu'on évolue, que nos interêts divergent, que même si on s'en rend pas compte forcément, ce dont on a besoin ne se trouve pas auprès de ces personnes... Ca n'a rien à voir avec le fait d'être intéressant ou non d'ailleurs. La on pourrait claquer de la philo, avec la construction de soi par sa propre pensée mais aussi par la reconnaissance d'autrui^^ le jugement est nécessaire dans les intéractions sociales puisqu'il permet de définir les règles de vie si on extrapole, mais à notre niveau ça devient maladif de vouloir à tout pris être proche de la norme puisque justement ça créé des exclusions sociales encore plus fortes (gniiiiih ES et penchants la sociologie bonjour). Euuuuh bref. T'as pas confiance en toi quoi.
Ah merci; huhu si tu savais. Je pourrais te raconter ma vie sentimentale foireuse, ainsi que le fait que je ne sais même pas ce que je ressens pour lui xD (et l'inverse aussi d'ailleurs), que si un jour ça se finit je crois que je regretterai plus le fait de ne plus avoir des bras et un regard masculin positif sur moi (!!) que l'amuuuuur en lui même. (enfin même si c'est un gars génial hein c'est pas la question).Mais c't'une autre histoire x) (assez longue)
Oui, j'imagine que ça doit être compliqué... Si tu ne peux pas décharger cette corvée de "coaching" sur Jeremy, il faut trouver quelque d'autre que tu fréquentes beaucoup, ami proche, qui pourra te soutenir quasi quotidiennement.
Il ne s'agit pas d'arrêter complètement toute réflexion, mais d'avoir une réflexion davantage basée sur les sensations et l'instinct, qui sont en fait très importants dans les relations humaines (on est un peu resté des animaux finalement). C'est bien de se poser des questions dans certaines circonstances, mais en fait c'est souvent inutile dans le domaine de la sociabilité. Enfin tout ça tu le sais, comme tu l'as dit. Maintenant il s'agit de le mettre en oeuvre! Autre histoire!
Personnellement, quand je peux je me force à ne pas être dans l'évitement, parce que je me sens affreusement lâche quand ça arrive...
Ce qui me gêne, c'est que les quelques fois où ça ne passe pas, où je me révèle incapable de faire la conversation, cette expérience me renferme un peu plus sur moi-même. Enfin bref, pour dire les choses simplement, je ne retiens que les mauvaises expériences.
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