Pour parler un petit peu des cours, le deuxième semestre s'annonce plus enrichissant que le premier. J'ai commencé de nouveaux cours comme la sémio, la socio ou l'esthétique. Mais je kiffe un peu plus le cours d'économie. Je trouve qu'il y a trop de choses que tout le monde devrait connaître, comme comment se calcule le coût de production d'un CD. Ca permet de comprendre un tas de choses de la vie courante, mais aussi la politique. Bref, une fois le semestre fini, je pense que j'aimerais bien continuer de mon côté mais je sais pas trop comment. Je jeterais un coup d'oeil dans les manuels de première et de terminale ES. D'autant plus que pour le moment, les maths sont pas trop compliquées donc c'est cool (AIGHT JE SUIS LA MEUF QUI A EU 18 AU BAC DE MATHS. Ok, j'étais en L, MAIS MÊME).
De plus, j'ai commencé ma spécialisation qui s'intitule "Médias et médiatisation", je trouve ça cool parce que l'étude des médias est plus approfondie, donc c'est ce que je cherchais. Mais l'aspect journalisme me fait chier, parce que je me suis résolue à ne PAS faire du journalisme et là, c'est comme s'ils disaient "tiens, apprends à faire genre t'es journaliste alors qu'avec cette licence, tu le seras jamais mais c'est pas grave."
Soit. Je me suis aussi demandé comment on devait se comporter, ma personnalité et moi. Je sais pas si on doit accepter qui on est, être en mode "you are who you are, deal with it" OU si on doit vouer notre existence à faire ce qu'on peut pour être la personne que l'on VEUT être.
Mise en situation :
Situation 1 :
J'arrive dans un nouveau milieu social
- Je m'accepte : Je suis habituellement timide et par extension, de nature timide. Je ne parle donc à personne car je ne me fais pas violence pour sortir de cette timidité et me faire des amis comment j'aurais bien aimé.
- Je fais ce que je peux pour faire ce que j'aimerais pouvoir faire : je suis extravertie, je parle à tout le monde et dans ce cas, je renonce à ma nature, à mes habitudes. Et dans ce cas, j'oublie qui j'étais, jusqu'à ce que Mufasa apparaisse dans le ciel pour me dire "n'oublie pas qui tu es, Tanane."
Situation 2 :
J'ai un livre à lire
- Je m'accepte : Je suis très paresseuse, pourquoi lutter contre ma nature ? Je m'accepte tel que je suis et ne le lit pas, préférant glander sur Facebook.
- Je vise à être une fille cultivée, je me force donc à aller lire, je me bats contre la personne que je suis réellement pour tendre à être une personne que je ne suis absolument pas.
J'ai mis les deux situations pour que le bénéfique soit dans les deux camps.
Pour être heureux, doit-on s'accepter ou tout faire pour être la personne que l'on voudrait être ?
Sinon, j'ai acheté une chemise noire en lurex dans une fripe (style). Je sais pas pourquoi. Je sais même pas si je le mettrai. Première option : je m'accepte telle que je suis, c'est à dire en tant que meuf qui ne tente jamais rien physiquement parce qu'elle a terriblement peur du regard et du jugement d'autrui, donc elle se fait la plus discrète possible, ce qui la condamne à ne porter que du noir et du bleu marine... Sinon, je peux aussi être infidèle à moi même, JOUER le rôle de la fille que j'aurais aimé être, m'en foutre du regard d'autrui, porter ce que je trouve cool ou funny, avoir un STYLE à soi, oser sortir de la masse et tant pis pour les critiques. Qu'en pensez-vous ?
Edit :
Shopping list de mon coming-out vestimentaire :
- Jegging noir (C'EST BON JE SUIS MINCE MAINTENANT)
- Bottes en cuir marron (pour les robes. Les talons c'est bien mais ça me soule)
- Un châle/foulard (je sais pas comment ça s'appelle mais j'ai spotted un magasin à Mouffetard)
- Une veste pour le printemps (Quel style?)
- Des robes (AUTRES QUE UNIES)
- Sac en tissu
- Des escarpins compensés
- Couronnes de fleurs pour les cheveux
Ps : J'ai mis mon truc en lurex, c'était cool :)
Edit :
Shopping list de mon coming-out vestimentaire :
- Jegging noir (C'EST BON JE SUIS MINCE MAINTENANT)
- Bottes en cuir marron (pour les robes. Les talons c'est bien mais ça me soule)
- Un châle/foulard (je sais pas comment ça s'appelle mais j'ai spotted un magasin à Mouffetard)
- Une veste pour le printemps (Quel style?)
- Des robes (AUTRES QUE UNIES)
- Sac en tissu
- Des escarpins compensés
- Couronnes de fleurs pour les cheveux
Ps : J'ai mis mon truc en lurex, c'était cool :)

8 commentaires:
Je pense que la personne que tu as envie de devenir fait partie de ta nature, enfin, un peu à la Nietzsche : "deviens ce que tu es". Peut-être que tu as envie de devenir ce qu'intérieurement tu es réellement tu vois, et c'est pour ça que tu ne peux pas te résoudre à t'accepter tel quel.
Alors c'est certain que tu ne peux pas pour autant renier ce que tu es actuellement, parce que c'est aussi ton identité, mais le mieux ça serait certainement de faire une espèce de synthèse qui soit pas trop frustrante ni d'un coté ni de l'autre.
Deux articles pour le prix d'un, mais que tu nous gâtes !
Concernant ta belle interrogation philosophique, (en novice qui n'a jamais fait de philo de sa vie), je pense que c'est le décalage qu'il y a entre ta personnalité et le "pourcentage" d'acceptation que tu en fait qui te rend unique d'une certaine manière. (Je ne sais pas si c'est très français, mais bref). Comme tout le monde tu as des qualités et des défauts, et trouver le juste milieu entre les accepter et les renier pour être la personne que l'on voudrait être est une forme de bonheur je pense.
Et pour la veste, (je suis sûr qu'elle t'ira très bien :) si tu la mets pour être la personne que tu voudrais être, alors c'est comme si tu enfilais une nouvelle peau; tandis que si tu la portes en l'acceptant elle comme une partie de ton style, donc une partie de toi d'une certaine manière, tu n'auras pas à changer de peau à chaque fois que tu la montre en public.
Pour résumer, je pense que s'accepter est un préalable indispensable en fait à l'étape suivante : se changer pour devenir la personne que l'on voudrait être, parce que s'assumer c'est aussi se libérer d'une charge inutile qu'est celle de la honte de soi et de la peur, qui freine totalement le changement éventuel qui pourrait s’opérer après...
Je crois que je viens de dire n'importe quoi, mais c'est ce que je pense et c'est ce que tu voulais savoir je crois alors :)
Pour être heureux, il faut être entre les deux.
Toi même et celle que tu désires être tu dois être.
Yoda signé.
Pourquoi la Tanane qui se force à faire quelque chose serait-elle une "autre" Tanane ? Je crois pas que le fait de prendre conscience d'une faiblesse ou d'un quelconque défaut et de vouloir y remédier fasse de toi "quelqu'un d'autre". Par exemple, le grand timide qui s'ignore et qui prend un jour conscience qu'il est très timide, ben ok, il ne sera plus jamais timide de la même façon, mais c'est pas pour autant qu'il devient quelqu’un d'autre dès le moment où il en prend conscience. C'est peut-être justement parce que la Tanane actuelle est ce qu'elle est qu'elle va essayer (ou non) de se dépasser, alors qu'une autre personne dans la même situation que toi n'aurait peut-être pas assez de de courage pour tenter parfois de "lutter contre sa nature", comme tu dis. Je pense que t'es un peu fataliste quand tu pars du principe que nature = destin. Ta "nature" se manifeste à chaque instant, consciemment ou non, et ce n'est pas en fonction de celle-ci que tu vas faire un choix (lire un livre ou non), en te disant "ah ben nan d'toutes façons j'ai toujours été flemmarde donc je vais pas lire ce bouquin parce que ça ne me ressemble pas". Peut-être que tu confonds les choix personnels et la personnalité.
En gros ce sont tes choix qui reflètent ta personnalité, et pas l'inverse.
(Nan mais attends plus je relis mon post plus je le trouve incompréhensible, c'est la même pour toi ??)
En fait je crois qu'il est impossible d'"être la personne que l'on voudrait être", aussi c'est peine perdue de se tuer à essayer de devenir quelqu'un d'autre, mais pour autant il faut pas totalement renoncer à atteindre un certain idéal, tout en restant lucide, afin d'avoir toujours un objectif que te pousse à avancer dans la vie, à te bonifier sans cesse, mais sans placer la barre trop haut pour pouvoir, par moments, être quand même un peu fier de toi. Mais tout ça reste quand même super bisounours et vachement théorique, et donc en conclusion, je dirais que j'en sais fichtre rien.
CQFD.
Sinon, j'ai trouvé ça marrant que tu dises que tu n'oses pas te lâcher vestimentairement parlant; parce que moi aussi j'ai un méga bananier dans les fesses quand il s'agit de s'insérer dans un groupe social, d'engager la conversation, mais pour autant j'ai jamais hésité à m'habiller avec des trucs que j'aime, genre un peu excentriques mais pas trop. Bon ceci dit, il m'est arrivé de renoncer à acheter un truc que j'aimais bien en me disant que j'oserais jamais le porter au lycée. J'sais pas, tant que c'est des fringues qui me plaisent et dans lesquelles je me sens visuellement cool, ça passe. Mais ça m'empêche pas de me sentir atrocement mal à l'aise si je me rends compte que j'ai commis une faute de goût ou qu'il y a un truc qui cloche (genre collant troué).
Dans la situation 2, si tu t’acceptes en glandant, tu vas être frustrée parce qu’au fond de toi tu aspires à la connaissance, cette envie fait partie de toi ! Donc tu ne seras pas heureuse. Conclusion il faut te faire violence pour après en recueillir les bénéfices, c’est comme pour tout dans la vie, les gens qui bossent pas à l’école et qui finissent au chômage, ou les gens qui se forcent même si ça les fait chier et au bout du compte ça leur profite ! Le problème n’est pas de savoir qui tu es, de savoir si tu es vraiment fainéante ou si ton envie de dynamisme prédomine, non, ce qui est important c’est de savoir ce que tu veux, ou est-ce que tu veux aller, c’est quoi ton but ? Dans la situation 1, si tu t’enfermes dans ta nature timide, ce sera comparable à une obèse qui boit 10 litres de coca par jour et qui s’en fout parce qu’elle préfère garder ses habitudes. Maintenant je te dis pas de jouer la meuf hyper extravertie et tout, de vouloir devenir l’opposé de ce que tu es en te laissant influencer par l’attitude de gens dont tu admires le comportement ouvert, mais seulement de ne pas t’enfermer dans une attitude dont tu as l’habitude sous prétexte que c’est dans ta nature. Moi je crois que pour être heureux, il faut avant tout faire la part des choses et prendre beaucoup de recul. Au bout d’un moment, on se rend compte que la vie est tellement grandiose, complexe, étrange, qu’on a envie de n’en faire qu’une bouchée. Enfin je me comprends.
(Philospohical battle : Challenge accepted.)
J'me suis mal exprimée, en fait je crois qu'on ne peut jamais vraiment devenir la personne que l'on voudrait parce que par définition on est de sales éternels insatisfaits, et donc que le modèle qu'on se fixe ne cesse jamais d'évoluer dans notre esprit. Par exemple, si ton désir le plus cher au monde c'est d'être rousse et que tu te fais teindre, d'accord, tu te sentiras peut-être surpuissante pendant quelques temps, mais très vite tu auras envie d'autre chose et être rousse ne suffira plus à faire ton bonheur. En gros, sitôt qu'il est atteint, le désir est remplacé par un nouveau, ce qui fait qu'il est impossible (du moins je crois qu'il est impossible) de se sentir pleinement satisfait et épanoui en ayant le sentiment d'être enfin devenu "la personne que l'on voulait être". Ceci dit, je pense qu'il faut quand même essayer de suivre ses désirs (raisonnablement, hein), et que si tu es persuadée qu'accomplir telle action va te procurer un certain bonheur, alors hésite pas. Genre si tu penses que le potentiel de satisfaction de lire un livre est plus important que celui d'aller sur fb, alors pourquoi hésiter en invoquant une hypothétique "nature" ? Tant pis si ça ne te ressemble pas, tant que c'est ton choix propre, libre, et que tu es sûre de ce que tu fais, go on.
(Ouaip : Plus facile à dire qu'à faire, hum.)
NAON, y a pas pire qu'un collant troué (ou peut-être si : une tâche bien dégueu), c'est über-stressant quand tu t'en rends compte, t'as l'impression que le monde entier est en train de penser "ohmondieu la grosse clocharde". A la limite, je trouve ça plus facile d'affronter les critiques des autres sur mon style vestimentaire, que je choisis et assume, que sur un truc imprévu que je ne peux pas gérer et qui me fout la honte à moi-même.
Sinon j'avais déjà pensé à une Manaa, mais je n'ai pas assez de talent artistique pour me lancer dans une carrière uniquement vouée à la création... je me vois plus dans un truc qui touche à l'art, mais pas dans sa mise en pratique directe.
En fait j'ai tenu mon blog un peu "secret" depuis sa création, j'attendais d'avoir un petit nombre de post et d'être sûre de ne pas l'abandonner au bout de deux mois pour commencer à me connecter sur d'autres blogs (putain dit comme ça fait vraiment psychorigide en mode big brother >>). Ca m'fait super plaisir que mes pauvres élucubrations te plaisent un peu, un grand merci pour le lien (t'as eu pitié, avoue).
Anonyme : Je pense que ta réponse est la plus satisfaisante de toute pour le moment. Le plus dur dans tout ça, c'est de se faire violence, mais rester "fidèle à soi même", c'est à dire ne pas se laisser influencer par les gens qu'on admire jusqu'à ne plus se reconnaître.
=O C'est super ça je trouve. Et alors tu as totalement abandonné tes racines bouddhistes, ou bien tu te sens encore un peu concernée?
A quel temple allais-tu au fait? Je n'ai jamais fait attention à la présence de temples à Paris, j'aimerais aller en visiter un à l'occasion.
Je viens de remarquer que, en effet, j'ai fait une faute de frappe la première fois que j'ai inscrit le nom de mon blog ici, et que depuis il affiche automatiquement une fausse adresse. Il n'y a vraiment que moi pour faire ce genre de bêtise. Merci de me l'avoir signalé, sinon j'aurais continué des années ainsi j'imagine.
J'ai vu Tim Burton pendant le vernissage de l'expo à la cinémathèque. Ils ont organisé une séance de dédicace pour l'occasion, histoire de vendre leur catalogue d'expo et tout ça. J'y suis allée 2h avant l'ouverture sans espoir, me disant "des oufs auront dormi sur place" (et c'était le cas). En effet y'avait une queue de dingue, et le staff de la cinémathèque a prévenu les gens à partir de la moitié de la file que c'était pas la peine d'attendre car ils ne passeraient jamais à temps (la séance durait 2h). Mais en fait, vu que j'avais le libre-pass de la cinémathèque, qui bénéficiait d'une file spéciale, j'ai niqué tout le monde et je me suis retrouvée avec 20 personnes devant moi x) Donc voilà, j'ai pu avoir mon autographe, en bonne groupie que je suis
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