Pourquoi faire ?
Aujourd'hui je me rends
compte que je suis terrifiée à l'idée de
m'attacher à un mec, ou pire, qu'il s'attache à moi.
J'ai envie de rencontrer personne, de revivre ce que j'ai pu vivre.
Je prends peur à chaque fois qu'un mec me témoigne de
l'intérêt, rien que sur adopteunmec. C'est ridicule
comme exemple, mais certes. Dès qu'on me propose un verre ou
même une invitation à continuer sur Facebook, je
décline. J'ai peur.
Je rejette toute forme
de « Tu me manques », toute forme de
sentimentalité qui pourrait laisser une porte ouverte à
une quelconque relation amoureuse. Je ne veux plus aimer, et je ne
veux pas qu'on m'aime. C'est trop risqué, parce que tout ce
qu'on reçoit de bonheur, on finit par le payer et pour ma
part, j'ai l'impression que ma dette va durer toute ma vie. J'ai
peur, je n'ai pas d'autres mots pour qualifier ce que je ressens.
J'ai plus envie de m'en sortir parce que si je me libère
maintenant, je serais vulnérable pour autre chose, pour un
autre garçon. Ca m'a suffit. Cette histoire m'a suffit, et lui
aussi m'a suffit. J'ai connu l'amour, je l'ai aimé, et
maintenant je n'en veux plus. Je sais que la plupart d'en vous se
disent « Pfff, elle parle comme si elle avait connu mille
mecs » mais j'en ai connu qu'un et pour tout ce que j'ai
vécu avec, c'est comme si j'avais fait le tour du monde.
Je ne suis pas prête
pour prendre le risque de la chute, je n'ai plus envie de me mettre
dans une relation par peur qu'elle devienne aussi dingue que ce que
j'ai pu vivre avec mon ex. J'ai l'impression que peu de gens le
comprennent et que tout le monde me dit la même chose, que
personne ne mesure l'ampleur de cette douleur qui me cogne la
poitrine à chaque instant depuis plus d'un an. Les gens
pensent qu'il suffit de rencontrer d'autres personnes, de vaquer à
ses occupations, d'être actif pour oublier mais c'est faux
parce que quoique fasse le corps, aussi endormi, aussi fatigué
qu'il peut être, la douleur est toujours en moi, constamment.
C'est la douleur du deuil. Je m'en sors pas, je n'arrive pas à
accepter la fin de la relation. Je n'arrive pas à me dire que
la vie avance, et surtout qu'elle avance sans moi. C'est pour ça
que ça me tue de voir son nouveau statut Facebook. Rien que
ça, ça m'transperce la poitrine. Et même quand je tape le début de son prénom pour voir son profil et que le groupe Facebook crée par une de ses amies apparaît, celui qui dit "Pour ceux qui pensent que gnagna et gnagna sont fais l'un pour l'autre!", avec les petits commentaires de nos amis, style "C'est écrit dans la bible !", qui parlent de la complémentarité des pôles et de la noisette du ferrero rocher. C'est drôle.
Et j'ai l'impression que tout le monde me prend pour une dingue, tout le monde pense que c'est exagéré et qu'il en a marre de me voir dans cet état depuis si longtemps mais j'y peux rien, et d'ailleurs, j'ai envie de rien y faire, parce que si j'en sors, ce serait peut être pour revivre ça, mais avec quelqu'un d'autre et j'ai aucune envie. Ma seule envie c'est de fermer les yeux et de laisser cette douleur m'envahir, souffrir jusqu'à ne plus rien sentir. Être anesthésiée de la vie et de l'amour. Je veux être guérie. Ne plus jamais aimer qui que ce soit, être en sécurité. L'amour est trop dangereux pour que je le revive une seconde fois, même s'il est noble, et beau.
Et j'ai l'impression que tout le monde me prend pour une dingue, tout le monde pense que c'est exagéré et qu'il en a marre de me voir dans cet état depuis si longtemps mais j'y peux rien, et d'ailleurs, j'ai envie de rien y faire, parce que si j'en sors, ce serait peut être pour revivre ça, mais avec quelqu'un d'autre et j'ai aucune envie. Ma seule envie c'est de fermer les yeux et de laisser cette douleur m'envahir, souffrir jusqu'à ne plus rien sentir. Être anesthésiée de la vie et de l'amour. Je veux être guérie. Ne plus jamais aimer qui que ce soit, être en sécurité. L'amour est trop dangereux pour que je le revive une seconde fois, même s'il est noble, et beau.
« Il te faut
du temps. »
Du temps ? Combien de
temps, encore ? Ca ne fait qu'un an et j'ai l'impression que ça
fait des siècles. Avec une peine de coeur, le temps passe
trois fois moins vite. On trouve rien à faire. Je passe ma vie
à être épuisée. Ma mère dit que je
me fatigue à trop penser, mais en réalité, c'est
la chose qui m'absorbe. Je suis éternellement fatigué,
mes cernes n'ont jamais été aussi sombres et grosses,
et pourtant je n'arrive pas à me coucher tôt. Je ne dors
que vers 4h du matin et quand j'en ai l'occasion, il m'arrive
d'enchaîner 12h de sommeil sans difficulté. Comme si je
faisais des trucs de malade qui m'épuisait alors que je ne
fais qu'aller en cours. Et rien d'autre, même pas les magasins,
vu qu'en sortant de la fac, j'ai minimum 20min de trajet avant de
rejoindre la civilisation. Je sais même pas ce que je fais en
rentrant chez moi. Je vais sur l'ordi, j'écris sur un putain
de blog en attendant que le temps passe. Ou alors je fais des sudoku
dans mon lit en me demandant si quelqu'un se demande ce que je fais
en ce moment même, si quelqu'un dans ce monde en a quelque
chose à foutre de moi. Puis je me laisse absorber par le truc,
j'arrête de penser pour quelques minutes. Je mange, je lis le
journal, je vais sur l'ordi, et j'écris encore sur ce putain
de blog en me demandant s'il y a des gens qui peuvent me comprendre.
Puis finalement je me dis que non, vu tous les commentaires
semblables que je reçois depuis un an qui me disent tous la
même chose. Qu'il faut que je l'oublie, qu'il faut que je
m'occupe, qu'il me faut du temps, blablablabla. Je sais que je
devrais l'oublier, mais c'est pas un putain de dessin qui se gomme
comme ça. Ca paraît tellement simple quand ça
apparaît en commentaires, quand c'est dans la théorie.
« Pfff c'est qu'un gars ». Mais en réalité,
c'est tellement dur, tellement difficile, que c'est pas imaginable.
On le comprend que lorsqu'on le vit. Franchement, même si j'ai
aucune envie d'être vulnérable pour un autre gars, j'ai
vraiment eu envie d'être insensible, ne plus souffrir et m'en
foutre de ce qu'il peut faire, et avec qui. Mais j'y arrive pas,
c'est trop difficile, et même avec toute la volonté,
c'est malgré moi, CA ME FAIT MAL. L'auto persuasion ne marche
pas. La force mentale ne marche pas. Ca fait mal, je subis, j'écris
des articles à la con sur mon blog, ou dans mon journal. C'est
comme ça que ça marche. C'est terrible.
4 commentaires:
Je ne trouve pas que tu écrives des articles à la con, bien au contraire, au fond je te comprends...
Le seul mec avec qui j'ai eu une relation sérieuse, je l'ai connu par Internet, et ça ne l'a pas été tout de suite, mais au fur et à mesure c'est devenu une évidence. Et depuis que c'est fini, je n'ai plus envie de m'approcher d'autres mecs, j'ai l'impression que plus personne ne pourra me faire ressentir ce que lui a réussi à me faire ressentir. J'ai plus envie de m'embrigader dans un truc pareil, alors je m'attache plus, et je fais en sorte qu'on ne s'attache plus à moi. (Cette ambition a failli foirer l'année dernière je précise, mais mon âme est sauve.)
C'est sûr que personne ne le pourra, car chaque relation est unique. Le bonheur c'est bien, mais ce qui fait peur, c'est l'après.
Ton article est merveilleux, si tu veux savoir, je suis exactement dans le même cas que toi aujourd'hui. Rassure toi, tu n'es pas seule, et bon nombre de gens te comprennent, même des parfaits inconnus, comme moi. Seulement c'est un sujet qui fait mal à tout le monde, alors chacun a du mal à s'ouvrir et à en parler ouvertement, ce qui peut te pousser à croire que les gens ne te comprennent pas. Moi même j'ai du mal à savoir ce qui cloche, pourquoi toutes ces mauvaises choses "abstraites" arrivent à prendre le dessus. Garde confiance, ne te décourage pas surtout, prends du temps pour toi, il n'y a que ça qui compte maintenant.
En fait ce qui me pousse à penser que les gens ne me comprennent pas, c'est parce qu'ils me répondent par la raison alors que ce truc est totalement irraisonné. Ils me disent tous la même chose (de couper les ponts) alors que ce n'est pas ce dont j'ai envie. Alors que je souffre. Enfin voila quoi.
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