29 nov. 2011

Ahh fuck it, let’s go bowling.

Dans deux semaines, la libération. Pendant les vacances, j'ai une dizaine d'évents à faire en quinze jours. Meuf trop busy. Au final je suis sûre que je vais même pas faire les trois quarts. Concernant Noël et le Nouvel An, je n'ai strictement aucun plan cette année (vous me direz, ça change pas des autres années, en même temps). Ne me plaignez pas, j'ai pris l'habitude.

Edit : Finalement j'ai un plan pour le nouvel an.

Demain, je finis les cours à 20h30 (comme tous les mardi depuis la semaine dernière), j'ai une putain de flemme. Je n'aime pas trop ma prof. Elle essaie d'être sympa, de se la jouer "je suis ta pote" mais ça marche pas trop. Un truc insupportable : elle prononce les mots anglais avec l'accent anglais. Genre pour dire Twitter, c'est Dwideur. "Et sinon, je vous ai crée un blog sur wordpwesss". Ca me soule. En plus, comme j'ai pas d'amis dans ce cours, j'ai pas pu me foutre de sa gueule, alors j'ai rigolé dans ma tête. 

Et vu que j'ai pas d'amis, j'ai été obligée de me mettre avec une fille de 25 ans et tout (on doit faire un exposé, un blog et un dossier). J'me dis, waw quoi. Genre elle serait en âge de se marier, d'avoir des enfants dans deux ans et tout. J'ai fait connaissance d'une fille de 24 ans (mais elle est super cool et on sent pas la différence). J'ai pris conscience de son âge quand elle m'a dit que son copain était manager en truc pour les machines pour faire des recherches contre les cancers et qu'ils étaient partis à New York pour son boulot. Genre moi, ça me ferait bizarre de dire "Ouais j'pars à New York, Alexandre a un truc à faire là bas pour le boulot donc je l'accompagne ^_^". Ca fait tellement "jeunes adultes indépendants", vous trouvez pas ?

Mais l'énorme choc, je pense que ce sera quand une de mes plus proches amies m'annoncera qu'elle est enceinte. Je sais que sur le coup, ça me paraîtra assez normal, mais rien que le fait de m'imaginer genre autour d'un café avec mes potes, et que l'une d'entre elles nous disent "Les filles, je vais avoir un bébé !", ça me choque. J'ai l'impression que je vais rester comme je suis toute ma vie. J'ai l'impression que pas grand chose n'a fondamentalement changé en moi depuis mes 12 ans, si ce n'est ma façon d'écrire, de m'habiller, de m'épiler les sourcils, l'amour et la souffrance. Je me demande si je me dirais la même chose une fois que j'aurais 27 ans. Le fait qu'on ne se sente pas grandir m'affole assez. Et si j'me retrouvais à 80 ans en mode "Putain, c'est passé trop vite." ? Ce serait la merde. J'ai pas envie que mon futur moi pense ça, j'ai envie qu'il soit content de ce que j'ai pu accomplir, mais en attendant, je sais pas quoi faire pour qu'il ait ce sentiment.

Je sais même pas si je vais atteindre cet âge, en plus. 80-18 = 62. Si pendant 62 ans, je souffre encore comme je souffre actuellement, je pense pas que je vais vivre aussi longtemps. Ça me pompe. Dans l'état actuel des choses, je me donne une espérance de vie de 7 ans. Ca me paraît raisonnable. Ca fait 25 ans. Donc je serais diplomée, je bosserais sans doute, j'aurais eu mon indépendance, mais pas le temps pour devenir une vieille mégère. C'est plutôt pas mal.

J'ai mis les photos de portable sur Facebook pendant que je m'emmerdais. Une fois j'ai dormi chez Hélène et elle m'a filé une taie d'oreiller plutôt marrante, alors je me suis prise en photo avec. Je share même si cela n'a pas d'intérêt. C'est une part de ma vraie vie quotidienne. (Les gens ont tendance à oublier que derrière ce blog, quelqu'un de RÉEL existe et qu'il s'agit d'une vraie vie, pas du Journal d'une Princesse trafiqué)


28 nov. 2011

Tatoo

J'ai commencé mon autofiction. J'arrive pas trop à construire le truc parce que je suis trop habituée à écrire selon la longueur d'un article. J'ai peur de laisser tomber le projet et que ça ne mène à rien. Mais il faut que je m'exorcise. En attendant, j'ai pas trouvé de prénom pour mon « moi » et pour le « mec » qui fait mon ex. Des propositions ? Je veux des trucs assez banals, pour représenter l'universalité de la chose. Mais pas genre Marie et Jean non plus.

Et j'ai aussi rêvé que je menais une enquête à Londres sur une curieuse histoire de suceurs de sang et d'énergie. Beyoncé était morte et avait fait tatoué des indices sur son mollet, j'ai du aller la voir à la morgue et tout. On l'avait tué à cause de ce qu'elle avait découvert et tout. Oui oui, Beyoncé.

Et pour le projet de tatouage, j'ai bien envie de me faire une pieuvre, qui est mon animal fétiche, mais pas sur le haut de la cuisse. L'omoplate, ça me paraît bien. Jeremy aussi voulait une pieuvre COMME PAR HASARD, alors on s'est dit qu'on allait se le faire en commun, parce qu'on est liés. Ce sera toujours mieux que ma vieille idée sentimentale de « J. » dans le creux du coude. 


Quelque chose comme ça, mais remixé par le style du dessinateur. J'avais repéré des trucs cool là où je m'étais fait percé mais j'ai pas retenu le nom de l'artiste.

A part ça, pour le tatouage en haut de la cuisse, j'ai pensé à un truc de Fight Club, que j'ai aimé aussi bien en livre qu'en film, et qui m'avait procuré une sorte d'électrochoc quand je l'ai vu la première fois chez un ami. 

(dans une police du style)

Mais dans ce cas, ça ferait peut être trop ado rebelle qui fuck la société à cause de la mode de la désillusion qui va avec. Mais sincèrement, j'ai vraiment beaucoup aimé. Et de toute façon, très peu de personnes verront ce tatouage (en gros, ceux qui me verront à la piscine, ceux qui me verront me changer, ceux qui me verront en culotte et ceux qui coucheront avec moi).

J'avais aussi pensé à un Love mais coupé horizontalement, sans la partie du bas :


Que je ferais compléter si je me marie. Mais finalement, je me suis dit non parce que "Love" en tatouage, ça fait assez kikoo loveuse quand même, alors non.

Bref, voilà. Maintenant, il faut attendre que le fric tombe du ciel. Côté souffrance, j'en suis plus à ça de près alors j'me pose même pas la question. J'ai pas peur.

I would never love a man 'cause love and pain go hand in hand and I can't do it again (Laura Marling)

« Rencontre des mecs. »

Pourquoi faire ?
Aujourd'hui je me rends compte que je suis terrifiée à l'idée de m'attacher à un mec, ou pire, qu'il s'attache à moi. J'ai envie de rencontrer personne, de revivre ce que j'ai pu vivre. Je prends peur à chaque fois qu'un mec me témoigne de l'intérêt, rien que sur adopteunmec. C'est ridicule comme exemple, mais certes. Dès qu'on me propose un verre ou même une invitation à continuer sur Facebook, je décline. J'ai peur.

Je rejette toute forme de « Tu me manques », toute forme de sentimentalité qui pourrait laisser une porte ouverte à une quelconque relation amoureuse. Je ne veux plus aimer, et je ne veux pas qu'on m'aime. C'est trop risqué, parce que tout ce qu'on reçoit de bonheur, on finit par le payer et pour ma part, j'ai l'impression que ma dette va durer toute ma vie. J'ai peur, je n'ai pas d'autres mots pour qualifier ce que je ressens. J'ai plus envie de m'en sortir parce que si je me libère maintenant, je serais vulnérable pour autre chose, pour un autre garçon. Ca m'a suffit. Cette histoire m'a suffit, et lui aussi m'a suffit. J'ai connu l'amour, je l'ai aimé, et maintenant je n'en veux plus. Je sais que la plupart d'en vous se disent « Pfff, elle parle comme si elle avait connu mille mecs » mais j'en ai connu qu'un et pour tout ce que j'ai vécu avec, c'est comme si j'avais fait le tour du monde.

Je ne suis pas prête pour prendre le risque de la chute, je n'ai plus envie de me mettre dans une relation par peur qu'elle devienne aussi dingue que ce que j'ai pu vivre avec mon ex. J'ai l'impression que peu de gens le comprennent et que tout le monde me dit la même chose, que personne ne mesure l'ampleur de cette douleur qui me cogne la poitrine à chaque instant depuis plus d'un an. Les gens pensent qu'il suffit de rencontrer d'autres personnes, de vaquer à ses occupations, d'être actif pour oublier mais c'est faux parce que quoique fasse le corps, aussi endormi, aussi fatigué qu'il peut être, la douleur est toujours en moi, constamment. C'est la douleur du deuil. Je m'en sors pas, je n'arrive pas à accepter la fin de la relation. Je n'arrive pas à me dire que la vie avance, et surtout qu'elle avance sans moi. C'est pour ça que ça me tue de voir son nouveau statut Facebook. Rien que ça, ça m'transperce la poitrine. Et même quand je tape le début de son prénom pour voir son profil et que le groupe Facebook crée par une de ses amies apparaît, celui qui dit "Pour ceux qui pensent que gnagna et gnagna sont fais l'un pour l'autre!", avec les petits commentaires de nos amis, style "C'est écrit dans la bible !", qui parlent de la complémentarité des pôles et de la noisette du ferrero rocher. C'est drôle.
Et j'ai l'impression que tout le monde me prend pour une dingue, tout le monde pense que c'est exagéré et qu'il en a marre de me voir dans cet état depuis si longtemps mais j'y peux rien, et d'ailleurs, j'ai envie de rien y faire, parce que si j'en sors, ce serait peut être pour revivre ça, mais avec quelqu'un d'autre et j'ai aucune envie. Ma seule envie c'est de fermer les yeux et de laisser cette douleur m'envahir, souffrir jusqu'à ne plus rien sentir. Être anesthésiée de la vie et de l'amour. Je veux être guérie. Ne plus jamais aimer qui que ce soit, être en sécurité. L'amour est trop dangereux pour que je le revive une seconde fois, même s'il est noble, et beau.

« Il te faut du temps. »

Du temps ? Combien de temps, encore ? Ca ne fait qu'un an et j'ai l'impression que ça fait des siècles. Avec une peine de coeur, le temps passe trois fois moins vite. On trouve rien à faire. Je passe ma vie à être épuisée. Ma mère dit que je me fatigue à trop penser, mais en réalité, c'est la chose qui m'absorbe. Je suis éternellement fatigué, mes cernes n'ont jamais été aussi sombres et grosses, et pourtant je n'arrive pas à me coucher tôt. Je ne dors que vers 4h du matin et quand j'en ai l'occasion, il m'arrive d'enchaîner 12h de sommeil sans difficulté. Comme si je faisais des trucs de malade qui m'épuisait alors que je ne fais qu'aller en cours. Et rien d'autre, même pas les magasins, vu qu'en sortant de la fac, j'ai minimum 20min de trajet avant de rejoindre la civilisation. Je sais même pas ce que je fais en rentrant chez moi. Je vais sur l'ordi, j'écris sur un putain de blog en attendant que le temps passe. Ou alors je fais des sudoku dans mon lit en me demandant si quelqu'un se demande ce que je fais en ce moment même, si quelqu'un dans ce monde en a quelque chose à foutre de moi. Puis je me laisse absorber par le truc, j'arrête de penser pour quelques minutes. Je mange, je lis le journal, je vais sur l'ordi, et j'écris encore sur ce putain de blog en me demandant s'il y a des gens qui peuvent me comprendre. Puis finalement je me dis que non, vu tous les commentaires semblables que je reçois depuis un an qui me disent tous la même chose. Qu'il faut que je l'oublie, qu'il faut que je m'occupe, qu'il me faut du temps, blablablabla. Je sais que je devrais l'oublier, mais c'est pas un putain de dessin qui se gomme comme ça. Ca paraît tellement simple quand ça apparaît en commentaires, quand c'est dans la théorie. « Pfff c'est qu'un gars ». Mais en réalité, c'est tellement dur, tellement difficile, que c'est pas imaginable. On le comprend que lorsqu'on le vit. Franchement, même si j'ai aucune envie d'être vulnérable pour un autre gars, j'ai vraiment eu envie d'être insensible, ne plus souffrir et m'en foutre de ce qu'il peut faire, et avec qui. Mais j'y arrive pas, c'est trop difficile, et même avec toute la volonté, c'est malgré moi, CA ME FAIT MAL. L'auto persuasion ne marche pas. La force mentale ne marche pas. Ca fait mal, je subis, j'écris des articles à la con sur mon blog, ou dans mon journal. C'est comme ça que ça marche. C'est terrible.