24 juil. 2013

To insanity

Pendant l'arrêt du blog, il m'est arrivé un tas de trucs mais j'ai particulièrement envie d'archiver un souvenir qui date de deux mois. Une histoire d'amour. Comme ça, je pourrais me rappeler que pendant un mois, j'ai vécu une love story comme dans mon imaginaire de préado qui lisaient trop de romans pour préado (ou dans l'imaginaire de toutes les meufs qui ont trop maté The Notebook)

Il avait les cheveux noirs ondulés et un beau sourire. C'était un mauvais garçon. Moi j'le trouvais terriblement beau mais pour mon meilleur ami, c'était qu'un "BG mécheux" qui fait rêver que les collégiennes (il ne me l'a dit qu'après pour pas me vexer).

Dès la rencontre, il s'est passé un truc proche du coup de foudre. C'était comme s'il avait toujours existé dans un coin de ma tête, genre c'était un peu mon idéal de mec quand j'étais plus jeune. En plus il était fan d'Harry Potter. On se comportait comme si on se connaissait depuis des années. Je ne m'attendais pas trop à ça.

Bref, donc on s'est revus, blablabla. Et toute notre relation était digne d'une série. Et ça plaisait à la petite minette de merde que j'étais (et que je suis sans doute toujours) : il est le genre de mec à mordiller sa lèvre inférieure en souriant avant de m'embrasser fougueusement. Même la toute première fois ressemble à un film : dans une cuisine, à une soirée à laquelle je l'avais emmené. Il me fixait avec ses yeux noisettes trop beaux avant de déclarer "J'ai envie de t'embrasser". J'lui ai répondu "Bah t'as pas les couilles ?" et bim, baiser hollywoodien sur le plan de travail. Il maîtrisait vraiment l'art de faire rêver les kikoos.

C'était un mec rebelle et passionnel. Genre imdomptable, le gars. Pas tout à fait mentalement stable et sain, mais je craquais tellement pour les mecs torturés, à l'époque... Enfin bref, à force de rejouer les scènes les plus clichés qu'on peut trouver dans les séries de préados, je m'y croyais : j'allais vivre un big love de ouf à base de roulages de pelles sous la pluie, toussa.

Et puis voilà, on s'engueulait aussi tout le temps pour des histoires de jalousie. Un passionnel et une impulsive, c'est pas vraiment le bon combo mais j'y croyais quand même. On s'est mis officiellement ensemble pour de vrai étou et dès le lendemain, silence radio. Depuis, je n'ai jamais su ce qu'il a pensé, si ce qu'on a vécu était sincère et s'il joue tout le temps à ce jeu ou pas avec d'autres nanas. J'avais pleuré pour lui qu'une seule fois suite à une dispute. J'étais chez mon meilleur ami qui m'a servi un chocolat chaud et m'a fait juré que c'était la dernière fois que je pleurais pour un boloss. "Promis wallah !".



En tout cas, connard, si tu lis ces lignes un jour, sache qu'avec le recul, je me rends compte que t'es un des mecs des plus pitoyables qui soit, à te croire au dessus de tous alors que tu fous rien de ta vie. Cette image de bad boy qui encule la société, de pseudo Tyler Durden, en fait, c'est du vent. Et je pense qu'au fond, tu le sais.

Allez, je sors le petit best of de ses conneries pour le souvenir :
"A vrai dire, je me demande de plus en plus ce que tu fous avec moi. Tu as un avenir, des idées concrètes, une culture variée, de l'humour, tu es magnifique, de la conversation, un charisme, un sourire, un objectif. Ca m'a fait peur. De me dire que j'allais encore tout gâcher. "
CONGRATS DUDE !

C'est bon, c'en est fini des mecs passionnels maintenant. Un pote m'a dit que je ne pouvais pas vivre de relation saine. Que j'étais destinée à être le souffre-douleur d'un mec (bon, ça m'a énervé, j'ai trouvé ça méchant et j'me suis cassée). Mais j'espère qu'il a tort. Aujourd'hui, je suis avec un mec vraiment trop différent de ce que j'ai connu. Il est posé, calme, gentil, et SURTOUUUUT... Altruiste. J'ai jamais connu de mec altruiste. Avant lui, j'avais une espèce de peur de l'engagement, du couple, mais avec Pierre, je m'étais pas trop posée de question. Ca me fait bizarre de vivre une relation sans angoisse ni inquiétude. Il était grand temps. Je ferai peut être un article sur lui.

23 juil. 2013

How do I look? Subnormal.

Tiens, ce soir, j'ai curieusement envie de vraiment reprendre le blog. Plus personne ne vient ici maintenant, mais c'est pas grave. J'ai pas besoin de promo, j'ai juste envie d'écrire. Maintenant que je suis plus ou moins heureuse, je vois pas ce que je pourrais raconter d'intéressant. C'est une pensée d'emo de 15 piges mais je reste convaincue que c'est de la souffrance que naît la réflexion pertinente. C'est elle qui suscite de l'intérêt. Qu'est-ce que vous en avez à faire d'une Tanane trop yes-life qui ne veut plus mourir de désespoir face à ce monde dégueulasse ? Je pense qu'à l'avenir, vous me trouverez changée, superficielle et artificielle. 

Au fond, vous et moi savons que ce n'est pas vrai. Je suis toujours celle que vous avez connu, seule mes circonstances de vie ont changée. Mes préoccupations, pareil. Quand j'ai arrêté le blog, la première était de survivre dans une relation sentimentale foireuse. La seconde était de cohabiter avec ma mère, mon anti-moi le plus absolu. La troisième était d'étudier dans ma fac insupportable dans la joie et la bonne humeur. Mais à l'heure actuelle, tout ça a changé. J'ai un copain (trop) parfait, ma mère m'indiffère et j'intègre l'Institut Français de Presse.

Je cherche de quoi me plaindre. Je ne trouve pas vraiment à part "rolala, j'ai fait la queue 1h pour aller à la piscine aujourd'hui". Du coup ça me donne l'idée de vous raconter ma semaine dernière. Je ne tiens plus d'archives de ma vie depuis que j'ai arrêté le blog. Ca m'inquiète. Je voudrais pouvoir me rappeler de ce que je faisais lorsque j'avais 20 ans.

J'ai fait mon inscription à l'IFP. Quand j'ai passé l'examen d'entrée, j'ai été surprise par les sièges en cuir de l'amphi. A côté, mon ancienne fac, c'était le tiers monde en fait. Mais bon, là n'est pas la question. J'ai donc fait mon inscription à l'IFP en ligne. En fait ouais, tout le budget est passé dans les sièges en cuir : le site est juste immonde haha.

Ensuite, j'ai pris l'apéro chez Théo, mon meilleur ami. Il était stressé comme s'il passait dans un Dîner Presque Parfait. Au final, c'était cool, j'ai câliner sa chatte sans poils (ça dégoûte un tas de gens mais moi je l'adore, elle est toute mignonne) et on s'est raconté des secrets avec les copains.


J'ai vu Les Sept Samouraïs de Kurosawa au cinéma (il est ressorti en version longue). Je l'ai trouvé extra, je m'attendais pas du tout à un truc comme ça. Ce que j'aime bien dans le cinéma asiatique, c'est qu'ils ont un certain talent pour mélanger les genres et semer la confusion dans nos sentiments. Dans l'oeuvre de Kurosawa genre gros film de samouraïs, je m'attendais pas à rire par exemple. Après, les autres films qui m'avaient marqué pour ça, c'est aussi Mother (entre le film psychologique, le thriller et Les Experts) et surtout L'Ete de Kikujiro, que je vous recommande absolument.



Mercredi, j'ai vu l'expo Dynamo au Grand Palais, avec des installations assez déroutantes. J'ai toujours bien aimé les expositions du Grand Palais. Il me semble n'avoir vu que la rétrospective Andy Warhol et Game Story, mais je n'en ressors jamais déçue.



Avant ça, j'ai vu Monstres Academy au cinéma (j'ai la carte UGC illimitée donc je passe ma vie au cinéma). J'ai beaucoup aimé même si on ne retrouve pas la même émotion que dans Monstres Academy (qui reste un de mes films d'animation préférés quand même !). Pixar fait de plus en plus dans le Disney gnangnan, c'est un peu dommage quand même. Je les préférais avant leur rachat même s'ils font genre ils revendiquent une direction artistique indépendante. ENFIN BREF, c'est pas le débat. Puis je sais pas si vous avez vu mais un mec a bossé un an sur Pixar pour conclure à une théorie assez mindfuck que je vous laisser découvrir ici (et là si vous voulez la jouer précision totale et i'm bilingual)


Jeudi, j'étais au Fnac Festival Live avec Miles Kane et Oxmo Puccino. Pretty cool. J'ai fait plein de concerts en plein air cet été. Enfin trois fois plus que les étés précédents. Avant ça, j'avais vu Birdy Nam Nam, qui était vraiment ambiancé, et Granville/NaÏve New Beaters, qui s'avérait plus ouf dans mon imagination qu'en vrai. Bref, je suis retournée au Fnac Festival Live le lendemain pour voir Breakbot. C'était sympa, mais pas ouf non plus. 


Samedi, j'étais à une soirée Katapult sur une péniche. C'était trop blindé-bobo-trentenaires donc je me suis barrée tôt même si le cadre était sympa (imaginez le wanderlust/nüba mais sur l'eau). J'ai filé au Comptoir Général, un bar à l'ambiance faussement afro-coloniale. J'ai pris un jus de fruits de la passion et j'avais trop chaud donc j'ai refilé. Théo m'a pris sur un vélib et a pédalé jusqu'à côté de chez moi. Je crois que tout le Canal Saint Martin a pu admirer ma culotte avec ma jupe fleurie volante.


Dimanche, je suis allée voir Man Of Steel. Pas trop mal en soit, mais longuet vers la fin. Henry Cavill est plutôt pas mal en mode barbu quand même. On s'en fout. Puis aujourd'hui je suis allée à la piscine, en plein air et très beau cadre. On a fait 1h de queue quand même. Je sais pas si j'y retournerai, faut repayer si on y reste plus de deux heures. Du coup, le côté ratio queue/profit est tout de même moyen. Le soir, je suis allée dans le nouvel appart d'un pote. On a fumé en matant le Seigneur des Anneaux sur sa télé HD tellement HD qu'on voit les points noirs de Gandalf. 

Graouh

Enfin, dans la semaine, je sais plus quel jour, j'ai mangé une glace avec une pote. On devait juste se faire un ciné. Finalement, je suis rentrée à pied jusqu'à chez moi aux alentours de 4h du mat en mangeant du poulet frit avec elle. Après le ciné (films de meufs : Joséphine, adaptée de la BD de Pénélope Bagieu. Complètement pompé sur Bridget Jones mais fun quand même), on voulait "prendre un verre" qui s'est transformé en deux bouteilles de bon vin blanc. Très bien. J'adore les soirées qui se finissent comme ça, on ne sait pas trop comment, en déambulant à Paris un peu pompette et en train de cracher sur ces connards de mecs. Je crois que je suis en voie de devenir une caricature. C'est pas grave, ces moments me font kiffer. J'ai l'impression que ça ne fait que quelques mois que je vis ma vie, que je me crée des souvenirs, aussi futiles soient-ils. C'est pas ce qui compte ? J'sais pas.

Ah oui et le titre de mon blog ne convient plus. Je lance un appel pour une nouvelle idée. A vos propositions !

14 juil. 2013

Dry night

Salut les gars !

Ma situation a encore beaucoup changé depuis mon dernier post, qui ne date que d'un petit peu moins d'un mois. Bon, premièrement, j'ai pas eu l'oral du Celsa. C'est un peu l'échec de ma vie mais je vais m'en remettre puisque de toute façon, je ne reste plus dans ma fac de communistes : j'ai été admise à l'Institut Français de Presse ! Du coup, à la rentrée, j'aurais de nouveaux profs, nouveaux cours, nouveaux locaux, nouveaux potes, nouveaux tout quoi. Je suis entre l'angoisse totale et l'excitation.

Mais d'ici là, j'ai encore deux mois de glande devant moi. Je comptais bosser et mettre de l'argent de côté, vous savez. Mais j'ai pas trouvé de taff. Du coup, j'ai pas non plus réservé de vacances alors voilà. Je vais quand même essayer de chauffer les potes pour se faire des week-ends. Si jamais quelqu'un a un plan de dernier minute, je vous invite à me contacter haha (la meuf qui croit faire du networking sur son blog).

Puis sinon, j'ai eu 20 ans ! Pour l'occasion, j'ai privatisé un bar et j'ai vu tous les gens que j'aimais, c'était plutôt cool. Je vous aurais bien invité si j'étais encore en plein dans la blogosphère.

Et le meilleur pour la fin : j'ai un nouveau copain. C'est idiot, mais je crois que c'est le premier garçon que je fréquente qui me respecte réellement. Ça me fait tout bizarre de ne plus m'angoisser pour rien, d'être confrontée à un mec qui présente encore une certaine candeur face à la vie. Ouais parce qu'après Jeremy, mon ex, il y en a eu d'autres, avec qui j'ai pas passé le cap du couple. Mais ils m'ont fait réalisé que j'avais un goût pour les mecs malsains, un peu torturés dans leur tête. C'est totalement foireux (cf mon article précédent).

Du coup, pour ma sécurité psychologique, j'ai établi une liste de 6 critères indéfectibles que je vous invite aussi à suivre (NB à moi même : à consulter en cas de chaos sentimental)  :

- Culture (pas forcément générale, mais le fait que le mec ait son propre univers)
- Intégrité, éthique de vie, principes
- Honnêteté
- Disponibilité
- Confiance en lui
- Sain d'esprit

Ces six derniers mois, c'était un peu le chaos niveau garçons. J'en ai rencontré beaucoup, ça allait très vite : ça ne menait à rien mais ça m'occupait. Mon ex était déjà derrière moi, mais symboliquement, avec mon nouveau copain (qui est mon deuxième de toute ma vie), il est aujourd'hui vraiment loin. Je fuis tout ce qui peut évoquer ma relation avec lui, je pense que je suis traumatisée de ce que j'ai pu vivre avec. C'est comme si je sortais d'une secte. Mon système de représentation, l'image que j'ai de moi-même, etc... Tout a changé depuis six mois. Aujourd'hui, avec mon nouveau copain, c'est une toute nouvelle histoire, dans laquelle je me sens apaisée et confiante. Il est vraiment différent de ce que j'ai connu jusqu'ici. C'est débile mais rien que le fait qu'il me propose sa veste quand la température baisse, bah c'est un truc que j'ai jamais connu de ma vie. Après, vous me direz : "ouais ok, mais c'est quoi les mecs que t'as choisis aussi...". Je sais pas. Je pensais pas que les mecs gentils existaient.