23 juil. 2013

How do I look? Subnormal.

Tiens, ce soir, j'ai curieusement envie de vraiment reprendre le blog. Plus personne ne vient ici maintenant, mais c'est pas grave. J'ai pas besoin de promo, j'ai juste envie d'écrire. Maintenant que je suis plus ou moins heureuse, je vois pas ce que je pourrais raconter d'intéressant. C'est une pensée d'emo de 15 piges mais je reste convaincue que c'est de la souffrance que naît la réflexion pertinente. C'est elle qui suscite de l'intérêt. Qu'est-ce que vous en avez à faire d'une Tanane trop yes-life qui ne veut plus mourir de désespoir face à ce monde dégueulasse ? Je pense qu'à l'avenir, vous me trouverez changée, superficielle et artificielle. 

Au fond, vous et moi savons que ce n'est pas vrai. Je suis toujours celle que vous avez connu, seule mes circonstances de vie ont changée. Mes préoccupations, pareil. Quand j'ai arrêté le blog, la première était de survivre dans une relation sentimentale foireuse. La seconde était de cohabiter avec ma mère, mon anti-moi le plus absolu. La troisième était d'étudier dans ma fac insupportable dans la joie et la bonne humeur. Mais à l'heure actuelle, tout ça a changé. J'ai un copain (trop) parfait, ma mère m'indiffère et j'intègre l'Institut Français de Presse.

Je cherche de quoi me plaindre. Je ne trouve pas vraiment à part "rolala, j'ai fait la queue 1h pour aller à la piscine aujourd'hui". Du coup ça me donne l'idée de vous raconter ma semaine dernière. Je ne tiens plus d'archives de ma vie depuis que j'ai arrêté le blog. Ca m'inquiète. Je voudrais pouvoir me rappeler de ce que je faisais lorsque j'avais 20 ans.

J'ai fait mon inscription à l'IFP. Quand j'ai passé l'examen d'entrée, j'ai été surprise par les sièges en cuir de l'amphi. A côté, mon ancienne fac, c'était le tiers monde en fait. Mais bon, là n'est pas la question. J'ai donc fait mon inscription à l'IFP en ligne. En fait ouais, tout le budget est passé dans les sièges en cuir : le site est juste immonde haha.

Ensuite, j'ai pris l'apéro chez Théo, mon meilleur ami. Il était stressé comme s'il passait dans un Dîner Presque Parfait. Au final, c'était cool, j'ai câliner sa chatte sans poils (ça dégoûte un tas de gens mais moi je l'adore, elle est toute mignonne) et on s'est raconté des secrets avec les copains.


J'ai vu Les Sept Samouraïs de Kurosawa au cinéma (il est ressorti en version longue). Je l'ai trouvé extra, je m'attendais pas du tout à un truc comme ça. Ce que j'aime bien dans le cinéma asiatique, c'est qu'ils ont un certain talent pour mélanger les genres et semer la confusion dans nos sentiments. Dans l'oeuvre de Kurosawa genre gros film de samouraïs, je m'attendais pas à rire par exemple. Après, les autres films qui m'avaient marqué pour ça, c'est aussi Mother (entre le film psychologique, le thriller et Les Experts) et surtout L'Ete de Kikujiro, que je vous recommande absolument.



Mercredi, j'ai vu l'expo Dynamo au Grand Palais, avec des installations assez déroutantes. J'ai toujours bien aimé les expositions du Grand Palais. Il me semble n'avoir vu que la rétrospective Andy Warhol et Game Story, mais je n'en ressors jamais déçue.



Avant ça, j'ai vu Monstres Academy au cinéma (j'ai la carte UGC illimitée donc je passe ma vie au cinéma). J'ai beaucoup aimé même si on ne retrouve pas la même émotion que dans Monstres Academy (qui reste un de mes films d'animation préférés quand même !). Pixar fait de plus en plus dans le Disney gnangnan, c'est un peu dommage quand même. Je les préférais avant leur rachat même s'ils font genre ils revendiquent une direction artistique indépendante. ENFIN BREF, c'est pas le débat. Puis je sais pas si vous avez vu mais un mec a bossé un an sur Pixar pour conclure à une théorie assez mindfuck que je vous laisser découvrir ici (et là si vous voulez la jouer précision totale et i'm bilingual)


Jeudi, j'étais au Fnac Festival Live avec Miles Kane et Oxmo Puccino. Pretty cool. J'ai fait plein de concerts en plein air cet été. Enfin trois fois plus que les étés précédents. Avant ça, j'avais vu Birdy Nam Nam, qui était vraiment ambiancé, et Granville/NaÏve New Beaters, qui s'avérait plus ouf dans mon imagination qu'en vrai. Bref, je suis retournée au Fnac Festival Live le lendemain pour voir Breakbot. C'était sympa, mais pas ouf non plus. 


Samedi, j'étais à une soirée Katapult sur une péniche. C'était trop blindé-bobo-trentenaires donc je me suis barrée tôt même si le cadre était sympa (imaginez le wanderlust/nüba mais sur l'eau). J'ai filé au Comptoir Général, un bar à l'ambiance faussement afro-coloniale. J'ai pris un jus de fruits de la passion et j'avais trop chaud donc j'ai refilé. Théo m'a pris sur un vélib et a pédalé jusqu'à côté de chez moi. Je crois que tout le Canal Saint Martin a pu admirer ma culotte avec ma jupe fleurie volante.


Dimanche, je suis allée voir Man Of Steel. Pas trop mal en soit, mais longuet vers la fin. Henry Cavill est plutôt pas mal en mode barbu quand même. On s'en fout. Puis aujourd'hui je suis allée à la piscine, en plein air et très beau cadre. On a fait 1h de queue quand même. Je sais pas si j'y retournerai, faut repayer si on y reste plus de deux heures. Du coup, le côté ratio queue/profit est tout de même moyen. Le soir, je suis allée dans le nouvel appart d'un pote. On a fumé en matant le Seigneur des Anneaux sur sa télé HD tellement HD qu'on voit les points noirs de Gandalf. 

Graouh

Enfin, dans la semaine, je sais plus quel jour, j'ai mangé une glace avec une pote. On devait juste se faire un ciné. Finalement, je suis rentrée à pied jusqu'à chez moi aux alentours de 4h du mat en mangeant du poulet frit avec elle. Après le ciné (films de meufs : Joséphine, adaptée de la BD de Pénélope Bagieu. Complètement pompé sur Bridget Jones mais fun quand même), on voulait "prendre un verre" qui s'est transformé en deux bouteilles de bon vin blanc. Très bien. J'adore les soirées qui se finissent comme ça, on ne sait pas trop comment, en déambulant à Paris un peu pompette et en train de cracher sur ces connards de mecs. Je crois que je suis en voie de devenir une caricature. C'est pas grave, ces moments me font kiffer. J'ai l'impression que ça ne fait que quelques mois que je vis ma vie, que je me crée des souvenirs, aussi futiles soient-ils. C'est pas ce qui compte ? J'sais pas.

Ah oui et le titre de mon blog ne convient plus. Je lance un appel pour une nouvelle idée. A vos propositions !

14 juil. 2013

Dry night

Salut les gars !

Ma situation a encore beaucoup changé depuis mon dernier post, qui ne date que d'un petit peu moins d'un mois. Bon, premièrement, j'ai pas eu l'oral du Celsa. C'est un peu l'échec de ma vie mais je vais m'en remettre puisque de toute façon, je ne reste plus dans ma fac de communistes : j'ai été admise à l'Institut Français de Presse ! Du coup, à la rentrée, j'aurais de nouveaux profs, nouveaux cours, nouveaux locaux, nouveaux potes, nouveaux tout quoi. Je suis entre l'angoisse totale et l'excitation.

Mais d'ici là, j'ai encore deux mois de glande devant moi. Je comptais bosser et mettre de l'argent de côté, vous savez. Mais j'ai pas trouvé de taff. Du coup, j'ai pas non plus réservé de vacances alors voilà. Je vais quand même essayer de chauffer les potes pour se faire des week-ends. Si jamais quelqu'un a un plan de dernier minute, je vous invite à me contacter haha (la meuf qui croit faire du networking sur son blog).

Puis sinon, j'ai eu 20 ans ! Pour l'occasion, j'ai privatisé un bar et j'ai vu tous les gens que j'aimais, c'était plutôt cool. Je vous aurais bien invité si j'étais encore en plein dans la blogosphère.

Et le meilleur pour la fin : j'ai un nouveau copain. C'est idiot, mais je crois que c'est le premier garçon que je fréquente qui me respecte réellement. Ça me fait tout bizarre de ne plus m'angoisser pour rien, d'être confrontée à un mec qui présente encore une certaine candeur face à la vie. Ouais parce qu'après Jeremy, mon ex, il y en a eu d'autres, avec qui j'ai pas passé le cap du couple. Mais ils m'ont fait réalisé que j'avais un goût pour les mecs malsains, un peu torturés dans leur tête. C'est totalement foireux (cf mon article précédent).

Du coup, pour ma sécurité psychologique, j'ai établi une liste de 6 critères indéfectibles que je vous invite aussi à suivre (NB à moi même : à consulter en cas de chaos sentimental)  :

- Culture (pas forcément générale, mais le fait que le mec ait son propre univers)
- Intégrité, éthique de vie, principes
- Honnêteté
- Disponibilité
- Confiance en lui
- Sain d'esprit

Ces six derniers mois, c'était un peu le chaos niveau garçons. J'en ai rencontré beaucoup, ça allait très vite : ça ne menait à rien mais ça m'occupait. Mon ex était déjà derrière moi, mais symboliquement, avec mon nouveau copain (qui est mon deuxième de toute ma vie), il est aujourd'hui vraiment loin. Je fuis tout ce qui peut évoquer ma relation avec lui, je pense que je suis traumatisée de ce que j'ai pu vivre avec. C'est comme si je sortais d'une secte. Mon système de représentation, l'image que j'ai de moi-même, etc... Tout a changé depuis six mois. Aujourd'hui, avec mon nouveau copain, c'est une toute nouvelle histoire, dans laquelle je me sens apaisée et confiante. Il est vraiment différent de ce que j'ai connu jusqu'ici. C'est débile mais rien que le fait qu'il me propose sa veste quand la température baisse, bah c'est un truc que j'ai jamais connu de ma vie. Après, vous me direz : "ouais ok, mais c'est quoi les mecs que t'as choisis aussi...". Je sais pas. Je pensais pas que les mecs gentils existaient. 

17 juin 2013

Cigaretts on cigaretts, my mama thinks I stink

Ce soir, j'me sens grosse et moche. J'ai l'impression d'être condamnée à vivre une vie que je veux pas vivre, l'impression que pour mener ses relations à bien, on peut pas être comme on est. Je suis toujours trop impliquée, trop spontanée. Ca, ça veut dire trop naïve. Parce que je crois que les gens sont de bonne volonté et de bonne foi comme moi, alors que non. Je suis la nana trop conne qui se jete dans la relation sans filet parce qu'elle se dit que ça ira, qu'on prend un risque à deux, et parce que la citation de Musset était bien, quand même.

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : " J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."

Au final, j'aurais que dalle vécu et je serais surtout blasée des relations.