10 juin 2013

Oral du Celsa : briefing

Vendredi dernier, j'ai passé l'oral d'admission du Celsa (oui parce que j'étais admissible aux écrits !).

Je m'assois. Le directeur de la licence me reconnaît, me dit qu'il m'a déjà vu et me demande si c'est la deuxième fois que je passe l'oral. Non non, en fait c'est parce que je viens aux portes ouvertes depuis quatre ans. En gros, ouais, je suis un peu la psychopathe de service quoi haha.

Bon, on papote sur ma licence actuelle, pourquoi je veux partir de ma fac, etc... Puis on parle de mon lycée, qui a sa petite renommée et son petit monoprix à côté. "Vous alliez au monoprix ?" Oui. "Quel auteur et quelle théorie pouvez-vous me citer pour analyse le positionnement stratégique de Monoprix ? Que pouvez-vous me dire de plus là dessus que Morandini ?" J'en ai aucune idée, j'essaie de rebondir sur autre chose, je parle de leur tapenade qu'ils appellent "la petite robe noire de l'apéritif", on me recadre. "C'est pas grave..." à cet instant, je sens mon arrêt de mort.

Ensuite, ça découle sur mes lectures, sur mon intérêt pour les procédés manipulatoires, sur le cinéma, "vous aimez les blockbusters ?" Bien oui, comme tout le monde vu que c'est fait pour plaire au plus grand nombre. Et puis voilà, ça passe. J'ai l'impression d'avoir fait un speed dating, d'avoir parlé cinq minutes. Je ressors, les autres candidates me disent que je suis restée une bonne vingtaine quand même.

J'étais à l'aise, souriante, mais incapable de parler de théorie. Je sais pas à quoi m'attendre, mais j'essaie d'y croire tout de même. Aucune question sur mon stage ni sur mon projet professionnel ni sur mon bénévolat...

Concernant l'anglais, à la première écoute de l'extrait que je dois présenter, je ne comprends absolument rien. A la seconde, je comprends "sausages", "horse" et "kazakhstan". Okay, sur quoi suis-je tombée ? Sur un extrait sur les saucisses de cheval kazakhs. Oui, parfaitement. Avec une petite amorce de 2sec sur un vague scandale en europe sur la viande de cheval retrouvées dans des burgers et des meatballs. Bienvenue au Celsa, cette école de taré obsédée par la bouffe (le sujet d'anglais écrit portait déjà sur la nourriture et les différences culturelles haha).

Dédicace à tous ceux qui pensaient que le Celsa serait trop difficile pour moi. Je l'ai eu alors que je sortais d'une rupture (et vous même vous savez dans quel état j'ai pu être). Sans prépa à 2000 balles haha.

Salades tomates oignons à vie, c'est de plus en plus sûr !

Bon, entre le dernier article et celui-ci, j'ai eu le temps de me mettre en couple puis de me séparer plus ou moins officiellement, j'ai arrêté la psy parce que c'était trop inutile, et j'ai ralenti ma vie sociale même si je rentre chez moi avec les premiers métros au moins deux fois par semaine. J'ai l'impression de laisser la vie sociale et superficielle me contaminer, pour ne plus avoir à penser et pour ne plus être triste. Quand je me mets à réfléchir, à être lucide, ne serait-ce qu'un peu, je tiens des discours étonnamment emplis de désespoir. Certains disent que je croque la vie à pleines dents, d'autres diront que je mène une vie qui n'est pas la mienne. Mais voilà, aujourd'hui je pense que la séduction repose quasi-totalement sur des rapports de force. Je n'ai même pas vingt ans et je suis déjà en train de perdre mes idéaux. Je pense que globalement, je vais bien. Je suis bien, mais désabusée. Surtout des relations. A partir du moment où je mène le jeu, l'autre me voudra toujours, parce qu'il sait qu'il ne m'aura jamais. Et quand cet ordre se renverse, on devient le boloss de l'autre et on se perd. Et aujourd'hui, la première fois depuis six mois, je crois que je me perds.

8 mai 2013

Hello

J'avais envie d'écrire à nouveau. Un one shot ou reprendre, je sais pas trop, mais bon, me voilà. Je sais plus depuis quand je n'ai plus écrit pour dire ce que je ressentais, je ne m'en souviens pas. Mais voilà. J'ai un tas de choses à vous raconter. Ces quatre mois ont été intenses, je vis ma vie à mille kilomètres à l'heure, personne ne peut me suivre, même moi je me retrouve parfois perdue. J'ai énormément changé, vous ne me reconnaîtriez pas. Bon. Dans le désordre : je vois une psy, je fais la fête tout le temps, je vais dans les boîtes de hipsters, je me déchire la gueule à l'alcool, j'ai passé le concours du Celsa, je demande un transfert à Assas, je suis célibataire, je suis devenue une fille forte, j'ai plein de souci de santé dans ma famille, des soucis d'argent et de logement aussi (btw, je cherche une coloc pour la rentrée et un job à temps complet pour l'été), je passe mon temps à rencarder des mecs inintéressants, j'ai développé un self defense psychologique étonnant, j'ai regardé In The Flesh et j'ai adoré, je me suis rendue compte que je cherchais tout le temps le conflit, je suis devenue insouciante, j'ai plus le dégoût des relations superficielles, j'aime les gens mais je me suis rendue compte que j'en méprisais la moitié. Ma psy m'a dit que fallait que j'intègre la notion de modération dans ma vie et mon comportement. Pourquoi être modéré quand on peut faire les choses à fond ?