19 avr. 2012

1. J'ai pris du retard sur mon planning de travail parce que je suis malade. Je sais pas ce que j'ai, j'ai mal PARTOUT.

2. J'ai décroché un troisième entretien d'embauche pour une association ! Ca a l'air vraiment cool !

3. Une petite pub pour le Flickr de Marc :)

18 avr. 2012

Entretien avec Louise

Je sais que j'écris pas beaucoup mais je manque de temps, entre le boulot et le dodo. Hier, je suis juste allée chez le coiffeur, j'aime pas trop ma nouvelle coupe parce que ça fait bitchy bizarre mais ça passe relativement. Je me suis aussi évanouie au Charlotte Bar et je me suis éclatée la lèvre contre le sol. Du coup, une de mes dents me fait un peu mal et j'ai trop peur qu'elle tombe. Je me suis évidemment tapé la grosse honte, donc je pense que je n'y retournerai jamais. Je n'ai pourtant bu qu'un verre, mais c'est comme si je m'étais subitement endormie pour me réveiller dans la rue avec mon pote à côté. Quoiqu'il en soit, voilà le premier truc que j'ai fait pour mon entretien d'embauche. Je le poste car j'ai besoin de différents avis, autres que ceux de mes potes pas forcément objectifs, pour voir si ça va. Un peu modifié pour préserver l'anonymat de ma pote quand même ! N'ayez pas peur de me vexer, mais faites dans le constructif quand même, merci d'avance ! (et corrigez moi les fautes d'orthographe, d'inattention, etc...)


Louise est une jeune bachelière parisienne, fraîchement émigrée au Canada. Confrontée au choc culturel, elle doit aussi faire face à l'inconnu, à l'indépendance, mais aussi aux aléas de la vie étudiante. Trois mois après s'être installée, elle nous parle avec entrain de son quotidien.

En quête d’indépendance
Après un baccalauréat littéraire au lycée L à Paris, Louise décide de partir à Montréal, motivée par une amie qui, quelques années auparavant, la faisait rêver en lui parlant d’études à New York. Comme beaucoup de jeunes de son âge, elle avait aussi soif d’aventures et d’émancipation. Elle ne rentrera qu’une fois par an, pour Noël. Quitter le cocon familial fut difficile, mais son besoin de voler de ses propres ailes et surtout de prouver qu’elle en était capable a pris le dessus. « Connaitre autre chose, se confronter aux difficultés de la vie, être seule pour grandir... Montréal c'est loin, c'est cool, c'est différent, ça parle français... Parfait ! » nous raconte-t-elle, en glissant qu’elle avait aussi choisi Montréal parce que Vancouver, « c’était pas possible, j'avais un niveau d'anglais à faire mourir de rire une vache espagnole... ».

La découverte du nouveau continent
Quelques mois avant son départ, elle avait tout idéalisé. En arrivant dans la ville, « rien ne ressemble à ce que je m'étais imaginé, mais c'est encore plus génial qu'en rêve », lâche-t-elle avec un sourire béat qui semble fixé à jamais. Cela dit, les premiers déboires arrivent vite. La jeune fille vit dans une résidence universitaire, à 45 minutes à pied de toute station de métro. « Ca m’est arrivé souvent de rentrer bourrée ou crevée par -20°C parce que mon bus n’arrivait pas. Je pense que je vais chercher une colocation plus près du centre quand mon bail sera fini », précise-t-elle. Elle dort alors dans une chambre plutôt grande, avec une salle de bain, mais dispose d’une cuisine collective assez loin de sa chambre : « ma vaisselle s’entasse dans ma chambre, et j’ai rarement le courage d’aller me préparer de gros repas… » Du coup, à la place du fameux poulet rôti de maman, elle se fait des œufs durs dans sa bouilloire électrique. Mais pour nous rassurer, elle précise qu’elle a tout de même des « plans pour manger gratos », dans son bar préféré où on lui offre des nachos.

Les études au Cégep du Vieux Montréal
Louise s’est engagée dans un cursus de sciences humaines, et plus précisément, en « action sociale et médias » où elle étudie la sociologie, l’histoire et le journalisme. Elle est au Cégep du Vieux Montréal : il s’agit d’un programme pré-universitaire pour deux ans que 6500 élèves intègrent vers leurs 17 ans, après le « Secondaire », l’équivalent du lycée, avant de se diriger vers l’université. Pour sa part, ce sera l’Ecole de Journalisme en spécialisation Radio de l’Université du Québec à Montréal (Uqam).

Une éducation à la canadienne
Pour l’instant, les cours se rapprochent de ceux du lycée, mais elle note que la pédagogie et les critères d’évaluation ne sont pas du tout les mêmes qu’en France : le travail est plus participatif, on privilégie l’oral et les activités de groupe. « Comme les étudiants québécois ont l’habitude de ce système, c’est assez intéressant, ça ne finit pas en débat stérile comme en philo au lycée du genre ‘’Moi je pense que l’art c’est trop bien’’ avec l’autre qui répond  ‘’Pourquoi tu dis ça ? Ca sert a rien, ah ouais’’», imite-t-elle sur le ton de la plaisanterie. Quant au lieu, il ne ressemble pas du tout à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne qu’elle a fréquenté en auditrice libre, loin de là : « 11 étages, un café étudiant avec des sandwichs bio, des graffitis un peu partout, une salle de mixage ouverte à quasiment tous les étudiants qui oseront imposer leur style musical, une piscine, 12 gymnases, une salle d’exposition pour les étudiants en arts plastiques, une grande bibliothèque avec de grands sièges et pleins de livres que tu peux lire avec vue sur Montréal » nous énumère Louise, les étoiles dans les yeux. De quoi faire rêver les frenchies !

Au cœur d’un mouvement social
Ces infrastructures ont évidemment un coût. En nous en parlant, son expression se transforme car « même si le Québec est la région où l’accès à l’éducation est le moins cher en Amérique du nord, c’est quand même plus cher qu’en France. Le gouvernement est actuellement en train d’essayer de faire passer une hausse des frais de scolarité de 1600 balles par an… La grève générale illimitée a été décrétée il y a maintenant 9 semaines, donc 9 semaines que je ne vais pas en cours… ». Elle nous raconte qu’elle porte fièrement son carré rouge, symbole des étudiants contestataires. Le mouvement a grandi et on voit maintenant des journaux mettre ce fameux carré rouge en Une, mais aussi des grands parents le porter. Elle a récemment participé à une manifestation de 200 000 personnes : « La ville entière assaillie par des drapeaux rouges. C’était très beau. » . Elle dénonce cette hausse et pense que l’argent ne contribuera pas à améliorer les conditions d’études des étudiants mais reviendra plutôt aux multinationales qui investissent dans les universités.

La vie sociale
De nature sociable, elle se fait rapidement des amis, mais pas dans sa résidence universitaire, au troisième étage, où les étudiants se connaissaient déjà depuis plusieurs années. A cette difficulté, elle rajoute « et aussi parce qu’ils n’ont pas exactement les mêmes intérêts que moi ». En effet, ils sont en… Thanatologie ! C'est-à-dire qu’ils étudient la mort. Certains seront médecins légistes, d’autres embaumeurs… Elle préfère en rire : « Les discussions dans la cuisine collective ne sont pas forcément hyper appétissantes ». En dépit de cela, elle se plaît beaucoup au Québec : « cela ne fait que 3 mois que je suis là et parfois, je me dis que j’aimerais rester ici toute ma vie », nous confie-t-elle, rêveuse.

13 avr. 2012

Vacances - Planning de travail

POUR CHANGER DE D'HABITUDE et pour conforter tous ceux qui pensent que je suis une intello qui n'a pas de vie (big up les gens de la fac), je vais encore parler de travail, hihi.

En fait, j'avais envie de rédiger un article pour faire le point. Effectivement, j'écris à chaud : je viens de me rendre compte que mes goûts avaient assez changé depuis la terminale. Depuis toute petite, j'étais absorbée par les lettres. Mon bac en poche, point final d'une formation littéraire, je me suis donc dirigée vers des études généralistes et pluridisciplinaire de communication option journalisme, ce qui m'a ouvert les portes de plusieurs choses telles que l'économie ou la politique. Du coup, ça fait ptet... 4 mois que j'ai totalement laché les lettres pour les sciences sociales. Quand Descoings est mort, j'ai eu l'idée d'aller voir le site de Science Po et HOLY FUCK, je me demande encore pourquoi je n'ai jamais pensé à passer le concours (que je n'aurais sans doute pas eu, mais genre, par principe quoi !). Je ne m'y étais jamais intéressée, mais je n'arrive pas à me souvenir de pourquoi. J'étais peut être encore trop dans le délire "lettres"... Mais quoiqu'il en soit, aujourd'hui, je suis à fond dans l'économie, l'histoire me manque et je voudrais faire des études de droit (dans très longtemps, lors de ma crise de la quarantaine), certainement parce que je lis la presse quotidienne, ce que je ne faisais pas avant. Je ne me souviens même plus du dernier roman que j'ai lu.

Quoiqu'il en sooooit, mon intellect s'est retrouvé spectaculairement ramolli, faute à ma paresse démente. Mais voilà. Le drame de l'année. J'ai eu 10 à un partiel. C'est pas pour faire la meuf "je suis déçue omg, je suis indigne de me regarder dans la glace" mais quand on est habitué aux 16 sans rien branler, à part se plaindre sur un blog, on peut pas faire grand chose à part s'y complaire. Mais je relativise, je pensais avoir pire, après la trentaine de minutes que la prof a passé pour expliquer pourquoi les 70 personnes de la salle n'étaient que de pauvres merdes qui n'exploitaient pas la bibliographie. Et je plaide coupable. Cette note, pour mon intellect, a sonné comme un vuvuzela qui réveille le beauf endormi devant un match de foot. Mon ego s'est retrouvé écorché, et de suite, je suis allée emprunter un bouquin à la bibli.

Suite à ce sinistre événement, j'ai décidé de reprendre mes séances de musculation cérébrale en rétablissant un programme de travail (lié aux cours, mais aussi à ma volonté de connaissances personnelles) pour les vacances, QUE VOICI :

1ERE SEMAINE
Ce week end : Faire mon dossier sur Madmoizelle
Lundi - Mercredi : Rédiger les interviews pour l'entretien
Jeudi - Vendredi : Rédiger la critique de l'Exercice de l'Etat
Samedi : Reparcourir Sur la télévision (Bourdieu)
Dimanche : Repos

2EME SEMAINE
Lundi - Mercredi : Parcourir Sociologie de la communication (Rieffel)
Jeudi : Faire mon truc d'analyse de production médiatique pour la socio
Vendredi - Dimanche : Bosser sur le syllabus de Sociologie de Meredith

Acheter : 
- Introduction à la Sociologie Politique (Dormagen et Mouchard)
- Les grands problèmes politiques contemporains (Collovald et Courty)

Voilà qui me semble cohérent. Si j'arrive à suivre cet emploi du temps, j'aurais fini le travail que j'ai à faire pendant les vacances dès la fin de la première semaine, qui me laisse une deuxième semaine de vacances VRAIMENT tranquille. Pour me motiver/me stresser, j'ai fait un tableau excel que j'ai imprimé et collé en face de moi. ALLEZ TANANE ON Y CROIT. J'ai préféré faire quelque chose de relativement léger mais réalisable, plutôt que de me fixer des objectifs hors d'atteinte.

Last but not least, la partie fun des vacances :
- Aller à l'expo Witkin
- Aller à l'expo Burton
- Full day de l'amitié avec mes deux meilleures amies
- Aller voir les trucs en 3D de la Géode
- Aller à la Ménagerie du Jardin des Plantes