8 mars 2012

Mon copain m'appelle "gros crâne", est-ce normal ? Merci.



Mon rêve dans la vie, c'est d'avoir de la conversation.

En fait, en discutant avec un américain ce matin, j'ai trouvé que les rapports sociaux étaient vachement plus "open" avec lui qu'avec les gens que j'ai pu rencontrer, de manière générale. Comme je suis super intelligente, j'en ai fait une généralité dans ma tête et je me suis dit que les américains étaient moins "retenus" lorsqu'ils rencontraient de nouvelles personnes.

Enfin bref, cela m'a fait réaliser que ces temps-ci, je m'enfermais dans une bulle qui m'intellectualisait à outrance. Je passe mes journées à engloutir les informations, à lire des livres et à écrire (mes cours, sur le blog, en SMS...), à un tel point que j'en perds mon potentiel social. Je m'explique : Je suis tellement en PERMANENCE dans la réfléxion que je ne sais plus tenir une discussion banale, je ne sais plus parler du beau temps, j'angoisse de plus en plus face au contact humain. Je trouve ça très handicapant sur le long terme et je voudrais trouver une solution pour équilibrer les deux éléments (qui ne s'opposent pas !) pour éviter de tomber dans un intellectualisme que je ne cautionne pas. 

Cela dure depuis ptet.. Une semaine ? Je pense que c'est remédiable mais faut que je me trouve un plan, des exercices à faire, pour retrouver cette spontanéité sociale. Je pourrais aisément parler de la sémiologie plastique, d'externalités du réseau ou encore de Platon, mais parler de la météo, je peux pas. Je sais pas quoi répondre aux gens. J'acquiese, je souris, mais je suis incapable de rebondir sur un sujet, incapable de relancer la conversation. Du coup ils pensent qu'ils m'emmerdent, du coup ils s'en vont, du coup je pense qu'ils ne m'aiment pas, du coup on se reparle jamais de la vie sauf prétexte important. Donc c'est bien beau de connaître des gens qui écrivent, qui exposent, qui font des collages, des peintures (hors fac), mais je ne peux rien "tirer" d'eux (façon de parler !) si je ne peux pas développer la relation humainement parlant, autrement dit, DEVENIR POTES.

Le savoir qu'on acquiert en rencontrant les autres est d'autant plus important que celui qu'on apprend théoriquement dans les livres ou les journaux. Evidemment, déclarer cette difficulté, en parler, c'est la considérer et d'une certaine façon, la dramatiser. J'aurais voulu m'en rendre compte mais ne pas y réfléchir. Maintenant, ça me bloque. C'est comme quand on rencontre quelqu'un, quand on se dit "je suis timide", on sera bloqué par notre timidité, alors que si on ne se dit rien, ça glisse tout seul. Enfin dans mon cas, c'est ça.

Attention, je précise que je ne dis pas "oskour je suis trop intelligente" mais "oskour je suis pas assez sociable". Bref, je fais appel à vous. Aidez moi à m'en sortir, ne me laissez pas tomber dans l'intellectualisme. En d'autres termes, aidez moi à travailler ma sociabilité. Je veux devenir comme ces mecs président des élèves, dans les films américains, genre super intelligents, super populaires, super sociables ! (Pas une pompom girl populaire mais superficielle et conne) (Ni l'intello avec des couettes et une jupe qui s'arrête aux mollets) (En fait, comme Steve dans Chronicle ! Sauf que je suis pas noire donc l'effet Obama ne peut pas marcher) (MAIS JE SUIS ASIATIQUE !!! J'tiens un truc là !!)

Ps : Qui se souvient de ça ?

Ce sont des berlingots de lait concentré !

PPS/edit : En fait j'ai réfléchis et je pense pas que ça ait un rapport avec une quelconque timidité. Je passe un oral, je fais un exposé devant tout le monde, j'interviens pdt le cours, j'exprime mon opinion sans mal. C'est vraiment la conversation banale, en face à face qui m'angoisse. J'ai peur du blanc, qu'on se dise "mais c'est quoi cette meuf qui a rien à dire" du coup, je dis rien, je prends pas de risques et je m'enfonce encore plus. Bref, c'est atroce.

5 mars 2012

Doctissimo, rubrique psychologie.




Pour parler un petit peu des cours, le deuxième semestre s'annonce plus enrichissant que le premier. J'ai commencé de nouveaux cours comme la sémio, la socio ou l'esthétique. Mais je kiffe un peu plus le cours d'économie. Je trouve qu'il y a trop de choses que tout le monde devrait connaître, comme comment se calcule le coût de production d'un CD. Ca permet de comprendre un tas de choses de la vie courante, mais aussi la politique. Bref, une fois le semestre fini, je pense que j'aimerais bien continuer de mon côté mais je sais pas trop comment. Je jeterais un coup d'oeil dans les manuels de première et de terminale ES. D'autant plus que pour le moment, les maths sont pas trop compliquées donc c'est cool (AIGHT JE SUIS LA MEUF QUI A EU 18 AU BAC DE MATHS. Ok, j'étais en L, MAIS MÊME).

De plus, j'ai commencé ma spécialisation qui s'intitule "Médias et médiatisation", je trouve ça cool parce que l'étude des médias est plus approfondie, donc c'est ce que je cherchais. Mais l'aspect journalisme me fait chier, parce que je me suis résolue à ne PAS faire du journalisme et là, c'est comme s'ils disaient "tiens, apprends à faire genre t'es journaliste alors qu'avec cette licence, tu le seras jamais mais c'est pas grave."

Soit. Je me suis aussi demandé comment on devait se comporter, ma personnalité et moi. Je sais pas si on doit accepter qui on est, être en mode "you are who you are, deal with it" OU si on doit vouer notre existence à faire ce qu'on peut pour être la personne que l'on VEUT être. 

Mise en situation :

Situation 1 :
J'arrive dans un nouveau milieu social
 - Je m'accepte : Je suis habituellement timide et par extension, de nature timide. Je ne parle donc à personne car je ne me fais pas violence pour sortir de cette timidité et me faire des amis comment j'aurais bien aimé. 
- Je fais ce que je peux pour faire ce que j'aimerais pouvoir faire : je suis extravertie, je parle à tout le monde et dans ce cas, je renonce à ma nature, à mes habitudes. Et dans ce cas, j'oublie qui j'étais, jusqu'à ce que Mufasa apparaisse dans le ciel pour me dire "n'oublie pas qui tu es, Tanane."

Situation 2 :
J'ai un livre à lire
- Je m'accepte : Je suis très paresseuse, pourquoi lutter contre ma nature ? Je m'accepte tel que je suis et ne le lit pas, préférant glander sur Facebook.
- Je vise à être une fille cultivée, je me force donc à aller lire, je me bats contre la personne que je suis réellement pour tendre à être une personne que je ne suis absolument pas.

J'ai mis les deux situations pour que le bénéfique soit dans les deux camps.

Pour être heureux, doit-on s'accepter ou tout faire pour être la personne que l'on voudrait être ?

Sinon, j'ai acheté une chemise noire en lurex dans une fripe (style). Je sais pas pourquoi. Je sais même pas si je le mettrai. Première option : je m'accepte telle que je suis, c'est à dire en tant que meuf qui ne tente jamais rien physiquement parce qu'elle a terriblement peur du regard et du jugement d'autrui, donc elle se fait la plus discrète possible, ce qui la condamne à ne porter que du noir et du bleu marine... Sinon, je peux aussi être infidèle à moi même, JOUER le rôle de la fille que j'aurais aimé être, m'en foutre du regard d'autrui, porter ce que je trouve cool ou funny, avoir un STYLE à soi, oser sortir de la masse et tant pis pour les critiques. Qu'en pensez-vous ?

Edit :


Shopping list de mon coming-out vestimentaire :

- Jegging noir (C'EST BON JE SUIS MINCE MAINTENANT)
- Bottes en cuir marron (pour les robes. Les talons c'est bien mais ça me soule)
- Un châle/foulard (je sais pas comment ça s'appelle mais j'ai spotted un magasin à Mouffetard)
- Une veste pour le printemps (Quel style?)
- Des robes (AUTRES QUE UNIES)
- Sac en tissu
- Des escarpins compensés
- Couronnes de fleurs pour les cheveux

Ps : J'ai mis mon truc en lurex, c'était cool :)

Losing my religion



Hier, j'étais en train d'attendre mon copain lorsque deux femmes qui se sont présentées comme chrétiennes m'ont abordé en me demandant où je comptais passer l'éternité. Nulle part, j'ai dit. Et puis elles m'ont dit que Dieu m'aimait, sauf que j'ai dit que j'en avais rien à foutre étant donné que rien ne me prouve son existence. Ensuite, pendant quarantes minutes, on a discuté de ça. Elles ont dit que j'étais aveuglée, mais que c'était pas grave étant donné que Dieu m'aime et qu'il les a mises sur mon chemin pour sortir de mon ignorance vu qu'il était tout puissant, qu'il contrôlait tout et que tout ce qui se passe sur terre, c'est par sa volonté et sa grâce. Je leur ai parlé des guerres de religion, des génocides, du troisième Reich, de "comment ça se fait qu'on soit passé de l'antiquité romaine au moyen-âge". Leur réponse : "ceux qui partent en croisade ne croient pas en Dieu, les génocides "ah moi je parle pas de ça !", le troisième Reich "ah non mais je sais pas quoi vous parlez, je vous dis juste que...". Ce genre de trucs quoi. Ah ouais et le truc le plus abérant de l'histoire, c'est "tu vois quand tu dis à ta mère que tu ne l'as pas vu [en montrant Jeremy] alors que tu l'as vu, c'est pêcher, c'est comme si tu avais tué, violé un enfant". WTFFFFFFFFF.

Ceci dit, je ne tiens à heurter personne lorsque je raconte ça dans mon article. Je respecte les religions et tout, sauf que je suis on ne peut plus athée et je comprends pas ce qu'elles attendent des gens qu'elles vont ainsi voir. Je ne conçois pas comment on peut être aussi aveuglé dans sa foi, sans esprit critique et être dans une telle soumission.

 "Nous sommes tous des pêcheurs, personne ne mérite l'éternité ici, tout le monde est voué à l'enfer, mais comme Dieu est bon, il sauvera ceux qui croient en lui". Si c'est le cas, vous trouvez pas que c'est vachement égocentrique de sa part ? Moi je pense que s'il existe, il sera clément et juste, donc il jugera les personnes selon les actes, si elles ont fait du mal ou du bien par rapport à la société, aux personnes, et non pas sur le fait de si elles ont cru en lui ou pas. "Seule ta foi te sauvera". Ok en mode narrow-minded les meufs. Bref, je pense pas qu'on puisse vraiment discuter avec ces gens là. Quand j'en parle avec mes amis croyants, c'est beaucoup plus enrichissant que de parler avec ces gens convaincus que tout le monde devrait être pareil qu'eux. La clairvoyance, ce n'est pas voir que Dieu nous aime et qu'on doit se soumettre à ses commandements. C'est élargir ses horizons, voir les différentes possibilités et choisir. Je pense que c'est en lisant Diderot ("Entretien d'un philosophe avec la maréchale de ***"), Descartes (Dieu existe parce que l'homme a l'idée de la perfection et la perfection n'est parfaite que lorsqu'elle existe), Platon (l'idéalisme, l'allégorie de la caverne), en explorant les autres religions qu'on peut fonder sa propre opinion, au lieu de croire aveuglément un truc, sans pouvoir réellement le défendre auprès de non-convertis.

Sinon, aujourd'hui je suis allée au temple bouddhiste car mon oncle est mort. J'avais oublié à quel point la décoration pouvait être colorful et joyeuse. Loin de l'austérité (alors que c'était aussi un monastère), ça respire presque la joie de vivre. Malheureusement, je n'ai pas pensé à prendre mon appareil donc je n'ai pas de photo à vous présenter.